Russie - Finlande (Euro Hockey Tour 4)

La Finlande ne fait pas envie

SVITOV Alexander-120520-374Les deux derniers champions du monde seraient-ils des géants au pied d'argile ? Ils ont en commun d'avoir vécu des défaites inquiétantes (en Norvège notamment) et de ne toujours pas parvenir à renouer avec la victoire et la confiance à moins d'une semaine du début du championnat du monde.

La Finlande est la plus inquiétante car elle ne peut même pas compter sur des renforts de NHL. Le journal Urheilusanomat a même annoncé qu'il n'y en aurait aucun : un article prématuré, destiné à faire parler de soi, mais qui ne sera pas très éloigné de la vérité. Il devrait y en avoir au moins un car Lauri Korpikoski, pourvu qu'il passe l'examen médical, est annoncé. Un attaquant polyvalent, mais pas un génie offensif.

La composition ne fait donc pas envie, même pas à son propre public. C'est un peu dommage dans un Mondial à domicile. Après la finale de SM-liiga, Jukka Jalonen n'a pas fait appel à Ville Nieminen, un vétéran avec un certain charisme. Il n'a pas non plus donné sa chance aux jeunes Joel Armia (aucun point en finale) et Teemu Pulkkinen (déjà laissé dehors en 2011, année du sacre), dont les spectateurs auraient suivi avec plaisir les grands débuts internationaux. Quant au supertalent Barkov junior, il est malheureusement blessé et absent également du Mondial U18.

Le seul centre finlandais digne d'une première ligne, Petri Kontiola, est ménagé par précaution ce week-end. Juha-Pekka Hytönen a pris sa place, mais a été invisible au premier match. Hytönen sait donc qu'il doit s'améliorer face à la Russie. Après cinq minutes, il se lance dans une contre-attaque avec Aaltonen et décide de tirer lui-même, en pleine lucarne (1-0). La Finlande se rassure dans cette première période, en imposant son jeu avec des prestations remarquées de sa quatrième ligne Sallinen-Lahti-Anttila.

AALTONEN Juhamatti-110512-013Le deuxième tiers-temps est bien différent. Le problème est que, sans Kontiola, la plupart des actions sont amenées par des ailiers comme Salminen et Aaltonen, mais comme ce sont aussi les finisseurs présumés, ils ne peuvent guère passer et marquer en même temps... Le potentiel offensif de cette Finlande est donc en question. C'est donc maintenant la Russie qui domine le jeu. La défense finlandaise montre ses limites : Ilari Melart, pourtant utile par sa présence physique, a encore un moment d'absence quand il laisse passer Aleksandr Svitov en 1 contre 1.

S'il y a un joueur qui en profite, c'est le gardien finlandais Joni Ortio. Condamné à l'ennui en première période, il a ensuite bien plus de travail, et réussit des arrêts déterminants, notammment devant Mozyakin servi par Tereshchenko. Alors que ses débuts en équipe nationale avait été hésitants, Ortio a progressé au fil des mois et est aujourd'hui devenu le numéro 1, d'autant qu'aucun gardien NHL ne s'annonce après le refus de Pekka Rinne.

La Russie repart fort dès le début du troisième tiers-temps. Kirill Petrov est trop libre de ses mouvements dans l'enclave et sert Aleksei Tereshchenko seul au second poteau (1-1). Le temps fort russe se poursuit par un tir de Kuznetsov, arrêté par Ortio, et n'est arrêté que par une pénalité idiote de Svitov.

En prolongation, Anttila et Svitov se procurent chacun une bonne échappée, et la dernière occasion est une contre-attaque d'Aleksandr Perezhogin, bien maîtrisée par le défenseur Janne Jalasvaara. La partie se décide donc aux tirs au but, et la qualité de tir de Sergei Mozyakin fait la différence. La Finlande s'incline sur un dernier échec de Niklas Hagman, à qui on ne peut pas reprocher un manque d'effort, mais qui n'arrive décidément pas à mettre le palet au fond.

 

Russie - Finlande 1-1 (0-1, 0-0, 1-0, 0-0) / 1-0 aux tirs au but
Samedi 27 avril 2013 à 18h30 à la Kajot Arena de Brno. 3826 spectateurs.
Arbitrage de Jan Hribik et Vladimir Sindler (TCH) assistés de Petr Blümel et Tomas Pesek (TCH).
Pénalités : Russie 8' (2', 2', 4', 0'), Finlande 6' (0', 2', 4', 0').
Tirs : Russie 26 (6, 9, 8, 3), Finlande 26 (7, 8, 8, 3).

Évolution du score :
0-1 à 05'08" : Hytönen assisté de Pesonen
1-1 à 40'48" : Tereshchenko assisté de Petrov

Tirs au but :
Finlande : Salminen (à côté), Haataja (manqué), Hagman (arrêté).
Russie : Mozyakin (réussi), Perezhogin (arrêté).


Russie

Gardien : Vassili Koshechkin.

Défenseurs : Evgeni Ryasensky - Ilya Nikulin (C) ; Evgeni Biryukov (+1, 2') - Evgeni Medvedev (+1) ; Denis Denisov (2') - Anton Belov ; Konstantin Korneev (-1) - Yakov Rylov (-1).

Attaquants : Aleksandr Perezoghin - Vadim Shipachev - Aleksandr Popov ; Kirill Petrov (+1) - Aleksei Tereschenko (A, +1) - Sergei Mozyakin (+1) ; Sergei Soin (-1) - Aleksandr Svitov (A, -1, 2') - Sergei Plotnikov (-1, 2') ; Evgeni Kuznetsov - Dmitri Kazionov - Yegor Averin.

Remplaçants : Konstantin Barulin (G), Viktor Tikhonov (jambe). En réserve : Aleksandr Radulov (angine), Nikita Zaïtsev, Denis Kokarev.

Finlande

Gardien : Joni Ortio.

Défenseurs : Mikko Mäenpää (-1) - Juuso Hietanen ; Sami Lepistö - Mikko Kousa (-1) ; Ilari Melart (+1) - Lasse Kukkonen (C) ; Teemu Laakso (+1) - Janne Jalasvaara.

Attaquants : Sakari Salminen - Ville Viitaluoma (2') - Juha-Pekka Haataja (-1, 2') ; Janne Pesonen - Juha-Pekka Hytönen - Juhamatti Aaltonen (+1) ; Oskar Osala - Petteri Wirtanen - Niklas Hagman ; Jere Sallinen (2') - Miika Lahti - Marko Anttila ; Antti Pihlström.

Remplaçant : Mika Järvinen (G). En réserve : Atte Engren (G), Petri Kontiola (main), Ville Lajunen, Ossi Väänänen.