Valenciennes - Deuil/Garges (Division 3, groupe B)

2014-02-01-valenciennes-gargesLes Diables Rouges résistent à l’Entente

Fort de sept victoires en huit sorties, Valenciennes peut déjà envisager une deuxième participation de suite aux huitièmes de finale. Devant des tribunes toujours aussi bien garnies pour la première joute officielle de l’année, le moral est en effet au beau fixe dans les rangs hennuyers, par ailleurs récompensé du trophée du club responsable, reçu des mains de Zinedine Zidane et Luc Tardif. Une distinction de plus qui vient ponctuer les efforts permanents du club du président Patrice Lemaire à destination du grand public.

En guise de trouble-fête, le leader incontesté Deuil/Garges se déplace avec une fiche parfaite due entre autres à la victoire logique mais longue à se dessiner de l’aller. Les hommes d’Anthony Wagret avaient en effet longtemps contesté la supériorité technique du premier. Ce dernier peut asseoir sa première place à quelques encablures de la fin d’une saison régulière qui l’aura vu enfiler les larges victoires comme des perles. Il est d’ailleurs le premier à se mettre en jambes, les mouvements du premier trio, celui de Jean-Denis Aurouze, contraignant les défenseurs valenciennois à redoubler de vigilance. La pression, accentuée sur un lancer de Pierre Magnier capté par la mitaine de Glevanak, contraint les Hennuyers à un premier dégagement interdit avant un sauvetage de Lukas Cvejn devant Vial, à l’affût des atermoiements consécutifs à un changement ligne local.

Le bon repli de Gaëtan Jeannin face à Davoine, lancé sur l’aile gauche par Delbecque, témoigne de la méfiance réciproque des différents protagonistes. Un chiffre l’illustre un peu plus : en cinq minutes, un seul lancer a été répertorié. Le deuxième vient encore d’un défenseur, Lukas Cvejn. Un temps épargné par les Franciliens, son compère Milan Glevanak doit écarter un bon mouvement de Pierre Magnier, au dribble déroutant suivi d’un tir ras glace tout aussi dangereux. Sa défense concède ensuite un quatrième dégagement interdit, signe d’un manque de solutions auquel Thomas Fauchart, sur lequel trois adversaires se replient, est ainsi confronté.

Il en faut plus pour décourager le capitaine et meilleur buteur valenciennois, qui dans les secondes suivantes prend de court la paire Magnier-Panto en repiquant depuis la gauche. Non maîtrisé par Cholinsky, le palet revient sur Jérôme Stachowiak, posté devant la cage. Une ouverture du score contestée par les visiteurs, qui estiment que l’ancien Béthunois s’est aidé du patin, mais le but est validé (1-0 à 09'40"). L’Entente hérite vite de l’opportunité de réparer cet accroc, par le biais d’une obstruction sifflée à l’encontre de Mathieu. La zone offensive est prise d’assaut par Gaëtan Jeannin, déjoué de loin par Glevanak, et Pierre Magnier, dont le lancer touche le métal. C’est enfin Nicolas Jeannin qui trouve sur sa route le casque de Lukas Cvejn, l’ancien défenseur de Champigny se relevant difficilement.

Au retour à cinq, les charges se succèdent de part et d’autre. A ce jeu, Valenciennes est encore sanctionné sur un faire-trébucher d’Anthony Guerra. La mise au jeu remportée par les blancs, le palet arrive à la bleue sur Damien Ilczyszyn. Le tir en force est repoussé par le gardien, sur sa gauche, où Quentin Vial s’empare du disque et le transmet au centre à Nicolas Jeannin (1-1 à 15'41"). Les deux protagonistes passent près du deuxième but dans les secondes suivantes, sur un deux contre un, mais le palet échappe à Vial. Valenciennes souffle encore sur un nouveau coup de canon de Pierre Magnier, sur le poteau (17'40"). Cependant, à la suite d’une grosse opportunité sur la cage de Tomas Cholinsky, au sol et à la merci d’un rebond non maîtrisé par Harmegnies, les pénalités s’inversent. Un cinglage de Crépin et une charge incorrecte d’Alexis Magnier permettent aux hommes de Wagret de terminer le tiers en double supériorité. Une déviation de Sauvage sur un tir de Cvejn et une accélération de celui-ci ne font pas évoluer la marque, car Gaëtan Jeannin, auteur du premier dégagement, contrecarre les plans du Slovaque.

magnier alexisDans une rencontre aussi indécise, la moindre erreur est synonyme de turbulences. Première illustration : Anthony Guerra perd le caoutchouc dans sa zone et son équipier Fronty est contraint à la faute pour tenter de le récupérer. Deuxième : installé dans la zone depuis plusieurs secondes sans pour autant trouver le chemin de la cage, Deuil-Garges voit le palet, sur une passe en retrait mal ajustée, repasser la ligne bleue et glisser vers… Sébastien Fronty, sorti de la prison pour s’en aller battre Cholinsky de près (2-1 à 23'45"). Avantage qui sera à nouveau anéanti par les visiteurs sur une passe bien ajustée de Jean-Denis Aurouze vers Gaëtan Jeannin, trop rapide sur son aile gauche, d’où il expédie un lancer en lucarne opposée (2-2 à 27'42").

Devant un public enthousiaste mais parfois vindicatif lorsque le duo arbitral oublie une charge trop appuyée à son goût de Rémy Le Goffic, le match s’anime encore lorsque les deux formations évoluent à quatre, laissant enfin entrevoir plus d’espaces de chaque côté. L’Entente vacille sur un lancer haut mal capté par Cholinsky, qu’Anthony Wagret ne peut rediriger dans la cage, puis riposte par l’insaisissable Gaëtan Jeannin. Le tir du numéro 18, à travers le dernier défenseur David Selin, ne trompe pas Glevanak, dont le vis-à-vis ne tombe pas dans la feinte de Fauchart sur le contre.

Le jeu à cinq contre cinq débouchant souvent sur des équations insolubles pour les attaquants, il faut attendre une faute de Haïf pour revoir les Nordistes à l’œuvre. Les lancers s’enchaînent sur le but gardé par le Tchèque, qu’un tir lointain de Delbecque et un boulet de canon de Fauchart ne peuvent prendre à revers. D’une passe transversale, Thomas Fauchart joue le rôle d’assistant pour Rémi Lageard, trop juste. A peine le temps pour Ronan Haïf de retrouver la glace que les deux attaquants rééditent la même action, à l’issue cette fois victorieuse (3-2 à 37'23"). Comme précédemment, ce but est suivi d’une faute locale, la crosse trop élevée de Sébastien Fronty mettant fin à un rush de Gaëtan Jeannin, qui ne profite pas de la supériorité numérique, car son essai est écarté par le bâton de Glevanak.

Il reste un tiers-temps aux Val-d’Oisiens pour éviter leur première défaite de la saison. S’ils tuent sans ciller la pénalité concédée face à Thomas Fauchart, accroché par son alter-ego capitaine, l’exclusion d’Alexis Magnier est plus problématique, même si ses compères de la première ligne Aurouze et Jeannin n’en semblent pas particulièrement perturbés, étant les plus dangereux en infériorité. Les forces s‘équilibrent avec un cinglage de Marchal. En conséquence, Milan Glevanak est employé par Le Goffic et surtout Aurouze, parti sur la gauche d’où il troue, à mi-hauteur, le gant de Glevanak (3-3 à 46'30").

Valenciennes attend la fin de la longue supériorité pour employer Cholinsky, dont l’épaule s’oppose à Davoine. L’Entente parait en mesure de prendre enfin les devants sur un nouveau débordement de Jeannin, dont le centre vers Haïf est écarté par un plongeon du gardien slovaque. Posté derrière la cage, Quentin Vial tente de surprendre Glevanak, mais le palet est écarté de justesse avant de franchir la ligne fatidique (55'19"). Dernière opportunité de la rencontre pour Deuil-Garges, qui subit par deux fois le coup de sifflet arbitral dans les cinq dernières minutes. Les Diables Rouges n’en profitent pas, malgré les efforts des inévitables Fauchart et Cvejn face au mur dressé devant la cage de Tomas Cholinsky, avare de rebonds dans les ultimes instants.

Mis à mal par Aurouze ou Jeannin, les Diables Rouges ont su résister aux Franciliens, qui conservent leur leadership à l’issue d’une rencontre indécise. Ils en savent un peu plus sur leur capacité à rivaliser avec une grosse écurie à quelques semaines des huitièmes de finale.

Elus meilleurs joueurs : Gautier Petroni pour Deuil/Garges et Sébastien Fronty pour Valenciennes.

Commentaires d'après-match
Romain Sauvage (attaquant de Valenciennes) : "J’ai un sentiment mitigé. La dernière fois que Deuil/Garges est venu ici nous avions largement perdu (1-8) et ce match permet de voir le travail accompli par un groupe qui n’a pas trop évolué depuis et a même perdu certains éléments. Le troisième tiers-temps est raté, nous n’avons pas exploité la longue supériorité numérique. A domicile on pêche parfois au niveau de l’implication. La frustration est de ne pas avoir pris le large, face à une équipe dont on parle depuis le début du championnat. La fin de saison sera intéressante, face à des équipes du Top 4, et nous permettra de préparer les play-offs, au contraire de la saison dernière où il avait fallu trouver un adversaire pour un match amical."

Damien Ilczyszyn (défenseur de Deuil/Garges) : "Nous n’avons pas réussi à concrétiser nos occasions au premier tiers et en sommes sortis frustrés. Le deuxième but vient d’une erreur de notre part, le troisième d’un oubli de marquage en zone. Le point positif est d’avoir réussi à recoller, alors que nous n’avons pas souvent été menés cette saison. La difficulté en restant invaincu est de ne pas savoir à quoi s’attendre en play-offs après une saison facile. Finir sur deux gros matchs sera un avantage par rapport à l’an dernier."


Valenciennes – Deuil/Garges 3-3 (1-1, 2-1, 0-1).
Samedi 1er février 2014 à 18h40 à Valigloö. 900 spectateurs.
Arbitrage de Christophe Picard et Samuel Fessier.
Pénalités : Valenciennes 16' (6’, 6’, 4’), Deuil/Garges 41' (6', 4', 6’+25’).
Tirs : Valenciennes 30 (5, 12, 13), Deuil/Garges 34 (10, 8, 16).
Évolution du score :
1-0 à 09'40" : Stachowiak assisté de Wagret
1-1 à 15'41" : N. Jeannin assisté de Vial et Garaud (sup. num.)
2-1 à 23'45" : Fronty
2-2 à 27'42" : G. Jeannin assisté d’Aurouze
3-2 à 37'23" : Lageard assisté de Fauchart et Sauvage
3-3 à 46'30" : Aurouze assisté de Petroni

Valenciennes
Gardien : Milan Glevanak.
Défenseurs : David Selin – Sébastien Fronty ; Anthony Guerra - Lukas Cvejn (A) ; Ludovic Mathieu.
Attaquants : Anthony Wagret - Thomas Fauchart (C) – Jérôme Stachowiak ; François Marchal –Rémi Lageard - Romain Sauvage (A) ; Jérôme Davoine - Arthur Delbecque - Allan Harmegnies ou Vincent Grenier.
Remplaçants : Romain Drouin (G), Edgar Delbecque.

Deuil/Garges
Gardien : Tomas Cholinsky.
Défenseurs : Pierre Magnier (C) – Damien Ilczyszyn (A) ; Gautier Petroni – Rémy Le Goffic ; Jonathan Panto.
Attaquants : Alexis Magnier - Jean-Denis Aurouze - Gaëtan Jeannin (A) ; Quentin Vial - Nicolas Jeannin - Jérémy Garaud ; Alexandre Marie – Ronan Haïf - François Lafontaine ; Romain Crépin.
Absents : Jordan Dana, Yann Le Duff, Anthony Mathias (blessés).