Allemagne - Suède (Euro Hockey Challenge, match 5)

ENDRAS Dennis- 110511-512La Suède est conviée à un anniversaire. Celui de la fédération allemande de hockey sur glace qui fête ses 50 ans.

À vrai dire, les bougies sont soufflées très en avance puisque le hockey allemand a obtenu son autonomie le 16 juin 1963 - soit plus de quatre décennies avant son voisin d'outre-Rhin - à Krefeld. Etant donné que le 16 juin 2013, nombre de joueurs allemands seront sous les cocotiers, la célébration a été logiquement avancée.

Et c'est logiquement Krefeld et son Königpalast qui accueillent l'évènement avec des supporters ravis de voir la Nationalmannshaft défier le cador suédois et surtout désireux de voir du spectacle.

Car les amoureux de hockey de cette cité se sont régalés du parcours de leurs Pingouins, demi-finalistes de la DEL alors qu'ils avaient raté les play-offs par trois fois au cours des six dernières saisons. Et motif de satisfaction : deux chouchous du public, le défenseur de 23 ans Sinan Akdag et l'artilleur maison Daniel Pietta sont dans les petits papiers du sélectionneur Pat Cortina. Sauf que les deux joueurs concernés ne sont finalement pas alignés !

Et pour ne rien arranger, les fans de Krefeld se seraient bien passés d'un début en sélection... suédoise. Celui de Calle Ridderwall, le buteur du grand rival Düsseldorf, bien connu de tout inconditionnel de la DEL puisqu'il s'agit du meilleur marqueur de l'exerice 2012-2013. Toutefois, tout est réuni pour que le spectacle soit au rendez-vous.

Mais soixante minutes après le coup d'envoi, l'ambiance est loin d'être festive dans les gradins. Les têtes sont baissées, les visages effarés, les mines déconfites. C'est plutôt la gueule de bois car finalement la formation allemande n'a jamais été au rendez-vous. Une première pénalité rapide de Linus Omark aurait pu servir de rampe de lancement mais le pire scénario s'est produit. Benedikt Kohl relance sur Jonas Andersson qui adresse un tir parfaitement croisé, la Suède mène 1-0 après à peine 4 minutes de jeu, c'est elle qui est parfaitement lancée.

La relance allemande laisse sérieusement à désirer puisque, en infériorité numérique quelques minutes plus tard, les locaux sont soumis à la pression, Nicklas Danielsson sert dans l'axe Fredrik Pettersson qui reprend de volée. Le début de la fin pour l'Allemagne, passive et submergée. Tobias Viklund, Jonas Ahnelöv, ce maudit Calle Ridderwall qui ne rate pas ses débuts et Pär Arlbrandt porteront la marque à 6-0 après 20 minutes de jeu !

C'en est trop pour Cortina qui sort le perméable Dennis Endras pour Jochen Reimer. Seulement le gardien de Munich va totalement rater son entrée puisque, après seulement 29 secondes (!), Dick Axelsson en rajoute une couche ! La Suède n'a plus rien à craindre dans ce match plié depuis longtemps. Au final, Reimer s'en sort plutôt bien avec 19 arrêts, Simon Hjalmarsson ajoutant un huitième but à la 36e.

La Suède frappe fort en enchaînant un cinquième succès de rang dans cet Euro Hockey Challenge, et non des moindres. En effet, côté allemand, il s'agit de la plus lourde défaite encaissée contre la Suède depuis près de 30 ans. Le 29 août 1984, la Tre Kronor s'était imposée sur le même score en phase préparatoire de la cultissime Coupe Canada. À l'époque, les Scandinaves en furent d'étonnants finalistes. Serait-ce un signe pour le prochain Mondial ?

Commentaires d'après-match

Marcus Kink (attaquant de l'Allemagne) : "Nous n'aurions jamais imaginé un tel résultat. Heureusement que nous nous retrouverons le lendemain, nous pourrons montrer que nous valons mieux que ça. Nous n'avons pas fait une performance brillante mais ce n'est pas encore le Championnat du monde. Il est clair que nous avons hâte d'y être."

Pat Cortina (entraîneur de l'Allemagne) : "Ce qui est grave, c'est d'avoir cessé de jouer lorsque le score était à 0-2. Et au niveau international, cela ne pardonne pas. Il est vrai que le résultat importe peu au vu du contexte mais l'écart est quand même trop important."

Pär Mårts (entraîneur de la Suède) : "Nous avons eu sept occasions franches en première période, nous en avons mis six au fond des filets. Généralement, nous ne sommes pas aussi efficaces. Nous avons réalisé un match très correct au point de vue du jeu et de la concentration. Même si le match est devenu plus facile."


Allemagne - Suède 0-8 (0-6, 0-2, 0-0)
Samedi 20 avril 2013 à 14h15 au Königpalast de Krefeld. 5500 spectateurs.
Arbitrage de Georg Jablukow et Ramin Yazdi (ALL) assistés de Lars Müller et Jürgen Schulz (ALL).
Pénalités : Allemagne 20' (4', 12', 4'), Suède 6' (4', 2', 0').
Tirs : Allemagne 23 (8, 7, 8), Suède 37 (16, 13, 8).

Évolution du score :
0-1 à 04'04" : Andersson (inf. num.)
0-2 à 11'55" : Pettersson assisté de Danielsson
0-3 à 14'10" : Viklund assisté d'Arlbrandt et Jämtin (sup. num.)
0-4 à 14'35" : Ahnelöv assisté d'Omark et Lundqvist
0-5 à 15'48" : Ridderwall assisté d'Andersson
0-6 à 19'03" : Arlbrandt assisté de Danielsson et Viklund (sup. num.)
0-7 à 20'29" : Axelsson assisté d'Omark et Lundqvist
0-8 à 35'31" : Hjalmarsson assisté d'Arlbrandt et Fälth (sup. num.)


Allemagne

Gardien : Dennis Endras puis Jochen Reimer à 20'00".

Défenseurs : Benedikt Schopper - Benedikt Kohl ; Benedikt Brückner (A) - Peter Lindlbauer (2') ; Patrick Köppchen (A) - Sören Sturm ; Nikolai Goc (2').

Attaquants : Patrick Reimer (4') - Christoph Ullmann (C) - Thomas Greilinger ; Marcus Kink (2') - Michael Wolf - Eduard Lewandowski ; Marcel Müller (4') - Martin Buchwieser (2') - Matthias Plachta ; Patrick Hager (2') - Yannic Seidenberg - Frank Mauer.

Remplaçants : David Wolf, Daniel Pietta.

Suède

Gardien : Johan Backlund.

Défenseurs : Niclas Andersén - Elias Fälth (A, 2') ; Daniel Rahimi - Tobias Viklund (C, 2') ; Tom Nilsson - Staffan Kronwall ; Jonas Ahnelöv (+1) - Henrik Tömmernes.

Attaquants : Dick Axelsson (+1) - Joel Lundqvist (+2) - Linus Omark (+2, 2') ; Nicklas Danielsson (A, +1) - Calle Järnkrok - Fredrik Pettersson (+1) ; Jonas Andersson (+2) - Robert Rosén - Calle Ridderwall (+1) ; Andreas Jämtin - Simon Hjalmarsson - Pär Arlbrandt.

Remplaçants : Gustaf Wesslau (G), Martin Thörnberg.