Brest - Reims (Division 1, Demi-finale, match 2)

Brest en finale.

G Avenel-VesteckaLes Albatros aiment jouer les matchs à rallonge. Si les prolongations avaient été nécessaires pour se débarrasser des Bisons de Neuilly-sur-Marne samedi dernier, il a fallu recourir à la séance des tirs aux buts pour empocher la première manche de cette demi-finale mercredi dernier face à Reims sur la marque de 6-5.

Les Phénix sont donc dos au mur. Depuis trois ans, ils échouent à chaque fois à ce stade de la compétition. Pour mettre fin à cette série, ils doivent gagner deux fois en autant de jours sur la glace du Rïnkla Stadium, là où les Albatros n’ont pas perdu depuis… un an !

Pour ce deuxième match, les 1511 spectateurs brestois assistent au premier départ du joker médical Léo Bertein dans les cages. Le portier amiénois a été prêté au club breton jusqu’à la fin de saison suite à la blessure de longue durée de Landry Macrez. Les neuf courageux givrés rémois ayant fait le déplacement ont déjà pu le voir à l’œuvre mercredi dernier puisqu’il est entré en jeu pour le dernier tiers-temps et a rendu une copie parfaite en arrêtant notamment le penalty décisif de Denis Kadic.

Le néo-portier brestois se met très vite en évidence sur des prisons sifflées à l’encontre de Brest qui provoquent un 3 contre 4 pendant 1’34’’ (1’28’’). Pierre-Charles Hordelalay d’une passe astucieuse trouve Marc-Antoine Boucher au centre mais Bertein se couche et détourne de la jambière. Spectaculaire !

Le pressing est rémois mais malgré une petite frayeur sur un palet mal contrôlé (4’55’) Bertein se montre très rassurant. Brest commence à montrer les dents mais la reprise de Graham Avenel passe juste à côté alors que Filip Kubis semblait battu (6’).

Les deux équipes appliquent un verrou défensif qui n’offre que très peu d’occasions franches et qui provoque parfois du déchet dans le jeu. On ne compte plus les palets mal contrôlés ou oubliés derrière soi en pleine course. L’enjeu semble tuer le jeu. Les chamailleries sont de mises avec notamment un Valère Vrielynck virulent qui semble être chargé de provoquer de manière incessante Nicholas Pard et David Croteau. Ceci donne lieu à plusieurs pénalités mais le jeu de puissance ne brille guère de chaque côté.

Si le premier tiers a vu des débats plutôt équilibrés, la deuxième période voit les Albatros démarrer pied au plancher sans toutefois trouver la faille face à Kubis. Le rythme s’emballe à mi-tiers avec des aller-retours incessants d’un but à l’autre avec très peu d’arrêts de jeu. Le corps arbitral ne siffle par exemple que deux petites minutes de chaque côté dans cette période.

Lemoine-Lenius35 secondes fatales

Mercredi soir les Phénix menaient de deux buts (5-3) à l’entame de la dernière période mais les Albatros étaient parvenus à recoller au score dans les deux premières minutes. Ce soir la marque est toujours vierge mais Brest va rejouer ce mauvais tour à des Rémois crucifiés en quelques secondes.

Les Phénix profitent d’un palet mal contrôlé par David Poulin qui lui passe entre les jambes pour effectuer un changement de ligne. Néanmoins Poulin reprend vite le contrôle et transmet à Nicholas Pard complètement délaissé sur l’aile droite qui fonce vers la cage et transmet en retrait à Tristan Lemoine qui ouvre la marque d’une reprise en pleine lucarne (1-0 à 41’02’’).

Sans doute encore sonnés, les Phénix se font piéger 35 secondes plus tard sur un but assez similaire au premier. Tandis que Valère Vrielynck se fait remarquer par une énième charge à retardement dangereuse au visage de David Hennebert qui laisse le joueur brestois au sol, les Albatros effectuent un contre foudroyant qui prend à défaut le repli défensif visiteur. Prosvic s’aide de la bande pour trouver Lefebvre sur l’aile droite. Le capitaine brestois entre en zone offensive et d’une passe millimétrée sert au centre Graham Avenel sur un plateau qui porte la marque à 2-0 d’un lancer sur réception (41’37’’).

François Dusseau pend logiquement son temps mort, mais son discours est bref car après quinze secondes ses joueurs sont déjà prêts pour l’engagement. Malgré plusieurs tentatives sur Léo Bertein, les attaquants rémois ne trouvent pas la faille face à ce gardien en état de grâce.

Le capitaine Vrielynck s’évertue à charger n’importe comment et n’importe qui passe à sa portée, si bien qu’il finit par le payer. Erwan Pain l’envoie valdinguer sur le dos dans une assez belle figure acrobatique. Le public apprécie (51’49’’).

Pard-KubisBertein tient bon face aux ultimes tirs des Phénix, y compris en infériorité numérique. Les arrêts sont sereins et sans rebond. Kubis, qui n’a pas démérité, quitte sa cage pour créer un surnombre mais sans succès (58’46’’). Un dégagement interdit de ses coéquipiers le force à revenir dans ses buts (59’21’’).

Reims n’y croit plus à l’image de David Vsetecka dont la relance en sortie de zone ressemble plus à un cadeau donné à Nicholas Pard. Ce dernier décale le palet à gauche pour David Croteau qui crucifie l’adversaire d’un tir à bout portant en lucarne (3-0 à 59’35’’). La messe est dite et un beau blanchissage vient récompenser Bertein qui offre une qualification pour la finale de Division 1 à sa nouvelle équipe.

Le parcours de Reims s’arrête donc, pour une quatrième année consécutive, au stade des demi-finales. L’équipe aura tenu la dragée haute face à Brest mais 35 secondes de flottement ont tout mis par terre. Les Phénix auront justifié leur statut de meilleure défense durant deux tiers temps avant de céder mais il leur manque clairement un vrai buteur. Ce soir face à la muraille Léo Bertein, ancien Rémois, ils n’ont rien pu faire.

Brest poursuit l’aventure pour une affiche de rêve face à Lyon sans réel favori. Les Lions impressionnent en enchaînant des scores surdimensionnés. Ils viennent de sortir Bordeaux en deux manches sèches : 6-1, 9-2 ! La tâche s’annonce compliquée pour les Albatros à Charlemagne mercredi.

Commentaire d’après match (sur l’antenne de Tébéo) :

Sébastien Oprandi (entraîneur de Brest) : « Je suis très content du gars qui a le but vainqueur ce soir, ça pouvait être son dernier week-end de hockey, Tristan Lemoine, qui arrête à la fin de la saison. Je suis très fier pour lui. On a eu une sacrée belle équipe, des gars qui jouent les uns pour les autres. Je suis très fier de diriger cette équipe. Il faut rendre hommage aussi à Reims qui a été très solide. Ca s’est joué à peu de chose. Il faut les féliciter. […] Il ne faut pas s’arrêter là, on a une finale à gagner, parce que les finales, ça ne se joue pas, ça se gagne. Donc j’espère qu’on sera à la hauteur. Et en tout cas, avec l’équipe qu’on a là et le caractère qu’on a su afficher dans ces deux premiers tours, il faut qu’on aille la chercher pour nos supporters qui sont encore très nombreux ce soir. On est très fier. »

 

Brest – Reims 3-0 (0-0, 0-0, 3-0)
Samedi 13 avril 2013 à 18h40 au Rïnkla Stadium. 1520 spectateurs
Arbitrage de Laurent Garbay assisté de Maxime Durand et Jérémy Kahli.
Pénalités : Brest 16' (8', 2', 6'), Reims 12' (8', 2', 2')

Évolution du score :
1-0 à 41’02’’ : Lemoine assisté de Pard et Poulin
2-0 à 41’37’’ : G. Avenel assisté de Lefebvre et Prosvic
3-0 à 59’35’’ : Croteau assisté de Pard

Brest

Gardien : Léo Bertein.

Défenseurs : Daniel Carlsson (A) – Alan Dana ; Aurélien Gréverend – David Poulin ; Vladimir Holik – David Hennebert ; Gaëtan Cannizzo (une présence à 59'35'').

Attaquants : Jonathan Avenel – Graham Avenel – Erwan Pain ; Tristan Lemoine [L’Arvor de 30’ à 31’] – David Croteau – Nicolas Pard ; Alexandre Lefebvre (C) – Jaroslav Prosvic (A) – Quentin Berthon ; Clément Gonzales – William L'Arvor – Jérémy Cormier (une présence de cette ligne à 59’35’’).

Remplaçant : Arnaud Goetz (G). Absent : Landry Macrez (blessé)

Reims

Gardien : Filip Kubis (sorti de 58’46’’ à 59’21’’).

Défenseurs : David Vsetecka – Victor Vitton-Mea ; Tobias Ternelius – Tristant Lohou ; Edmund Kniksts – Joel Lenius.

Attaquants : Jérémy Sabatier – Florian Sabatier – Yann Diaferia (A) ; Valere Vrielynck (C) – Pierre-Charles Hordelalay – Denis Kadic ; John Mc Gregor – Nicolas D’Aoust – Marc-Antoine Boucher.

Remplaçants : Dylan Celestin (G), Marc-André Tourigny, Rémi Houque, Terry Dumont.