Reims - Amnéville (match amical)

Soirée de gala à Wasquehal

2013-03-16-reimsamnevilleLa mise en sommeil de l’équipe sénior des Lions de Wasquehal, après cinq années en Division 2, n’a pas, loin de là, mis fin aux initiatives pour les dirigeants nordistes. Toujours désireux de mettre en valeur leur discipline dans la banlieue lilloise, ils ont coché la date du 16 mars 2013 sur leur calendrier, profitant d’un week-end de (quasi) repos en Division 1 pour inviter les voisins de Reims à maintenir leur rythme une semaine avant l’ultime joute de la saison régulière, une réception de Montpellier qui peut leur permettre de prendre in extremis aux Vipers leur quatrième place au classement.

Dès 18h30, un plateau U9 entre les trois représentants du département a permis de chauffer l’ambiance, maintenue par un show de patinage. L’occasion de mettre un peu plus l’accent sur la vocation première des Lions : permettre la découverte du hockey aux plus jeunes, au sein de l’école de glace ambitieuse d’un club dévoué à la formation. L’absence d’équipe sénior n’empêche pas le club désormais présidé par Guy Decock de compter aujourd’hui un peu plus de 200 licenciés, soit autant que par le passé.

Alors que l’heure fatidique du match de gala approche, le show bat son plein dans une arène bien garnie. La venue de 400 visiteurs permet à l’association des Restos du Cœur de se voir verser un chèque de 800 euros, et à Pucky de ressortir ses plus belles cascades avant une présentation de chacun des joueurs. L’adversaire des Phénix a pour nom Amnéville. Lanterne rouge déjà condamnée à retrouver la Division 2, la formation lorraine a pourtant encore les ressources pour donner du fil à retordre aux plus gros, comme Reims l’apprit à ses dépens le 1er mars dernier. La troupe de François Dusseau, sortant de trois défaites de rang, cherche avant tout à se rassurer sur ses possibilités à l’heure où les playoffs approchent. Elle ne sera pas déçue…

Première surprise : la venue d’un effectif restreint entraîne la présence exceptionnelle côté lorrain d’Axel Canaguier, appelé à prendre place sur le premier trio. Face aux deux seules lignes proposées par son adversaire, Reims prend très vite les commandes de la rencontre, ne laissant que des miettes. Denis Kadic, venu opportunément dans l’enclave reprendre la passe de Vrielynck, en atteste (1-0 à 02'36"). Fortement mis à contribution sur le premier jeu de puissance champenois, Loïc Hilt bloque un essai de Diaferia, à la ligne bleue, puis un coup de semonce de Kadic.

Les Galaxians réagissent par leur renfort d’un soir, Canaguier, auteur d’une accélération côté gauche pour envoyer un premier lancer croisé vers la cage de Dylan Célestin, bien en place, et par Maccioni, qui avait auparavant renversé McGregor à la ligne rouge. Ils sont cependant pris à revers car aucun défenseur ne peut récupérer le tir de Ternelius, repoussé par Hilt sur sa gauche, où surgit Pierre-Charles Hordelalay (2-0 à 08'01"). Une fois le palet réengagé, la montée de Tourigny met le capitaine Dupont à mal, mais Sacha Maccioni est déséquilibré par Ternelius en tentant de partir en contre-attaque.

Le jeu de puissance mosellan ne peut contourner la boîte rémoise, un court instant contrariée par une combinaison Florian-Klimek, jusqu’à un tir puissant de Bradac capté par Célestin. Usant encore de sa mitaine, ce dernier doit surtout faire face à des tirs assez lointains, venus de Zib ou encore Bradac. Le danger est plus prégnant pour son vis-à-vis, les contre-attaques des Phénix prenant à revers une arrière-garde privée de Lubomir Dutkovic. Surpris par un rebond contre la balustrade, Jérémy Tisselin voit Mc Gregor accélérer sur l’aile droite, d’où il expédie en force le palet sous la barre (3-0 à 14'03").

En fin de premier tiers-temps, Hordelalay, lancé par son capitaine, réalise une superbe feinte au détriment du jeune portier (4-0 à 16'58"), puis Diaferia l’imite (5-0 à 17'52") pour donner à la marque encore plus d’ampleur.

À la pause, François Dusseau fait tourner son effectif, auquel il intègre Rémi Houque et Joel Lenius. Sur le deuxième jeu de puissance, c’est presque involontairement que Pierre-Charles Hordelalay, redirige un rebond dans la cage (6-0 à 21'46"). Amnéville parvient enfin à se montrer dangereux, d’abord sur deux actions curieusement similaires : une passe de Canaguier vers Klimek, dont l’essai du revers termine invariablement dans la mitaine de Célestin. Ensuite, Mathieu Munch profite de l’écran de son équipier Tisselin pour surprendre le suppléant de Kubis (6-1 à 28'31").

Le deuxième tiers-temps est marqué par une succession de prisons de chaque côté, entrecoupées d’un tir de pénalité de Pierre-Charles Hordelalay stoppé par Loïc Hilt (30'38"). Il se termine par deux nouveaux filets rémois, signés Victor Vitton Mea en force (7-1 à 35'07"), et Rémi Houque, qui trompe un dernier rempart pourtant auteur de deux arrêts sur l’action (8-1 à 36'12").

Deux filets qui annoncent une véritable hécatombe. Marc-Antoine Boucher, dans un angle difficile (9-1 à 44'14"), Marc-André Tourigny sur un 3 contre 1 (10-1 à 44'49") et Vrielynck, tranquille au deuxième poteau (11-1 à 45'00"), permettent à la marque de passer la dizaine.

Seul contretemps dans la promenade champenoise, un effort d’Axel Canaguier pour conserver le palet face à Vitton Mea et le transmettre à Stefan Klimek, le plus vif au centre (11-2 à 46'43"). Le jeune Wasquehalien, contraint à trouver ses marques auprès des deux attaquants tchèque et slovaque, avait auparavant reçu une crosse au niveau du menton mais sa persévérance trouve récompense. Péripétie pour les Phénix, toujours aussi souverains. Rémi Houque expédie ainsi sous la barre le caoutchouc abandonné par Hordelalay (12-2 à 48'21"), ce dernier trouvant ensuite la faille en infériorité (13-2 à 52'23"). La marque sera close par l’ancien Dunkerquois, qui profite pleinement du temps de jeu alloué et s’offre le triplé (14-2 à 59'05").

La maigreur de l’effectif amnévillois, face à une formation quasi-complète et supérieure techniquement et physiquement, explique ce large succès. À la veille de la dernière ligne droite, Reims se rassure sur son potentiel et ses automatismes, grâce à cette démonstration qui ravit ses quelques partisans ayant parcouru les 200 kilomètres les séparant de la Cité des Sacres.


Reims – Amnéville 14-2 (5-0, 3-1, 6-1)
Samedi 16 mars 2013 à 20h30 à la patinoire Serge Charles de Wasquehal. 400 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Péronnin assisté de Joffrey Yssembourg et Aurélien Smeeckaert.
Pénalités : Reims 12' (4’, 6’, 2’), Amnéville 24' (2', 10’, 2’+10’).
Tirs : Reims 49 (21, 17, 21), Amnéville 31 (14, 9, 8).

Évolution du score :
1-0 à 02'36" : Kadic assisté de Hordelalay et Vrielynck
2-0 à 08'01" : Hordelalay assisté de Ternelius et Kadic
3-0 à 14'03" : McGregor
4-0 à 16'58" : Hordelalay assisté de Vrielynck
5-0 à 17'52" : Diaferia
6-0 à 21'46" : Hordelalay assisté de Ternelius (sup. num.)
6-1 à 28'31" : Munch
7-1 à 35'07" : Vitton Mea (sup. num.)
8-1 à 36'12" : Houque assisté de Vrielynck
9-1 à 44'14" : Boucher
10-1 à 44'49" : Tourigny assisté de Boucher et McGregor
11-1 à 45'00" : Vrielynck assisté de Hordelalay
11-2 à 46'43" : Klimek assisté de Canaguier
12-2 à 48'21" : Houque assisté de Hordelalay
13-2 à 52'23" : Hordelalay (inf. num.)
14-2 à 59'05" : Houque assisté de Vrielynck et Ternelius

Reims

Gardien : Dylan Célestin.

Défenseurs : Tobias Tornelius - Tristan Lohou ; Armand Coustenoble – Edmunds Kniksts ; David Vsetecka puis Joel Lenius à 20’00" - Victor Vitton-Mea.

Attaquants : Valère Vrielynck (C) - Pierre-Charles Hordelalay - Denis Kadic puis Rémi Houque à 20'00" ; Marc-Antoine Boucher - Marc-André Tourigny (A) - John Jay McGregor ; Jérémy Sabatier - Terry Dumont - Yann Diaferia (A).

Remplaçant : Filip Kubis (G).

Amnéville

Gardien : Loïc Hilt.

Défenseurs : Jakub Bradac - Jakub Kurka ; Petr Zib - Jérémy Tisselin ; Julien Dupont (C).

Attaquants : Stefan Klimek - Jaromir Florian - Axel Canaguier ; Florian Dars - Mathieu Munch (A) - Sacha Maccioni (A).

Remplaçant : Michal Stierenka.