France - Bélarus (tournoi EIHC d'Innsbruck)

JANIL Jonathan-130505-004Le Bélarus a longtemps été un adversaire injouable pour la France. La première confrontation remontait au tournoi traditionnel moscovite des Izvestia, en 1993, où les Bleus avaient battu la toute jeune nation indépendante. Mais par la suite, pendant douze confrontations consécutives, les tricolores ne s'étaient jamais imposés. Et puis, en 2011 et en 2012, ils ont battu deux fois cette équipe au Mondial. Pour autant, la dernière victoire en compétition non officielle remonte toujours à vingt ans, et le dernier match à Minsk avant la qualification olympique constitue un mauvais souvenir. Les journalistes biélorusses avaient eu des commentaires dédaigneux envers cet adversaire prétendument incapable et inintéressant, balayé 4-0.

Dans une ambiance très différente - une patinoire d'Innsbruck totalement vide - il est donc temps de remettre les choses au point et de porter un coup de grâce à l'ancienne bête noire. Après la défaite piteuse de la veille, Glen Hanlon, le nouvel-ancien sélectionneur du Bélarus, a changé presque toutes ses lignes offensives.

Ce sont bien les Français qui prennent les devants. L'offensive de Robin Gaborit et Jonathan Janil attire loin le repli défensif, et Nicolas Ritz, arrivé en seconde vague, tire dans la lucarne gauche. L'avantage ne dure cependant que cinq minutes. La première pénalité contre Manavian est immédiatement exploitée par le duo Platt/Zakharov, qui semble se trouver de façon intéressante. Le Canadien naturalisé marque ainsi son premier point, une mention d'assistance, pour son nouveau drapeau.

Le Bélarus prend ensuite les commandes de la rencontre et sollicite plus souvent qu'à son tour Ronan Quemener. Le gardien de Briançon confirme ainsi en équipe de France son solide début de saison : après ses dernières apparitions difficiles au printemps, il réussit peut-être son meilleur match en bleu.

La tendance s'inverse en fin de match quand le Bélarus, jusque là discipliné, est poussé trois fois à la faute entre les cinq dernières minutes et la prolongation. La France se réveille et pousse dans les cages adverses, sans succès. C'est finalement aux tirs au but que la victoire se décide, et Dijon est encore à l'honneur puisque Ritz inscrit un joli pénalty vainqueur.

Une victoire obtenue en fusillade compte-t-elle comme telle ? Selon la formulation que vous donnerez à cet axiome statistique, la France a rompu une série... ou elle attendra la prochaine fois.

Commentaires d'après-match

Glen Hanlon (entraîneur du Bélarus) : "Nous avons beaucoup progressé, et c'est important. Je n'attends pas que mon équipe gagne à chaque match. Il est plus important que chaque match soit meilleur que le précédent. Et cet objectif a été complètement respecté."

 

France - Bélarus 1-1 (1-1, 0-0, 0-0, 0-0) / 1-0 aux tirs au but
Vendredi 8 novembre 2013 à 14h30 à Innsbruck. 150 spectateurs.
Arbitrage de Milan Zrnic (SLO) et Robert Falkner (AUT) assistés d'Oskar Johnston et David Nothegger (AUT).
Pénalités : France 12' (4', 4', 4'), Bélarus 8' (0', 0', 6', 2').
Tirs : France 21 (8, 6, 4, 3), Bélarus 36 (15, 10, 11, 0).

Évolution du score :
1-0 à 08'51" : Ritz assisté de Gaborit et Janil
1-1 à 13'14" : Zakharov assisté de Platt (sup. num.)

Tirs au but :
France : Ritz (réussi), Fleury (manqué), Lampérier (manqué).
Bélarus : Platt (manqué), Stefanovich (manqué), Yefimenko (manqué).


France

Gardien : Ronan Quemener.

Défenseurs : Yohann Auvitu - Antonin Manavian (2') ; Kévin Hecquefeuille (2') - Nicolas Besch (6') ; Florian Chakiachvili (+1) - Jonathan Janil (+1).

Attaquants : Damien Fleury - Damien Raux (C) - Luc Tardif jr ; Eliot Berthon (2') - Loïc Lampérier - Charles Bertrand ; Julien Albert - Brian Henderson - Anthony Guttig ; Valentin Claireaux - Nicolas Ritz (+1) - Robin Gaborit (+1) ; Anthony Rech (+1).

Remplaçant : Florian Hardy (G). En réserve : Kévin Dusseau (D).

Bélarus

Gardien : Vitali Belinski.

Défenseurs : Nikolaï Stasenko (2') - Oleg Goroshko ; Andrei Filichkin - Andrei Antonov ; Andrei Karev (-1) - Yevgeni Nogachev (-1, 2') ; Georgi Yaskevich.

Attaquants : Geoff Platt - Aleksandr Kitarov - Konstantin Zakharov ; Aleksei Ugarov (C) - Yevgeni Kovyrshin (2') - Andrei Stepanov (2') ; Aleksandr Pavlovich - Artyom Volkov - Aleksei Efimenko ; Igor Revenko (-1) - Artyom Kisly (-1) - Mikhaïl Stefanovich (-1) ; Yevgeni Dadonov.

Remplaçant : Vitali Koval (G).