Toulouse-Blagnac – Mont Blanc (Division 1, 1re journée (en retard))

En route vers la D2

Les deux équipes en présence sont respectivement 12e et 13e du championnat et sont au coude à coude depuis une dizaine de journées pour éviter l'avant-dernière place fatidique qui mène à la D2. Ce match en retard de la première journée est capital pour les deux équipes. Mont Blanc peut être mathématiquement sauvé dès ce soir en cas de victoire alors que les Bélougas se placeraient dans une situation ultra favorable pour la dernière journée. La patinoire est pleine à craquer, pas moins de 1350 spectateurs se massent dans les tribunes. C'est certainement la meilleure affluence de la saison et ça s'entend car l'ambiance est survoltée. Après le show des Bélou-Girls, les deux équipes entrent sur la glace. Place au jeu.

Des Bélougas à réaction

Le 1er tiers débute par une longue phase de domination locale. Mont -Blanc n'arrive pas à mettre son jeu en place et très rapidement les Bélougas portent le danger sur les cages d' Adrien Morin. Dès la 3e minute Jimi Palanto réussit à partir en contre à 4 contre 5 mais rate son tir qui vient s'écraser sur le plexi. Les visiteurs ne réussissent pas à maîtriser leur power play et perdent fréquemment le palet en zone neutre. La domination des locaux est totale et est concrétisée par une magnifique reprise de Valtteri Autio sur une passe millimétrée de Sébastien Savajol (1-0).

Le jeu reprend sans que Mont Blanc ne réussisse à contrôler le palet. Le jeu des visiteurs est trop approximatif, les palets sont perdus en attaque et les passes sont interceptées en zone neutre. Au petit jeu de l'interception, c'est Jimi Palanto qui s'y colle et c'est Karl Fournier qui conclut par un magnifique 2-0. La patinoire explose de joie.

Le jeu des Bélougas est nerveux et on sent la détermination à exploiter le début de match complètement raté des joueurs du Mont Blanc. Pourtant, à la 14e minute, pris au dépourvu en infériorité numérique, Sami Koskela s'incline face à Anthony Brockman. Les visiteurs recollent au score. La joie est de courte durée pour les blancs et rouges qui peinent à contenir les percées rageuses de Karl Fournier qui mettent à mal leur défense. En infériorité la situation devient intenable pour eux et ils doivent s'incliner à deux reprises. Jimi Palanto et Olivier Gamache portent le score à 4-1 et enflamment la patinoire Jacques-Raynaud. Ce score largement favorable aux Bélougas reflète la physionomie de cette première période.

Les zèbres s'en mêlent

Le deuxième tiers débute sur les mêmes bases : Mont Blanc peine à imposer son jeu. Seulement voilà, le cours du jeu est bouleversé par les multiples pénalités récoltées par les Bélougas qui sont moins sereins en infériorité et laissent Sami Koskela souvent seul face aux attaquants adverses. À trop reculer, les Bélougas craquent par deux fois devant Maxime Charette et Sacha Jean (4-3).

Le public comprend que la chance a changé de camp lorsque l'arbitre siffle 2+2 minutes de pénalité contre Terry  Prunier pour une  crosse à « demi » haute lors du but accordé aux visiteurs. Comme on dit au casino, « rien ne va plus ». Les Bélougas sont contraints de jouer la plupart du tiers en infériorité et laissent Mont Blanc creuser l'écart  par Jeremy Ares et par Arthur Coulon 12 secondes plus tard. En 6 minutes, les Bélougas auront joué 6 minutes en infériorité et encaissé 4 buts. Mentalement les locaux n'y sont plus, le public non plus. L'injustice de la pénalité qui amène les deux derniers buts provoque les huées du public. Le TBHC sonné est incapable de se ressaisir et encaisse un 5e but à quinze secondes de la fin du tiers (4-6). Mont Blanc fait seul la course en tête. Les Bélougas ont moins bien négocié cette période en étant plus fragile défensivement en infériorité.

Sous le sceau de la « malchance »

Le troisième tiers voit les hommes de Pourtanel se déchaîner sur la glace pour revenir au score. Ils sont partout. Karl Fournier en particulier se démène en attaque et transperce la défense des hommes en blanc et rouge sans parvenir à trouver le chemin des filets. À la 46e minute l'arbitre lève le bras pour signaler une faute d'Étienne Croz pour le Mont Blanc et laisse l'avantage. Les Blagnaco-Toulousains se ruent à l'attaque et marquent. 5-6, Toulouse est de nouveau en vie... sauf que l'arbitre revient à la faute et annule le but pour envoyer Croz sur le banc de la prison.

Furieux, le public siffle, les joueurs en noir et rouge montrent leur mécontentement mais rien n'y fait, il faudra se contenter de reprendre le match à 4-6, mais bientôt 4-7 car le même Étienne Croz qui s’était fait pénaliser précédemment réussit à prendre de vitesse la défense Toulousaine et enfonce le clou. 4-7, la messe est presque dite. Pourtant le TBHC n'abdique pas et continue de pousser. Et la pression exercée par les Bélougas paye puisque Karl Fournier encore lui  vient glisser le palet au fond des filets. 5-7 l'espoir renaît. Pourtant rien n'y fera, en dépit du véritable siège de la cage d'Adrien Morin. Les tirs s'écrasent sur les poteaux, rasent le but, sont déviés par un patin, mais refusent de rentrer. Les deux dernières minutes de jeu sans gardien n'inverseront pas la tendance. Le match est perdu pour les Bélougas. Les joueurs de Mont Blanc sautent de joie et le public dépité quitte les gradins. Mont Blanc est sauvé.

Conclusion.

Cette défaite des Bélougas les plonge presque en D2 tandis que leur adversaire du soir peut respirer et goûtera l'an prochain aux joies des luttes de D1. Mais quel goût amer pour les Bélougas. Comment passer d'un premier tiers parfaitement maîtrisé, ou l'équipe joue parfaitement organisée, conquérante et bien en place à une lourde chute de 5 buts dans le 2e tiers ? Car enfin, passer presque l’intégralité du tiers en infériorité, être pénalisé dans des actions « confuses », se voir un but refusé... ne doit pas être le genre d’événements qui peuvent pousser une équipe à sombrer lors d'un match de hockey. Enfin, peut-être que si...

En dépit de ces faits de match qui heureusement restent assez peu nombreux lors d'une saison de hockey sur glace, il faut saluer la performance du Mont-Blanc qui aura su tout au moins les exploiter de façon réaliste et notamment Matthias Terrier qui aura par sa vitesse et son habileté été le joueur le plus en vue du coté des blanc et rouge. Pour les Bélougas, la tâche est simple face à Nice la semaine prochaine. Gagner et prendre les deux points en espérant que Mont Blanc fasse le même match que contre eux et batte Annecy dans le temps réglementaire.


Toulouse-Blagnac - Mont-Blanc 5-7 (4-1, 0-5, 1-1)
Samedi 16 mars 2013 à la patinoire Jacques Raynaud. 1350 spectateurs.
Arbitrage de Marc Mendlowictz assisté de Frédéric Hemmery et Clément Goncalves.
Pénalités: TBHC 20' (6', 12', 2'), Mont-Blanc 12' (4', 2', 6').

Évolution du score :
1-0 à 07'09" : Autio assisté de Savajol et Ten Braak
2-0 à 10'42" : Fournier assisté de Palanto
2-1 à 13'53" : Brockman assisté d'Orset et Charette (sup. num.)
3-1 à 16'10" : Palanto assisté de Gamache (double sup. num.)
4-1 à 16'51" : Gamache assisté de Michaud (sup. num.)
4-2 à 28'33" : Charette (sup. num.)
4-3 à 32'24" : Jean (sup. num.)
4-4 à 32'36" : Ares assisté de Terrier et E. Croz (sup. num.)
4-5 à 34'16" : A. Coulon assisté d'Ares et Terrier (sup. num.)
4-6 à 39'46" : E. Croz assisté de Kerneis
4-7 à 49'05" : E. Croz assisté de Revel et V. Croz
5-7 à 52'57" : Fournier assisté de Prunier (inf. num.)


Mont-Blanc

Gardiens : Adrien Morin.

Défenseurs : Sébastien Borini, Arnaud Lazzaroni, Victor Cocar, Sacha Jean

Attaquants : Benjamin Tur, Quentin Boisson, Valerian Croz, Matthias Terrier, Jordan Revel, Raphaël Ranzoni, Clément Colombin, Jeremy Ares, Anthony Brockman, Maxime Charette, Arthur Coulon, Romain Orset, Morgan Vialle, Etienne Croz, Yvan Kerneis

Toulouse-Blagnac

Gardiens : Sami Koskela.

Défenseurs : Kévin Codevelle, Valtteri Autio, Benoit Pourtanel, Akseli Mattila, Irwin Curtet, Terry Prunier, Maxime Michaud

Attaquants : Jérémy Pradel, Olivier Gamache, Rémi Doroginsky, Clément Blaser, Sébastien Savajol, Bryan Ten Braak, Alexis Codevelle, Christophe Ribanelli, Tommy Flinck, Jimi Palanto, Karl Fournier