Dunkerque - Bordeaux (Division 1, 26e journée)

Un Smik très élevé…

smikpavolEntre deux équipes mathématiquement qualifiées pour les quarts de finale, l’intérêt de la rencontre réside dans la possibilité offerte au vainqueur de viser un match retour voire une rencontre d’appui à la maison. Bordeaux se déplace sans deux éléments : l’attaquant Rolands Vigners, atteint aux adducteurs, rejoint le défenseur Antoine Picot sur la liste des forfaits.

Les cinq défenseurs alignés d’entrée ne sont rapidement plus que quatre, une poussée de Paquin dans le dos de Maurice Rozenthal étant sévèrement réprimandée (00'39"). Les Girondins se dégagent sans soucis, ne subissant aucun lancer, mais le défenseur québécois, de retour pour perdre rapidement le palet dans sa zone, offre involontairement à Raattama le premier lancer. Une obstruction sifflée à l’égard de Židan permet ensuite à Grégory Dubois de faire sentir sa présence aux abords de la cage, dont le chemin est obstrué par un Pavol Smik vigilant pour dévier, du gant, un missile de Thomas.

Enfin au complet après cinq minutes, Bordeaux se procure une belle opportunité de glacer l’assistance lorsqu’Andrej Židan hérite du caoutchouc au deuxième poteau, mais se rate. Une faute de Miettinen dans le dos de Boubé, en fond de zone, et une rébellion de Folcke devant sa cage permettent aux joueurs de Tartari, une fois la frayeur d’un contre de Maurice Rozenthal évanouie, d’employer Marc-André Martel. Par François Paquin tout d’abord, d’un lancer ras glace. Par Ján Majercák ensuite, sur un tir non maîtrisé par le portier, Romain Horrut ne pouvant convertir le rebond. Par deux fois, Ekue Tomety soulage finalement les Corsaires.

Le danger revient malgré le rééquilibrage des forces… y compris pour Židan, heurté au niveau de la tête sur un lancer de Cyril Boubé (11'14"). Le Slovène pourra heureusement retrouver sa place sur le premier trio, assistant au préalable du banc à une bonne montée de Horrut, repoussée par Martel. Au cours de débats plutôt indécis, chaque protagoniste se répond coup par coup. De la bleue, Maxime Brachet fait trembler le portier slovaque, qui a juste le temps d’opposer le gant. La riposte des visiteurs vient de Raphaël Larrieu puis de deux essais signés François Paquin.

gyesbreghsvadimL’ouverture de la marque pourrait venir d’une supériorité numérique. À condition pour les Corsaires de profiter du débordement d’Atte Susi, déséquilibré par Majercák. Arrivé en trombe pour reprendre la passe d’Yli-Junnila, Laine se heurte à son tour à Smik, qui dans son élan repousse tout, y compris la cage. À la reprise, le capitaine local l’imite à trois reprises, tout comme Clément Thomas, dont le palet est détourné hors des limites. La pression demeure car Juhamatti Yli-Junnila parvient enfin à servir un caviar à Maurice Rozenthal, dont le tir sur réception échoue à son tour.

Incapable de profiter de ce temps fort, la troupe de Miikka Rousu pourra s’en mordre les doigts. Sur la première poussée aquitaine du tiers, Larrieu tente dans un angle très fermé, côté droit, d’inquiéter Martel. Le palet, transité par le poteau, demeure aux abords d’une enclave nullement sécurisée. Le duo slovène Židan-Žemva en profite en deux temps (0-1 à 23'37"). Ce court avantage aurait pu être mis en péril par une contre-attaque menée dans le dos de Vincent Cadren par Thomas, mais la passe de ce dernier vers Bécuwe, seul face au but, est trop appuyée…

Le jeu de puissance consécutif à une charge de Boubé sur Brachet, resté un moment étendu sur le glaçon, n’est guère plus convainquant que ses devanciers, handicapés par un manque de spontanéité et de mouvement face à un dispositif bien en place. Si bien que Pavol Smik doit attendre d’évoluer à égalité numérique pour retrouver un surcroît d’activité : cette fois bien servi en bonne position devant le but, Matthieu Bécuwe ne peut résoudre l’équation.

Intermède vite coupé par un cinglage sifflé à l’encontre de Cadren. Dunkerque lance enfin plus souvent, à trois reprises, dont une par Vadim Gyesbreghs. La confusion née de l’action du Belge voit les Corsaires réclamer en vain un but (33'06"). En situation inverse suite à un cinglage de Tomety qui brise la crosse de Romain Horrut, Bordeaux tente de faire circuler le palet de façon plus vive que son adversaire, sans plus de résultat. Les Corsaires bénéficient d’un dernier jeu de puissance avant la dernière sirène, la faute à un surnombre girondin. Une seule action, individuelle, à mentionner : un tir frappé de Maurice Rozenthal sur lequel Smik fait l’arrêt, se retournant cependant dans un court instant de frayeur.

dratzenfredrikL’ancien Toulousain est moins à son avantage quelques minutes plus tard, sa crosse heurtant le visage de François Paquin, en sang. Le 2’+2’ s’annonce comme un moment décisif. Il le sera… Héritant d’un palet devant le but, Ján Majercák prend son temps d’ajuster Martel, expédiant l’offrande sous la barre avec précision (0-2 à 43'31").

Encore dégoûtés par Pavol Smik, auteur de deux parades successives, du gant face à Thomas, de la botte devant Laine, à la reprise, les Corsaires comprennent que la victoire leur échappe. Les protestations d’Yli-Junnila, accusant son adversaire d’amplifier sa chute, témoignent de cette crainte (51'31"). Le grand Finlandais, lui aussi impuissant face au dernier rempart, regagne la geôle penaud. Le tir aussi puissant que précis de Martin Obuch, sans contrôle depuis la ligne bleue, n’arrange pas les choses (0-3 à 52'27").

L’ancien Rémois regagne le jeu avec la volonté de se racheter. Sans contrôle, il reprend la passe de Susi, pour se heurter de nouveau à un grand Smik, dont le casque écarte le tir suivant du 41 local. Le Slovaque préserve son blanchissage sur le dernier jeu de puissance, provoqué par un débordement de Susi aux dépens de Majercák. Mieux encore, Masson reprend le palet à Dumélié pour le loger au fond de la cage désertée par Marc-André Martel (0-4 à 57'22").

La note est salée, mais elle traduit la supériorité, l’application et le réalisme de Bordelais bien organisés devant un gardien dans un grand soir. De quoi récompenser les encouragements des partisans aquitains, venus animer des travées sans réaction en fin de rencontre. Face à un Pavol Smik impeccable et assez avare de rebonds sur la soixantaine de lancers subis, Dunkerque s’est cassé les dents. Parfois en recherche de solutions, notamment sur des situations de supériorités numériques peu exploitées, les hommes de Miikka Rousu prennent la mesure de ce qui les sépare des équipes de tête, une semaine après une défaite à Lyon. Adversaire qu’ils retrouveront dans une semaine en quart de finale, dans l’espoir d’offrir à leur public un affrontement à rebondissements dont ils sont coutumiers lorsque la troupe rhodanienne se pointe aux abords de la Mer du Nord.


Dunkerque – Bordeaux 0-4 (0-0, 0-1, 0-3)
Samedi 23 mars 2013 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux. 1 200 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté de Maxime Durand et Aurélien Smeeckaert.
Pénalités : Dunkerque 16' (4’, 4’, 8’), Bordeaux 20' (6', 8’, 6’).
Tirs : Dunkerque 58 (11, 18, 29), Bordeaux 30 (15, 5, 10).

Évolution du score :
0-1 à 23'37" : Zemva assisté de Zidan et Larrieu
0-2 à 43'31" : Majercák assisté de Zeliska et Dratzen (sup. num.)
0-3 à 52'27" : Obuch assisté de Masson et Paradis (sup. num.)
0-4 à 57'22" : Masson, cage vide (inf. num.)

 

Dunkerque

Gardien : Marc-André Martel.

Défenseurs : Jussi Laine - Grégory Dubois (A) ; Jari Raattama - Vadim Gyesbreghs ; Ekue Tomety - Ghislain Folcke.

Attaquants : Maurice Rozenthal (A) - Juhamatti Yli-Junnila – Atte Susi ; Maxime Brachet - Jami Miettinen – François Rozenthal (C) ; Mathieu Becuwe - Loïc Destoop - Clément Thomas ; Valentin Dumélié à 28'01".

Remplaçants : Julien Peyre (G), Benjamin N'Guyen, Tony Allouchery, François Moretti, Antoine Houque. Absent : Antoine Vanwormhoudt (genou).

Bordeaux

Gardien : Pavol Smik.

Défenseurs : Cyril Boubé - François Paquin (A) ; Ján Majercák - Fredrik Dratzén (A) ; Martin Obuch.

Attaquants : Andrej Židan - Dejan Žemva - Raphaël Larrieu ; Jean-François Savage (C) - Lukáš Zeliska - Romain Horrut ; Romain Masson - Vincent Cadren - Thomas Paradis.

Remplaçants : Mickaël Gasnier (G), Tom Grat-Guiraute, Robin Jaffeux, Aymeric Mangé. Absents : Antoine Picot (nez), Rolands Vigners (adducteurs).