Bilan de la saison NHL 2012-2013 (équipes 11-20)

Deuxième étape du bilan de la NHL 2012-2013, avec les équipes classées 11e à 20e.

On y trouve donc autant d'équipes ayant participé aux playoffs que d'amateurs de golf... Parmi ces battus, quelques favoris et quelques surprises.

 

 

Blues Saint-LouisSt. Louis Blues (11e)
Classement conférence ouest : 4e (60 points)
Parcours en playoffs : éliminés en quart de finale de conférence par Les Kings de Los Angeles 4 matchs à 2
Attaque : 17e de la ligue, 2,58 buts marqués par match
Défense : 8e de la ligue, 2,38 buts encaissés par match
Gardien : Brian Elliott, 21e de la ligue (90,7% d’arrêts en 24 matchs)
Meilleurs marqueurs : Chris Stewart (AD) : 18 buts, 36 points
David Backes (AD) : 6 buts, 28 points
Alexander Steen (C) : 8 buts, 27 points
Patrik Berglund (C) : 17 buts, 25 points
David Perron (AG) : 10 buts, 25 points

Si le résultat de cette saison a été identique à celui de la saison précédente (une élimination face aux Kings de Los Angeles au premier tour des playoffs), la manière a été différente. Monstre de domination l’an passé, les Blues ont eu une posture plus défensive (peu de tirs vers le filet adverse mais encore moins de tirs concédés) et des résultats plus inconstants. Ainsi, les Blues ont démarré en trombe la saison en janvier avec 6 victoires en 7 matchs avant de caler en février avec 8 défaites en 12 matchs (dont 6 en 7 rencontres à domicile). Témoin de cette inconstance, le rookie Vladimir Tarasenko qui a démarré sa carrière NHL de la meilleure manière possible (2 buts sur ses 2 premiers tirs lors de son premier match et le titre de meilleur rookie de janvier) avant de lentement rentrer dans le rang avec 10 points en 31 matchs après janvier, pour finir en réserve pendant les playoffs.

Le principal point noir de l’équipe fut ironiquement son atout majeur l’an passé : les gardiens. Ainsi, la solidité du duo Jaroslav Halak – Brian Elliott a été mise à rude épreuve, les deux hommes passant de pourcentage d’arrêts supérieurs à la moyenne de la ligue l’an passé (respectivement 92,2 et 94%) à des statistiques de gardiens remplaçant, aux environs du 90%. Une régression qui était attendue mais sans doute pas à ce niveau-là.

Conscient de l’opportunité de son équipe de bien figurer dans les playoffs, le manager général Doug Armstrong a fait venir à la deadline Jay Bouwmeester de Calgary. Un signal fort dans la mesure où le salaire important du défenseur avait sans doute freiné d’autres managers. Même si l’équipe a été rapidement éliminée, Bouwmeester a développé une bonne entente avec le jeune Alex Pietrangelo pour former le principal duo défensif de l’équipe. Le travail défensif a également été assuré par la ligne de David Backes (généralement accompagné de David Perron et T.J. Oshie), toujours aussi efficace.

 

Canucks VancouverVancouver Canucks (12e)
Classement conférence ouest : 3e (59 points)
Parcours en playoffs : éliminés en quart de finale de conférence par les Sharks de San José 4 matchs à 0
Attaque : 19e de la ligue, 2,54 buts marqués par match
Défense : 10e de la ligue, 2,4 buts encaissés par match
Gardien : Cory Schneider, 4e de la ligue (92,7% d’arrêts en 30 matchs)
Meilleurs marqueurs : Henrik Sedin (C) : 11 buts, 45 points
Daniel Sedin (AG) : 12 buts, 40 points
Jannik Hansen (AD) : 10 buts, 27 points
Alexandre Burrows (AG) : 13 buts, 24 points
Dan Hamhuis (D) : 4 buts, 24 points

La controverse concernant les gardiens à Vancouver a presque éclipsé la saison effectuée pour les joueurs de l’ouest canadien. Ainsi, l’épilogue de la saga qu’a constitué le transfert de Cory Schneider vers le New Jersey à la draft semble la seule chose à retenir de cette saison, avec évidemment l’arrivée de l’entraîneur John Tortorella cet été en remplacement d’Alain Vigneault. De fait, même si les Canucks sont une nouvelle fois parvenus aux playoffs en tant que tête de série (en terminant en tête de la division Nord-Ouest), les finalistes 2011 ont été rapidement éliminés par San José au grand dam de leurs fans.

Il faut dire que Vancouver a semblé être sur une pente descendante après avoir remporté le trophée du Président (récompensant la meilleure équipe de la saison régulière) deux saisons de suite, notamment dans le domaine de la domination offensive. Meilleure attaque de la ligue en 2010-11 puis cinquième en 2011-12, les Canucks ont cette fois terminé dans le ventre mou de la ligue. A part les jumeaux Sedin, aucun joueur n’est sorti du lot. Certes, les Suédois ont comme toujours profité de leur utilisation par Vigneault, qui les faisait le plus souvent prendre leurs mises en jeu dans la zone adverse, mais ce serait oublier qu’ils ont été confrontés aux meilleurs lignes adverses. Ryan Kesler a quant à lui connu à nouveau une saison très compliquée : absent en début de saison pour récupérer de blessures au poignet et à l’épaule, il n’a joué que 17 matchs avant de se casser la jambe en bloquant un tir.

L’élimination face aux Kings au premier tour des playoffs 2012 avait semblé sonner le glas pour Roberto Luongo dans les buts de Vancouver et Cory Schneider a parfaitement relevé le défi comme titulaire (même si les playoffs ont été plus compliqués pour lui avec 88% d’arrêts). Le plan du manager Mike Gillis de transférer Luongo n’a pas abouti, malgré un long flirt avec Toronto, principalement à cause du contrat pachydermique du Canuck (5,3 millions par an en moyenne jusqu’en 2022). En conséquence, c’est Schneider qui a été transféré au New Jersey à la draft 2013 contre le 9ème choix de cette même draft et Luongo a récupéré son rôle de titulaire, bon gré mal gré...

 

Maple Leafs TorontoToronto Maple Leafs (13e)
Classement conférence est : 5e (57 points)
Parcours en playoffs : éliminés en quart de finale de conférence par les Bruins de Boston 4 matchs à 3
Attaque : 6e de la ligue, 3,02 buts marqués par match
Défense : 17e de la ligue, 2,67 buts encaissés par match
Gardien : James Reimer, 8e de la ligue (92,4% d’arrêts en 33 matchs)
Meilleurs marqueurs : Phil Kessel (AD) : 20 buts, 52 points
Nazem Kadri (C) : 18 buts, 44 points
James Van Riemsdyk (AG) : 18 buts, 32 points
Cody Franson (D) : 4 buts, 29 points
Tyler Bozak (C) : 12 buts, 28 points

Enfin ! Enfin les Maple Leafs de Toronto retrouvent les play-offs après 18 ans d’absence. Si l’on peut penser qu’avec cette qualification la saison des Leafs semble réussie, il y a tout de même un petit goût amer après ce match 7 face aux Bruins de Boston… Une élimination en prolongation alors que Toronto menait par 3 buts d’écart à dix minutes de la fin ! Peu d’équipes dans l’histoire de la NHL ont laissé filer pareil occasion de se qualifier. Disons que c’est l’inexpérience des playoffs après tout ce temps sans y participer. De toute manière, cette qualification en playoffs fut le fruit d’un long travail de restructuration et de changement au sein de l’organisation des Leafs avec notamment l’éviction de Brian Burke au poste de General Manager, juste avant le début de saison. Cette nouvelle, qui a fait l’effet d’une bombe, a été au final positive pour l’équipe.

Mais cette qualification en séries est aussi le fruit de toute une équipe et en particulier la défense. Elle a étonné plus d’un observateur, puisque les Leafs n’ont encaissé que 128 buts en saison régulière. James Reimer est l’un des artisans de cette réussite, alors que tout le monde attendait Roberto Luongo à un moment ou un autre. Le jeune portier canadien a fait le job avec des arrêts déterminants tout au long de la saison, bien épaulé par Ben Scrivens. Les deux jeunes gardiens, sans être extraordinaires (2.46 de moyenne pour Reimer et 2.69 pour Scrivens) ont tout même livré la marchandise en l’absence d’un réel gardien numéro 1, chose qui ne s’est plus vu au Air Canada Center depuis Ed Belfour. La défense des Leafs a également fourni un effort suffisant pour aller en playoffs. Emmenée par leur capitaine Dion Phaneuf, l’arrière garde a également pu compter sur les bonnes performances de Cody Franson et de Mark Fraser (meilleur plus minus de son équipe). On notera tout de même les saisons moyennes de John-Michael Liles et de Mike Komisarek. L’ancien du Canadien n’est plus dans les plans des dirigeants des Maple Leafs puisqu’il n’a fait que 4 matchs cette saison.

Nazem Kadri : s’il ne fallait retenir qu’un seul nom en attaque du côté des Leafs, c’est bien ce jeune attaquant. Avec 44 points dont 18 buts en 48 parties, l’ancien premier choix de draft a largement comblé les attentes des fan. Nul doute qu’il deviendra la superstar des Maple Leafs dans les années à venir. Le centre américain Phil Kessel reste néanmoins le leader de l’offensive avec 52 points et sort encore d’une grosse saison, tout comme James Van Riemsdyk. Ce dernier s’est parfaitement habitué à ses nouvelles couleurs puisqu’il finit troisième marqueur de son équipe avec 32 points. Joffrey Lupul ne fait malheureusement pas partie de ce top 3 à cause d’une blessure, il n’a joué que 16 matchs de saison régulière, mais finit tout de même avec 18 points et avec 4 points en 7 matchs de play-off après être revenu totalement guéri en cours de séries face aux Bruins. Déception en revanche pour Mikhail Grabovski qui a été prié de trouver un autre club au cours de l’été - il rejoindra les Capitals pour un contrat d’un 1 ans - et de Leo Komarov qui ne rejouera pas en NHL. Pourtant annoncé comme un joueur taillé pour le jeu américain, le Finlandais ne s’est jamais réellement habitué à la NHL. Il rejoint le Dynamo Moscou pour la saison 2013-2014.

 

Capitals WashingtonWashington Capitals (14e)
Classement conférence est : 3e (57 points)
Parcours en playoffs : éliminés en quart de finale de conférence par les Rangers de New York 4 matchs à 3
Attaque : 5e de la ligue, 3,04 buts marqués par match
Défense : 18e de la ligue, 2,71 buts encaissés par match
Gardien : Braden Holtby, 11e de la ligue (92% d’arrêts en 36 matchs)
Meilleurs marqueurs : Alex Ovechkin (AG) : 32 buts, 56 points
Mike Ribeiro (C) : 13 buts, 49 points
Nicklas Backstrom (C) : 8 buts, 48 points
Troy Brouwer (AD) : 19 buts, 33 points
Mike Green (D) : 12 buts, 26 points

Quelle saison mouvementée pour les Capitals de Washington. Après un début de saison catastrophique, la bande à Ovechkin s’est réveillée et a réussi à accrocher le titre de champion de la très faible division Sud-Est (seule équipe de la division à participer aux play-offs), synonyme de troisième place au classement de la conférence Est. Mais comme à son habitude, les Caps vont décevoir en séries éliminatoires, dans un quart de finale ultra serré face aux Rangers de New-York. Washington va perdre lors du match ultime malgré une nette supériorité lors des premières manches de la série. Arrivé en remplacement de Dale Hunter, Adam Oates débarque pour la toute première fois en tant qu’entraineur chef d’une équipe de NHL, après un poste d’assistant coach des Devils du New-Jersey. Ses débuts à la tête des Caps ont donc été marqués par des défaites à répétition. Mais alors que tout le monde voyait cette équipe hors du coup, Oates a su remobiliser ses joueurs pour revenir petit à petit dans le peloton et terminer avec une belle troisième place.

La remontée de Washington est en partie due au réveil de sa star russe Alexander Ovechkin, qui, en cours de saison est redevenu l’un des meilleurs joueurs du circuit. Repositionné ailier droit - comme Oates l’avait fait pour Kovalchuk l’année précédente - “Ovi” totalise 56 points en 48 matchs. Le Tsar a montré toutes ses qualités de leader sur la glace. Il fut récompensé en fin de saison par le trophée Hart (joueur le plus utile à son équipe) devançant John Tavares que beaucoup voyait comme favori pour ce trophée. L’attaque fut aussi emmenée par Mike Ribeiro qui réalise l’une de ses meilleures saisons depuis des années, le Québécois totalisant 49 points en 48 matchs. Il devance le centre du premier trio Nicklas Backstrom, qui lui aussi réalise une bonne saison avec 48 points, terminant meilleur passeur de son équipe. Le centre suédois est le joueur parfait pour seconder Ovechkin, meilleur buteur de la saison. Mention honorable aux attaquants Troy Brouwer et Eric Fehr, le premier continuant tranquillement son ascension en NHL avec 33 points en 47 rencontres. Le Canadien est le quatrième marqueur de Washington. Le second se démarque par ses qualités défensives avec le meilleur ratio (+14) de son équipe et son faible temps passé en prison. Fehr est incontestablement l’un des meilleurs attaquants défensif des Caps. L’attaque de la capitale fédérale des Etats-Unis est l’une des meilleures de la ligue (quatrième avec 146 buts inscrits). C’est la principale force de cette équipe et cela devrait encore duré dans les années qui suivent.

La défense s’est un peu moins démarquée mais cela reste tout de même très satisfaisant (136 buts encaissés). Avec le retour de Mike Green au meilleur de sa forme, Washington a pu compter sur un élément précieux à la ligne bleue. Cependant, son ratio de -3 prouve encore qu’il manque de rigueur défensive, principal défaut de ce joueur au combien talentueux. Heureusement, les Caps pouvaient compter sur John Carlson et Steve Olesky, les deux révélations en défense. Solides à leur poste, les deux Américains se sont démarqués par une rigueur défensive fort utile pour leur équipe et très appréciée par leur coach. Si l’émergence de Carlson, ancien premier choix, était attendue, la prestation d’Olesky vient de nulle part. Non drafté, l’ancien universitaire restait sur cinq saisons entre ECHL et AHL avant de percer cette année. Les deux hommes sont devenus des pièces maîtresses de la défense des Caps.

Washington a-t-il enfin trouvé son gardien numéro 1 ? Peut-être avec Braden Holtby, qui sort d’une saison remarquable avec une moyenne de 2,58 et un pourcentage de 92%. Le jeune portier canadien fut également solide en séries et il pourrait bien, s’il confirme tout cela dès la saison prochaine, participer aux J.O avec la Team Canada. Michal Neuvirth perd petit à petit ses chances de devenir numéro 1, lui qui avait commencé la saison avec ce rang. Ses performances en dents de scie l’ont relégué sur le banc pour le reste de la saison.

 

Wild MinnesotaMinnesota Wild (15e)
Classement conférence ouest : 8e (55 points)
Parcours en playoffs : éliminés en quart de finale de conférence par les Blackhawks de Chicago 4 matchs à 1
Attaque : 22e de la ligue, 2,46 buts marqués par match
Défense : 16e de la ligue, 2,6 buts encaissés par match
Gardien : Niklas Bäckström, 19e de la ligue (90,9% d’arrêts en 42 matchs)
Meilleurs marqueurs : Zach Parisé (AG) : 18 buts, 38 points
Mikko Koivu (C) : 11 buts, 37 points
Ryan Suter (D) : 4 buts, 32 points
Devin Setoguchi (AD) : 13 buts, 27 points
Matt Cullen (C) : 13 buts, 27 points

Avec les acquisitions de Zach Parisé et Ryan Suter à l’été 2012, revenir en playoffs après quatre saisons d’absence semblait le minimum pour l’équipe de « l’Etat du hockey ». Si l’objectif a bien été atteint, ce fut dans la douleur. Ainsi, la défaite en cinq matchs face à Chicago lors du premier n’a pas été une grande surprise mais les fans ne s’attendaient sans doute pas à se qualifier pour les playoffs au dernier match et à égalité de points avec le premier non-qualifié.

Le début de saison fut particulièrement délicat pour le Wild mais l’équipe a finalement trouvé son rythme à la mi-saison, à l’image de Ryan Suter, inquiétant de fébrilité au début de l’exercice avant de s’imposer comme le leader naturel de l’escouade défensive (27 minutes de temps de jeu en moyenne par match). Il a finalement terminé la saison en étant un candidat sérieux pour le trophée Norris récompensant le meilleur défenseur de l’année. À ses côtés, le jeune Jonas Brodin a signé une première saison complète en NHL solide (plus de 23 minutes en moyenne de jeu pour le Suédois de 19 ans). Brodin, snobé pour le trophée Calder comme tous les défenseurs purs, aura été la révélation de la saison.

En attaque, outre Parisé qui termine sans grande surprise meilleur marqueur de l’équipe avec ses 18 buts pour 38 points, seuls Mikko Koivu, Devin Setoguchi et Dany Heatley ont dépassé la barre des 10 buts. Au niveau de la relève offensive, Charlie Coyle a montré avec ses 14 points qu’il avait toute sa place dans l’effectif mais Mikael Granlund a lui peiné à s’adapter au niveau de la NHL et il termine la saison avec 8 points en 27 matchs. Conscient des limites offensives de son équipe, le manager Chuck Fletcher a fait venir à la deadline Jason Pominville de Buffalo contre deux espoirs de la franchise (l’attaquant Johan Larsson et le portier Matt Hackett) et des choix de draft. Mais, malgré ses 9 points en 10 matchs pour finir la saison régulière, l’ancien capitaine des Sabres n’a pas permis à sa nouvelle équipe d’inquiéter les Blackhawks.

 


NY IslandersNew York Islanders (16e)
Classement conférence est : 8e (55 points)
Parcours en playoffs : éliminés en quart de finale de conférence par les Penguins de Pittsburgh 4 matchs à 2
Attaque : 7e de la ligue, 2,81 buts marqués par match
Défense : 21e de la ligue, 2,83 buts encaissés par match
Gardien : Evgeni Nabokov, 18e de la ligue (91% d’arrêts en 41 matchs)
Meilleurs marqueurs : John Tavares (C) : 28 buts, 47 points
Matt Moulson (AG) : 15 buts, 44 points
Brad Boyes (AD) : 10 buts, 35 points
Frans Nielsen (C) : 6 buts, 29 points
Mark Streit (D) : 6 buts, 27 points

L’opération reconstruction commence enfin à porter ses fruits. Pour la première fois depuis 2007, les Islanders de New York ont retrouvé les playoffs. Mieux, une nouvelle arène les attend à Brooklyn en 2015, pour remplacer le vieillissant Nassau Coliseum de 1972. La clé de ce succès des Islanders ? John Tavares. L’attaquant international continue sa progression régulière vers les sommets, avec 28 buts, 47 pts et 48 matchs. Il a même terminé 3e au vote du MVP de la saison, témoignage de son importance dans l’équipe et une reconnaissance par ses pairs. La reconstruction et quelques bons échanges ou signatures ont surtout permis d’apporter de la profondeur et du soutien à Tavares. Matt Moulson, Brad Boyes, Michaek Grabner et Josh Bailey ont franchi les 10 buts. Frans Nielsen, Kyle Okposo les 20 pts.

La défense a trouvé un nouveau leader avec le jeune Travis Hamonic, excellent la saison dernière, et une première saison correcte pour l’ancien n°4 de draft des Kings Thomas Hickey, récupéré au ballotage. La contribution de Lubomir Visnovsky a fortement aidé, même si le Slovaque s’est fait tirer l’oreille pour quitter la KHL à la fin du lockout. Enfin, le vétéran Evgeny Nabokov a été irréprochable dans les buts. Ces bonnes performances générales, ces nombreux jeunes prometteurs, n’ont certes pas suffi face aux Penguins en playoffs. Mais alors que tout le monde imaginait une déroute en quatre manches, les Islanders se sont bien battus et n’ont baissé pavillon qu’au sixième. Une expérience précieuse pour des lendemains qui chantent : Tavares & co apparaissent comme une valeur montante de la NHL.

 

Blue Jackets ColumbusColumbus Blue Jackets (17e)
Classement conférence ouest : 9e (55 points)
Attaque : 25e de la ligue, 2,4 buts marqués par match
Défense : 9e de la ligue, 2,4 buts encaissés par match
Gardien : Sergei Bobrovsky, 2e de la ligue (93,2% d’arrêts en 38 matchs)
Meilleurs marqueurs : Vinny Prospal (AG) : 12 buts, 30 points
Mark Letestu (C) : 13 buts, 27 points
Fedor Tyutin (D) : 4 buts, 22 points
Brandon Dubinsky (C) : 2 buts, 20 points
Nick Foligno (AG) : 6 buts, 19 points

Avec le départ de Rick Nash vers New York, les Blue Jackets ont inauguré cette saison une nouvelle période de leur histoire. Sans leur capitaine et joueur emblématique, mais aussi avec un nouveau manager général, car Scott Howson a été remplacé par Jarmo Kekäläinen en février.

Mais les fans de Columbus se sont rapidement trouvé un nouveau héros en la personne de Sergei Bobrovsky. Arrivé contre plusieurs choix de draft de Philadelphie en juin 2012 où il était alors barré par son compatriote Ilya Bryzgalov, le portier de 24 ans a fait des miracles pour sa nouvelle équipe. Ainsi, alors que Columbus a peiné au niveau de la possession du palet et de la production offensive, Bobrovsky a maintenu son équipe dans la course aux playoffs jusqu’au dernier moment avec un pourcentage d’arrêts impressionnant de 93,2%. Cette performance a été saluée par l’obtention du trophée Vezina récompensant le meilleur gardien de la saison. Grâce à leur portier, les Jackets ont obtenu 20 victoires en 28 matchs après un début de saison très peu encourageant (16 défaites en 20 matchs). Au final, les Jackets ont terminé avec le même nombre de points que le Minnesota, dernière équipe qualifiée pour les playoffs à l’ouest, et ils ont été éliminés au tie-break à cause d’un nombre de victoires avant les tirs aux buts inférieur à celui du Wild.

Si la présence des Jackets à la bagarre pour les playoffs a été une heureuse surprise pour les fans, Kekäläinen a encore beaucoup de pain sur la planche car les Jackets ont été largement inefficaces en attaque. Ainsi, seuls Artem Anisimov, Vinny Prospal et Mark Letestu ont dépassé la barre des 10 buts. C’est la raison pour laquelle le manager finlandais est allé chercher Marian Gaborik, alors en froid chez les Rangers avec son entraîneur John Tortorella, à la deadline. Le sniper slovaque a démarré avec son nouveau club par 8 points en 12 matchs. Quant au jeune centre Ryan Johansen, drafté quatrième en 2010, il continue son apprentissage en NHL : opposé aux meilleures lignes adverses, il n’a inscrit que 12 points en 40 matchs. L’autre grand espoir de la franchise, Ryan Murray, repêché deuxième en 2012, a lui aussi connu une saison difficile : obligé de retourner dans son club junior à Everett, il s’est blessé à l’épaule en novembre, ce qui a mis un terme prématuré à sa saison.

 

Jets de Winnipeg logoWinnipeg Jets (18e)
Classement conférence est : 9e (51 points)
Attaque : 16e de la ligue, 2,62 buts marqués par match
Défense : 25e de la ligue, 2,94 buts encaissés par match
Gardien : Ondrej Pavelec, 22e de la ligue (90,5% d’arrêts en 44 matchs)
Meilleurs marqueurs : Andrew Ladd (C) : 18 buts, 46 points
Blake Wheeler (AD) : 19 buts, 41 points
Evander Kane (AG) : 17 buts, 33 points
Bryan Little (AD) : 7 buts, 32 points
Dustin Byfuglien (D) : 8 buts, 28 points

4 points, c’est ce qui sépare les Jets de Winnipeg d’une place en play-offs. Encore une fois la franchise du Manitoba échoue d’un rien dans la quête d’une place en séries éliminatoires. Pourtant, la saison des Jets fut globalement bonne au vue d’un effectif sans grande superstar. Toujours emmené par un public incroyable, Winnipeg a longtemps cru pouvoir participer aux play-offs mais la fin de saison hésitante des Jets les fait sortir du top 8 pour seulement quelques points.

L’équipe coachée par Claude Noel a pu compter sur un Ondrej Pavelec qui a une nouvelle fois réalisé une grande saison dans les cages. Le jeune portier tchèque est le gardien qui a fait le plus grand nombre d’arrêt cette saison avec 1132 tirs bloqués. Malgré une moyenne de buts encaissés de 2.80, Pavelec est l’un des éléments les plus précieux que peut compter Winnipeg dans ses rangs (Pavelec et les Jets sont liés jusqu’en 2017). La défense des Jets a pourtant souffert cette saison avec 141 buts encaissés cette saison. C’est l’une des pires équipes dans ce secteur. Outre l’étonnant Grant Clitsome et le solide Dustin Byfuglien, les arrières de Jets ont enchainés les contreperformances. On pointera du doigt les Zach Bogosian et Ron Hainsey qui ont déçu de nombreux observateurs avec des ratios respectivement à -5 et -8.

L’attaque n’a pas mieux réussi, mais il manque réellement un gros pointeur à cette équipe. Tous les espoirs se sont portés sur le talentueux Evander Kane. Le jeune joueur a encore réalisé une saison correcte, mais on sait qu’il peut faire beaucoup mieux s’il se montrait plus constant dans ses performances et moins pénalisé (joueur le plus pénalisé de son équipe avec 80 minutes passé en prison). Il reste bien sûr Andrew Ladd pour mener les Jets à l’offensive. Le capitaine fidèle à son équipe est encore une fois le leader de cette équipe avec 46 points en 48 rencontres et a aussi le meilleur ratio avec un beau +10. Ladd est véritablement le joueur le plus utile et le plus complet de son équipe. Blake Wheeler réalise également une bonne saison avec 41 points. Il s’impose de plus en plus comme un leader des Jets. Mais malheureusement, il n’y a pas grand-chose d’autre derrière ses trois-là, hormis Bryan Little. On note surtout beaucoup de déception, à l’image des performances très moyennes de Olli Jokinen, qui semble perdre au fil des saisons son aura d’antan, d’Antti Miettinen et de Jim Slater (malgré une blessure sérieuse qui l’a contraint à ne jouer que 26 matchs). Les Jets, qui vont enfin quitter la conférence Est et réduire les longs déplacements, auront encore l’objectif de disputer les play-offs. Au vu de l’effectif quasi inchangé, ils devront encore compter sur le bruyant public de MTS Center pour espérer se qualifier.

 

Coyotes PhoenixPhoenix Coyotes (19e)
Classement conférence ouest : 10e (51 points)
Attaque : 21e de la ligue, 2,52 buts marqués par match
Défense : 15e de la ligue, 2,6 buts encaissés par match
Gardien : Mike Smith, 16e de la ligue (91% d’arrêts en 34 matchs)
Meilleurs marqueurs : Keith Yandle (D) : 10 buts, 30 points
Radim Vrbata (AD) : 12 buts, 28 points
Shane Doan (AD) : 13 buts, 27 points
Mikkel Boedker (AG) : 7 buts, 26 points
Oliver Ekman-Larsson (D) : 3 buts, 24 points

Le système de Dave Tippett fonctionne plutôt bien depuis 2009 : un jeu défensif solide, centré sur un gardien rigoureux et une attaque opportuniste. Les succès des années précédentes n’ont malheureusement pour lui pas été confirmés pour cette nouvelle saison. L’attaque n’a pas brillé et Mike Smith, exceptionnel la saison dernière, a été gêné par plusieurs pépins physiques. Ses statistiques très ordinaires n’ont pas réussi à compenser la faiblesse offensive criante : le défenseur Keith Yandle a terminé meilleur marqueur de l’équipe avec seulement 30 pts en 48 matchs. Shane Doan et Antoine Vermette ont marqué 13 buts, Radim Vrbata 12 et Martin Hanzal 11, sans aucun soutien réel du reste de l’alignement.

L’équipe a donc dû se séparer de plusieurs joueurs en cours de route (Raffi Torres, Steve Sullivan, Matt Lombardi) sans parvenir à réellement lancer des jeunes en attaque. Phoenix a raté les playoffs, avec la 29e affluence de la ligue. Les doutes financiers autour du rachat de la franchise n’ont rien arrangé côté investissement… Les Coyotes ont du attendre l’intersaison pour être rassurés sur leur sort et espèrent retrouver le chemin des filets.

 

Flyers PhiladelphiePhiladelphia Flyers (20e)
Classement conférence est : 10e (49 points)
Attaque : 9e de la ligue, 2,75 buts marqués par match
Défense : 23e de la ligue, 2,9 buts encaissés par match
Gardien : Ilya Bryzgalov, 29e de la ligue (90% d’arrêts en 40 matchs)
Meilleurs marqueurs : Claude Giroux (C) : 13 buts, 48 points
Jakub Voracek (AD) : 22 buts, 46 points
Wayne Simmonds (AD) : 15 buts, 32 points
Kimmo Timonen (D) : 5 buts, 29 points
Brayden Schenn (C) : 8 buts, 26 points

Les Flyers, risée de la ligue ! Philadelphie n’a jamais paru dans le coup pour se qualifier en playoffs, et le recrutement à prix d’or d’Ilya Bryzgalov en 2011 a plus ressemblé à un vaudeville qu’autre chose. Le portier russe n’a pas spécialement brillé et a même perdu sa place en fin de saison au profit de Steve Mason. L’ancien vainqueur du trophée Calder avec Columbus a retrouvé des couleurs avec les sept derniers matchs de la saison : 94,4% d’arrêts et 1,90 but encaissé. Mais on ne peut pas tout mettre sur le dos du gardien.

Pas quand la défense aura été décimée par les blessures : en l’absence de Chris Pronger, toujours pas remis de sa commotion, Braydon Coburn et Nicklas Grossman ont débuté la saison en leaders, ont peiné, avant de se blesser en mars. Andrej Meszaros, pas vraiment remis de sa blessure au dos, n’a joué que 11 matchs et a lui aussi interrompu sa saison en mars. Pas mieux pour Kent Huskins et Bruno Gervais… Bref, les Flyers se sont beaucoup reposés sur Luke Schenn et Kimmo Timonen, qui a du jouer un mois avec une fracture du pied (!) pour encadrer les jeunes promus, tels Erik Gustafsson, Oliver Lauridsen et Brandon Manning.

L’attaque n’a pas connu les mêmes coups durs, mais la saison de Claude Giroux (48 pts tout de même) fut moins brillante - le départ de Jaromir Jagr ayant peut-être fait plus mal qu’attendu. Les bonnes nouvelles sont venues de Jakub Voracek, auteur de 22 buts et 46 pts, qui a franchi un cap majeur. Derrière, Wayne Simmonds et Brayden Schenn ont alterné le bon et le moins bon, de même que Matt Read, pas mauvais défensivement. Daniel Brière s’est montré très décevant, Scott Hartnell a connu des pépins physiques et le reste… n’a pas produit. Le manager Paul Holmgren a du pain sur la planche et a commencé par chambouler, encore une fois, son effectif, en éliminant Bryzgalov de l’équation. Cette erreur de contrat aura coûté très cher aux Flyers...