Allemagne - République Tchèque (Euro Hockey Challenge, match 4)

Les Tchèques critiquent les conditions d'accueil en Allemagne

MULLER Marcel-110511-391Si le sélectionneur tchèque Alois Hadamczik avait critiqué la veille la glace de Regensburg, il se montre encore plus virulent avec les conditions qui lui sont proposées à Selb : "Je pense que c'est dégradant pour un match entre équipes nationales. Les Allemands sont fiers de leur ordre, mais nous, nous n'aurions pas organisé un match dans un tel environnement."

Qu'est-ce qui gêne les Tchèques ? Le site du club de Selb vante que la König Arena, construite en 1978, compte parmi les patinoires les plus belles et architecturellement remarquables d'Allemagne, avec sa charpente en bois et son bâtiment vert pomme en bordure de forêt. Mais les visiteurs n'ont pas la nostalgie de ce style ancien et n'ont pas aimé l'étroitesse des vestiaires.

Les Tchèques étaient certes déjà venus à Selb en 1996, mais ils considèrent que de nos jours il convient d'organiser les rencontres internationales dans des salles modernes, qui étaient tout de même très rares dans leur pays voici encore quelques années. Ils ont en effet un peu la mémoire courte, eux qui ont par exemple organisé une partie du Mondial junior 2002 dans la glaciale patinoire de Hradec Kralové.

L'Allemagne, elle, raisonne différemment. Elle dissémine ces rencontres dans tout le pays, même dans les clubs et patinoires de troisième division. Elle a choisi Selb pour des raisons évidentes, parce que c'est à moins de neuf kilomètres de la frontière et que les supporters tchèques peuvent donc facilement venir. Et puis, le club a déjà formé cinq internationaux, dont un actuel, Florian Ondruschka. Le défenseur est particulièrement célébré par les 4000 supporters qui remplissent en tout cas la patinoire (à pleine capacité, sachant qu'il n'y a que 800 places debout). Cette ferveur des patinoires allemandes, même les Tchèques la reconnaissent et la saluent.

KASPAR Lukas-100509-141Ce soutien ne suffit cependant pas à faire gagner l'Allemagne, dominée. Jochen Reimer est de loin le plus sollicité, sur un lancer de Tenkrat en powerplay, et surtout face à Lukas Kaspar qui se présente seul devant la cage pour sa 50e sélection. Si les Tchèques sont moins en danger que la veille, c'est parce qu'ils évitent un peu mieux les pénalités. Ils ont intérêt : quand Kaspar part en prison, Christoph Ullmann tire sur la transversale.

Le rythme s'accélère dès le début de la deuxième période. Thomas Greilinger est le premier en action, mais il échoue sur Pavel Francouz. Les Tchèques répliquent vite : Tomas Hertl est le premier à se saisir d'un rebond dans l'enclave pour son premier but en équipe nationale, puis Lukas Kaspar signe une superbe action depuis l'aile gauche, conclue du revers. Gulas n'est pas loin du troisième but. Mais Marcel Müller se fend lui aussi d'une très belle action personnelle (1-2). Une combinaison Kaspar-Tenkrat est encore à signaler, ainsi qu'une séquence collective Reimer-Müller qui libère Greilinger seul face au but avant la seconde pause.

Le troisième tiers-temps est équilibré. Francouz s'interpose devant Lewandowski et Greilinger. Mais en fin de compte, un palet arrive dans le slot à Lukas Pech qui l'envoie au fond (1-3).

Patinoires modernes ou pas, les Tchèques signent donc un quatrième succès dans cet Euro Hockey Challenge. L'Allemagne, elle, accueillera dans de plus grandes salles la seule autre nation invaincue, la Suède.

Commentaires d'après-match

Michael Wolf (capitaine de l'Allemagne) : "Contrairement au premier match, nous avons effectué une bonne partie. Les Tchèques ont eu moins d'occasions, et nous en avons eu plus. La ligne avec Marcel Müller, Patrick Reimer et Thomas Greilinger mérite les meilleures notes aujourd'hui et a toujours été dangereuse. Nous devons néanmoins marquer plus d'un but par match, ce doit être notre préoccupation principale."

Tomáš Hertl (attaquant de la République Tchèque) : "Les Allemands ne sont pas un adversaire facile. Ils jouent bien, ils sont agressifs, dans un style canadien. Quand on est depuis deux semaines ensemble, on commence à se connaître. Si on m'avait dit qu'à 19 ans je serais candidat aux championnats du monde, je ne l'aurais pas cru. Tant que la chance existe, je me battrai, je veux bien faire, après cela dépendra de Monsieur Hadamczik."

 

Allemagne - République Tchèque 1-3 (0-0, 1-2, 0-1)
Samedi 13 avril 2013 à 17h00 à la König Arena de Selb. 4059 spectateurs.
Arbutrage de Jari Leppaalho (FIN) et Markus Krawinkel (ALL) assistés de Thorsten Lajoie et Elvis Melia (ALL).
Pénalités : Allemagne 10' (4', 0', 6'), République Tchèque 10' (4', 4', 2').

Évolution du score :
0-1 à 22'02" : Hertl
0-2 à 28'05" : Kaspar assisté de Hertl et Tenkrat
1-2 à 31'45" : Ma. Müller assisté de S. Sturm et Greilinger
1-3 à 48'54" : Pech assisté de Gulas et I. Rachunek


Allemagne (2' pour surnombre)

Gardien : Jochen Reimer.

Défenseurs : Florian Ondruschka - Benedikt Kohl ; Patrick Köppchen (-1, 2') - Sören Sturm (-1) ; Bernhard Ebner (-1) - Florian Kettemer (-1) ; Peter Lindlbauer - Benedikt Brückner.

Attaquants : David Wolf - Christoph Ullmann (-2) - Michael Wolf (C) ; Thomas Greilinger (-1) - Marcel Müller (+1, 2') - Patrick Reimer ; Marcus Kink - Yannic Seidenberg - Eduard Lewandowski ; Martin Buchwieser (2') - Patrick Hager (-1, 2') - Ulrich Maurer (-1) ; Frank Mauer (-2).

Remplaçant : Dennis Endras (G). En réserve : Niklas Treutle (G), Nikolai Goc, Denis Reul, René Röthke, Matthias Plachta.

République Tchèque

Gardien : Pavel Francouz.

Défenseurs : Jakub Nakládal (+1) - Petr Čáslava ; Tomáš Mojžíš (4') - Tomáš Voráček (2') ; Marek Trončinský (+2) - Jakub Krejčík (+1).

Attaquants : Ivan Rachůnek (+1) - Lukáš Pech (+1, 2') - Milan Gulaš (+1) ; Jiří Sekáč - Petr Vrána - Tomáš Rachunek ; Petr Tenkrát (+1) - Tomáš Hertl (+1) - Lukáš Kašpar (+1, 2') ; Vladimír Svačina - Ondřej Roman - Jakub Orsava.

Remplaçants : Jakub Kovář (G), Jan Kolář II, Petr Koukal. En réserve : Zdeněk Kutlák (cuisse), Karel Kubát (malade), Zbynek Irgl (sinusite), Jiri Novotny (ménagé), Michal Barinka (blessé), Michal Vondrka (dos).