Amiens - Chamonix (Ligue Magnus, 2e journée)

La Somme assommée

2013-09-21-Amiens-Chamonix-1Il est forcément trop tôt pour en tirer des conclusions, mais cette rencontre entre Amiens et Chamonix débute sur un paradoxe. L’affiche est ambitieuse, puisque ces deux formations peuvent nourrir les mêmes objectifs finaux : Gothiques et Chamois ne sont pas les grands favoris de la ligue, mais ils peuvent briguer une place dans le Top 4, puisqu’Amiens a bâti une équipe ambitieuse et équilibrée sur le papier, et que Chamonix reste sur deux saisons régulières pleinement abouties. Pourtant la confiance n’est pas forcément de mise, car le début de saison des adversaires du soir ne se veut pas aussi rose. Malgré des bonnes intentions et des phases de jeu qui augurent de meilleurs lendemains, les Gothiques restent sur deux défaites dans la semaine : une en ouverture du championnat à Rouen, au bout du suspense et après un match qui aurait pu tourner en leur faveur (5-4, a.p.), une autre plus inquiétante à domicile face à la bête noire strasbourgeoise en coupe de la Ligue (3-4). Pas de match de coupe en revanche pour Chamonix, et une semaine pour se préparer après la défaite à domicile face à Angers (3-4 a.p.).

Bref, ce sont deux équipes revanchardes qui entrent sur la glace pour tenter de lancer enfin leur saison. Pour ce faire, Amiens récupère Mathias Arnaud de retour de blessure et affiche un effectif au complet. Ce n’est pas le cas de Chamonix qui doit se passer des services d’Arnaud Hascoët, touché à l’épaule.

Le show est lancé avant même les premiers échanges. Pour cette première rencontre de ligue Magnus au Coliséum, le club amiénois s’est doté d’une impressionnante nouvelle entrée de joueurs, avec retransmission sur les écrans d’un petit film façon « blockbuster ». Une initiative vraiment sympathique, et qui chauffe d’emblée le public. 

Pour ce public amiénois qui a pris l’habitude en coupe de la ligue de voir le tableau d’affichage s’animer très rapidement, l’adage « jamais deux sans trois » se confirme : suite à une dangereuse perte de palet en zone défensive, Amiens panique et Kevin Dusseau charge virilement Kevin Gadoury. Le Canadien est sonné et reste un bon moment au sol, il reviendra un peu plus tard au jeu le temps de remettre ses idées en place. Dusseau lui est sanctionné pour obstruction, mais ne peut même pas vraiment s’asseoir en prison : sur le face-off, Kyle Hardy se retrouve en position idéale et trompe Sopko d’un lancer bien placé (0-1, 0’58’’).

Amiens peine à ressortir le palet et se retrouve en position délicate quand Bault est à son tour envoyé en prison pour faire trébucher. Mais mis à part un lancer au-dessus de la cage de Gadoury, revenu sur la glace, les Chamois n'en profitent pas. Et alors qu’ils semblent bien tenir le palet depuis le début de la rencontre, la paire Silvennoinen – Cocar se loupe totalement et offre une occasion en or à Serer de se retrouver seul face à Fouquerel. Profitant de l’aubaine, l’Amiénois de naissance dribble le portier chamoniard et offre aux Gothiques l’égalisation (1-1, 6’09’’).

C’est alors que le match se durcit et que les contacts se veulent plus francs. Amiens prend déjà sa troisième pénalité de la rencontre par l’intermédiaire de Gascon pour charge avec la crosse. Patry se met en évidence, mais il ne cadre pas sur son premier essai et Sopko intervient sur le second.

2013-09-21-Amiens-Chamonix-7Au retour au complet, Amiens prend les choses en mains. Parti sur l’aile, Bault tente sa chance mais Fouquerel repousse le palet, et sur l’occasion Veydarier inaugure le banc de prison chamoniard pour coup de coude. Il sera très vite rejoint par Gras (faire trébucher), qui offre un 5 contre 3 aux Gothiques pour 1'15". Cette occasion en or de prendre l’avantage débute mal. Sur la première phase de jeu, cela brasse sévère dans la zone du portier chamoniard. Pourtant seul Bouchard sera sanctionné pour cinglage.

Toujours en supériorité, Amiens peine et c’est même Chamonix qui se montre dangereux. Tout d’abord sur une relance mal assurée de Sopko, dont Patry ne profite pas, puis sur un lancer de Rubin que le gardien slovaque ne relâche pas. Les rouges tentent de réagir par Dusseau sans succès, quand les pénalités prennent fin. Mais puisque la supériorité n’aura rien donné, c’est à 5 contre 5 que les attaquants amiénois vont briller : sur une passe somptueuse de Bouchard, Claireaux prend de la vitesse et profite d’un Fouquerel qui se jette sans doute un peu vite pour fusiller le portier chamoniard et donner l’avantage aux siens (2-1, 13’40’’).

On sait à quel point les secondes qui suivent un but sont importantes, et Chamonix en fera les frais. Héritant d’un bon palet, Kazarine lance instantanément et trompe le gardien adverse, qui avait sans doute encore un peu la tête au but précédent (3-1, 14’06’’).

Chamonix vient de perdre pied en quelques instants, et le coach Gros demande un temps mort. Ces deux buts encaissés coup sur coup ont clairement assommé ses joueurs. Les Chamois ont la possibilité de se relancer quand Carpentier fait trébucher Arès, qui aurait très bien pu être sanctionné lui aussi sur ce fait de jeu. Les montagnards tentent alors de s’organiser mais Amiens résiste. Kyle Hardy se fait remarquer par un dribble absolument magnifique avec un tour sur lui-même, ce n’est pas concluant mais le geste était parfait. Quant à Kara, il se montre très virulent et passe tout près d’une sanction sur une charge très limite dans la zone de rebond. La pénalité est tuée, un lancer de Bachet à la bleue répond à celui de Silvennoinen, et le tiers se termine plus calmement qu’il n’avait débuté.
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Anesthésie générale

Le deuxième tiers-temps débute sur une pénalité pour Gras (faire trébucher). Et quoi de mieux pour les Gothiques que de démarrer sur une supériorité numérique ? Ils se font toutefois une frayeur quand Gascon semble blessé après un contact. Heureusement plus de peur que de mal pour le « joueur étoile ». Le jeu de puissance amiénois peine à s’installer. Au contraire, c’est même un 2 contre 1 qui se dessine pour Chamonix, mais Tremblay rate complètement son slapshot. Un raté qui coûte cher, car derrière, la défense chamoniarde se montre beaucoup trop tendre sur Bouchard, qui transmet dans des conditions idéales le palet à Claireaux. Ce dernier en profite pour signer son doublé personnel (4-1, 22’20’’).

Amiens a une avance conséquente de trois buts, et la mainmise sur la rencontre. L’envie de gonfler le score est grande, et dans la précipitation d’un contre à mener, un joueur amiénois se retrouve nez-à-nez avec le juge de ligne Aurélien Smeeckaert. De quoi rappeler des souvenirs à l’ancien excellent joueur des Blue Tigers de Béthune !

C’est également la soirée des beaux dribbles, car après Hardy en première période, c’est au tour de Bastien de régaler le public en s’amusant dans la défense alpine. Il parvient même à transmettre à Ouimet, mais ce dernier n’est pas en réussite. Son coéquipier Bouchard hérite lui d’un palet seul dans l’axe, mais son lancer puissant est totalement loupé. On ne peut en dire autant de la dangereuse tentative de Santala sur une remise de Gascon, qui passe de peu à côté de la cage. Quand le tir est cadré, Fouquerel est là, notamment grâce à un superbe arrêt réflexe consécutif à un essai d’Arnaud.

Cette grosse phase de jeu amiénoise ne parvient à effacer les quelques absences défensives, et sur l’une d’entre elles, Audibert se retrouve totalement seul face à Sopko. Sans doute surpris de se retrouver aussi « aidé », il ne parvient à concrétiser cette occasion.

Chamonix a une nouvelle chance quand Arnaud est pénalisé pour charge incorrecte, malgré les protestations du Coliséum. Et cette fois-ci, le CHC ne laisse pas passer sa chance : déjà très dangereux sur une première tentative, Hardy concrétise sur un lancer à ras de glace pour lequel Sopko est sur la trajectoire, mais voit le puck glisser entre ses jambières (4-2, 34’19’’).

Il se passe alors quelque chose d’étrange sur la glace. Dans le jeu amiénois, on ne ressent pas le moindre doute suite à ce but encaissé, et cela ressemble même à de l’apathie. Sur la remontée de palet, Masson se retrouve incroyablement en position de tromper Sopko par trois fois, et puisque la défense n’éloigne pas le danger, Silvennoinen en profite pour marquer son premier but de la saison (4-3, 37’00’’).

Et la réaction dans tout ca ? Sur la remise en jeu, Gadoury et Patry se jouent des largesses de la défense rouge. Et 16 petites secondes après le but précédent, Sopko n’est guère plus rassurant que sa défense et cède une nouvelle fois pour laisser place à une improbable égalisation chamoniarde (4-4, 37’16’’).

Un scénario incroyable… Les Gothiques se sont complètement endormis ! Et ce n’est pourtant pas sur des assauts incessants des Chamois. Les joueurs de caractère le vivent forcément très mal, et Arnaud est fou de rage ! Ses hurlements, comme le bruit de sa crosse contre la rambarde brisent le silence d’une patinoire sous le choc.

2013-09-21-Amiens-Chamonix-9En toute fin de tiers, Tremblay prend deux minutes pour cinglage. On attend de ces 35 secondes restantes une réaction d’orgueil amiénoise, mais l’équipe semble à présent perdue. Masson part même en contre et il faut une intervention de Sopko qui se jette droit devant loin de sa cage pour annihiler cette occasion franche, au crédit à nouveau des Chamois qui ont su renverser la vapeur quand s’achève ce tiers médian.

D’hargneux Chamois…

La pause ne devait pas être de trop pour les Gothiques, qui avaient bien besoin de se remettre la tête à l’endroit. D’autant qu’ils attaquent ce dernier tiers-temps sur une supériorité toujours en cours, et le devoir de remettre la machine en marche. Ils y parviennent : après avoir installé le jeu de puissance et suite à une excellente circulation du palet, Ohlsson hérite du palet et trompe Fouquerel d’un shoot dans la lucarne (5-4, 40’45’’).

Amiens a repris l’avantage et la confiance par la même occasion. Sur une superbe remontée et un nouveau dribble exceptionnel de Bastien, celui-ci transmet à Ouimet tout en poursuivant son action pleine de vitesse. Cela va tellement vite que l’on ne sait plus trop ce qui rentre dans la cage chamoniarde : Bastien, Fouquerel, l’un de ses défenseurs… en tout cas tout sauf le palet !

Les joueurs d’Heikki Leime ont une nouvelle grosse opportunité quand un tir de Ouimet passe juste à côté. C’est le feu dans la défense chamoniarde, et Veydarier se met à la faute pour charge incorrecte. Seulement les Amiénois ne voulaient visiblement pas de ce power-play, puisque quelques secondes plus tard Serer est coupable de cinglage. Voilà qui est bien dommage pour les Gothiques, car sur le face-off Chamonix se retrouve beaucoup trop facilement devant la cage, et Tremblay en profite pour battre un Sopko une nouvelle fois pas aidé, mais une nouvelle fois pas impérial non plus (5-5, 45’15’’). C’est le deuxième but encaissé de la sorte par les locaux dans ce match, sur des remises en jeu totalement ratées.

Ce match est fou depuis la première seconde, mais il est loin d’être terminé. Affublé d’un maillot numéro 11 non floqué, Terrier y va de son tir mais Sopko veille. Chamonix pousse et se voit récompensé de ses efforts. Gadoury fait le tour de la cage, il remet à l’un de ses compères de la « ligne magique », Benjamin Rubin. Son lancer est lent et semble pleinement maîtrisable. Pourtant Sopko est beaucoup trop lent à se mettre au sol et il s’incline à nouveau (5-6, 47’37’’). Déjà critiquable à plusieurs reprises dans cette rencontre, cette fois ci le gardien slovaque est clairement fautif.

Et le festival offensif continue ! Menant à nouveau à la marque, Chamonix a perçu la faiblesse amiénoise du soir sur les face-offs en zone défensive. Ils en remportent un nouveau par Masson et très vite Silvennoinen se retrouve en position de shoot. La triste vérité de la rencontre est que Sopko, lui, ne touche plus un palet, et le Finlandais s’offre un doublé, son premier depuis son arrivée en France (5-7, 48’21’’). Tous les passionnés connaissent dans les grandes lignes la carrière en Magnus de Ramon Sopko, et son talent n’est plus à prouver. Toutefois il ne faut pas nier les évidences, le gardien passe totalement à côté de son début de saison. Quand on sait que la saison polonaise s’était terminée très difficilement pour lui, on se dit que le Slovaque doit impérativement retrouver au plus vite la confiance qui lui échappe. Il suffisait de le regarder après ce but encaissé, ne cessant d’hocher la tête de renoncement.

2013-09-21-Amiens-Chamonix-13Mené de deux buts, Amiens ne parvient pas à réagir dans un premier temps. Pourtant Fouquerel fait un cadeau à la deuxième ligne, en laissant un étonnant rebond dont les Gothiques ne savent profiter. Ils se retrouvent de plus sanctionnés au plus mauvais moment (Claireaux pour cinglage), mais Chamonix installe un jeu de puissance beaucoup trop timide pour pouvoir assommer la rencontre.

Aux critiques sur son individualisme, Bouchard répond par une nouvelle excellente passe (il les aura multipliées dans cette rencontre) en direction de Claireaux, malheureusement le Français ne cadre pas.  Mais quelques instants plus tard, à l’envie et après s’y être repris en plusieurs fois, l’ancien Spinalien Bouchard est cette fois-ci buteur en trompant Fouquerel sur un but rageur (6-7, 53’53’’).

Amiens se rue en attaque. Le gardien chamoniard ne semble guère beaucoup plus rassurant que son homologue amiénois, mais la défense résiste, pas toujours dans les lois du jeu : Silvennoinen laisse ses coéquipiers pour avoir retenu un adversaire. Toute la patinoire a compris que c’était le moment ou jamais pour égaliser, et le public pousse les joueurs comme un seul homme. Malgré ce soutien, la supériorité numérique amiénoise confond vitesse et précipitation, et s’expose à des contres comme avec Gadoury qui part seul mais ne cadre pas. Au moment où la pénalité prend fin, Claireaux est opportuniste, mais cette fois le gardien chamoniard capte le puck. Il reste deux minutes à jouer et le Coliséum est en fusion. Leime demande un temps-mort afin d’organiser la sortie de Sopko. Dès que c'est possible, Ouimet apporte donc le surnombre, mais il est oublié par ses coéquipiers au moment où il arrive, seul et lancé, sur la glace. Comme trop souvent depuis qu'ils sont menés, les Amiénois ne parviennent à se mettre en position. Alors le couperet doit tomber, et logiquement, Tremblay marque en cage vide d’un tir à mi-distance (6-8, 59’03’’).

La dernière pénalité sifflée contre Masson à 4 secondes de la fin est anecdotique. Dans cette guerre de nerfs, les Chamois s’imposent pour leur premier déplacement. Si la défense ne s’est pas montrée souveraine à chaque instant, l’équipe alpine a su trouver les ressources pour renverser une situation extrêmement compromise à mi-match. Offensivement l’équipe de Stéphane Gros a su se mettre en évidence, et le pari de la ligne « Gadoury – Tremblay – Rubin », qui a fait trembler toutes les défenses de Division 1, semble gagnant car leurs habitudes de jeu en trio fut à la hauteur du challenge amiénois. De plus, ils ont trouvé en Brent Patry un excellent camarade de jeu, car ils se trouvent à merveille. Les Amiénois doivent eux retrouver très rapidement une assise défensive pour enfin lancer leur saison, car tous les points perdus coûteront chers au moment des décisions.


Désignés joueurs du match : Julien Tremblay pour Chamonix, Valentin Claireaux pour Amiens.
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Commentaires d’après-match

Valentin Claireaux (attaquant d’Amiens) : « Il y a forcément de la déception et de la frustration. Il y a un gros travail à faire sur les lignes et sur le jeu défensif car il n’est pas normal d’encaisser autant de buts. La confiance n’est pas atteinte, mais une remise en question est nécessaire. »

 

Amiens – Chamonix 6-8 (3-1, 1-3, 2-4)
Samedi 21 septembre 2013 à la patinoire du Coliséum. 2550 spectateurs.
Arbitrage d’Alexandre Bourreau assisté d’Aurélien Smeeckaert et Matthieu Loos.
Pénalités : Amiens 16’ (10’, 2’, 4’) ; Chamonix 14’ (4’, 4’, 6’)
Tirs : Amiens 29 (10, 9, 10) ; Chamonix 34 (14, 11, 9)

Evolution du score :
0-1 à 00’58’’ : Hardy assisté de Patry et Masson (sup. num.)
1-1 à 06’09’’ : Serer
2-1 à 13’40’’ : Claireaux assisté de Bouchard et Bault
3-1 à 14’06’’ : Kazarine assisté de Serer
4-1 à 22’20’’ : Claireaux assisté de Bouchard et Serer (sup. num.)
4-2 à 34’19’’ : Hardy assisté de Masson et Gras (sup. num)
4-3 à 37’00’’ : Silvennoinen assisté de Terrier et Masson
4-4 à 37’16’’ : Patry assisté de Gadoury et Tremblay
5-4 à 40’45’’ : Ohlsson assisté de Gascon et Bouchard (sup. num)
5-5 à 45’15’’ : Tremblay assisté de Patry et Gadoury (sup. num)
5-6 à 47’37’’ : Rubin assisté de Gadoury et Patry
5-7 à 48’21’’ : Silvennoinen assisté de Kara et Masson
6-7 à 53’53’’ : Bouchard assisté de Claireaux et Gascon
6-8 à 59’03’’ : Tremblay assisté de Rubin (cage vide)


Amiens

Gardien : Ramon Sopko.

Défenseurs : Aziz Baazi – Jimi Santala ; Kevin Dusseau – Johan Ohlsson ; Romain Bault – Vincent Bachet (C).

Attaquants : Valentin Claireaux – Martin Gascon (A) – Danick Bouchard ; Romain Carpentier – David Bastien – François Ouimet ; Fabien Kazarine – Marius Serer (A) – Mathias Arnaud.

Remplaçants : Léo Bertein (G) / Nicolas Leclerc / Rémi Thomas.

Chamonix 

Gardien : Clément Fouquerel.

Défenseurs : Kyle Shearer-Hardy – Fabien Veydarier ; Brent Patry – Damien Torfou ; Riku Silvennoinen – Arthur Cocar.

Attaquants : Jérémy Arès – Alexandre Audibert (C) – Laurent Gras (A) ; Benjamin Rubin – Kévin Gadoury – Julien Tremblay ; Vincent Kara – Clément Masson (A) – Mathias Terrier ; Patxi Biscard.

Remplaçants : Victor Goy (G) / Clément Colombin.