Montpellier : après la crise interne, les anciens dirigeants s’expriment

Les Vipers avaient peut-être connu une de leurs meilleures saisons, sportivement et économiquement, retrouvant une réelle dynamique et un public de plus en plus fidèle au fur et à mesure de la saison, préservant la confiance de divers partenaires publics et privés malgré une situation interne déjà tendue. Bref, on pouvait croire à un certain équilibre et à un apaisement général. Mais paradoxalement, les tensions récurrentes entre hockey mineur (l'association MAHC) et hockey majeur (SAOS les Vipers) n'ont jamais semblé aussi fortes que lors de cette saison et tout particulièrement durant cette intersaison. Il faut dire qu'un changement de président à la tête de la SAOS, entité qui gère l'équipe fanion, était prévu, Marc Fornaguera ayant émis depuis plusieurs mois sa volonté de passer la main à la tête des Vipers, non sans avoir pris soin d'assurer une continuité.

Entre les réunions parfois houleuses, des discussions stériles entre membres de la SAOS et ceux du MAHC, des mots doux échangés çà et là sur les réseaux sociaux entre supporters parfois même et licenciés du club, la situation de l'équipe fanion du club héraultais aurait pu tourner au scénario catastrophe. La division 3 a clairement été évoquée un moment, tellement la situation semblait bloquée. Heureusement, non.

Toutefois, alors que pour la première fois depuis plusieurs saisons une certaine stabilité dans l'effectif semblait devoir se dessiner, une nouvelle fois l'équipe a été fortement chamboulée avec, à ce jour, pas moins de 10 départs ou arrêts (10 titulaires de la saison passée) pour 7 arrivées. Douze joueurs de la saison passée (juniors inclus) repartent pour une nouvelle aventure. Seuls 6 titulaires du précédent exercice sont restés alors que Montpellier avait offert sur la glace, notamment à domicile ou dans certains aspects du jeu, une force collective et une grosse solidarité. En dehors, manifestement un groupe uni semblait s'être construit.

Rien ne dit qu'il n'en sera pas de même cette saison. Il faut même souhaiter à cette équipe montpelliéraine de bien figurer aussi bien que celle de la saison passée. Le championnat semblant très ouvert, avec a priori quatre ou cinq têtes d'affiches, Mulhouse, Lyon, Neuilly-sur-Marne, Nice voire Bordeaux semblant les mieux armés.

Mais avant de tourner définitivement la page et de laisser la place au jeu, nous avons voulu essayer de comprendre ce qui avait pu se passer. Marc Fornaguera et Frédéric Espinasse, fortement impliqués dans la SAOS, avaient choisi de ne s'exprimer dans aucun média pour ne pas polémiquer, ni empêcher la validation des Vipers en D1. Aujourd'hui, ils livrent quelques éléments sur ce qui aura agité en interne le hockey montpelliérain, non sans lui souhaiter bonne chance pour l'avenir. Par ailleurs, Marc Fornaguera, membre de la fédération pendant une dizaine d'années, livre aussi brièvement son regard sur le hockey français.

Hockey Archives : Dans un premier temps, avant de plonger dans le cœur du sujet, pouvez nous nous faire un bref historique du club de hockey à Montpellier et les raisons qui ont poussé à la création de la SAOS et son rôle, histoire de "bien planter le décor".

Marc Fornaguera :
2000 : Végapolis ouvre.
2002 : À la suite de la liquidation de l'ancien club fondé en 1972, un groupe fonde le Montpellier Agglomération Hockey Club.
2003 et 2004 : Champion de France D3 et D2 ; accession D1. Les collectivités suivent, les Vipers existent.
2009 : Dans un contexte économique qui se dégrade, le club décide de créer une SAOS, histoire d'amener de l'argent frais et de préserver l'association des turbulences financières. Après 6 ans de présidence de l’association, je prends la présidence de la SAOS et entre au capital pour près du tiers.

Hockey Archives : Finalement, l'exercice sportif et comptable 2012-2013 a été positif. Pourtant, bien des observateurs "avisés" plaçaient les "Vipers" en mauvaise posture en début de saison tant sur le plan sportif que financier. Quel regard portez-vous sur l'intersaison 2012-2013 et le déroulement de la saison ?

Marc Fornaguera : En mauvaise posture, oui, car on a tout assumé. Les déficits liés à l'organisation d'un match à la Park & Suites Aréna, les répercussions d'un dépôt de plainte relayé par le plaignant chez tous les partenaires, le déséquilibre initial dans les comptes, causé par la gestion par l’association durant les 6 premiers mois, pour cause de retard dans les autorisations de création de la SAOS. On a même remboursé sous forme de royalties la quasi-totalité du capital investi par l'association (18 k€ sur 22).

Frédéric Espinasse : Cette saison était cruciale, il fallait préparer un nouvel élan et rester solidaires. Soutenus et confortés par un président d’association réélu à l’AG sur son soutien à la SAOS, j’avais personnellement prévu de prendre le relais de Marc Fornaguera à l’issue de la saison 2012-2013. L’objectif pour celle-ci était de rétablir les comptes, de remplir la patinoire et de permettre aux joueurs de vivre une excellente saison. Je profite de l’occasion pour remercier le manager général, Pascal Ryser, qui, sans rien enlever à son investissement personnel, aura limité au strict minimum les coûts qu’il occasionnait et, avec la même philosophie, le staff : Georges Marques, Patrick Pommier et Vincent Chalier qui ont tous contribués à nos succès. J’associe Marek Michalovic qui a su quitter le navire à temps, au mois d’octobre…

Le bilan : On a battu le record de recettes billetterie, les deux groupes de supporters ont continué à croître, les joueurs étaient enthousiastes à l’idée de re-signer pour une autre saison. Tout cela en resserrant drastiquement les boulons. On a fini quatrième de la saison. Mission accomplie.

Hockey Archives : On a souvent entendu parler de tensions internes assez rudes parfois entre les deux structures, notamment depuis la saison d'avant. Estimez-vous que la bonne saison des "Vipers" et le fait que vous ayez annoncé en fin de saison passée votre souhait de prendre du recul, tout en préparant la suite, ait pu aiguiser disons des appétits ?

Marc Fornaguera : Après 11 ans de service, un dirigeant peut estimer qu'il n'a plus assez de jus à presser et que d’autres peuvent mieux faire. Cela a été mon cas.

Depuis trois ans, j'associais très étroitement à la direction de la SAOS un autre actionnaire, Frédéric Espinasse, montpelliérain, industriel et commerçant, joueur et entraîneur dans sa jeunesse. Un homme qui s’est construit avec ce sport, qui ne le renie pas et avait de bonnes chances d'amener le hockey à encore progresser à Montpellier. D’autres ont pensé qu'ils avaient les capacités de faire, seul l'avenir dira s'ils étaient en mesure de relever le défi. En tous cas, aujourd’hui, ils ont entre les mains l’avenir du hockey à Montpellier et 11 ans d’efforts collectifs, je leur souhaite de réussir.

Sinon, "rude" est un gentil euphémisme pour qualifier les tensions que nous avons vécues.

Hockey Archives : Vous avez donc dû avancer en "terrain miné" si l'on vous suit, compte tenu de certains agissements depuis la fin de l'année passée ? Ça n'a pas dû vous simplifier la tâche ?

Marc Fornaguera : Après la mise en minorité du président Patrick Jeanpierre qui nous soutenait, des dirigeants de l'association ont manifesté en novembre leur volonté de reprendre les activités de la SAOS, en profitant du renouvellement à venir de la convention liant l'association à la SAOS. Dès lors, nous ne pouvions plus agir pour l’avenir. Les actionnaires ont pris acte et indiqué qu'ils feraient ce qu'ils pourraient pour permettre une reprise.

Le 11 avril, l'association a jeté l'éponge et nous a proposé une nouvelle convention. Celle-ci pouvait s’arrêter sous divers prétextes à chaque fin de saison. Frédéric Espinasse, qui voulait une visibilité sur 4 ans, n’a pas cédé sur cette durée.

L'association a trouvé des gens pour accepter ses conditions, ceux-ci prétendaient au rachat des actions. Nous sommes restés fidèles à notre volonté de permettre la continuation, car les « repreneurs » n'ayant pas les moyens du rachat, nous avons, avec Frédéric Espinasse et l’accord des autres actionnaires, cédé les actions nécessaires pour qu’ils deviennent majoritaires avec l'association.

Frédéric Espinasse : Il faut comprendre la profonde déception ressentie lorsque nous avons vu les engagements pris par le président Jeanpierre à notre égard ne pas être respectés par un Comité Directeur qui a pris délibérément à contre-pied le mandat qu’il avait reçu à l’AG. Personnellement, voir la famille du hockey se renier ainsi m’a totalement indigné, j’ai alors décidé de ne m’engager dans le futur que si je ne dépendais pas de ces personnes, d’où ma volonté de disposer de 4 ans.

Hockey Archives : Pour bien comprendre, quelle était sur un plan financier l'exacte situation financière et sportive à la fin du mois d'avril 2013, avant que tout ne s'emballe au point que l'on puisse craindre pour la survie de l'équipe fanion ?

Marc Fornaguera : On fait toujours dire aux chiffres ce que l'on veut. Je ne retiens qu'une chose, la validation par la CNSCG a eu lieu avec des recettes prévisionnelles pourtant diminuées et des dépenses à peine minorées. C'est bien que la situation n'a rien de catastrophique !

Si l'on se réfère aux méthodes comptables en vigueur dans la SAOS depuis sa création, validées pendant 4 ans par un commissaire aux comptes, par le contrôle de gestion de Montpellier Agglomération et par la CNSCG, qui n'ont rien trouvé à redire, la situation financière s'est considérablement améliorée avec un déficit cumulé de 58 k€.

Frédéric Espinasse : Je voudrais revenir sur la gestion passée. J’ai été fondateur du club en 2002 avec Marc Fornaguera et d’autres. Pris par des challenges professionnels et, il faut le dire, des désaccords sur la vision du nouveau président qu’il devenait, j’ai quitté le Comité après le titre de D3. Lorsque je suis revenu, appelé par lui, j’ai constaté le travail de fond fait depuis 8 ans et compris qu’il avait voulu protéger l’association. De plus, lorsque la situation l’avait exigé, il avait agi comme tout chef d’entreprise, en garantissant lui-même les encours qu’il sollicitait au nom de la SAOS près des banques. Quand des Collectivités, des banques, la CNSCG font confiance, c’est que la gestion est conforme.

Hockey Archives : Il n'y avait donc a priori guère de soucis à se faire puisque la situation semblait plutôt s'améliorer, que la suite était assurée et qu'un projet de développement sur 4 ans était proposé. Expliquez-nous cette "agitation printanière" et en même temps la période de flou total qui a agité le hockey montpelliérain aux mois de mai et juin…

Marc Fornaguera : Depuis des années, certains dirigeants et intervenants divers ont construit leur légitimité sur la détestation de la SAOS, façon commode de masquer les errements et les carences dans le travail fourni au sein de l’association. L'opportunité du renouvellement de la convention était trop belle pour la laisser passer. Partis la fleur au fusil, ces dirigeants ont fini par comprendre que le challenge était difficile, mais malgré cette prise de conscience, leurs prétentions sur la convention n’ont pas varié.

Frédéric Espinasse : Lorsque l’association a renoncé, j’ai remis sur la table notre projet de SAOS. Rien d’original, si ce n’est que je m’appuyais sur 11 ans de travail de fond, sur un effectif et un staff prêts à se battre encore plus. De même, comme tout entrepreneur qui se respecte, j’étais préparé à garantir personnellement tout ce que la CNSCG, les banques et autres auraient pu exiger comme engagements. Mes conditions ? Les 4 ans pour introduire mes réseaux personnels et professionnels, sans crainte de dérapage de la part de l’association. Le flou ne venait pas de nous...

Hockey Archives : Quel a été le rôle de la CNSCG dans le dossier ? Comment finalement les Vipers ont-ils pu être validés ? Quel cheminement a heureusement conduit à cette validation ?

Marc Fornaguera : La CNSCG avait bien commencé en rappelant à l'association que les droits sportifs appartenaient à la structure SAOS et qu'ils pouvaient être récupérés qu'à la condition que les fonds propres soient reconstitués. Cela évitait, comme l'avaient conçu certains, que l'on imagine de repartir avec l'actif sportif en laissant le passif aux bons soins des actionnaires, privés de l’objet social. Un message rassurant pour tous ceux qui investissent et qui ne souhaitent pas voir leurs investissements à la merci des voltes faces d’une association.

Malheureusement, lors de l’examen du dossier, au lieu de rester neutre, la commission a fait pression sur les actionnaires pour qu’ils acceptent les conditions des "repreneurs" exigeant l’euro symbolique pour une complète majorité.

Curieux... Et d’autant plus révoltant à nos yeux que notre contrat d’objectif visait une reconstitution des fonds propres, donc du capital, à N+1. La commission et les repreneurs ont fini par se satisfaire d’une majorité relative, avec l’association. J'ai saisi le Bureau Directeur de cette position initiale de la CNSCG, qui m'a répondu que tout était conforme aux textes, à l’éthique....

Le problème de la CNSCG, outre qu'il est difficile de succéder à un Bernard Bourandy, c'est l'article 13-11 qui a trait au budget prévisionnel. Je m’y suis opposé, sans succès, comme membre du Comité Directeur de la FFHG, parce que c’est un article léonin et opaque, sans aucun barème, qui laisse les clubs à la totale discrétion d'une commission qui n’est plus tenue de prendre ses responsabilités dans l'évaluation d'un projet. Un jour, un club sanctionné va saisir le tribunal administratif, on verra alors s'il est possible de fonctionner avec de telles variables d'appréciation entre les clubs.

Sinon, au vu de certains échanges dont j’ai eu connaissance fortuitement, je pense que les rapports des repreneurs avec la commission sont… disons... étroits.

Hockey Archives : Maintenant que tout est heureusement réglé concernant la participation des Vipers au championnat de D1, il n'en reste pas moins le sentiment d'une situation de gâchis par rapport à un projet ambitieux sur le long terme. Les moments difficiles ne sont malheureusement peut-être pas derrière. Comment voyez-vous l'évolution du hockey à Montpellier, les perspectives d'avenir ?

Marc Fornaguera : Il n'est jamais facile d'échapper aux moments difficiles quand on gère un club, on en aurait encore connu si nous étions restés en responsabilité. Mais, Montpellier est gérée par une Agglo et des collectivités à l’écoute, possède un public sportif qui sait recevoir tous les sports et qui remplit Végapolis si on sait la faire vibrer.

On laisse un nom qui est maintenant connu et reconnu à Montpellier, les Vipers. Malgré les calomnies, on ne s’est jamais étalés dans des règlements de comptes stériles. L’image est intacte, et pour la première fois, un groupe va gérer sans opposition acharnée et destructrice, ce dont nous n’avons pu bénéficier en 4 ans.

J’espère simplement que l’association, maintenant étroitement impliquée dans la gestion sportive, ne perdra pas de vue sa mission première, la formation et l’animation loisir, et qu’elle ne subira pas les conséquences d’une déroute financière, si elle survenait.

Frédéric Espinasse : Je suis heureux que les Vipers restent en Division 1 car nous avons tout fait pour qu’il en soit ainsi. Un point, tout de même : lorsque M. Verbert (le nouveau président de la SAOS) est venu nous faire part de son projet, il a mis en avant un «groupe d’investisseurs ». Au-delà du fait que ce « groupe » s’accommodait d’une visibilité réduite à un an, j’attendais au minimum un projet budgétaire et sportif mieux-disant que le nôtre. La montagne a fini par accoucher d’une souris, passant d’un projet d’entreprise à un projet de quartier, tel qu’il aurait pu être défini dans les années 90. À faire ce bond en arrière, autant laisser l’association porter le projet de l’équipe première seule, l’amateurisme du budget prévisionnel en aurait au moins été justifié.

La formation et l’encadrement ont été les premières pommes de discorde avec l’association. J’espère que les conditions d’évolution des jeunes vont enfin se mettre en adéquation avec les programmes fédéraux qui balisent les candidatures des clubs qui visent la Ligue Magnus et prétendent au haut niveau.

Hockey Archives : Plus globalement, Marc Fornaguera, vous avez aussi occupé durant près de 10 ans des fonctions au sein de la fédération. Quel est votre regard sur l'évolution fédérale dans la gestion des clubs d'une part, et d'autre part estimez-vous nécessaire que les clubs aient une gestion professionnelle de leur hockey majeur avec des SAOS ou des structures de ce type, et donc différenciée du hockey mineur associatif ?

Marc Fornaguera : J’ai intégré la structure dirigeante du Hockey, l’AEHF, en 2004, naturellement suivi au Comité Directeur à la création de la FFHG en 2006, réélu malgré ma grande gueule en 2010. J’ai beaucoup apprécié cette période et l’enthousiasme qui régnait partout. Je me suis mis en retrait en 2012 lorsqu’une plainte a été déposée contre le CA de la SAOS que je présidais…

Sur l’évolution : présidé par un homme d’exception, avec un formidable vecteur de communication à l’horizon 2017, le hockey a beaucoup de cartes en main pour réussir à exister, on devrait globalement mieux vendre le hockey. Mais le plus gros défi de la fédération est de rendre possible dans les clubs l’arrivée d’investisseurs qui confortent les fonds propres en abondant au capital. La vraie richesse d’une fédération, c’est la prospérité de ses clubs.

Au-delà de la nécessaire notoriété, cela passe par un cadre juridique sécurisé (la fameuse ligue...), des compétences dans les organes de contrôle, bref rendre économico-compatible le hockey sur glace. Les progrès dans ce domaine tardent, on ne peut plus se satisfaire d’affect et de paternalisme, ou alors ne pas oublier la solidarité qui va avec. En effet, en cas de difficultés conjoncturelles, dans le hockey, au lieu de pouvoir compter sur l’aide des parties prenantes, c’est « vae victis » ! La notion d’aide, le A de CNACG qu’avait instauré Bernard Bourandy, a disparu, remplacé par le S de surveillance dans l’acronyme de la commission CNSCG. Quand on imagine que Gap a été pénalisé alors qu’il n’avait pas respecté son prévisionnel suite à la fermeture de sa patinoire pour rénovation…

Sur l’intérêt de différencier hockey majeur et mineur par une société : hormis dans certaines aires, notre sport est très mal enraciné. Ce défaut de culture que possèdent d’autres sports ne permet pas toujours aux personnes qui postulent à diriger les associations, toujours bien intentionnées au départ, de mesurer l’importance que revêt une équipe première qui tire tout un club. On l’a vu près de Montpellier (en Avignon), prétexter des difficultés financières pour annihiler les efforts qui avaient amené une équipe à haut niveau est très simple. Un peu d’agitation dans les vestiaires mineurs, une AG houleuse et hop ! 10 ans d’efforts par terre…

À Montpellier, si les tensions évoquées plus haut avaient eu lieu dans le seul cadre associatif, tout aurait explosé. Avec les garde-fous d’une société commerciale, la création de la SAOS a permis que l’on échappe à ce scénario catastrophe. Pour l’instant…