Strasbourg - Rouen (Ligue Magnus, 22e journée)

Correia70 minutes chrono

Un match endiablé s'annonce à la patinoire de l'Iceberg pour le compte de la 22e journée. Les Dragons Rouennais, contestés mais toujours sur le trône de la Ligue Magnus, veulent réagir après les défaites contre Caen (4-3 après prolongations) et face à Gap (3-2) tandis que l'Étoile Noire strasbourgeoise tente d'accéder peu à peu aux meilleures places du classement mais s'est retrouvée freinée après sa dernière défaite à Brest (4-2). Deux enjeux importants pour un seul vainqueur.

Le coup de sifflet du début de match retentit. Rouen, dès les premières secondes, montre une supériorité, et les Dragons se retrouvent vite devant le but de Hiadlovsky. Dans la panique, les Strasbourgeois sont dans l'obligation de faire un dégagement interdit pour écarter le danger. Très vite, Janos Vas se met en évidence en lançant  vers la cage, mais le palet passe juste à côté et les Strasbourgeois en profitent pour essayer de remonter vers le camp adverse. Ainsi de suite pour un certain temps, les deux équipes s'échangent le palet jusqu'à ce que Guren tienne une grosse opportunité. Le palet passe entre les jambes du portier mais ne franchit pas la ligne : fausse joie dans le camp des Dragons !

Après des essais sans succès et un palet qui sort de la glace, Julien Desrosiers lance à son tour vers la lucarne mais le gardien strasbourgeois a de bons reflexes et le rattrape en vol. Suite à cela, l'Étoile Noire sort enfin, Cibula et Marcos tentent une percée dans la défense normande : le palet passe juste à côté du but. Ils retentent la même combinaison quelques instants plus tard mais pour le même résultat. Carlson, après ce double échec, essaye lui aussi d'ouvrir la marque, mais dans l'élan il heurte le gardien adverse. Une bagarre éclate avant que les arbitres ne séparent les joueurs.

On constate alors que Rouen et Strasbourg abordent deux techniques bien différentes dans cette rencontre : les Dragons n'hésitent pas à prendre de gros lancers vers la cage tandis que l'Étoile Noire tente plutôt de jouer sur les techniques individuelles et prend son temps. Des échecs s'enchaînent pour les deux équipes, le palet passe de crosse en crosse, les tirs se multiplient jusqu'à ce que Thinel décide d'aller seul vers le but strasbourgeois. Il tire, Hiadlovsky arrête le palet mais laisse un rebond, l'attaquant rouennais en profite pour trouver la lucarne. (0-1, 16'26"). Les Alsaciens ne se laissent pas abattre et tentent un dernier shoot dans la dernière minute, mais il n'aboutit pas à une égalisation.

RIENDEAUyannick20130914029Le deuxième tiers commence sur les chapeaux de roues. Profitant d'une supériorité numérique, Trudeau trouve la faille très rapidement pour l'égalisation des locaux  (1-1, 21'11"). Après ce but, Rouennais et Strasbourgeois se battent pour le palet. Suchanek est alors pénalisé pour obstruction : les Dragons en profitent pour défier le portier alsacien à deux reprises sans succès. Rouen ne convertit pas son jeu de puissance et Marcos s'essaye à son tour. Las, il vise trop haut ; encore un faux espoir pour l'Étoile Noire. Le match se durcit et les hommes du coach Garnier prennent  une pénalité, puis une deuxième, se mettant ainsi en grand danger. Cesnek profite de l'aubaine et prend un lancer puissant qui trouve la lucarne, et Strasbourg prend l'avantage (2-1, 29'37"). Le jeu se déploie alors d'un côté comme de l'autre de la patinoire, et on entend les poteaux à plusieurs reprises, quand ce ne sont les gardiens qui se mettent en évidence. Ce sont surtout les Rouennais qui enchaînent les tentatives sur Hiadlovsky mais coupables une nouvelle fois d'indiscipline (Lampérier pour cinglage), ils se font surprendre à nouveau par le duo Pardavy - Suchanek qui trompe Lhenry en glissant le puck entre ses jambes, au plus tôt dans ce power-play (3-1, 36'28").

Le scénario catastrophe ne s'arrête pas là pour les Normands : une minute plus tard, Cesnek voit son lancer dévié par Lhenry, mais dans la zone Pardavy opportuniste en profite, il a le bon réflexe pour faire passer le palet tranquillement entre les jambes de l'infortuné international (4-1, 37'30"). Rouen accuse le coup mais se doit de réagir. Les visiteurs jouent sur leur vitesse et dans ce match haché au possible, c'est à leur tour de profiter d'une supériorité numérique et d'un jeu de puissance victorieux : cette fois-ci Hiadlovsky ne parvient pas à stopper l'intenable Thinel qui réduit la marque (4-2, 38'16"). Ce tiers s'achève alors sur ces dernières minutes de folie.

Vladimir HiadlovskyLe rythme ne décélère absolument pas à l'entame de ce troisième tiers. Carlson bute sur le gardien rouennais. Sur l'action, Strasbourg prend une pénalité, les Rouennais enchaînent les tirs mais entre les poteaux et  les tirs non cadrés, aucun palet ne rentre. Sur la deuxième indiscipline consécutive pour l'Étoile Noire, Manavian fait parler sa puissance et lance à deux reprises, mais Hiadlovsky est vigilant. D'une manière générale, Rouen accélère clairement et le portier local est de plus en plus mis à contribution. Les acclamations du public se multiplient : tout le monde croit en cette victoire strasbourgeoise ! Et Striz augmente encore plus ce sentiment : Il lance entre les jambières de Lhenry qui n'a le temps de réagir du fait de la puissance du palet  (5-2, 50'36"). Un cinquième but puis un sixième... Pas pour cette fois ! Celui-ci sera en effet refusé pour faute… Une fausse joie supplémentaire, un tournant du match et un Strasbourgeois en prison.

C'est à ce moment-là que les Rouennais décident enfin à imposer leur domination : Desrosiers relance les siens dans ce match (5-3, 53'23"). Le score se resserre encore quelques instants plus tard : sur un tir de Rech, Guenette hérite du palet et trouve la lucarne opposée (5-4, 54'15"). Rouen continue alors son manège et mène les Strasbourgeois en bateau. À force de tourner autour de la cage de Hiadlovsky, l'égalisation se précise. Suite au temps mort, Bourdages recadre sa défense pour tenter d'éviter l'inéluctable. Mais il n'en sera rien et l'égalisation fatale aux Strasbourgeois arrive : Riendeau concrétise le calvaire de l'Étoile Noire qui se voit remontée au score en moins de 5 minutes (5-5, 57'35"). Le dégoût se lit sur les visages alsaciens. Les deux équipes enchaîneront les essais jusqu'à la dernière seconde, mais la sirène retentit et envoie les deux formations en prolongation.

GUENETTEfrançoispierre20130914203Très tôt dans cette période supplémentaire, Pardavy bute sur le gardien, puis Guillemain lui répond mais sans plus de succès. Des échappées ont lieu : Guénette et Riendeau partent à deux pour tenter de marquer le but de la victoire. Quant à Hiadlovsky, il se démène pour garder son équipe dans le jeu. Rouen domine jusqu'à la dernière seconde : ils s'installent pleinement en zone adverse mais les Strasbourgeois sont solides défensivement et dégagent le palet dans les dernières encablures de la prolongation.

La séance de tirs au but débute avec Guénette mais le Québécois trouve la jambière du gardien. Carlson ne cadre pas, tandis que Riendeau marque. Les Strasbourgeois ont la pression et Pardavy résiste à celle-ci en égalisant en prenant le temps d'ajuster. Desrosiers essaye une feinte mais le gardien strasbourgeois arrête le palet. Au tour de Correia de tenter de s'essayer : raté ! Pas plus de succès pour Lyall. Riendeau retente sa chance mais loupe, pas plus de succès pour Pardavy. Au tour Vas de s'essayer face au gardien strasbourgeois : un tir mal cadré. Carlson se représente à son tour : un stress intense sur ses épaules et manque son tir. C'est Thinel qui clôt la séance en  marquant le but de la victoire en pleine lucarne.

Un beau match, une belle victoire pour les Rouennais qui se reprennent. Quant à l'Étoile Noire, ils restent à la neuvième place au classement, à un point de la huitième : l'objectif d'avantage de la glace pour les play-offs.