Épinal - Amiens (Ligue Magnus, 16e journée)

Kuralt7Sept fois à terre... huit fois debout !

Contraint de déclarer forfait pour le déplacement d'Épinal à Angers lundi dernier, Andrej Hočevar espérait faire son retour en fin de semaine, pour la venue des troupes d'Heikki Leime. Mais l'indisponibilité du Slovène, toujours en délicatesse avec son genou, perdurera jusqu'à la nouvelle année, donnant un petit avant-goût de ce qui attend les Dauphins en février prochain, lorsque les Jeux olympiques mobiliseront leur gardien numéro un. Sa doublure Nicolas Ravel, qui s'en était plutôt bien tiré à Angers (en repoussant vingt-neuf des trente-trois tirs qu'ils lui ont été adressés), aura alors fort à faire... comme ce soir, face aux Gothiques de Danick Bouchard !

Véritable "arme fatale" des Picards, le "serial buteur" québécois affole les compteurs comme jamais au côté de son vieux compère François Ouimet, qui a retrouvé toute son efficacité après des débuts compliqués. Et ce malgré la blessure au poignet du "maître à jouer" Martin Gascon, contractée le 12 octobre dernier. Une absence prolongée ayant permis à Valentin Claireaux de s'affirmer au centre du premier trio... et d'y rester, même au retour de l'assistant-capitaine en début de semaine, face à Villard-de-Lans (3-4 t.a.b.) !

Ce sont donc des Gothiques au grand complet qui tombèrent, lundi, sur un Jeff Lerg des plus inspirés. L'excellent gardien américano-villardien les a privés d'un sixième succès en sept journées depuis l'arrivée d'Ilpo Salmivirta, venu gonfler les rangs amiénois le mois dernier après avoir tout gagné avec Rouen ces dernièressalmivirta années... puis "dépanné" à Sheffield, dans le club anglais de Marc Lefebvre, son ancien coéquipier spinalien (qui y occupe les fonctions d'entraîneur-adjoint) !

Freinés dans leur élan par Villard-de-Lans, les Gothiques espèrent réenclencher au plus vite la marche avant. Un point commun avec les Dauphins, blanchis lundi au Haras après cinq victoires d'affilée en championnat. Du jamais vu, au plus haut niveau français, dans toute l'histoire du hockey spinalien.

Toute série a donc une fin. Mais un record reste toujours d'actualité pour les Spinaliens. Celui du plus grand nombre de succès récoltés consécutivement, en Ligue Magnus, dans leur "fief" de Poissompré (cinq depuis le 12 octobre). Une enceinte enregistrant, ce soir, sa plus forte affluence avec plus de 1 700 spectateurs "entassés" debout (derrières les plexis) ou assis, dans deux tribunes pleines à craquer.

Des gradins qui ne tardent d'ailleurs pas à se lever. Yoann Chauvière profite d'une récupération de Michal Petrák (aux dépens d'un David Bastien surpris derrière la cage de Nicolas Ravel) et d'un changement de ligne amiénois pour mettre Anže Kuralt sur orbite. Le rapide ailier slovène, lancé plein axe, sort vainqueur de son face-à-face avec le gardien en parvenant à glisser la rondelle dans un petit trou de souris (1-0 à 01'41"). Vraisemblablement sous le bras droit d'un Sopko ensuite masqué au départ du lancer décoché, en entrée de zone, par Petrák en supériorité (2-0 à 03'54").

On croît rêver, surtout qu'entre temps, Nicolas Ravel a dû s'interposer en couvrant rapidement son second poteau pour empêcher François Ouimet d'égaliser (02'38") sur une action révélatrice de la rapidité d'exécution et de patinage d'un ensemble amiénois ensuite sanctionné. David Bastien, en retard, a chargé maladroitement Anže Kuralt (03'24") le long de la bande, occasionnant une pénalité pas anecdotique pour les Gothiques... puisqu'elle a permis à l'ICE de rapidement doubler la mise !

Une avalanche de buts !

Les bases d'une soirée "portes ouvertes" sont donc lancées. Mais les visiteurs, bien mal partis dans cette partie, ne s'en laissent pas conter. Portés par l'incessante activité d'un Danick Bouchard diablement remuant dans son couloir gauche, ils réduisent rapidement l'écart. L'ancien top-scoreur spinalien débordant côté gauche avant de manœuvrer ligne de fond pour mieux trouver un François Ouimet démouimet françoisarqué au premier poteau (1-2 à 04'43"). Le premier but encaissé par Ravel... et sûrement pas le dernier vu l'état de fébrilité affiché par le jeune portier, qui, pour ne rien arranger, s'avère être un gros pourvoyeur de rebonds !

Il va sans dire que les deux pénalités simultanément récoltées par Sušanj et Ouimet seront exploitées par des Gothiques privés de Carpentier (puis de Serer, forcé de renoncer en début de partie), mais profitant de cette double supériorité pour égaliser. Danick Bouchard tire sur réception d'une passe d'Ohlsson pour faire trembler les filets, d'un puissant shoot à mi-distance... et à mi-hauteur (2-2 à 06'26") !

Ne manquant pas une occasion de faire apprécier la puissance et la précision de ses lancers, Bouchard arme ensuite un lourd slap de la bleue, cette fois repoussé (07'11") par la botte d'un Ravel achevant de tuer la deuxième pénalité. L'ICE n'aura toutefois droit qu'à quelques secondes de répit. Un faire trébucher signalé à l'encontre de Sušanj (08'03") ramène un danger que les Plch, Ouimet et autres Meilleur s'évertuent à écarter. Avec réussite d'ailleurs puisque le pensum du Slovène est finalement bien "digéré" par ses coéquipiers, parvenus à ne pas trop concéder de lancers.

Et il valait mieux car Ravel n'a, ce soir, rien d'une assurance tous risques. S'y reprenant à deux fois pour geler la rondelle suite à un débordement de Bachet (11'25"), la doublure d'Hočevar ne peut que repousser le tir d'Ouimet sur un Claireaux bien placé (2-3 à 12'33"). François Ouimet ayant Ravelprofité du dégagement précipité d'un Maxime Ouimet parant au plus pressé pour s'essayer d'un lancer habilement répercuté pour l'attaquant saint-pierrais.

Sous l'impulsion d'un Bouchard déchaîné (et gavé d'espaces jusqu'à plus soif), les Picards prennent alors l'entier contrôle des opérations. Les Dauphins les ont, il est vrai, longtemps laissé faire le jeu, histoire de jouer les contres à fond (comme sur le premier but de la soirée). Mais la domination samarienne, qui va crescendo, s'accompagne d'une solidité défensive renforcée devant un Sopko n'apportant pourtant pas d'énormes garanties. Aussi Ján Plch, "secoué" dans l'arrondi par Kevin Dusseau (16'02"), voit-il l'ancien grenoblois succéder à Ilpo Salmivirta sur le banc des pénalités (14'00")... sans que Ramón Sopko ne soit particulièrement inquiété ! Les slaps de Chauvière se voient systématiquement contrés aux abords de la zone de vérité.

L'étreinte amiénoise, qui se resserre au retour des vestiaires, débouche sur une quatrième réalisation. Kevin Dusseau, bien servi par Martin Gascon (qui a bien travaillé dans le coin pour ressortir la rondelle), déclenche un slap filant entre les jambières d'un Nicolas Ravel aussitôt remplacé par Pierre Mauffrey (2-4 à 21'15").

Un changement aussi nécessaire que salutaire : l'ex-universitaire toulousain, plus rassurant dans ses interventions, stoppe l'hémorragie en multipliant les arrêts, de près comme de loin. Rémi Thomas, surpris de se voir si bien servi (par Kazarine, qui a profité d'une maladresse de Sušanj derrière la cage), rate pourtant la cible à bout portant (25e). Contrairement à Valentin Claireaux, heureux destinataire d'un excellent travail préparatoire de l'intenable Danick Bouchard, parvenu à se défaire de Francis Meilleur pour mieux "lâcher" son puck à hauteur du premier poteau (2-5 à 27'07").

Signant (déjà !) son quatrième point de la soirée, Danick Bouchard semble s'ériger en bourreau de ses anciens coéquipiers. Mais l'ailier canadien, qui s'est attiré l'inimitié de Poissompré, s'endort sur ses lauriers. Et tombe dans l'individualisme forcené en cherchant à en mettre plein la vue au moyen de gestes techniques superflus. C'est qu'il se sait supérieur techniquement... et tient à le montrer, pendant que Mauffrey tient bon devant son filet, gardant les siens dans une partie que beaucoup, ici, croient déjà jouée tant les Gothiques d'Amiens semblent avoir le match en main...

Mauffrey1Une apparence trompeuse. Les Dauphins, bien qu'en grande difficulté dans le jeu, continuent à s'accrocher, même diminués par un "croche-patte" de Petrák sur Bastien (33'11"). Une ténacité récompensée : Gašper Sušanj récupère le puck dans sa zone pour mieux le refiler à Anže Kuralt, qui accélère côté gauche jusqu'à pénétrer dans le camp adverse. L'international slovène se recentre légèrement pour expédier la rondelle dans le haut du filet et nettoyer la lucarne opposée, d'un tir croisé aussi précis que puissant (3-5 à 33'25"). Pas étonnant, avec ce genre d'action, qu'Anže Kuralt ait si rapidement éclipsé Danick Bouchard dans le cœur des supporters !

Rêvant à présent d'une impossible remontée, Poissompré se remet à chanter et à pousser ses protégés, qui ne manquent pas de répondant physiquement. Mais frisent la correctionnelle sur un tir contré de Bouchard que Mauffrey ne parvient pas à capter. Un rebond tout près de profiter à François Ouimet, dont le revers rase le montant (35e). Mais l'ICE a les ressources, physiques et morales, pour refaire surface dans ce match. Et comme bien souvent, c'est du formidable trio Kuralt-Petrák-Plch que vient le salut des Dauphins. Petrák, bien servi par Kuralt, trouvant Plch qui s'enfonce dans la défense et s'excentre en voulant déporter le gardien. S'ensuit un monstrueux cafouillage devant la cage... d'où s'extirpe un Maxime Ouimet poussant victorieusement le palet au fond des filets (4-5 à 37'42") !

Voilà les hommes de Raphaël Marciano, proches du K-O quelques minutes plus tôt, totalement relancés dans une partie complètement débridée... qui manque de virer à l'échauffourée généralisée ! Une vilaine charge de Danick Bouchard dans le dos de son ex-coéquipier Maxime Ouimet, à un mètre de la bande, met le feu aux poudres (38'43"). Les ardeurs sont toutefois vite réfrenées par des référés sanctionnant logiquement Bouchard d'une triple pénalité mineure... sans pour autant oublier Ouimet et Meilleur, punis de leur esprit vengeur !

Bouchard danick 1Bénéficiant d'une supériorité numérique, les locaux tentent bien de déjouer une défense "gothique" parfois prise de panique. Mais une interception d'Ilpo Salmivirta permet à David Bastien de s'échapper. Le centre canadien se débarrasse de Petrák avant d'envoyer son revers sur le montant gauche d'un Mauffrey bien replacé au second poteau (39'55").

Les Picards, qui n'avaient déjà pas su creuser l'écart et tuer le match face à Villard (lundi dernier), voient l'histoire se répéter à Poissompré. Et pour ne rien arranger, Danick Bouchard doit encore purger l'équivalent de quatre minutes de pénalités au début d'un troisième tiers temps que Martin Gascon débute au côté de François Ouimet et Valentin Claireaux. Un repositionnement temporaire nécessitant le replacement (lui aussi provisoire) de l'énergique Mathias Arnaud sur le deuxième trio (auprès d'Ilpo Salmivirta et David Bastien).

Mais c'est bien près de la cage gardée par Ramón Sopko que se situent les plus chaudes actions. À la parade devant Cacciotti (44'14"), l'ancien portier tourangeau, rouennais, briançonnais et dijonnais s'impose avec brio devant le filet et initie un contre rapidement mené par ses coéquipiers. Valentin Claireaux lançant François Ouimet dans la profondeur, pour une belle conclusion de l'ailier canadien, parvenu à fixer le gardien pour mieux le prendre à contre-pied et loger son revers dans le haut du filet (4-6 à 44'23").

Pierre Mauffrey se reprend promptement devant Valentin Claireaux (sur une longue ouverture de Gascon, 44'32"), bien secondé par un Ján Plch n'hésitant pas à se jeter au-devant de Danick Bouchard pour avorter son break-away (47'10"). Comme quoi l'état d'esprit "guerrier" animant les Dauphins, cette année, est généralisé. Même Benjamin Breault peut s'en targuer, bien que ce centre travailleur et clairvoyant soit trop esseulé pour donner la pleine mesure de ses possibilités offensives. Ses acolytes "Domenico" Perna et Steven Cacciotti rivalisent de maladresse... sauf sur cette occasion née d'un centre du dernier nommé en direction de l'autre "italo-canado-spinalien" ! Un parfait décalage magistralement enrayé par un Sopko enfilant, enfin, son costume de grand gardien (47'49")...

Frissons garantis !

Déséquilibré par Maxime Ouimet après avoir combiné avec Ilpo Salmivirta, gasconDavid Bastien commet l'erreur de faire trébucher le défenseur canadien en situation de pénalité différée (50'25"). Un emportement occasionnant un quatre contre quatre plutôt qu'une supériorité, mais permettant tout de même à François Ouimet de prendre un bon lancer, repoussé par la botte droite de Pierre Mauffrey (53e). Seulement voilà, le rebond, dont s'empare Petrák, est aussitôt transformé en palet de contre-attaque pour Ján Plch, lancé vers un duel singulier mené à bien par le vétéran spinalien. Le Slovaque déroge à son traditionnel revers pour tromper Sopko, d'un tir sec entre les jambières (5-6 à 51'45").

Poissompré, en liesse, voit ses rêves d'égalisation devenir réalité sur une supériorité rondement menée, où une longue phase de circulation permet à Plch de trouver Kuralt démarqué devant le gardien. Le Slovène ne parvient toutefois pas à marquer mais son obstination libère le palet à la droite de Sopko. D'où jaillit son compatriote Gašper Sušanj, qui rétablit la parité dans une ambiance absolument indescriptible (6-6 à 54'43") !

Revenus du diable Vauvert, les Dauphins voient l'accrocher de Bastien (sur Kuralt à 56'01") comme un sérieux coup de pouce du destin. Mais en récupérant le palet, Vincent Bachet va lancer un contre fatal à Épinal. Du moins l'a-t-on cru lorsqu'Ilpo Salmivirta a victorieusement repris le centre de Martin Gascon (6-7 à 56'48").

L'ailier finlandais jubile, pensant avoir donné la victoire à ses coéquipiers. Mais l'ancien spinalien (de 2007 à 2009) va vite déchanter. Les Lorrains, connus pour ne s'avouer jamais vaincus, s'en remettant à leur tout meilleur attaquant. L'inévitable Anže Kuralt, qui enfile les points comme des perles et s'offre un triplé en arrachant l'égalité d'un one-timer à mi-distance en double supériorité (avec la sortie de Mauffrey). Un but faisant véritablement chavirer Poissompré (7-7 à 57'34") !

Plch7À cœur vaillant rien d'impossible, dit-on. Ce soir, les Dauphins d'Épinal nous en ont encore fait la brillante démonstration en décrochant la prolongation pour signer un succès des plus renversants... grâce à l'involontaire contribution d'un Danick Bouchard perdant "bêtement" le palet en entrée de zone ! Le buteur canadien voit sa passe aveugle interceptée par Ouimet, qui transmet aussitôt à Cacciotti. Lequel remet dans la course d'un Breault jouant les héros en levant parfaitement son revers dans lucarne gauche de Sopko (8-7 à 64'52"). Un vent de folie souffle alors sur une patinoire de Poissompré encore toute retournée par cet incroyable dénouement !

Pour terminer l'année en beauté...

C'est donc les jambes lourdes, mais le cœur léger, que les Spinaliens ont embarqué sitôt le match terminé. Direction Brest pour y affronter, dimanche soir, des Albatros en perte de vitesse. Un interminable périple en bus suivi d'une bonne nuit de sommeil à l'hôtel, bercée par les souvenirs de cette folle soirée...

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin et le Courrier Picard) :

Benjamin Breault (attaquant d'Épinal) : "Cela fait énormément de bien. Je voulais vraiment marquer ce but vainqueur. On a fait un peu de hockey de rattrapage mais on a fait un match énorme. Le spectacle que l'on donne doit être bon quand on voit l'ambiance qu'il y a. Je n'ai pas connu mieux que ça même si j'ai joué devant beaucoup plus de monde."

Ilpo Salmivirta (attaquant d'Amiens) : "On a été stupides. En menant 5-2, on a pris des prisons par manque de discipline. On ne s'est pas dit que ça allait être facile parce qu'on avait trois buts d'avance, mais on n'a pas pensé en équipe. Refaire un match comme ça contre Briançon, ce n'est pas possible !"

 

Épinal - Amiens 8-7 après prolongation (2-3, 2-2, 3-2, 1-0)
Vendredi 27 décembre à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 650 spectateurs.
Arbitrage de Savice Fabre et Geoffrey Barcelo, assistés de Pierre Dehaen et Sébastien Geoffroy.
Pénalités : Épinal 12' (6', 4', 2', 0') ; Amiens 22' (6', 8', 8', 0').
Tirs : Épinal 36 (4, 9, 22, 1) ; Amiens 41 (10, 19, 10, 2).

Évolution du score :
1-0 à 01'41" : Kuralt assisté de Chauvière et Petrák
2-0 à 03'54" : Petrák assisté de Chauvière et Kuralt (sup. num.)
2-1 à 04'43" : F. Ouimet assisté de Bouchard et Claireaux
2-2 à 06'26" : Bouchard assisté de F. Ouimet et Ohlsson (double sup.num.)
2-3 à 12'33" : Claireaux assisté de F. Ouimet et Bouchard
2-4 à 21'15" : Dusseau assisté de Bastien et Gascon
2-5 à 27'07" : Claireaux assisté de Bouchard et Santala
3-5 à 33'25" : Kuralt assisté de Sušanj (inf. num.)
4-5 à 37'42" : M. Ouimet assisté de Petrák et Plch
4-6 à 44'23" : F. Ouimet assisté de Claireaux et Dusseau
5-6 à 51'45" : Plch assisté de Petrák (inf. num.)
6-6 à 54'43" : Sušanj assisté de Plch et Chauvière (sup. num.)
6-7 à 56'48" : Salmivirta assisté de Gascon et Bachet (inf. num.)
7-7 à 57'34" : Kuralt assisté de Petrák et Perna (sup. num.)
8-7 à 64'41" : Breault assisté de Cacciotti et M. Ouimet

Épinal

Gardien : Nicolas Ravel, puis Pierre Mauffrey à 21'15" (sorti de sa cage de 57'01" à 57'34").

Défenseurs : Maxime Ouimet (A) - Francis Meilleur  ; Gašper Sušanj - Martin Charpentier ; Peter Slovák - Yoann Chauvière.

Attaquants : Steven Cacciotti (C) - Benjamin Breault - Dominic Perna ; Anže Kuralt - Michal Petrák - Ján Plch (A) ; Yannick Offret - Pierre-Charles Hordelalay - Kevin Benchabane.

Remplaçants : Romain Mauffrey, Anthony Rapenne, Boris Dunand, Kevin Pernot. Absents : Andrej Hočevar (entorse du genou), Fabien Leroy (écarté du groupe).

Amiens

Gardien : Ramón Sopko.

Défenseurs : Johan Ohlsson - Jimi Santala ; Aziz Baazzi - Kevin Dusseau ; Vincent Bachet (C) - Romain Bault.

Attaquants : Danick Bouchard - Valentin Claireaux - François Ouimet ; Ilpo Salmivirta - David Bastien - Martin Gascon (A) ; Fabien Kazarine - Marius Serer [A, puis Rémi Thomas] - Mathias Arnaud.

Remplaçants : Léo Bertein (G), Nicolas Leclerc. Absent : Romain Carpentier (malade).