Dunkerque - Courbevoie (Division 1, 6e journée)

Verlic craque face à Bradac

thomasclementUne défaite à domicile dans laquelle neuf buts sont concédés à un concurrent direct pour le maintien n’est pas pour rassurer. Giflés par le Mont-Blanc, les Coqs sont en quête de points sur la glace de Dunkerque avant trois rencontres difficiles face à Bordeaux, Nantes et Mulhouse. Ils peuvent, pour se relever, compter sur le renfort de l’ancien Rémois et Montpelliérain Eddy Martin-Whalen, dont l’arrivée suit celle du Finlandais de Mestis Juho Iloviita.

Les Corsaires ont eux aussi connu du changement dans les derniers jours. Leurs dernières sorties mitigées face au Mont-Blanc et Bordeaux n’ont pas vraiment rassuré sur leur potentiel. La défense doit heureusement gagner en sécurité avec le retour du précieux Jussi Laine, peut-être le meilleur arrière de la troupe menée par Miikka Rousu la saison dernière. L’attaque est remodelée, conséquence des blessures à l’épaule de Maxime Brachet et au genou d’Antoine Vanwormhoudt.

Venu donner le coup d’envoi, Luc Tardif doit patienter plusieurs minutes pour assister à la mise en route de l’offensive corsaire. Le danger vient des Franciliens, assez entreprenants et surtout à l’affût de toute possibilité de contrer. Sur un jeu à quatre contre quatre, consécutif à un semblant d’explication entre Matajicek, auteur du premier lancer, et Krajcik, venu protéger son portier, Benjamin Bataille est surpris par Iloviita, parti défier la botte de Martel, mais entre-temps accroché par le jeune nordiste. La lenteur et les hésitations du jeu de puissance des Coqs, illustrées par un palet sorti de la zone par Konopka, épargnent le gardien québécois.

À son tour en avantage numérique, Dunkerque n’est pas plus inspiré : entre hors-jeu et dégagements successifs des visiteurs, le public attend toujours l’électrochoc. Le COC passe même près de l’ouverture de la marque en infériorité, sur une contre-attaque de Martin-Whalen, très en vue, encore déjouée par son compatriote de portier. C’est après avoir essuyé le premier lancer difficile pour Verlic, face à Mathieu Cyr, qu’il y parvient : les atermoiements gagnent la paire Dubois-Folcke aux abords de la ligne bleue, où Adrien Sebag hérite du palet, qu’il expédie dans la lucarne droite (0-1 à 10'24").

Le lancer du capitaine Motte dès la mise au jeu remportée par Martin-Whalen et les mouvements de Bougaran derrière la cage mettent encore à mal une équipe rose et bleue incapable de se relancer proprement, y compris lorsque Daniel Pettersson tente de s’y atteler. Toutefois, une faute de Menard, au pressing en zone offensive sur Domian, peut réduire à néant les efforts courbevoisiens. Mais un nouveau contre de Martin-Whalen fait encore trembler Raffoux, le centre canadien trouvant Alexandre Motte au centre, pour un lancer au ras de la lucarne. Les rares lancers locaux sont trop lointains pour inquiéter Jure Verlic, plutôt tranquille en ce premier tiers-temps, mis à part un boulet de canon dont Clément Thomas a le secret.

Le portier slovène sent poindre un surcroît de travail avant la sirène, sur une action nordique : la percée de Jussi Laine, reprise par le Danois Nielsen, le contraint à une parade à la renverse. Suffisante pour préserver ce court avantage à la première pause… a priori. Dans les secondes finales, Marc-André Martel confie à Jakub Bradac le soin de dégager. Depuis sa zone, l’ancien Amnévillois expédie le palet de toutes ses forces vers le but francilien, sans grand espoir. Pourtant, le disque transperce toute la défense, gardien totalement incrédule y compris, pour un but totalement inattendu (1-1 à 19'57"). Réussite susceptible de booster les locaux en même temps qu’elle peut mettre à mal le moral des Coqs. Ces craintes se confirment à la reprise, nettement dominée par les hommes de Carl Michaelson, sans doute peu séduit par le spectacle offert à cet instant.

Après avoir cogité pendant la pause, Verlic se voit offrir l’occasion de se rassurer sur un lancer surpuissant de Moretti, capté de la mitaine. Première d’une série d’occasions maritimes, poursuivie par une passe en profondeur de Cyr vers Thomas, dans le dos de Konopka, mais la transversale supplée le Slovène sur le coup. Ce dernier n’a ensuite besoin d’aucune assistance pour écarter du bâton une reprise de Latouche-Gauvin, servi dans l’enclave par Nielsen, ainsi qu’un essai à ras glace de l’ancien Nantais. La troisième ligne n’étant pas en reste, par deux fois Brendan Martial lance vers un gardien en quête de répit. Qui ne peut venir de Thomas, une nouvelle fois à l’origine d’un missile écarté de la jambière. De plus, Alexandre Motte n’a d’autre recours que d’accrocher François Moretti dans la foulée (28'16").

iloviitajuhoLe jeu de puissance dunkerquois n’a plus grand-chose à voir avec sa timidité du tiers initial. Le décalage de Cyr vers Thomas en témoigne, mais le numéro 16 local bute encore sur le dernier rempart, lorsque ce n’est pas son partenaire Latouche-Gauvin qui obstrue le chemin du but. Jure Verlic résiste encore aux boulets de canon de la paire Thomas-Bradac, mais fait preuve de signes de faiblesse et se relève difficilement. L’envie des Corsaires se manifeste encore au retour à forces égales, de façon parfois rugueuse. Arnaud Bougaran reste ainsi au sol après avoir été percuté par Brendan Martial, puis Thomas Giorgi subit dans le coin une charge appuyée de Thomas, invité à rejoindre le banc de la prison en même temps que Davor Rakanovic.

En supériorité sur le coup, le COC, par Prindis, met enfin Martel au travail, mais se fait contrer par Tommy Latouche-Gauvin, sur un palet sorti rapidement par Mathieu Cyr, venu faire écran devant Verlic (2-1 à 32'48"). Associés sur ce but, les deux Canadiens multiplient les combinaisons, intégrant Pettersson au bal pour faire un peu plus vaciller leurs visiteurs. Ces derniers subissent de plus en plus les débats, et les réactions de Hanes, peu en vue et parfois trop seul, et Iloviita, sur un lancer trop excentré, sont trop épisodiques. Si Jakub Bradac manque par deux fois le cadre, il hérite d’une troisième opportunité sur un palet récupéré énergiquement dans le coin par Thomas et sort une nouvelle mine (3-1 à 38'48"). La fin de période est toujours aussi difficile pour Verlic, son défenseur Giorgi étant contourné par Latouche-Gauvin, qui du bout de la crosse trouve une quatrième fois le fond de la cage (4-1 à 39'46").

Appelé à prendre position devant la cage, Thibault Hiret subit très vite la pression d’une attaque qui poursuit sur sa lancée. Et si Loïc Destoop, un peu trop insistant au forcing dans sa zone sur une offrande de Martial, voit son but refusé, le cinquième filet vient de la crosse de Clément Thomas, à l’interception d’une passe hasardeuse de Mickaël Denis (5-1 à 43'26"). Le nouvel entrant s’interpose toutefois avec brio devant Nielsen et écarte plusieurs lancers avant de voir ses adversaires reculer. Une faute du Danois renvoie, il est vrai, le jeu vers l’autre extrémité du glaçon. L’occasion pour Alexandre Leroux, sans contrôle, de réduire l’écart de jolie manière (5-2 à 51'28").

Au jeu des supériorités numériques, Courbevoie parvient même à trouver une nouvelle fois la faille sur une montée de Petr Prindis côté gauche, ponctuée d’un tir dans la lucarne opposée (5-3 à 56'26"). Incapable de conserver un avantage dans les dernières minutes face à Montpellier et Bordeaux, la troupe de Michaelson tremble à nouveau à l’abord des ultimes instants d’une rencontre qui aurait pu être pliée. La réussite offensive la fuit à plusieurs reprises, notamment au détriment de Daniel Pettersson, déjoué par une parade du bâton de Thibault Hiret étendu au sol.

Les munitions manquent cependant aux Courbevoisiens, qui ne pourront retrouver la zone de vérité avant le dernier coup de sirène, ni même sortir leur portier. Le soulagement est palpable côté dunkerquois, à l’issue d’une prestation mitigée. Du mieux est attendu à l’heure d’aller défier d’autres Corsaires, les leaders nantais, la semaine prochaine.


Dunkerque – Courbevoie 5-3 (1-1, 3-0, 1-2).
Samedi 19 octobre 2013 à 18h30 à la patinoire Michel-Raffoux. 1 050 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion assisté de Joffrey Yssembourg et Cédric Turbert.
Pénalités : Dunkerque 18' (8’, 6’, 4’), Courbevoie 20' (10’, 8', 2’).
Tirs : Dunkerque 46 (10, 19, 17), Courbevoie 21 (7, 4, 10).

Évolution du score :
0-1 à 10'24" : Sebag assisté de Motte
1-1 à 19'57" : Bradac assisté de Martel
2-1 à 32'48" : Latouche-Gauvin assisté de Cyr (inf. num.)
3-1 à 38'48" : Bradac assisté de Dubois et Thomas
4-1 à 39'46" : Latouche-Gauvin assisté de Ballet
5-1 à 43'26" : Thomas
5-2 à 51'28" : Leroux assisté de Prindis et Hanes (sup. num.)
5-3 à 56'26" : Prindis assisté de Iloviita (sup. num.)

Dunkerque

Gardien : Marc-André Martel.

Défenseurs : Kristian Krajcik – Ghislain Folcke  (C) ; Jussi Laine - Francis Ballet (A) ; Jakub Bradac - Grégory Dubois ; Benjamin Bataille.

Attaquants : Daniel Pettersson - Mathieu Cyr (A) - Clément Thomas [puis Latouche-Gauvin] ; Esben Nielsen - Tommy Latouche-Gauvin [puis Thomas] - Martin Domian ; Brendan Martial - Loïc Destoop - François Moretti ou Benjamin N'Guyen.

Remplaçants : Michael Dizgun (G), Maxime Brachet. Absent : Antoine Vanwormhoudt (genou).

Courbevoie

Gardien : Jure Verlic puis Thibault Hiret à 40’00"

Défenseurs : Thomas Giorgi -  Jiri Matajicek ; Vladimir Konopka - Petr Prindis ; Luc Tanésie - Alexandre Leroux.

Attaquants : Juho Iloviita - Davor Rakanovic - Matus Hanes ; Alexandre Motte (C) - Eddy Martin Whalen - Arnaud Bougaran ; Adrien Sebag - André Menard (A) - Mickaël Denis ; Nicolas Domalain à 45’29".

Remplaçant : Cyril Wolff.