Mémorial Ivan Hlinka U18 (Deuxième partie)

Suite du bilan du tournoi U18 'Ivan Hlinka'. Dans cette deuxième partie, les matchs de classement, les demi-finales, la petite finale et la grande finale.

Retrouvez à la fin de l'article une courte analyse, avec les joueurs qui se sont illustrés dans ce tournoi.

 

Match pour la 7e place

Suède 11-0 Slovaquie (3-0, 6-0, 2-0)
Vendredi 9 août 2013, 14h.
EASTON Arena de Piestany.

Récapitulatif du score :
1-0 à 02'49" : Nylander-Altelius (Andersson) sup. num.
2-0 à 06'28" : Kempe (Franzen, Lagesson)
3-0 à 18'44" : Kempe (A. Karlsson) sup. num.
4-0 à 22'44" : Lagesson (A. Karlsson)
5-0 à 30'20" : Tornqvist (A. Karlsson) sup. num.
6-0 à 30'36" : Muzito-Bagenda (Andersson, Englund) sup. num.
7-0 à 33'16" : Nylander-Altelius (Timashov, Andersson)
8-0 à 34'16" : Muzito-Bagenda (Olofsson, Johnasson)
9-0 à 34'56" : A. Karlsson (FKarlsson, Lindblom)
10-0 à 56'20" : Lindblom (Timashov) sup. num.
11-0 à 58'36" : Englund

Le champion U17 de l'an passé se retrouve en balance pour la dernière place. Ce n'était pas vraiment l'objectif ! Les Suédois, vexés, entament bien et obtiennent une pénalité dès la 2e minute. Škorvánek doit s'employer face à Adrian Kempe, Anton Karlsson et Rasmus Andersson. Mais il ne peut rien faire lorsque William Nylander Altelius se promène dans la zone offensive et trouve la lucarne depuis le cercle droit (1-0), 02'49"). Les Slovaques se montrent bien moins menaçants lors de la pénalité d'Emil Johnasson : ils ont à peine le palet et manquent de s'incliner sur un contre d'Henrik Tornqvist. La Suède survole ce début de match et une défense passive laisse Adrian Kempe s'emparer d'un palet dans l'enclave (2-0, 06'28"). Kempe, intenable, reçoit peu après une passe de Gustaf Franzen et son slap puissant force Škorvánek à réaliser un arrêt difficile. La Slovaquie profite d'une pénalité à mi-période pour souffler et porter le danger sur le but adverse, par Halama, Milý et Sukel. La pénalité de Matsson n'est pas terminée que Rasmus Andersson le rejoint pour deux secondes. Le jeu de puissance slovaque continue : Krasničan et Romančík se rapprochent de la réduction du score. La Suède s'en sort et reprend le contrôle du jeu. Anton Karlsson et Nylander Altelius obtiennent deux chances, puis le jeu de puissance offre une situation chaude à Gustav Franzen. Nylander Altelius profite d'un cinq contre trois pour une nouvelle grosse occasion. Finalement, c'est à dix secondes de la fin de la deuxième pénalité que Adrian Kempe s'offre un doublé, lorsqu'Anton Karlsson lui offre un caviar lors d'un deux-contre-un (3-0, 18'44").

Le match paraît déjà plié et le deuxième tiers se révelera un calvaire pour les Slovaques. Dès la 3e minute, Anton Karlsson brille encore et, de derrière la cage, trouve William Lagesson pour une lucarne (4-0, 22'44"). Dans la foulée, Robin Kovacs lance Daniel Muzito Bagenda qui manque sa chance. Les Slovaques tentent de timides attaques, la plus nette lorsque Adrian Holešínský déboule en échappée : mitaine de Soderström. Une succession de pénalités de part et d'autre casse un peu le rythme. Mais à la mi-match, la Suède, en cinq-contre-trois, assomme le match en quelques secondes. Anton Karlsson sert parfaitement Henrik Tornqvist pour sa troisième passe (5-0, 30'20"). La défense est aux abonnés absents et seize secondes plus tard, le jeu de puissance suédois termine le travail : Rasmus Andersson pour une passe longue, Daniel Muzito Bagenda en échappée qui gagne son duel du revers (6-0, 30'36"). Fin de match pour Škorvánek, remplacé par Pajpach, qui doit d'entrée sortir un tir de Nylander Altelius. La pénalité slovaque qui suit lui permet de briller sur une volée de Gustav Forsling, mais Nylander Altelius est au dessus du lot dans ce match, avec un tir sur réception d'une passe de Timashov venue de la droite (7-0, 33'16"). Pajpach, assiégé, sauve devant Mattson mais prend encore deux buts en quelques secondes. Muzito Bagenda déboule pour une nouvelle échappée et utilise une nouvelle fois le revers (8-0, 34'16"). Quarante secondes plus tard, le capitaine Anton Karlsson signe son 4e point du match avec un lancer de l'enclave en pleine lucarne (9-0, 34'56"). On en est à 25-8 en tirs... Les Slovaques sont acculés sur leur but en cette fin de tiers et concèdent encore une pénalité.

Celle-ci se prolonge au dernier tiers et les Suédois manquent le dixième à deux reprises, par Nylander Altelius, qui trouve le poteau gauche, puis Rasmus Andersson qui touche la transversale ! Les poteaux travaillent fort puisque sur le contre slovaque, Haščič, en échappée, voit son revers taper le métal également. Pajpach multiplie les arrêts au fil des minutes dans cette partie à sens unique. Il faut attendre la fin de partie pour que le score change, avec Oskar Lindblom à la conclusion d'un jeu à une touche de palet en supériorité (10-0, 56'20"). Andreas Englund termine le travail en toute fin de match (11-0, 58'36"). Juste après le but, Linus Soderström patine vers son banc : pour éviter la pénalité, il doit sortir et Adam Werner, arrivé le matin même de Suède suite à la blessure d'Eriksson, joue donc 1'30".

Joueurs du match : Henrik Tornqvist (Suède), Matus Sukel´ (Slovaquie).

Suède : Soderstrom puis Werner à 58'36" – Forsling, Lagesson, Johnasson, Ollas Mattsson, Englund, Andersson – Tornqvist, Franzen, Kempe – Nylander Altelius, Holmstrom, Timashov – Karlsson A., Karlsson F., Lindblom – Olofsson, Muzito Bagenda, Kovacs, Elgestal
Slovaquie: Škorvánek puis Pajpach à 30'36" – Maier, Romančík, Koch, Jaroš, Bilík, Ivanič, Moravčík, Bajanik – Haščič, Halama, Holešínský – Paločko, Sukel´, Milý – Krasničan, Kratochvíla, Kundrát – Petráš, Adamčík, Ferleťák


Match pour la 5e place

Finlande 4-3 Suisse (fusillade) (0-1, 1-1, 2-1)
Vendredi 9 août 2013, 15h30 à Breclav.

Récapitulatif du score :
0-1 à 11'49" : Harlacher (Suter) sup. num.
0-2 à 24'26" : Klopfter (Suter) sup. num.
1-2 à 31'46" : Rantanen (Lammikko, Lamsa) sup. num.
1-3 à 49'38" : Suter (Kindschi)
2-3 à 51'33" : Lammikko (Lamsa, Raantanen) sup. num.
3-3 à 57'26" : Hopponen (Rantanen)

La Suisse entre bien dans le match et obtient quelques situations, par Kevin Fiala et Sin Schlapfter. Voutilainen reste solide. Le premier tir finlandais ne survient qu'à la 6e minute, mais Kevin Fehr doit alors sortir plusieurs palets difficiles. À la 10e minute, la première pénalité finlandaise offre plutôt deux situations dangereuses en infériorité. Kauppinen n'est pas revenu sur la glace qu'il est rejoint par Lamsa pour cinglage. La Suisse continue son jeu de puissance et finit par être récompensée par un but d'Edson Harlacher (0-1, 11'49"). Peu après, Voutilainen sauve son équipe en étendant la jambière pour bloquer l'échappée de Damian Riat. La première pénalité suisse en fin de tiers libère Rouhiainen pour deux tirs de la bleue, avant une ultime occasion signée Rantanen, servi par Sami Niku : Fehr gagne brillamment son duel.

Dès le début du deuxième tiers, les Helvètes reçoivent un jeu de puissance suite à un surnombre. Cela ne donne rien, mais une nouvelle opportunité survient une minute plus tard. Cette fois-ci, Voutilainen ne parvient pas à couvrir un palet et Tobias Klopfer le glisse au fond des filets (0-2, 24'26"). La Finlande réagit en se montrant plus physique. À la mi-match, une supériorité nordique fait briller Fehr, avec une mitaine devant Lamsa. Après quelques secondes de cinq-contre-trois, la Finlande capitalise enfin en avantage numérique. Le tir sur réception de Lamsa trouve Fehr mais les arbitres estiment que le palet est resté libre, et Mikko Rantanen pousse le disque dans le but, malgré les protestations suisses (1-2, 31'46"). Les deux équipes ne profitent pas des pénalités qui suivent dans la fin du tiers : Voutilainen et Fehr ne commettent pas d'erreur.

Ce n'est pas meilleur en début de troisième et il faut attendre la mi-période pour voir Pius Suter, déjà auteur de deux passes, dévier une passe du coin signée Kindschi (1-3, 49'38"). La réaction finnoise ne tarde pas et la pénalité de Siegenthaler relance le match. Lamsa mène le jeu et trouve Juho Lammikko poteau opposé (2-3, 51'33"). La Suisse tente de porter le jeu le plus loin possible et y parvient quelques minutes. Mais à 2'34" de la fin, le tir du poignet de Walterri Hopponen surprend Kevin Fehr (3-3, 57'26"). Encore une fois, la Suisse n'a pas réussi à tenir son avantage et craque en fin de match. La prolongation, sans aucun coup de sifflet, ne donne rien, avec un ultime tir de Joel Kiviranta sorti par la jambière de Fehr. La fusillade décidera du classement : les feintes de Schlapfter puis de Kalapudas ne donnent rien. Harlacher ne trompe pas Voutilainen en hauteur, mais Rantanen fait mouche au deuxième tir finlandais. Karrer tente une feinte du revers mais rate le cadre : victoire de la Finlande, qui prend la 5e place.

Finlande : Voutilainen (Kähkönen) – Rouhiainen, Väinölä, Tervo, Niku, Leppävuori, Keskitalo, Haapanen, Parikka – Lammikko, Lämsä, Rantanen – Jääskeläinen, Honkanen, Kiviranta – Aho, Kalapudas, Hopponen – A. Mäkinen, M. Mäkinen, Kauppinen
Suisse : Fehr (Descloux) – Klopfer, Harlacher, Siegenthaler, Karrer, Maurer, Kindschi, Gurtner – Riat, Suter, Meier – Rod, Malgin, Fiala – Kessler, Privet, Trisconi – Schläpfer, Ritz, Schmidli – Meyer

 

Demi-finale

Canada 3-1 Russie (2-0, 0-1, 1-0)
Vendredi 9 août 2013, 17h30.
EASTON Arena de Piestany.
Arbitrage de P. Stano, T. Bundil assistés de V. Brath, R. Návratek

Récapitulatif du score :
1-0 à 00'39" : Watson (Point, Audette)
2-0 à 19'20" : Bennett sup. num.
2-1 à 35'01" : Sharipzyanov (Fazleyev) sup. num.
3-1 à 58'58" : Bishop (Chartier) cage vide

Le Canada ne lambine pas : 39 secondes de jeu et but ! Spencer Watson entre en zone à toute vitesse et Yegor Tsvetkov trompe son propre gardien en voulant couper l'action (1-0, 00'39"). Le Canada est en confiance et contrôle les premières minutes, avec des essais de Chartier et Hawryluk. La première pénalité contre Sam Bennett fait briller la défense canadienne, qui ne concède rien. Pas mieux pour le jeu de puissance russe peu après (8e), et il faut attendre la troisième pénalité à la mi-période pour une première grosse occasion sur le but de Billia. Le gardien parvient à voler Ilya Zinoviev. Le gardien se montre solide à trois reprises pendant ce temps fort russe. A cinq minutes de la sirène, Pilipenko prend deux minutes. Le capitaine Aaron Ekblad, très à l'aise, expédie un tir puissant et Sergei Korbov s'impose de la mitaine. La situation lance malgré tout le Canada dans une période de domination. Une nouvelle pénalité contre Vovchenko finit par payer, lorsque Spencer Watson met le feu dans la défense. Boikov bloque le tir mais le palet navigue dans une forêt de joueurs. Sam Bennett, au deuxième poteau, est le premier à le repérer (2-0, 19'20").

Les joueurs de Dale Hunter, entraineur des London Knights, mènent 10 tirs à 5 et continuent à gérer en deuxième tiers. Ils perdent cependant Dal Colle dès la troisième minute, blessé. Les Russes prennent une pénalité, mais démarrent en contre et poussent Ekblad à la faute. Les Russes peinent à cadrer leurs tirs et les défenseurs des deux équipes sont habiles au bloc. Du coup, les occasions se font rares, contrairement aux beaux gestes défensifs - poke-check, placement, sont excellents. A cinq minutes de la pause, la Russie parvient enfin à convertir une supériorité numérique, lors d'un faire trébucher de Roland McKeown. Damir Sharipzyanov, servi à la bleue, ne laisse aucune chance à Julio Billia, juste au dessus de sa mitaine (2-1, 35'01"). La Russie, boostée par le but, enchaîne avec un excellent Zinoviev. Malheureusement pour eux, Nazarkin prend deux minutes pour une obstruction stupide. Korobov repousse Ekblad, Bennett et Point sans trembler. A une minute de la fin, l'orage violent qui sévit sur Piestany provoque une coupure : le tableau d'affichage ne fonctionne plus et l'annonceur doit prendre la parole à chaque arrêt de jeu pour signaler aux joueurs et au public où le match en est !

Le troisième tiers se fait donc "à l'aveugle". Le Canada, indiscipliné, concède deux pénalités rapidement et la Russie, en double avantage, ne parvient pas à s'installer durablement, gênée par le pressing adverse. Ekblad, Bennett puis Point parviennent à couper les passes. La supériorité est gâchée, mais la meilleure chance survient peu après lorsque Vladislav Kamenev lance sur récpetion. Billia dévie du gant et le palet tape le poteau. La défense canadienne gère le match, quitte à commettre des dégagements interdits. Dal Colle, de retour, obtient un bon tir et le Canada sort un peu de sa boîte : Hawryluk impose son physique, puis Fabbri, Bennett tentent de percer la défense russe dans laquelle Sleptsov et Nasybullin sortent du lot. À mi-période, Dervuk prend deux minutes. Bennett, Ekblad, Fabbri menacent Korobov, puis Dal Cole dévie un tir de McKeown et trouve la barre. Le temps défile, et le Canada parvient à porter le jeu en attaque. Un temps mort russe dans la dernière minute ne change rien. Korobov sort pour un attaquant et Rourke Chartier exploite la situation en lançant Clark Bishop pour un but cage vide (3-1, 58'58"). Une belle victoire canadienne, solide en défense.

Joueurs du match : Spencer Watson (Canada) et Nikita Lyamkin (Russie).

Canada: Billia (McDonald) – Hicketts, Ekblad, Fleury, McKeown, Pilon, Neill, Pépin, Carrier – Chartier, Bennett, Bishop – Audette, Point, Watson – Dal Colle, Fabbri, Virtanen – Lemieux, McCann, Hawryluk. Entraineur : Dale Hunter.

Russie: Korobov (Sidorov) – Sleptsov, Tsvetkov, Dervuk, Nazarkin, Nasybullin, Sharipzyanov, Lyamkin, Boikov – Zinoviev, Nikolishin, Vovchenko – Lauta, Kodola, Svechnikov – Lazarev, Fazleyev, Pilipenko – Kamenev, Boltanov, Ryzhkov. Entraineur : Pavel Baulin.


Demi-finale

Etats- Unis 5-3 République Tchèque (2-1, 1-2, 2-0)
Vendredi 9 août 2013, 19h à Breclav.
Arbitrage de Fraňo, Šindler assistés de Barvíř, Blumel

Récapitulatif du score :
0-1 à 04'04" : Zacha (Karabáček) sup. num.
1-1 à 09'49" : Wahlin (Milan)
2-1 à 18'10" : Schmaltz (Dougherty)
2-2 à 28'09" : Vrána (Zbořil, Pastrňák) sup. num.
3-2 à 30'08" : Schmaltz
3-3 à 39'20" : Zacha (Karabáček)
4-3 à 48'46" : Wagner
5-3 à 59'54" : Milan cage vide

Les Tchèques débutent bien la partie avec quelques charges et un tour de cage de Vopelka. Les Américains, un peu tendus, tentent de répliquer physiquement mais Aaron Hayden prend deux minutes. Quelques secondes plus tard, la patinoire explose lorsque la reprise puissante de Pavel Zacha trouve la cible (0-1, 04'04"). Un but qui réveille les États-Unis. Schmaltz, excellent, trouve Wolff qui manque le cadre. Puis, c'est Brandon Carlo, le capitaine Ryan Wagner et le défenseur Dougherty qui s'illustrent. Ce temps fort est finalement exploité lorsque la passe-abandon de Cody Milan libère Jake Wahlin, dont le tir du poignet trompe Vaněček (1-1, 09'49"). Le match s'équilibre. Nedeljkovic s'impose devant Zacha, de justesse, Vaněček répliquant par un arrêt devant Dougherty. Peu après, Jake Wallin et Ryan Mantha mettent le feu devant le but. Le rapide Joseph Snively trouve ensuite le masque du gardien, et Jodey Dudek ne marque pas sur un tour de cage. A quatre minutes de la fin, Jakub Zbořil prend deux minutes. Les États-Unis s'installent, contrôlent le jeu mais reste dans un système trop périphérique. Cinq secondes après la fin de pénalité, alors que Zbořil revient vers sa défense, Nick Schmaltz lance à travers une foule de joueurs et Vaněček ne parvient pas à contrôler le disque (2-1, 18'10"). Les Américains virent en tête.

Le deuxième tiers tourne à l'avantage des Tchèques, qui reçoivent une supériorité rapidement, puis une deuxième pénalité. Après trois minutes à un de plus, les Tchèques se retrouvent à deux de plus... mais de manière illicite, on joue donc à 4 contre 4. Les Américains concèdent une nouvelle faute et cette-fois, la pénalité d'Aaron Haydon coûte cher. Jakub Vrána, oublié par la défense, a tout le temps du monde pour s'avancer entête de cercle et marquer ras-glace (2-2, 28'09"). Les Tchèques paraissent surmotivés par ce but mais prennent une douche froide à la mi-match, lorsqu'un défenseur panique et dégage le palet directement sur la crosse de Nick Schmaltz. L'Américain ne manque pas l'aubaine (3-2, 30'08"). Les deux équipes reçoivent une énorme occasion chacune dans la foulée : Pastrňák démarre en échappée mais sa feinte ne piège pas Nedjelkovic, puis Cody Milan se heurte à Vaněček. Le gardien tchèque ne tremble pas devant Schmaltz et Keegan Iverson, et ce dernier commet un cinglage peu après. Les Tchèques peinent à installer leur avantage numérique et Vrána ne trompe pas le gardien. Une nouvelle pénalité américaine, contre Nick Schmaltz, met la pression sur le but de Nedeljkovic. Zacha, Veselý se rapprochent, puis le palet rebondit sur la barre dans la confusion. Les États-Unis s'en sortent, avant de craquer dans la dernière minute. Karabáček gagne un duel derrière le but et sert Zacha, qui égalise avec l'aide du poteau (3-3, 39'20"). Le public est debout !

Le dernier tiers débute par une nouvelle pénalité américaine contre Nardellas. Ses coéquipiers tuent la séquence et il est servi à sa sortie pour initier un deux-contre-un : son tir est sorti de l'épaule par Vaněček. A la 6e minute, Pastrňák déborde, trouve Vopelka devant le but. Gêné par un défenseur, il rate une cage ouverte. De l'autre côté, Nick Wolff envoie un tir en hauteur que Vaněček, masqué, dévie chanceusement. Le bras de fer tourne finalement à l'avantage des États-Unis lorsque le capitaine Ryan Wagner s'infiltre dans le dos de la défense, feinte Vaněček et marque (4-3, 48'46"). À dix minutes de la fin, le staff américain demande un temps mort, afin de calmer une équipe nerveuse, et de bien gérer défensivement la fin de match. Cela fonctionne plutôt bien avec une interception de Nick Schmaltz, qui tire hors cadre, puis un lancer d'Austin Poganski et un revers de Cody Milan. Nedeljkovic se montre serein, bloquant un essai de Zacha. Les Tchèques prennent leur temps mort à 57'49" mais cela ne donne rien du tout. La sortie de Vaněček pour un attaquant ne fonctionne pas plus et Cody Milan boucle le score cage vide (5-3, 59'54"). Malgré un très bon match, les Tchèques ont manqué de réalisme en supériorité face à une formation américaine très solide défensivement.

Joueurs du match : Jakub Vrána (Rép. Tchèque) et Nick Schmaltz (Etats-Unis)

États-Unis : Nedeljkovic (Weyrick) – Mantha, Haydon, Nardella, Dougherty, Wolff, Carlo, Snively, Rosburg – Bittner, Schmaltz, Poganski – Connor, Wagner, Dudek – Malmquist, Milan, Wahlin – Phelps, Turgeon, Iverson
République Tchèque : Vaněček (Pechek) – Zbořil, Pyrochta, Pýcha, Mašín, Zahradníček, Mikliš, Ščotka, Matula – Karabáček, Zacha, Jenyš – Vopelka, Pastrňák, Vrána – Kovařčík, Veselý, Švarc – Černoch, Kuťák


Match pour la médaille de bronze

Russie 2-3 République Tchèque (0-0, 1-2, 1-1)
Samedi 10 août 2013, 15h, Breclav.
Arbitrage de Fraňo, Šindler assistés de Barvíř, Blümel.

Récapitulatif du score :
0-1 à 29'04" : Vrána (Pastrňák, Vopelka)
0-2 à 30'24" : Pastrňák (Ščotka),
1-2 à 35'11" : Vovchenko (Nikolishin, Lyamkin)
2-2 à 46'32" : Nasybullin (Lazarev)
59. Vopelka (Pastrňák, Vrána)

Les Tchèques alignent Jan Pechek dans les cages : le gardien n'a joué que 14 minutes dans le tournoi, encaissant 3 buts face à la Suisse avant d'être remplacé. Maxim Sidorov sera son homologue du jour, lui qui n'a joué que lors du succès 7-3 contre la Finlande. Le match débute par une pénalité contre Artur Baltonov. La Russie défend bien, ne concédant qu'une occasion à Pavel Jenyš dans les derniers instants : un palet bloqué par Sidorov et dévié ensuite par le patin d'un défenseur au ras du poteau. Ce début timide se prolonge à 07'07" par un superbe arrêt de Sidorov face à la première ligne tchèque, Zacha échouant de près. La première occasion russe revient à Daniil Vovchenko, dont le tir du poignet trouve la barre transversale (12'09"). Le match ne comporte guère d'occasions franches, et il faut attendre la dernière minute pour voir Nikolishin naviguer dans la défense et tenter de feinter Pechek, sans réussite. Un premier tiers calme donc, sans doute parce que les Tchèques ont beaucoup donné la veille face aux Américains, alors que les Russes ont du faire un long voyage en bus depuis Piestany.

Ce tiers de chauffe offre une seconde période plus dynamique. Une pénalité contre Pyrochta place la Russie en situation. Radel Fazleyev et Maxim Lazarev s'illustrent et le jeu de puissance se poursuit par une nouvelle pénalité tchèque, un faire trébucher de Zbořil. Le danger se rapproche : tir de Vadislav Kodola, transversale (23'51"). Les Tchèques s'en sortent sur le fil et reprennent le jeu à leur compte. David Pastrňák déshabille un défenseur et est accroché alors qu'il tente de battre Sidorov ; la pénalité lance l'attaque tchèque à l'assaut et Sidorov s'emploie à tenir son camp. Le score reste vierge et, de retour au complet, la Russie tape une nouvelle fois le métal, par Yevgeni Svechnikov. Le rythme s'accélère à la mi-match. Le manque de réalisme russe revient en boomerang lorsque les Tchèques assoment la partie en 1'20". Pastrňák gagne une mise au jeu offensive, Vopelka lance et Jakub Vrána bonifie le rebond (0-1, 29'04"). Puis, Pastrňák s'illustre encore (0-2, 30'24"). Les Russes sont sonnés et concèdent deux pénalités deux suite : temps mort pour préparer 1'34" de trois contre cinq (31'33"). Sidorov s'impose devant Pastrňák, Vrána et encore Pastrňák, secondé cette fois par son poteau. La défense résiste et, faute d'avoir tué le match, les Tchèques se font piéger par la 4e ligne russe. Daniil Vovchenko termine le travail à bout portant (1-2, 35'11"). Les Russes concèdent alors un retard de jeu et Sidorov sauve encore son équipe en contrôlant difficilement un tir de Karabáček. Peu après, un contre russe finit dans le but... avec Pechek, et les arbitres ne valident pas de but à cause de cette présence d'un attaquant dans l'enclave. A la dernière minute, une pénalité tchèque permet aux Russes de débuter le dernier tiers en supériorité.

Eduard Nasybullin se poste en artilleur en chef, sans réussite, même lors d'une nouvelle faute tchèque. Pechek tient bon et les deux pénalités de suite sont tuées. La domination russe se trouve cependant récompensée lorsque Lazarev donne en retrait au capitaine Nasybullin pour un tir précis (2-2, 46'32"). Les Russes dominent encore quelques minutes, avant de voir les Tchèques reprendre la main à l'orée des dix dernières minutes, sous l'impulsion du duo Pastrňák-Vrána. Sidorov effectue deux arrêts difficiles et le match devient ouvert, avec une suite d'arrêts de Pechek (Zinoviev, Tsvetkov, Nazarkin) et Sidorov (Zbořil, Karabáček). Le temps défile et la première lige tchèque fait la différence. Pastrňák et Vrána combinent, pour servir Lukas Vopelka qui finit le travail en hauteur (2-3, 58'35"). Les Tchèques empêchent ensuite les Russes de sortir le gardien : Sidorov ne cède sa place à un attaquant que dans les dernières secondes, les Tchèques trouvant même le poteau cage vide. Grâce à un grand Jan Pechek et une énorme première ligne, les Tchèques s'offrent le bronze.

Joueurs du match : Ivan Nikolishin (Russie) et David Pastrňák (Rép. Tchèque).

Russie : Sidorov (Korobov) – Dervuk, Nazarkin, Nasybullin, Sharipzyanov, Sleptsov, Tsvetkov, Lyamkin, Boykov – Boltanov, Kamenev, Ryzhkov – Pilipenko, Fazleyev, Lazarev – Zinoviev, Kodola, Lauta – Volchenko, Nikolishin, Svechnikov.
République Tchèque : Pechek (Vaněček) – Zbořil, Pyrochta, Pýcha, Mašín, Zahradníček, Mikliš, Ščotka, Matula – Karabáček, Zacha, Jenyš – Vopelka, Pastrňák, Vrána – Kovařčík, Veselý, Švarc – Černoch, Kuťák


Finale

Etats-Unis 0-4 Canada (0-1, 0-1, 0-2)
Samedi 10 août 2013, 15h, Piestany.
Arbitrage de Konc D., Konc J. assistés de Orolin, Vyleta.

Récapitulatif du score :
0-1 à 03'58" : Dal Colle (Watson)
0-2 à 31'23" : Hawrlyuk (Hicketts)
0-3 à 52'29" : Ekblad (Point, Watson) sup. num.
0-4 à 54'17" : Lemieux (Point, Watson)

Le tableau d'affichage de la patinoire de Piestany n'est pas réparé après l'orage de la veille, mais les organisateurs ont pu en dénicher un de substitution. Le match débute par une première chance de Spencer Watson, qui trouve la plaque de Nedeljkovic. Schmaltz, meilleur attaquant du tournoi, devient rapidement une cible et Hicketts ne manque pas sa charge dès la 2e minute. A la 4e minute, Spencer Watson s'avance, effectue une passe-abandon pour Michael Dal Colle dont le tir puissant du poignet nettoie la lucarne côté mitaine (0-1, 03'58"). Quelques secondes plus tard, Robby Fabbri prend deux minutes et les Américains s'installent. Dougherty sert Kyle Connor sur l'aile droite, Billia fait l'arrêt. La pénalité est tuée et les joueurs de Dale Hunter se montrent petit à petit plus dangereux. Nedeljkovic s'impose devant Dal Colle, Ekblad, et sa défense contre quelques tirs, comme celui de Chartier à la mi-période. Dans la foulée, Keegan Iverson prend deux minutes et son coéquipier fait le spectacle dans les cages. Watson, Bennett, Virtanen échouent sur le gardien des Plymouth Whalers. Le match est disputé, très physique et les mises en échec pleuvent. Hawryluk est même sonné sur une charge. Le Canada domine jusqu'à une pénalité contre Robby Fabbri, qui permet à Schmaltz d'effectuer un mouvement superbe pour libérer Dougherty. Julio Billia a bien suivi et sauve le tir du défenseur.

Le Canada vire en tête après ce tiers équilibré. Le deuxième tiers démarre plus doucement et il faut attendre la 4e minute pour voir Nedeljkovic briller à nouveau, sortant la jambière devant McCann. Les États-Unis reprennent le jeu à leur compte au fil des minutes et Wolff menace Billia par un bon tir. Puis, c'est Ryan Wagner qui exploite un palet perdu dans la neutre, s'avance et tire en hauteur depuis le cercle gauche... mitaine du portier de Chicoutimi. La ligne Bennett vient remettre de l'ordre dans la maison canadienne à la mi-match et portant le danger dans le camp adverse. Puis, Nardella, qui venait d'aider Nedeljkovic en dégageant un palet, commet une énorme erreur de défense et son gardien le sauve à son tour devant Fabbri. Quelques secondes plus tard, le Canada bonifie son temps fort lorsque Jayce Hawryluk trouve un espace entre les jambières de Nedeljkovic (0-2, 31'23"). Les Américains paraissent de plus en plus fatigués, après le match très difficile face aux Tchèques la veille. Du coup, le Canada domine et Bennett trouve Ekblad, qui s'était fait oublié sur le côté : Nedeljkovic s'impose. Le gardien américain porte son équipe et sauve encore en fin de tiers devant Hawryluk et Watson. Le Canada mène 23 tirs à 13.

La défense des joueurs de Bob Corkum répond physiquement et Jack Dougherty finit par obtenir une faute de Jake Virtanen. Les États-Unis n'exploitent pas la situation et Virtanen, sorti de prison, démarre en deux-contre-un avec Bishop. Ce dernier s'avance seul devant Nedeljkovic qui se met au sol et sauve brillamment le revers adverse. Il ne reste que dix minutes et les Américains ne paraissent pas avoir les jambes pour revenir. Une pénalité fait tourner le match définitivement en faveur du Canada. Haydon sorti, le jeu revient vers Aaron Ekblad et le capitaine envoie un missile qui rentre avec l'aide de la barre (0-3, 52'29"). L'échec-avant canadien est exceptionnel et Brendan Lemieux, en deux temps, boucle la marque de près (0-4, 54'17"). Julio Billia parvient à conserver son blanchissage malgré des essais de Dylan Malmquist par exemple : victoire du Canada, encore une fois. C'est la sixième médaille d'or consécutive.
Joueurs du match : Austin Poganski (États-Unis) et Brayden Point (Canada).

États-Unis : Nedeljkovic (Weyrick) – Mantha, Haydon, Nardella, Dougherty, Wolff, Carlo, Rosburg – Phelps, Turgeon, Iverson – Bittner, Schmaltz, Poganski – Connor, Wagner, Dudek – Malmquist, Milan, Snively, Wahlin – Entraineur : Bob Corkum

Canada: Billia (McDonald) – Hicketts, Ekblad, Fleury, Mckeown, Pilon, Carrier, Neill – Chartier, Bennett, Bishop – Audette, Point, Watson – Dal Cole, Fabbri, Virtanen – Lemieux, McCann, Hawrlyuk, Pepin – Entraineur : Dale Hunter

 

Bilan du tournoi

1er - Canada
Mission accomplie pour le Canada qui remporte une nouvelle fois ce tournoi. La profondeur d'effectif impressionnante du pays à la feuille d'érable a permis de gérer les temps de jeu et d'arriver plus frais au fil du tournoi. Cette montée en puissance ne doit pas faire oublier la frayeur du premier tour, où le Canada a perdu face à la Suède et n'a échappé à la Suisse qu'en fusillade. Au rayon joueurs, la plus grande satisfaction est sans doute Aaron Ekblad. Le défenseur, désigné capitaine, était annoncé comme un potentiel n°1 de draft. Il n'a pas vraiment déçu, apportant une contribution offensive grâce à sa vision du jeu et sa qualité de passe et de tir, tout en proposant un jeu défensif solide en infériorité. Roland McKeown, l'autre défenseur vedette, fut plus discret. Le gardien Julio Billia est aussi l'un des gagnants du tournoi : il aura joué l'intéralité des matchs et s'est montré décisif dans les matchs à élimination. Offensivement, c'est une victoire d'équipe et il est plus délicat d'en ressortir un nom. Sam Bennett ou encore Spencer Watson se sont montrés les plus réguliers.

2e - États-Unis
Les Américains sont encore là dans les catégories de jeunes, grâce à leur solide programme de formation. L'effectif comptait quelques joueurs de junior majeur, notamment le gardien Alex Nedeljkovic qui n'est pas pour rien dans le succès américain. Mais le nom le plus remarqué du tournoi est sans conteste Nick Schmaltz : l'attaquant s'est illustré à chaque match, présent dans tous les bons coups. Il est clairement le meilleur attaquant de cette édition 2013. Plusieurs autres joueurs sont aussi à surveiller : le défenseur Dougherty, les attaquants Joseph Snively, le capitaine Ryan Wagner. Globalement, un excellent tournoi, même si le dernier match était sans doute de trop physiquement.

3e - République Tchèque
La troisième place est une excellente nouvelle pour la relève tchèque. La raison principale ? La pemière ligne ! Le trio Vopelka-Pastrňák-Vrána a porté son équipe, s'est montré décisif à plusieurs reprises, surtout dans les moments clés : buts dans la dernière minute pour arracher une victoire aux Suisses, but en fin de match pour le bronze face aux Russes. Jakub Vrána était attendu, David Pastrňák un peu moins. Nul doute que les recruteurs surveilleront les deux hommes toute la saison ! 

4e - Russie
Le tournoi reste assez décevant pour les Russes, qui ont joué sur courant alternatif toute la semaine. Des capacités offensives hors norme, à l'image du carton infligé à la Finlande, mais aussi des craquages inquiétant en défense malgré deux bons gardiens, Korobov et Sidorov. Le plus régulier de l'équipe fut sans doute Maksim Lazarev, mais on attendait bien plus d'Ivan Nikolishin, qui a même perdu le capitanat en cours de route. Le défenseur Nasybullin l'a récupéré et fut sans doute le meilleur arrière de l'équipe, de loin. Quelques autres ont su tirer leur épingle du jeu, comme Zinoviev.

5e - Finlande
Comme d'habitude, difficile de sortir un nom du collectif finlandais, bien regroupé devant ses gardiens, Voutilainen et Kähkönen. La mention bien reste cependant évidente pour le défenseur Sami Niku, meilleur arrière de l'équipe. Offensivement, tout le monde a participé aux débats. C'est peut-être ce manque d'une valeur forte qui a privé la Finlande d'une demi-finale.

6e - Suisse
Les Helvètes peuvent pester de ce tournoi qui apparait comme une série d'actes manqués. La Suisse a brillé tout le tournoi, mais finit 6e, la faute à une incapacité chronique à tuer le match. Les Suisses ont gaspillé un avantage de deux buts dans la dernière minute face aux Tchèques, n'ont pas su lâcher le Canada au score, et ont aussi lâché prise en fin de partie face à la Finlande : trois matchs perdus en fusillade ! Il faudra plus de réalisme devant le but et plus d'endurance à cette génération... Deux joueurs se sont distingués particulièrement : les attaquants Kevin Fiala, dont la vitesse a posé beaucoup de problèmes aux adversaires, et le passeur Pius Suter.

7e - Suède
Un gâchis : la Suède termine à une piteuse 7e place, en ayant pourtant sans doute les atouts les plus spectaculaires en attaque. C'est aussi la seule équipe à avoir battu le Canada dans le tournoi... Mais les Suédois, après avoir survolé le premier tiers face aux Suisses, ont perdu leur hockey et des points précieux, avant de perdre leurs moyens face aux Tchèques, tétanisés par l'enjeu. Un manque de nerfs bien dommage pour les Scandinaves, qui disposaient d'atouts de choix en attaque. William Nylander Altelius a marqué à chaque match et terminé parmi les meilleurs pointeurs, confirmant son statut de numéro 1 de draft potentiel. Le capitaine Anton Karlsson a lui aussi marqué beaucoup de points aux yeux des recruteurs, grâce à une vision du jeu exceptionnelle. 

8e - Slovaquie
Il y a bien peu à ressortir d'une équipe slovaque copieusement dominée tout au long du tournoi, et dont la défense n'a jamais paru assez solide. Offensivement, tout le monde a un peu participé, mais on est loin des dernières éditions où Marko Dano avait éclaboussé le tournoi de son talent.