Dunkerque - Anglet (Division 1, 1re journée)

Anglet convaincant, Dunkerque impuissant

nielsenesbenÀ l’issue d’une préparation chaotique pour les organismes, les choses sérieuses commencent pour les Corsaires nouvelle formule, avec la réception d’un gros morceau qui ne leur réussit guère l’an dernier, tâche d’autant plus ardue à la vue des absences déplorées par Carl Michaelson : Dubois et Thomas, blessés, et Pettersson, en attente de validation. Désireuse de racheter une saison décevante, l’Hormadi présente quant à elle ses recrues défensives Igier, Suzzarini et Autio, de même que ses attaquants Thos, Hampl et Labonté, dont le compatriote Blain est toujours en attente de sa qualification. Également absents, Édouard Outin et Thibault Sage-Vallier.

Ces forfaits et le long déplacement ne semblent pas trop perturber les équipiers du local Géraud Maréchal, dominateurs d’emblée face à un Martel vite chauffé par Daramy et Lafrancesca. Face à la timidité nordiste, Dave Grenier s’offre lui la première d’une série de montées. Les Angloys, bien positionnés en zone neutre, tuent dans l’œuf toute attaque adverse, mais un accrocher de Zbynek Hampl met fin à cette bonne entame. La situation ne profite guère aux hommes de Michaelson, bien au contraire car Gauthier Lafrancesca se joue de Ballet et évite Martel pour ouvrir son compteur (0-1 à 03'40"). Cette ouverture du score sanctionne un début délicat de la part de locaux en manque d’inspiration et contraints à un troisième dégagement interdit en moins de cinq minutes. Il leur faut ainsi près de huit minutes pour trouver une position de tir létale, par Destoop devant un Eddy Ferhi vigilant.

Le grain de sable dans la machine basque se nomme indiscipline, le remuant Labonté commettant une faute à son tour. Si le banc dunkerquois met de longues secondes avant de rappeler son portier au banc et créer le surnombre, il ne faut que cinq secondes à Jakub Bradac pour placer un lancer puissant et précis dans la lucarne gauche d’Eddy Ferhi (1-1 à 09'34"). Voilà donc les Corsaires totalement relancés, d’autant que Thos, bousculé contre la bande, veut se faire justice sur N’Guyen et ne glane qu’une invitation à se calmer en geôle. Comme précédemment, un slap de Bradac met le feu à des Angloys qui ripostent par Lafrancesca, parti une nouvelle fois en break face à Martel. Le portier québécois ferme bien les bottes, mais pour l’honneur, car le corps arbitral met fin à la séquence. En effet, quelques secondes auparavant, en pivotant, le puissant attaquant avait violemment percuté Kristian Krajcik, resté étendu sur la glace. Inconscient, le défenseur arrivé de Cergy est évacué sur une civière, pendant que son adversaire est renvoyé au vestiaire (11'23").

La conséquente supériorité numérique ne permet plus aux Corsaires d’inquiéter Anglet. Francis Ballet manque son lancer et voit Hampl partir à son tour en échappée. Deux fautes consécutives des bleus, dont un surnombre, renversent le rapport de forces. À la manœuvre, Alexandre Labonté trouve Benoît Ladonne au deuxième poteau. Le palet heurte le poteau, glisse le long de la ligne fatidique avant d’être poussé au fond des filets par Florent Neyens (1-2 à 18'53"). Cet avantage logique aurait pu être creusé avant le premier de coup de sirène sur une action de la première ligne basque, conclu par Grenier, trop rapide pour une défense aux abois.

À la reprise, il ne faut pas longtemps pour que les Nordistes se retrouvent à nouveau en infériorité. Une charge trop appuyée de Martial sur Ladonne derrière le but puis un cinglage de Bradac permettent à Dave Grenier de tester son lancer par deux fois, dont l’une offre une belle occasion à Rousselin. Avec deux hommes de moins, Dunkerque résiste bien, par un plongeon de Destoop devant Igier et surtout grâce à un gros travail du Danois Esben Nielsen, peu avare d’efforts lorsqu’il faut gagner de précieuses secondes. Les deux pénalités tuées, les Corsaires connaissent enfin une bonne période, sous la houlette de Francis Ballet. Suite à un effort de Mathieu Cyr au cœur d’une défense qu’il connait bien, l’ancien Mulhousien reprend l’offrande en force vers la cage solidement gardée par Eddy Ferhi. De nouveau aux avant-postes, il hérite ensuite d’une passe de Latouche-Gauvin, placé derrière le but, qu’il expédie sur la barre.

Sans doute le tournant de la rencontre… car, échaudé, Anglet reprend sa marche en avant. Neyens hérite d’une occasion en or de faire le break mais ne lève pas assez le palet au-dessus de la botte de Marc-André Martel, étendu devant la ligne, puis encore laissé à lui-même sur une longue ouverture de Grenier vers Daramy, dont la passe trouve Hampl au centre. Cependant le Tchèque, habile meneur, pêche encore dans la conclusion. Le jeu laisse ensuite la place à une énième explication lorsque Nicolas Thos percute le portier québécois. Plusieurs bagarres éclatent, notamment entre Martial et Suzzarini, invités à regagner le vestiaire en compagnie de Vanwormhoudt et Labonté. Dans l’affaire, ce sont les locaux qui se retrouvent en infériorité pour cinq minutes.

Sébastien Rousselin, passé sur le deuxième trio depuis l’exclusion de Lafrancesca, en profite pour adresser un boulet de canon, repoussé, avant d’exploiter la passe vers le centre de Xavier Daramy, malgré Destoop, pour placer le palet sous la barre (1-3 à 35'00"). À la suite d’un plongeon du nouveau capitaine Ghislain Folcke pour couper une occasion aquitaine, Maxime Brachet se présente seul face à Ferhi, mais l’ancien gardien des bleus lui ferme la porte. De l’autre côté, le jeu plus fluide fait penser à un élargissement imminent de l’écart. Très à l’aise, Hampl se démène pour isoler Igier, arrivé en force entre les deux cercles pour expédier le disque en force vers un Martel inflexible.

Malgré les poussées du public sous le rythme quasi incessant de la fanfare, les locaux se débarrassent plus (en l’envoyant en fond de zone) ou moins (par plusieurs passes ratées) volontairement du disque. Le semblant de folie entrevu à une dizaine de minutes de la fin est trop tardif et ne perdure aucunement. La principale arme offensive semble limitée à la gâchette de Jakub Bradac, exclusivement de la bleue. Ce qui tranche considérablement avec le nombre de lancers proposés par les visiteurs, comme Florent Neyens, pourtant entouré de deux défenseurs, l’illustre. Mais Anglet est parfois trop facile dans le dernier geste, comme sur un deux contre un galvaudé par Maréchal et Hampl, la passe du premier étant mal ajustée.

2013-09-07-dunkerque-angletPeu importe, la sortie de Martel ne change guère la donne. L’ultime tir, toujours lointain, de Ballet est capté par Ferhi, qui aura passé une soirée assez tranquille. Eteints, les joueurs de Carl Michaelson n’ont pu trouver de solution face à une solide formation. Le manque de soutien apporté aux efforts de Cyr ou Nielsen pour créer du jeu a pesé lourd dans la balance, et ce n’est pas en perdant un voire deux éléments par semaine que la situation s’arrangera… Comme en octobre dernier, la victoire de l’Hormadi ne souffre aucune contestation. Aux équipiers de Xavier Daramy de confirmer durablement cette bonne sortie.

Commentaires d'après-match

Olivier Dimet (entraîneur d’Anglet) : "Cette victoire ne fut pas facile, elle est solide car l’équipe a été rigoureuse défensivement et a su exploiter les contres. Les joueurs ont respecté le système de jeu, même s’il a fallu se réorganiser avec la perte de trois joueurs. Chacun a tenu son rôle, ce qui est important, mais il faudra faire prendre la mayonnaise. Les systèmes, basés sur ce qui s’est fait l’an dernier, doivent être appropriés par les nouveaux venus. C’est encore loin d’être parfait, il faut continuer à travailler dès lundi pour préparer la venue de Courbevoie."

 

Dunkerque – Anglet 1-3 (1-2, 0-1, 0-0).
Samedi 7 septembre 2013 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux. 700 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté de Sueva Torribio et Geoffrey Yssembourg.
Pénalités : Dunkerque 59' (6’, 6’+20’+25’, 2’), Anglet 75' (4’+25', 4'+20'+20’, 2’).
Tirs : Dunkerque 24 (9, 10, 5), Anglet 40 (12, 16, 12).

Évolution du score :
0-1 à 03'40" : Lafrancesca assisté de Labonté et Igier (inf. num.)
1-1 à 09'34" : Bradac (sup. num.)
1-2 à 18'53" : Neyens assisté de Ladonne et Labonté (sup. num.)
1-3 à 35'00" : Rousselin assisté de Daramy et Hampl (sup. num.)

 

Dunkerque

Gardien : Marc-André Martel (sorti à 59'12").

Défenseurs : Jakub Bradac - Francis Ballet (A) ; Ghislain Folcke  (C) - Benjamin N'Guyen ; Kristian Krajcik - Benjamin Bataille.

Attaquants : Tommy Latouche-Gauvin - Mathieu Cyr (A) - François Moretti ; Martin Domian - Esben Nielsen - Maxime Brachet ; Brendan Martial - Loïc Destoop - Antoine Vanwormhoudt ; Antoine Houque et Antoine Debucquet à 40'00".

Remplaçant : Michael Dizgun (G). Absents : Grégory Dubois et Clément Thomas (blessés), (malade), Daniel Pettersson (non qualifié).

Anglet

Gardien : Eddy Ferhi.

Défenseurs : Thomas Baubriau - Dave Grenier ; Valtteri Autio - Kevin Igier ; Jimmy Ferrez - Maxime Suzzarini.

Attaquants : Zbynek Hampl - Xavier Daramy (C) - Géraud Maréchal ; Alexandre Labonté - Mathieu Vissio - Gauthier Lafrancesca puis Sébastien Rousselin à 11’23" ; Florent Neyens - Benoît Ladonne - Nicolas Thos ; Elliot Sivel à 40’00".

Remplaçant : Franck Dessolain (G). Absents : Luc-Olivier Blain (non qualifié), Édouard Outin et Thibaut Sage-Vallier (blessés).