8e de finale retour - play-offs D3 : Limoges l'a fait !

6 buts d’écart : c’était la différence qu’il fallait remonter pour les Limougeauds  à l’issue d’un premier tiers cauchemardesque (7-0) et d’un match aller raté du côté de Rennes (9-3). On pensait la mission pratiquement impossible, mais il semblerait qu’impossible ne soit pas limousin ! Et quel scénario pour ce match retour !

Dès l’entame, les Cormorans de Rennes venaient compliquer un peu plus encore le problème grâce à un but de Thomas Charret. Mais progressivement les Taureaux de Feu ont grapillé pour s’accrocher à cette volonté. Rennes de son côté n’a pas forcément était surclassé, et a même marqué à des moments du match qui auraient pu désespérer les locaux (à 5-1, 7-2 puis en fin de match à 8-3), mais Limoges s’est véritablement donné les moyens d’y parvenir.

À 5 minutes du terme, ils comptaient encore 2 buts de retard pour accrocher une prolongation. Jonathan Jorand offrait à ses coéquipiers une possibilité d’aller la chercher. Et c’est suite à une nouvelle pénalité rennaise et à un temps mort du coach Badin que le slovaque Marek Matej libérait les siens à 33 secondes du terme !

Ce retard rattrapé et cette prolongation arrachée à domicile a fait basculer la rencontre psychologiquement. Dès lors on ne voyait plus vraiment ce qui pouvait arrêter les Taureaux de Feu dans leur course aux quarts de finale, et c’est finalement Tomas Smolka en solitaire qui marquait le but décisif et envoyait Limoges au tour suivant, dans ce match qui restera certainement dans les mémoires des spectateurs des Casseaux (11-4).

D’une manière générale, les « favoris » (suite aux phases de poule) seront au rendez-vous des quarts de finale.

Deuil avait fait la différence au match aller sur la glace de Boulogne-Billancourt (1-8), ils ont tranquillement transformé l’essai à domicile grâce notamment à 3 points de Jean-Denis Aurouze (4-1).

La réserve des Remparts de Tours était repartie de Courbevoie avec un avantage de 2 buts (4-6), avantage qu’ils ont fait fructifier à domicile en faisant le plus dur dans le premier tiers (3-0). Mathieu Pasquier est auteur d’un triplé (6-3).

Les hockeyeurs marseillais s’étaient eux imposés à Epinal sans tuer le suspense (4-5). Ils ont très largement validé leur ticket en ce match retour en dominant de la tête et des épaules des réservistes Dauphins qui ont souffert de ce long déplacement (8-1). Le projet marseillais poursuit sa route en quarts de finale.

Des quarts de finale que connaitront également les Griffes de l’Ours d’Orcières. Ils avaient décroché un nul chez les Diables Rouges de Valenciennes (1-1), et c’est en blanchissant les nordistes hier qu’ils accèdent au tour suivant. Julien Lancman signe son premier blanchissage de la saison (4-0).

Ce fut plus compliqué au final pour les Titans de Colmar. Vainqueurs à l’aller à Avignon (5-8), on pouvait imaginer qu’ils géreraient sans trop de difficulté à domicile. Mais c’était sans compter sur des Castors qui n’avaient pas complètement dit « au revoir » aux quarts de finale.

Colmar tenait pourtant l’avantage à la fin du premier tiers grâce à un but de Baptiste Rahm (1-0), mais les Castors réalisaient un très bon tiers médian et firent douter les Alsaciens (1-3). Le capitaine Ribourg compte une présence sur les 3 buts d’Avignon. En début de troisième tiers Avignon parvient même à revenir à la hauteur de la différence de buts grâce au deuxième but de Ludovic Favret. A ce moment là du match, les Castors accrochent une prolongation. Mais finalement Colmar doit son salut une nouvelle fois à Baptiste Rahm qui marque à la 47e minute et propulse les Titans au tour suivant où ils devront apprendre à ne pas se faire autant de frayeur (2-4).

Deux huitièmes de finale ont finalement vu la hiérarchie non respectée.

4e du groupe A, les Jets de Viry Chatillon se voyaient affronter les Renards d’Orléans qui ont enlevé le groupe B. L’espoir d’une qualification passait forcément par une victoire à domicile, ce que les Franciliens ont fait au match aller (5-3). Mais il fallait tenir cet écart dans le Loiret.

Mais comme la meilleure défense, c’est l’attaque, ils décidèrent de s’en donner les moyens en prenant les devants. Thomas Beaulieu creusa la différence de buts à lui seul en marquant les deux premiers buts du match. Elliott Guillou-Frottier réagissait dans la foulée pour Orléans, mais Berardet redonna aux Jets une avance de 2 buts à l’issue du deuxième tiers (1-3). Avec 4 buts de retard cumulés et un ultime tiers à jouer, la tâche devenait ardue pour les Renards. Matus Rusnak et Willy Massinon, tous deux en supériorité, allèrent chercher un match nul, insuffisant pour poursuivre ces play-offs (3-3). Ayant obtenu le tout dernier ticket de leur groupe, les Jets n’ont eux plus rien à perdre en quarts de finale.

La dernière rencontre avait lieu dimanche après-midi sur la glace de Trimolet. Et à l’instar de l’équipe fanion, le chemin des réservistes dijonnais s’arrêtent au stade des huitièmes de finale. Ils avaient pourtant fait le plus dur à l’aller semblait-il, en s’imposant sur la glace des Renards de Roanne (3-4). La position idéale pour assurer la qualification à domicile. Mais les Renards en ont décidé autrement et s’imposent en Bourgogne (1-4) pour retrouver Marseille, un adversaire du groupe D.

Le programme des quarts de finale :
Limoges – Deuil
Tours – Viry
Colmar – Orcières
Marseille – Roanne