Suisse - Russie (Euro Hockey Challenge 2013, match 2)

La Suisse joue en bleu

À croire que rien ne tourne plus rond dans la planète hockey. Voilà maintenant que les Suisses se mettent à jouer en bleu ciel ! Les maillots spéciaux sont en fait destinés à être vendus en faveur des actions caritatives hivernales du Secours populaire.

Si rien ne tourne plus rond, c'est aussi que les champions du monde se sont fait battre en Suisse hier. Là encore, il faut relativiser : les Russes ont vraiment amené une équipe expérimentale. Il ne manque pas seulement les demi-finalistes de KHL (la Suisse est dans le même cas), il manque aussi toutes les stars disponibles comme Radulov ou Mozyakin. Bilyaletdinov n'a emmené aucun titulaire assuré, mais uniquement des joueurs qui doivent gagner leur place.

La Suisse peut donc viser une seconde victoire, surtout que son powerplay progresse. La première pénalité adverse, une obstruction de Plotnikov, est exploitée. La Russie est toute proche de marquer en infériorité, mais les bleus d'un soir repartent de l'avant et Walker décale Simon Bodenmann qui ouvre le score d'un tir du poignet. La Russie ne met que trois minutes à égaliser par Bogdan Kiselevich, un jeune défenseur peu connu de Cherepovets, qui avait déjà fait l'Euro Hockey Challenge l'an dernier (1-1).

La domination est logiquement russe, avec peu d'occasions saillantes. La principale arrive en fin de deuxième période avec un solo de Piotr Khokhryakov, un ancien international junior qui est très peu connu en dehors de sa ville natale Nijnekamsk, mais qui aura fait apprécier sa technique durant ces deux jours. Ce joueur de troisième ligne d'une équipe moyenne de KHL situe cependant la dimension avant tout prospective de cette sélection russe, qui donne de l'expérience internationale à des hockeyeurs d'avenir.

Avant de se quitter, les deux équipes se lâchent offensivement au dernier tiers-temps. Juraj Simek gagne le palet dans le coin et repique devant la cage pour un revers gagnant, mais Plotnikov égalise en avantage numérique au-dessus de l'épaule de Tobias Stephan (2-2). Pashnin lève la crosse en mettant Bodenmann en échec, et le jeu de puissance suisse frappe à nouveau avec Matthias Bieber en buteur. Un autre joueur de Kloten, Victor Stancescu, donne même deux buts d'avance à la Nati, et la réduction du score de Pivtsakin est trop courte (4-3).

Trois joueurs suisses sont coupés à l'issue de ces deux premiers tests : les défenseurs Jonathan Mercier et Samuel Guerra, et l'attaquant Inti Pestoni. Les premiers renforts des perdants des demi-finales Zoug et Zurich les remplaceront : il s'agit des défenseurs Chiesa et Helbling, les attaquants Cunti, Suri et Trachsler. Où sont donc les stars de ces deux équipes (Blindenbacher, Seger et Ambühl) ? Elles auront une semaine de repos pour soigner de petites blessures, tout comme Romy.

Ces succès contre une Russie même B donnent en tout cas confiance à la Suisse avant de recevoir l'équipe de France. Qu'on se rassure : la Nati ne fera pas l'offense de jouer en bleu... contre les Bleus.

 

Suisse - Russie 4-3 (1-1, 0-0, 3-2)
Samedi 6 avril 2013 à 17h50 à la Eishalle Deutweg de Winterthour. 3100 spectateurs.
Arbitrage d'Andreas Koch et Marc Wiegand (SUI) assistés de Gilles Mauron et Michael Tscherrig (SUI).
Pénalités : Suisse 16' (6', 2', 8') ; Russie 12' (2', 6', 4').
Tirs : Suisse 25 (8, 8, 9) ; Russie 35 (14, 12, 9).

Évolution du score :
1-0 à 09'48" : Bodenmann assisté de Walker et Von Gunten (sup. num.)
1-1 à 12'17" : Kiselevich assisté de Pivtsakin
2-1 à 43'00" : Simek
2-2 à 46'33" : Plotnikov assisté de Belov et Kazionov (sup. num.)
3-2 à 50'24" : Bieber assisté de Von Gunten et Blum (sup. num.)
4-2 à 53'30" : Stancescu assisté de Simek
4-3 à 57'49" : Pivtsakin assisté d'Averin


Suisse

Gardien : Tobias Stephan.

Défenseurs : Tim Ramholt (+1) - Robin Grossmann (2') ; Eric Blum - Patrick von Gunten ; Julien Vauclair - Dominik Schlumpf ; Jonathan Mercier - Samuel Guerra (-1).

Attaquants : Dario Bürgler - Emanuel Peter (+2, 2') - Juraj Simek (+2, 2') ; Victor Stancescu - Matthias Bieber (-1, 4') - Inti Pestoni ; Grégory Sciaroni - Julian Walker (-1) - Thomas Rüfenacht (-1, 2') ; Denis Hollenstein (-1, 2') - Simon Bodenmann (2').

Remplaçant : Reto Berra (G). Absent : Kévin Romy (dos).

Russie

Gardien : Andrei Vassilievski (2') [sorti de 58'21" à 58'33" et de 58'59" à 60'00"].

Défenseurs : Anton Belov (-1) - Viktor Antipin (-1) ; Yakov Rylov (2') - Evgeni Ryasenski ; Nikita Pivtsakin (+2) - Bogdan Kiselevich (+2) ; Mikhaïl Pashnin (-1, 2') - Egor Yakovlev (-1).

Attaquants : Sergei Plotnikov (2') - Dmitri Kazionov (-1) - Sergei Shirokov (2') ; Nikolaï Prokhorkin (-1) - Vadim Shipachev - Evgeni Dadonov ; Mikhaïl Glukhov (+2, 2') - Ilya Kablukov (+2) - Egor Averin (+2) ; Aleksandr Pankov (-1) - Piotr Khokhryakov (-1) - Sergei Kalinin (-2).

Remplaçant : Stanislav Galimov (G). En réserve : Emil Galimov.