Dunkerque - Reims (match amical)

2013-08-31-cyrIl y a de la revanche dans l’air à Michel-Raffoux où les Corsaires de Carl Michaelson auront à cœur de se racheter de la défaite subie en terre champenoise ce mercredi (5-2), face à leur ancien coach Miikka Rousu. Pour cela, il faudra encore se passer du Danois Esben Nielsen, touché en début de préparation et contraint de ronger son frein, ainsi que de la dernière recrue Daniel Pettersson et de Grégory Dubois. Dans les buts, l’alternance permet à Michael Dizgun de découvrir l’ambiance d’une patinoire pas encore comble. Les spectateurs sont surpris de voir leurs protégés prendre place sur le banc habituellement dévolu aux adversaires. Changement d’autant plus « perturbant » qu’en regardant vers le banc de droite, on aperçoit un Miikka Rousu stoïque et plongé dans ses notes, comme tout au long du dernier exercice.

Malgré les absences, auxquelles s’ajoute le forfait de l’ancien Amnévillois Bradac, malade, les Nordistes démarrent pied au plancher, par une abnégation sans relâche sur le porteur du palet. Loïc Destoop l’illustre bien en harcelant Jimi Palanto, dépossédé d’un palet expédié à mi-hauteur entre Kubis et son poteau gauche (1-0 à 00'52"). Dans les secondes suivantes, François Moretti poursuit le travail de sape dans l’arrière-garde champenoise. Les visiteurs, contraints de concéder deux dégagements interdits, commencent à s’énerver, par Mattila, rugueux envers Antoine Houque, et Tomety, à la charge trop appuyée dans les secondes suivantes. Fort de deux hommes supplémentaires, Dunkerque double son avance lorsque Domian trouve Maxime Brachet seul au deuxième poteau (2-0 à 08'01").

Le numéro 8, déjà buteur mercredi à Bocquaine et auparavant face à Courbevoie, confirme sa bonne préparation et n’hésite pas à tenter une percée face à trois adversaires, dont un Ekue Tomety contraint de le plaquer au sol. Le temps pour le jeune ailier de reprendre ses esprits qu’il profite de la mise au jeu pour employer Filip Kubis d’un lancer vers la lucarne. Mais une nouvelle faute rémoise, de l’ancien Toulousain Mattila, est de trop pour Clément Thomas, contraint de quitter le jeu (11’44"), et Ghislain Folcke, arrivé comme une bombe pour tenter de venger son attaquant. Le jeu à quatre éléments de chaque côté offre des espaces dont tentent de profiter le remuant Cyr et Martin Domian face à Kubis… mais aucun lancer ne ponctue cette contre-attaque.

Au contraire, ce sont les Phénix, passés près du K.O., qui reprennent les choses en main en fin de période, multipliant les lancers, de plus (Karjalainen) ou moins (Palanto) loin de la cage d’un Dizgun jusque là peu inquiété. Cette montée en puissance des visiteurs se confirme à la reprise, une fois écartée une séquence d’infériorité au cours de laquelle l’ancien Toulousain emploie le gardien canadien en contre-attaque. Ses compatriotes de la deuxième ligne Holappa, en chipant le palet à Brachet, et Pälve lui emboîtent le pas. Mais Dizgun tient le choc et bloque un missile de Rémi Houque. Devant lui, ses défenseurs peinent à ressortir proprement le palet vers des avants moins en verve. Signe du manque d’effectif à l’arrière, est même un temps constituée une paire défensive Folcke-N’Guyen, deux joueurs habitués à évoluer en attaque quelques années auparavant…

Le bloc « 100% finlandais » mis en place par Miikka Rousu, privé du talentueux Atte Susi, blessé à l’épaule en milieu de semaine, commence à poser son empreinte sur la rencontre. Le défenseur Artturi Karjalainen, à la renverse, et son partenaire Akseli Mattila, de la bleue, pointent à leur tour leur crosse en zone offensive. Mais Dizgun tient bon et colmate les brèches d’une formation en difficulté croissante. Et timide sur le plan offensif au cours de ce deuxième acte. Dunkerque ne bénéficie en effet que d’une occasion de but, amenée par un effort d’Antoine Vanwormhoudt, qui évite superbement un défenseur derrière la cage et sert Brendan Martial au centre. L’ancien Volant ne se fait pas prier pour rediriger le caoutchouc au fond des filets (3-0 à 37'50").

Largement menés sans démériter, les Phénix ne sont pas résignés pour autant, et vont vite redonner du suspense aux débats. Rémi Houque provoque dans le coin gauche la faute du capitaine Francis Ballet. Un nouveau lancer de Mattila provoque un cafouillage devant le but, où Karjalainen est le plus vif (3-1 à 44'10"). Une minute plus tard, c’est Harri Pälve qui s’arrache sur la gauche pour servir Palanto, qui trouve le dessous de la barre (3-2 à 45'12"). Le pilonnage continue à la suite d’une incursion de Jérémy Sabatier, repris fautivement par Folcke, et le frère Florian reprend de volée un palet bien capté par Michael Dizgun, disposé à oublier ces soixante-deux secondes de tempête.

Le palet, difficilement maîtrisé par Dunkerque, revient inlassablement dans la zone défensive. D’autant que Martial est puni à son tour pour équipement non conforme, n’ayant pas regagné le banc après avoir perdu son casque… La fratrie Sabatier en profite, le tir en déséquilibre de Florian étant repris victorieusement par Jérémy dans une cage grande ouverte (3-3 à 55'01"). On croit alors les Corsaires sur le point de perdre une rencontre pourtant bien entamée. D’autant que Francis Ballet goûte très peu au coup de sifflet mettant fin au jeu alors que Rémi Houque est étendu sur la glace depuis plusieurs secondes. L’ancien Mulhousien fait part de son courroux à l’arbitre, de façon trop véhémente, et doit regagner le vestiaire fissa (56'00"). Le surnombre sifflé trente secondes plus tard n’est pas pour calmer le public nordiste, mais une faute de Vrielynck sur Destoop remet les équipes à forces égales.

Reims ne pourra finalement capitaliser sur sa montée en puissance et sur ce dernier tiers-temps à sens unique. Plutôt convaincant, Dizgun ferme encore la porte à Jimi Palanto, parti en solitaire, et résiste à la dernière poussée finlandaise dans les ultimes instants. La séance de tirs au but offre certes l’occasion à l’inévitable Palanto de faire preuve de talent et de sang-froid dans la feinte, elle ne permet pas de départager les protagonistes, Tommy Latouche-Gauvin ayant au préalable surpris Kubis d’un lancer côté droit.

Mis à mal par les absences et contraint de voir Clément Thomas quitter rapidement le jeu, Dunkerque aura beaucoup souffert face à une formation rémoise supérieure collectivement et techniquement. Après un quart d’heure difficile, la paire Holappa-Palanto a laissé entrevoir plusieurs signes encourageants en l’absence du feu follet Susi. Comme lors de la réception de Courbevoie, la fin de rencontre des Corsaires a vu les visiteurs revenir à la marque et les locaux cumuler les pénalités. La semaine restant avant la réception d’une autre valeur sûre, Anglet, ne sera pas de trop pour Carl Michaelson…


Dunkerque – Reims 3-3 (2-0, 1-0, 0-3)
Samedi 31 août 2013 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux.
Arbitrage de Sébastien Vasseur assisté de Steve Bataillie et Aurélien Smeeckaert.
Pénalités : Dunkerque 32' (2’+10’, 2’, 8’+10’), Reims 20' (6’+10', 2', 2’).
Tirs : Dunkerque 24 (9, 9, 6), Reims 44 (10, 15, 19).

Évolution du score :
1-0 à 00'52" : Destoop
2-0 à 08'01" : Brachet assisté de Domian (double sup. num.)
3-0 à 37'50" : Martial assisté de Vanwormhoudt
3-1 à 44'10" : Karjalainen assisté de Mattila (sup. num.)
3-2 à 45'12" : Palanto assisté de Pälve
3-3 à 55'01" : J. Sabatier assisté de F. Sabatier et Vrielynck

Tirs au but
Dunkerque : Latouche-Gauvin (réussi), Vanwormhoudt (raté), Domian (arrêté).
Reims : Palanto (réussi), F. Sabatier (arrêté), Vrielynck (arrêté).

Dunkerque

Gardien : Michael Dizgun.

Défenseurs : Francis Ballet (C) - Benjamin N'Guyen ; Kristian Krajcik - Ghislain Folcke ; Benjamin Bataille.

Attaquants : Martin Domian - Mathieu Cyr (A) - Maxime Brachet ; Clément Thomas [sorti à 11’44"] - Loïc Destoop - Tommy Latouche-Gauvin ; Brendan Martial - François Moretti - Antoine Vanwormhoudt ; Antoine Houque, Antoine Debucquet à 25'30".

Remplaçant : Marc-André Martel (G). Absents : Grégory Dubois et Esben Nielsen (blessés), Jakub Bradac (malade), Daniel Pettersson.

Reims

Gardien : Filip Kubis.

Défenseurs : Victor Vitton-Mea - Edmunds Kniksts ; Artturi Karjalainen - Akseli Mattila ; Armand Coustenoble - Ekue Tomety.

Attaquants : Valère Vrielynck (C) – Florian Sabatier - Jérémy Sabatier ; Jimi Palanto - Sami Holappa - Harri Pälve ; Kirill Sokolov - Yann Diaferia - Rémi Houque.

Remplaçants : Dylan Célestin (G), Tristan Girardin. Absent : Atte Susi (blessé à l’épaule).