L'équipe-type des play-offs 2013

En dix ans d'existence, la première équipe-type des play-offs n'avait compté que cinq élus de clubs non finalistes : Jeff Bonnard et Pierre-Édouard Bellemare en 2005, encore Bonnard en 2006, Mickaël Perez en 2007 et Tomas Baluch en 2009. En cette année 2013, Épinal est donc la première équipe à y placer deux joueurs, et ce n'est que justice vu son étonnant parcours. Cette résurrection est aussi surprenante que celle du gardien Gabriel Girard, freiné dans son élan par une commotion cérébrale à l'automne. Il n'a retrouvé que progressivement son meilleur niveau... au meilleur des moments ! Il fallait cela pour essuyer le nombre "astronomique" de 455 tirs cadrés en treize matchs.

L'autre grand "bonhomme" des play-offs, côté spinalien, c'est évidemment Danick Bouchard. Victime d'une déchirure musculaire à la cuisse, l'ailier québécois a pourtant dû faire l'impasse sur le tour préliminaire, ne revenant qu'au cinquième match décisif à Dijon. Mais Bouchard a ensuite frappé fort en signé des play-offs de haute volée, dont il a fini premier compteur. Parfaitement complémentaire de Sébastien Gauthier (sa "rampe de lancement" attitrée), la "fusée" Bouchard est une excellente individualité, alliant vitesse pure, combativité et technicité.

Bien évidemment, la première équipe-type est surtout rouennaise. François-Pierre Guénette monte en puissance depuis janvier. Il est bon partout et gagne tous les engagements ou presque, et son but en lucarne qui a donné le titre est une juste récompense. Julien Desrosiers est un habitué, c'est sa quatrième sélection en "première ligne des play-offs" et il devance ainsi Marc-André Thinel, longtemps discret cette année mais qui a retrouvé sa pleine forme en prenant le leadership dans les deux victoires décisives. Mais ces rencontres ont surtout donné lieu à l'avènement de Jonathan Janil, l'arrière rouennais le plus régulier, acharné dans les tâches défensives et même double buteur au septième match.

Les Angevins, à l'exception d'un Jonathan Harty toujours impeccable en défense, doivent eux se contenter de la deuxième ligne. Vice-champions à leur poste, en quelque sorte, représentant une équipe qui a perdu toutes ses finales et n'a pas apporté la consécration attendue d'une saison presque excellente. Il avait de la gueule, cet effectif, taillé pour la gagne et pourtant frustré. La défense était la meilleure de l'histoire angevine, et un Jeff May y aura apporté autant devant que derrière. Elle a bien protégé un Florian Hardy qui a encore obtenu de bonnes statistiques mais n'aura pas encore convaincu tout le monde, faute d'être assez décisif pour mener son équipe au titre.

Contrairement à la défense rénovée, l'attaque des Ducs était surtout emmenée par des anciens de la maison. Éric Fortier a été très efficace à cinq contre cinq et a été souvent décisif avec son compère Cody Campbell (la pénalité idiote en prolongation en moins par rapport à ce dernier). Le centre de troisième ligne Brian Henderson, lui, n'a rien à se reprocher, toujours moteur dans le pressing et dans le jeu défensif. Rouen avait également un très bon centre de troisième ligne avec Stefanka, mais lui aussi a son "blâme du money time", car il a commis un dégagement interdit en visant la cage vide et laissé assez de secondes pour l'égalisation angevine du septième match.

Première ligne : Gabriel Girard (Épinal) ; Jonathan Harty (Angers) - Jonathan Janil (Rouen) ; Julien Desrosiers (Rouen) - François-Pierre Guénette (Rouen) - Danick Bouchard (Épinal).

Deuxième ligne : Florian Hardy (Angers) ; Jeff May (Angers) - Brett Wysopal (Briançon) ; Éric Fortier (Angers) - Brian Henderson (Angers) - Marc-André Thinel (Rouen).