Russie - Lettonie (Mondial 2013, à Helsinki)

Russie-Lettonie-130504-298La Russie, championne en titre, entame la compétition contre la Lettonie au deuxième jour du tournoi exactement comme l’an dernier, sauf que cette fois le théâtre des opérations se situe à Helsinki et non à Stockholm.

Les données n’ont pas fondamentalement changé, les sélectionneurs non plus. La Russie doit éviter le piège du premier match tandis que la Lettonie n’est toujours pas sur une dynamique positive, même si elle a réussi à se qualifier de justesse il y a deux mois pour les Jeux Olympiques de Sotchi aux dépens des Français, contrairement aux deux autres têtes de série (Allemagne et Danemark).

Il faut presque dix minutes pour les Russes ne se mettent en route et que les Lettons cessent de faire jeu égal. Car il faut bien reconnaître que l’entame de match n’est pas vraiment en faveur de l’une ou l’autre équipe, et les Lettons parviennent à s’infiltrer plusieurs fois dans une défense slave un peu approximative.

Mais rapidement, le public russe a de quoi se réjouir avec un bon tir d’Ilya Nikulin qui cherchait la déviation d’Alexander Radulov qui rodait dans l’enclave. Le joueur de Bashkirie maintient la pression grâce ensuite à son contrôle du palet en zone offensive.  Kirill Petrov préfère utiliser son physique pour s’approcher devant la cage.

Russie-Lettonie-130504-365Côté letton, notons un bon tir de Maris Jass et un tour de cage de Martins Cipulis. Mais si la défense russe laisse parfois des espaces, le gardien Ilya Bryzgalov a rarement besoin de vraiment s’employer pour écarter le danger.

La sanction finit par arriver par Evgeny Biryukov servi en retrait par Sergei Soin et qui place un puissant tir qui transperce Maris Jucers, lancé dans le grand bain pour économiser le titulaire Edgars Masalskis. Preuve que la seule et unique victoire en championnat du monde de la Lettonie sur la Russie en 2000 est un lointain souvenir et que les priorités sont aujourd’hui ailleurs. 1-0 à 13’03

Russie-Lettonie-130504-361Ronalds Kenins et Miks Indrasis offrent une belle réaction dans un mouvement dangereux, ce qui est encourageant vu leur jeune âge,  mais les Baltes regagnent le vestiaire avec un but de retard.

Alexei Tereshenko est pénalisé en début de deuxième période pour une crosse haute, mais les Russes se montrent presque plus dangereux que les Lettons par leurs contre-attaques. En toute fin de supériorité, Armands Berzins commet une dangereuse charge contre la bande contre l’infortuné Sergei Soïn qui, après de longues années d'absence, avait enfin réussi à revenir en équipe nationale après son titre de cette année en KHL avec le Dynamo de Moscou. Exclusion pour l’un, infirmerie pour l’autre.

Cinq minutes incompressibles de supériorité pour les Russes. Et même deux minutes à 5 contre 3 suite à une faute de Gints Meija.  La Lettonie plie sous les attaques rouges mais grâce à une défense héroïque, à l’image de Janis Sprukts sans crosse.

Russie-Lettonie-130504-402Mais les Russes sont cruels, et alors que Maris Jucers, auteur de bons arrêts sur les lancers d’Ilya Nikulin, croyait l’orage passé, Yevgeni Medvedev le bat d’un tir plein axe à peine revenus à égalité numérique. 2-0 à 28’44

Les Russes sont visiblement un peu plus libérés et Aleksandr Radulov enfonce le clou d’un but magnifique : il pivote devant le but, et de dos sur les genoux, parvient à tirer du revers en pleine lucarne. 3-0 à 32’59

La domination russe s’intensifie et malgré une bonne séquence initiée par un Martins Cipulis très en jambes devant, la Russie aggrave la marque avant la deuxième pause sur un modèle de technicité : Aleksandr Perezhogin fait étalage de son patinage pour effacer un défenseur avant de délivrer une passe parfaite pour Yevgeni Ryasenski qui loge un tir millimétré pour achever les derniers espoirs lettons.

Russie-Lettonie-130504-292Ted Nolan fait d’ailleurs rentrer Edgars Masalskis pour la troisième période. Mais la défense souhaite la bienvenue au gardien de Yugra Khanty-Mansiisk en laissant Ilya Kovalchuk filer en 1 contre 1. Il ne laisse aucune chance au gardien et le crucifie d’un tir en pleine lucarne.

Le reste du troisième tiers-temps permettra aux Russes de soigner leurs statistiques en supériorité grâce à un Kirill Petrov à l’affût du rebond. 6-0 à 44’11

L’addition est lourde et le gardien des Flyers de Philadelphie garde sa cage inviolée dans une impressionnante démonstration de maîtrise de la part de la Russie, surtout en comparaison avec les autres prétendants qui n’ont pas eu de résultats très glorieux à Stockholm comme à Helsinki. La seule ombre au tableau pourrait être une éventuelle blessure de Sergei Soïn, qui n’est pas revenu au jeu après la charge d’Armands Berzins.

Désignés joueurs du match : Aleksandr Perezhogin pour la Russie et Kristaps Sotnieks pour la Lettonie.

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Commentaires d’après-match

Ted Nolan (entraîneur de la Lettonie) : "C’est très dur de commencer contre la meilleure équipe du monde. Ils étaient simplement trop forts pour nous ce soir. Peu importe le gardien que l’on met, la Russie est tellement meilleure. Je ne peux pas blâmer les gardiens ce soir. On met un jeune et il n’a pas bien compris ce qui se passait. Demain, ce sera Masalskis dans les buts [contre les États-Unis]. Je ne suis pas inquiet pour la relégation, c’est le premier match et il va y avoir d’autres équipes qui vont se faire battre comme ça par la Russie."

Zinetula Bilyaletdinov (entraîneur de la Russie) : "Il a fallu régler quelques automatismes au début, comme en début de chaque tournoi. Mais je suis satisfait du jeu, notamment à 5 contre 4. Nous allons nous efforcer d’utiliser nos différents gardiens. Je pense que Sergey Varlamov débutera demain. Nous connaissons le style de l’Allemagne, un style très agressif, mais nous savons ce qu’ils veulent, nous sommes prêts."

 

Russie – Lettonie 6-0 (1-0, 3-0, 2-0)
Samedi 4 mai 2013 à 16h15 à la Hartwall Areena. 5293 spectateurs.
Arbitrage de Brent Rieber (SUI) et Derek Zalaski (CAN) assistés de Sirko Hunnius (ALL) et Johannes Käck (SUE).
Pénalités : Russie 4' (0', 2', 2') ; Lettonie 6'+25’ (2', 2'+25’, 2’).
Tirs : Russie 34 (9, 15, 10) ; Lettonie 15 (6, 3, 6).

Évolution du score :
1-0 à 13’03 : Biryukov assisté de Soin et Svitov
2-0 à 28’44 : Medvedev assisté de Petrov
3-0 à 32’59 : Radulov assisté de Kovalchuk et Biryukov
4-0 à 38’55 : Ryasenski assisté de Perezhogin et Belov
5-0 à 40’17 : Kovalchuk assisté de Loktionov
6-0 à 44’11 : Petrov assisté de Tereshenko et Medvedev (sup. num.)

Russie

Gardien : Ilya Bryzgalov.

Défenseurs : Yevgeni Biryukov (+3) - Ilya Nikulin (C, +3) ; Fyodor Tyutin (+1) - Yevgeni Medvedev (+1) ; Denis Denisov - Anton Belov (+1) ; Yevgeni Ryasenski (+1).

Attaquants : Ilya Kovalchuk (A, +2) - Andrei Loktionov (+2) - Aleksandr Radulov (2’, +2) ; Aleksandr Popov (+1) - Artyom Anisimov (+1) - Aleksandr Perezhogin (+1) ; Sergey Mozyakin - Aleksei Tereshenko (A, 2’) - Kirill Petrov (+1) ; Denis Kokarev (+2) – Aleksandr Svitov (+2) - Sergei Soin (+1).

Remplaçant : Vassili Koshechkin (G).

Lettonie

Gardien : Maris Jucers puis Edgars Masalskis à 40’00.

Défenseurs : Arturs Kulda (-4) - Krisjanis Redlihs (-4) ; Agris Saviels (-1) - Georgijs Pujacs (A, -1) ; Maris Jass (2’) - Kristaps Sotnieks ; Janis Andersons - Ralfs Freibergs.

Attaquants : Lauris Darzins (C, -2) - Janis Sprukts (A, -2) - Martins Cipulis (-2) ; Miks Indrasis (-2) - Ronalds Kenins (-3) - Roberts Jekimovs (-2) ; Vitalijs Pavlovs - Armands Berzins (25’) - Gints Meija (4’) ; Andris Dzerins (-1) - Juris Stals (-1) - Aleksejs Sirokovs.

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