Ni pitié ni patience pour les entraîneurs russes

YugraIl y a un domaine où la KHL tient la première place mondiale incontestée, c'est dans les licenciements d'entraîneurs. Juste avant la trêve de novembre, deux nouveaux spécialistes ont été licenciés, et leurs identités peuvent surprendre car ce sont des entraîneurs qui jouissent d'une grande crédibilité et d'une forte implantation.

Sergei Shepelev, qui entraîne le Yugra Khanty-Mansitysk depuis 2008 et qui en a conduit les premiers pas en KHL, a ainsi été viré par un directeur général, Andrei Belmach, qui est arrivé... voici trois mois. Le trio Shepelev-Soloviev-Ketov était pourtant considéré comme le plus galonné dans la ligue, chacun ayant une expérience d'entraîneur-chef. Pendant les premières années du Yugra, on louait leur hockey "soviétique", qui avait su conserver les vertus collectives et offensives à l'ancienne.

Aujourd'hui, on dit qu'ils sont restés aux schémas du siècle dernier, et qu'ils n'utilisent pas les outils modernes (entraîneur des gardiens, travail spécifique poussé des unités spéciales...). Le temps a sans doute fait son oeuvre, et la lassitude avec. Et surtout, à toujours rejeter la faute sur ses joueurs ou à lister des excuses, Shepelev semblait incapable de se remettre en question. Oleg Davydov, entraîneur recruté quelques jours plus tôt pour compléter le staff (signe avant-coureur de ce qui se tramait), assumera l'intérim.

NeftekhimikEncore plus étonnant, la mise à l'écart de Vladimir Krikunov. À l'intersaison, le Barys Astana tenait à le garder, mais il a préféré rejoindre le Neftekhimik Nijnejkamsk pour la quatrième fois de sa carrière. Il a cependant encaissé sa onzième défaite en douze rencontres sur la glace du... Barys Astana, son ancien club. Fatal.

Reste à savoir si leurs licenciements amélioreront la situation. Le Yugra est dixième de la conférence est, à cinq points de la huitième place qualificative en play-offs. Le Neftekhimik est douzième, à trois points derrière. Juste entre eux, on retrouve l'Avangard Omsk, qui ne décolle toujours pas... depuis le remplacement du coach finlandais Petri Matikainen par Milos Riha.

À l'ouest, l'Atlant est neuvième et le Lokomotiv onzième, tous deux également en position d'éliminés. tous deux avaient pourtant très tôt renvoyé leurs entraîneurs respectifs...