Rouen - Dijon (Ligue Magnus, 25e journée)

Des hauts, des bas, et surtout des beaux buts

2013-02-15-Rouen-DijonAu terme d’une rencontre riche en buts, avec une victoire de leurs favoris, le public de l’île Lacroix pouvait rugir de bonheur tant tous les buts furent à la fois d’école et spectaculaires. En réussite offensivement, les Rouennais, privés d’Akerman et de Salmivirta, maintiennent la pression sur Briançon qui devra donc défendre sa seconde marche du podium en terre angevine mardi, si l’ASGA joue le jeu.

Dijon, le vainqueur et Duc de Bercy l’an passé, sans ses attaquants Mulle et Skinnars, n’a pas démérité sur le plan offensif, mais a manqué de rigueur derrière (tout comme leurs hôtes) et a souffert d’une combativité trop irrégulière et d’indiscipline pour sauver sa quatrième place synonyme de quart de finale de play-off.

Le début du match est alerte et les visiteurs entreprennent. Tim Crowder, la curiosité bourguignonne, a fondu et le Canadien a bien trop rarement justifié son statut de meilleur pointeur de la ligue Magnus. L’ailier manque sa reprise et la première occasion de la partie (0’14). Lhenry se montre rassurant en détournant un tir de Vas (0’25).

2013-02-15-Rouen-Dijon2Passé l’orage dijonnais, Castonguay (2’43) puis Desrosiers (5’37) montrent le chemin du but. C’est finalement Tavzelj qui ouvre le score. Après un excellent travail de Rech et Desrosiers, l’arrière trouve la lucarne droite d’un tir frappé fort et précis (1-0 à 6’05).

L’indiscipline et une erreur individuelle rouennaise permettent un double avantage numérique en faveur des Ducs, que les visiteurs ne manquent pas. Janos Vas, adroit, se joue de Lhenry lorsque le gardien mystifié décolle de son premier poteau. Le Hongrois envoi la rondelle au-dessus de l’épaule du vétéran et égalise (1-1 à 8’29).

Désormais, les Dragons complètent leur échec-avant. Cela porte ses fruits. Desrosiers (10’03) puis Fredriksson sont dangereux. Le RHE76 touche même un montant (15’01) lorsqu’Igier est en taule pour avoir cinglé Stefanka. Romain Gutierrez double la marque après un jeu derrière la cage de Loup Benoit (2-1 à 17’42).

En fin de tiers, sur leur troisième jeu de puissance de la soirée, les hommes de Rodolphe Garnier engrange leur deuxième but en attaque à cinq. Le temps de ce match, les triples champions de France recouvrent de l’efficacité en équipe spéciale. Cette fois c’est Desrosiers qui marque des poignets (3-1 à 19’51).

2013-02-15-Rouen-Dijon3Dès la reprise, Castonguay est frustré par Tillanen (20’15). Mais peu de temps après, Guénette en échappée parvient à glisser le puck sous la jambière du gardien finlandais (4-1 à 21’45).

Forts de leur avantage, les locaux ne maintiennent plus la pression et Gutierrez est contraint de démantibuler la cage de Lhenry. Rouen résiste en infériorité. Mais craque sous le coup d’un très bon jeu de Decock derrière le but normand. Vas reprend de volée dans le slot, vers la lucarne (4-2 à 26’46).

Tillanen, peu à la fête, fera pourtant son quatrième arrêt (un double, s’il vous plaît) décisif devant Rech (29’55). Lhenry n’est pas en reste de réflexes au cours d’une déviation de Peter Valier (30’09). Thinel, oublié par la défense adverse, sonne le réveil, croit-on. Patient, du revers, le capitaine fait passer le palet derrière Tillanen (5-2 à 30’35).

Le RHE76 n’est pas encore en mode play-off et le DHC en profite intelligemment. Tout en construction. Kevorkian bénéficie d’une bonne passe de Custosse, entre les oreilles l’ailier trouve la lucarne. (5-3 à 32’04). Trente-huit secondes plus tard, Decock, bien aidé par Crowder, du même endroit marque un but d’école à la construction similaire (5-4 à 32’42).

Ce retour aisé des Ducs fait prendre un temps mort par Rodolphe Garnier. La défensive jouera à cinq hommes. Plus tard, Tavzelj est opportuniste. Le caoutchouc est sur la tranche, mais l’arrière frappe tout de même de la ligne bleue et trouve les filets adverses (6-4 à 36’18).

2013-02-15-Rouen-Dijon4Le quart d’heure américain est terminé, Dijon ne pourra plus danser maintenant. D’une part, Crowder vendange un breakaway en toute fin de période (39’13). D’autre part, pendant la dernière pause, Rouen reforme quelques fondamentaux.

Janil sera fort aise de voir son tir frappé passer juste au-dessus du casque de Tillanen (7-4 à 42’46). Plus tard, Desrosiers se joue de Tillanen de prêt d’un tic-tac inné après une interception en zone offensive dont il a aussi le secret (8-4 à 49’39).

Lhenry exécute un terrible triple arrêt faramineux (51’39) mais doit s’incliner devant Hardy pourtant les Ducs jouent en infériorité (8-5 à 52’16) ! Néanmoins la fin de match sera sereine pour les Noirs-et-Jaunes car Rech trouvera le haut des filets lorsque Guénette lui offre une occasion (9-5 à 55’16).

Si Rouen n’aura tremblé que six minutes, la rigueur défensive fait encore défaut aux champions en titre à moins de trois semaines des play-offs, et alors qu’ils n’auront qu’un match pour se roder au quart de finale. Le spectacle offert, le nombre et la qualité de tous les buts auront enchanté le public, mais sans doute pas complètement satisfait et rassuré les amateurs en vue des matches du mois de mars.

Commentaires d'après-match (dans Paris Normandie)

Rodolphe Garnier (entraîneur de Rouen) : "Ce que je retiens, ce sont les deux points. Pour moi, c'est le seul côté positif de la soirée car, pour le reste, je n'ai rien vu de constructif en vue des play-offs. Il n'y a pas beaucoup de secteurs de jeu où on peut être satisfait ce soir. Prendre autant de buts n'est pas admissible."

 

Rouen - Dijon 9-5 (3-1, 3-3, 3-1)
Vendredi 15 février 2013 à 20h30 au centre sportif Guy Boissière. 2747 spectateurs.
Arbitrage d'Alexandre Bourreau et Bruno Colleoni assistés de Pierre Dehaen et Guillaume Gielly.
Pénalités : Rouen 12' (4', 2', 6') ; Dijon 20' (6', 4', 10').
Tirs : Rouen 47 (21, 13, 13) ; Dijon 38 (11, 15, 12).
Chances : Rouen 8 (5, 2, 1) ; Dijon 7 (3, 2, 2).

Évolution du score :
1-0 à 06'05" : Tavzelj assisté de Desrosiers et Rech
1-1 à 08'29" : Vas assisté de Kara (sup. num.)
2-1 à 17'42" : Gutierrez assisté de Benoit et Stefanka (sup. num.)
3-1 à 19'51" : Desrosiers assisté de Lahesalu et Janil (sup. num.)
4-1 à 21'45" : Guénette assisté de Desrosiers et Faure
4-2 à 26'46" : Vas assisté de Decock et Custosse
5-2 à 30'35" : Thinel assisté de Castonguay et Fredriksson
5-3 à 32'04" : Kevorkian assisté de Custosse et Mrena
5-4 à 32'42" : Decock assisté de Crowder
6-4 à 36'18" : Tavzelj assisté de Desrosiers et Guénette
7-4 à 42'46" : Janil assisté de Thinel
8-4 à 49'39" : Desrosiers assisté de Guénette
8-5 à 52'16" : Hardy assisté de Kevorkian (inf. num.)
9-5 à 55'16" : Rech assisté de Guénette et Faure
 

Rouen

Gardien : Fabrice Lhenry (33 arrêts).

Défenseurs : Lauri Lahesalu – Jonathan Janil ; Andrej Tavzelj (A) – Raphaël Faure ; Léo Guillemain-Paillie – Miroslav Durak.

Attaquants : David Fredriksson puis Maxime Joly à 36'18" – Eric Castonguay – Marc-André Thinel (C) ; Julien Desrosiers – François-Pierre Guénette (A) – Anthony Rech ; Romain Gutierrez – Loup Benoit – Juraj Stefanka.

Remplaçants : Sebastian Ylönen (G), Mathieu Chevalier, Florent Aubé, Maxime Pilote-Griet, Dimitri Thillet. Absents : Ilpo Salmivirta (entorses genou et cheville) et Johan Akerman (genou).

Dijon

Gardien : Kai Tillanen (38 arrêts).

Défenseurs : Benoit Quessandier – Rodi Short ; Kevin Igier – Kyle Hardy (C) ; Andrej Mrena – Cédric Custosse.

Attaquants : Thomas Decock (A) – Janos Vas – Tim Crowder ; Henrik Andersen – Nicolas Ritz – Peter Valier ; Vincent Kara – Stephen Dugas – Aram Kevorkian (A).

Remplaçants : Landry Labat (G), Gabriel Da Costa et Quentin Mahier. Absents : Johan Skinnars, Alexandre Mulle, Joffrey Pingrit.