Présentation de la série Boston Bruins (4) - Toronto Maple Leafs (5)

Depuis 2004, la capitale ontarienne n'avait plus connu le goût des séries printanières de la Ligue Nationale. À cette "époque", James Van Riemsdyk soufflait ses 15 bougies... et était loin d'imaginer qu'il représenterait l'équipe du renouveau.

Terminée la réputation de loser, cette année le Toronto nouvelle génération est arrivé. Profitant d'une phase régulière écourtée, les Maple Leafs ont pu enchaîner les succès grâce à une dynamique positive de début de saison. Celle-ci a commencé dès le premier match, le 19 avril à Montréal lorsque les bleus humiliaient le tricolore devant son public.

Mais pour réussir à se qualifier en série, la franchise a dû faire le ménage. Cette année, Toronto a confié les clés du vestiaire à l'emblématique à Randy Carlyle. L'ancien défenseur canadien de NHL, passé par Toronto pour l'anecdote, et vainqueur de la Stanley en tant qu'entraîneur en 2007 avec Anaheim a posé ses valises sur les rives du lac Ontario. Attiré par la très généreuse enveloppe de la franchise la plus riche de la Ligue, il a su mettre son expérience au service d'une équipe en crise. Et même si tout n'est pas parfait cette saison chez les Leafs, les résultats sont aux rendez-vous et c'est l'essentiel.

Cette année, la bande de Randy Carlyle peut surprendre offensivement. Les Joffrey Lupul, Nazem Kadri, James Van Riemsdyk, etc ont largement les moyens de mettre le feu dans la défense adverse...

D'ailleurs Nazem Kadri est l'attraction de Toronto cette saison. Le centre de deuxième ligne explose au grand jour. Son implication offensive est telle (quasiment 1 point par match) qu'il permet à Grabovski de se concentrer sur le travail défensif en troisième ligne. Il sera à surveiller dans cette série.

De son côté, Boston reste très solide. La bande à Claude Julien devra être prise très au sérieux. Certes, les Bruins restent sur 7 défaites dans leurs 10 derniers matchs et déçoivent beaucoup. Mais Boston reste Boston. Les Bruins sont toujours aussi solides en défense. Menée par le grand Zdeno Chara, il faudra se méfier de la défensive qui n'hésite pas à user de coup vicieux pour pousser l'adversaire à la faute. La discipline sera donc de rigueur pour les Leafs.

Ce qui caractérise l'attaque de Toronto, c'est sa constance. En 48 rencontres, les Leafs ne se sont fait blanchir qu'à une seule reprise. En unité spéciale, Toronto ne fait pas de détail. La franchise excelle en désavantage numérique et se classe troisième de la Ligue dans ce domaine. Devant le filet, Toronto a enfin réussi à régler les problèmes. La paire talentueuse Reimer/Scrivens fait bonne figure et devra rivaliser avec Tuuka Rask qui a survolé cette fin de saison avec une moyenne de 2 buts alloués par match seulement.

Même si elle paraît être la plus fragile des équipes qualifiées à l'Est avec les Islanders, il faudra se méfier de l'Armada bleue. Certes elle n'est pas de la même dimension que les Bergeron, Lucic ou Krejci, mais l'offensive ontarienne aura sa carte à jouer.

Dans cette série, le plus grand adversaire de Toronto est... Toronto. Il sera intéressant d'observer l'attitude des joueurs durant les premiers matchs, afin d'observer s'ils sont capables de tenir la pression. Depuis 1967, la franchise n'a plus rien remporté. Les Maple Leafs sont par conséquent attendus de pied ferme dans la capitale ontarienne, et en cas de défaite la déception serait grande.

Prédiction : Boston 65% / Toronto 35%