Épinal - Strasbourg (Ligue Magnus, 25e journée)

mauffrey meilleurAffaiblis ? Vraiment ?

Le rêve olympique d'Anže Kuralt et Andrej Hočevar tournera t-il au cauchemar pour les Dauphins, privés d'un attaquant de premier plan et de leur gardien numéro un jusqu'à mardi (voire mercredi) prochain ? La parenthèse russe des deux internationaux slovènes ne sera, en effet, pas totalement refermée lorsque les play-offs "français" auront débuté...

Reste à voir si les absences d'Hočevar et Kuralt seront fatales à l'IC Épinal, pas encore assurée de terminer dans les huit premiers malgré ce point ramené de Gap début février. Des Spinaliens portés par une attaque de feu cachant la "misère" de lignes arrières n'ayant rien d'une défense de fer (Ouimet, Meilleur et Charpentier ne pouvant pas tout faire). Une offensive souvent tenue à bout de crosse par le talent et la complémentarité d'une poignée d'individualités. Et notamment ce trio Kuralt-Petrák-Plch, qui affole les compteurs... et n'en finit plus de marquer !

Redevenu "serial buteur" comme à ses plus belles heures, l'inusable Ján Plch (39 ans) a d'ailleurs scoré neuf fois à ses huit derniers matchs de championnat, bien aidé -il est vrai- par la vista d'un Michal Petrák ayant délivré onze assists depuis la nouvelle année. Mais n'allez pas croire qu'Épinal a le monopole des vétérans ultra-performants. Le Slovaque Ján Pardavý (42 ans), qui participa aux J.O. de Nagano et Salt Lake City, étant pour sa part le meilleur buteur (18), passeur (25) et compteur (43) d'une Étoile noire accusant trois points de retard sur son adversaire du soir.

Conscients qu'une nouvelle défaite à l'extérieur anéantirait leurs chances d'intégrer le top 8, les Alsaciens (diminués par l'indisponibilité d'Édouard Dufournet, gravement blessé au genou le mois dernier) se savent obligés de l'emporter à Poissompré, sur les terres d'un adversaire sorti vainqueur des cinq dernières confrontations. Et parvenu à les piéger, à l'aller (5-3), en faisant preuve d'un maximum d'efficacité.j.pardavy

Des "remplaçants" qui crèvent l'écran !

L'histoire peut-elle se répéter sans Hočevar pour assurer la garde du filet ? La réponse à cette question dépend, en partie, de la capacité des Spinaliens à serrer les rangs devant leur gardien habituellement remplaçant. En l'occurrence Pierre Mauffrey, préféré à Nicolas Ravel (revenu de blessure dix jours auparavant) et rapidement soumis au pressing alsacien, exercé par des attaquants décidés à marquer.... mais incapables d'arriver à leurs fins ! Matt Lyall, bien servi par Ján Pardavý, échouant sur l'ultime rempart spinalien (01'30") avant que ce diable de Julien Correia ne voit le cadre se dérober (02'00")...

Espérant voir sa formation reposer sur de plus solides fondations, "Féfé" Marciano avait décidé de "casser" ses deux premières paires défensives en associant Francis Meilleur à Gašper Sušanj et Maxime Ouimet à Martin Charpentier. Un essai transformé tant ces arrières, complémentaires, ont fait corps devant leur gardien tout au long de la soirée en bloquant, notamment, un nombre incalculable de lancers. L'autre "nouveauté" de la soirée étant le replacement d'Hordelalay en première ligne, qui met en avant les qualités de l'ancien rémois, doté de la vitesse d'exécution et de patinage suffisante pour donner une excellente réplique à Ján Plch et Michal Petrák. Un duo tchéco-slovaque parvenant à exploiter sa toute première ouverture en combinant parfaitement, histoire de libérer Hordelalay au second poteau (1-0 à 03'16"). Le numéro 57, longtemps sevré d'occasions sur un troisième trio à vocation défensive, retrouvant le chemin des filets après trois mois et demi (et plus de vingt matchs toutes compétitions confondues) de disette...

Piqués au vif, les visiteurs montent sans tarder la volume de l'intensité et tentent de se faire plus pressants. Mais la cage vosgienne est ce soir bien gardée par un Pierre Mauffrey répondant présent devant le filet. De quoi rassurer ses coéquipiers, qui ne manquent pas de s'engouffrer dans les brèches ouvertes par une défense strasbourgeoise n'ayant rien d'un modèle d'étanchéité. Aussi Ján Plch provoque t-il la première pénalité de la soirée en parvenant à déborder JáPierre mauffreyn Cibuľa (05'54"). L'occasion pour Michal Petrák de ressortir le palet à la pointe, sur un Yoann Chauvière dégainant un lancer frappé du plus bel effet. Un slap à mi-hauteur, qui fait trembler les filets (2-0 à 07'20")...

Poissompré jubile. Les supporters de l'Étoile noire, eux, font grise mine, déçus de voir leurs protégés si mal embarqués dans ce "derby" âprement disputé. Les Dauphins ne lâchant rien à l'image d'un Ouimet lancé aux trousses d'un Correia mis sur orbite par Česnek... mais intervenant illicitement en déséquilibrant l'ailier strasbourgeois (09'08") ! Une action redonnant quelques couleurs aux casques jaunes, qui bénéficient d'une première supériorité. Mais que faire face à Mauffrey, qui essuie sans trembler chaque "pluie" de lancers bien secondé, au besoin, par ses coéquipiers. Parmi lesquels Yannick Offret, bien inspiré d'ôter un palet brûlant à Ján Cibuľa, pourtant parfaitement servi au second poteau par Élie Marcos (10'55").

Dominés, les Spinaliens profitent de chaque opportunité pour contre-attaquer, forts d'automatismes leur permettant de combiner pour accélérer le jeu. Ainsi le remuant Pierre-Charles Hordelalay paraît trouver très facilement ses deux nouveaux compagnons de trio et notamment Ján Plch, qu'il alerte en renversant le jeu. Un face à face se dessine mais Hiadlovský, bien replacé, lui claque la porte au nez (11'43"). La cage était en revanche grande ouverte quand Ouimet, parti à l'abordage (suite à un bon enchaînement de Plch, Petrák et Hordelalay), décala l'ex-Rémois, pour une lointaine reprise non cadrée (14'46"). La progression de Francis Meilleur, parvenu à se hisser aux avant-postes, étant elle contrariée par l'intervention salvatrice d'un gardien particulièrement exposé (15'24").

Inutile d'ajouter qu'entre temps, Mauffrey n'a pas chômé. Menacé par un Julien Correia déterminé (12'40"), l'habituel back-up des Dauphins a bien failli céder sur le tir du poignet décoché par Valentin Michel, qui visait la lucarne opposée (14'42"). Mais l'ancien toulousain peut compter sur l'abnégation et le soutien sans faille de ses coéquipiers, totalement dcruchandeau offretévoués à l'instar du capitaine Steven Cacciotti, parvenu à gêner Sébastien Trudeau au moment de déclencher son lancer (16'03"). Mauffrey intervenant une dernière fois dans ce premier tiers en repoussant, de la mitaine, le slap de Cibuľa (19'57").

Le gardien spinalien, qui continue à s'ériger en muraille infranchissable devant le filet, joue les fossoyeurs d'une Étoile noire frisant la correctionnelle sur un excellent "une-deux" Petrák-Hordelalay (21'26"). Mais le troisième but vosgien ne va pas se faire attendre très longtemps. David Stříž, pénalisé pour un coup de genou asséné à Ján Plch (qui avait pris l'intervalle suite à une géniale inspiration de Petrák, 24'49") voyant, du banc des pénalités, Steven Cacciotti jouer d'opportunisme en profitant du rebond consécutif à une lointaine tentative de Francis Meilleur (3-0 à 25'39").

L'écart est creusé, même pas atténué par l'incursion d'un Matt Lyall s'ouvrant un boulevard en prenant la défense spinalienne de vitesse sitôt l'engagement effectué (25'53"). Pierre Mauffrey étant toujours solide au poste, même sous la pression d'Alsaciens dominateurs et multipliant les temps forts. Gašper Sušanj, doublement sanctionné d'un faire trébucher et d'une charge à la crosse (26'24"), n'arrangeant pas les affaires de ses partenaires, contraints de défendre corps et bien devant leur gardien, parfait de près comme de loin. Et intraitable à bout portant en fermant son angle gauche devant Élie Marcos, idéalement servi au premier poteau par Julien Correia (29'07").

Le roseau spinalien, s'il plie parfois, ne rompt donc jamais durant ce deuxième tiers. Chacun apportant, au prix d'un engagement de tous les instants, sa pierre à cet édifice défensif consolidé par un excellent Pierre Mauffrey, qui multiplie les arrêts et garde sa cage inviolée malgré l'acharnement d'un Élie Marcos encore frustré de près (31'40"). Mais à force d'insister, l'Étoile noire va finir par y arriver. Yannick Offret, en déséquilibrant Valentin Michel (32'40"), permettant au jeu de puissance bas-rhinois d'enfin trouver la faille sur une reprise surpuissante d'un Pardavý imparablement décalé par Suchánek. L'illustre vétéran, pourtant excentré, fusillant Mauffrey en nettoyant véritablement la lucarne opposée (3-1 à 33'33").

Après avoir inlassablement buté sur un épatant gardien, Strasbourg est enfin parvenu à forcer le "verrou" spinalien. Mais ce "réveil" offensif n'est-il pas trop tardif ? Seule certitude, Vladimír Hiadlovský veille au grain devant sa cage, soutenu par Hugues Cruchandeau (bien présent pour empêcher Perna de tirer, 36'19") et contraint de sortir une belle mBreaultitaine sur l'essai de Maxime Ouimet (36'34"). L'homme masqué ne se faisant pas non plus surprendre par le centre-tir de Ján Plch (36'43"). Autant d'opportunités favorisées par les incarcérations simultanées de Gašper Sušanj et Jakub Suchánek (36'11"), génératrices d'un quatre-contre-quatre libérant les espaces... et desserrant l'étreinte !

L'engagement excessif de Suchánek, qui vaut au "géant" tchèque un retour express en prison (38'21"), n'est d'aucune incidence pour une Étoile noire n'ayant plus qu'un tiers pour se refaire. Mais ce sont des Dauphins très entreprenants qui (re)prennent le contrôle des opérations au retour des vestiaires. Des Spinaliens dépassés, il est vrai, par l'enchaînement Marcos-Correia permettant à Cibuľa, l'expérimenté, de s'en aller défier Mauffrey. Sans succès (42'02") !

Tellement solide qu'il en fait presque oublier l'absence d'Hočevar, Pierre Mauffrey montre, ce soir, qu'il n'a rien à envier à Vladimír Hiadlovský, forcé de plonger dans les patins d'un Pierre-Charles Hordelalay arrivant lancé suite à une diagonale millimétrée de Ján Plch (44'20"). La pénalité, purgée par Cibuľa, permet à Correia de s'échapper en infériorité avant que Meilleur, en couverture, ne fasse le métier en repoussant très proprement l'assaillant (45'45").

C'est donc bien du côté strasbourgeois que se concentre le danger, essentiellement porté par un trio Petrák-Plch-Hordelalay faisant passer de belles suées à Hiadlovský, inquiété par Petrák (47'10") puis mis en joue par un Sušanj ratant la cible à bout portant (47'53") ! Mais ce qui devait arriver arriva, sur un palet récupéré par l'inépuisable Benjamin Breault. Le centre québécois, pas avare d'efforts aux quatre coins du glaçon, temporisant suffisamment pour décaler Perna, totalement démarqué à sa droite (4-1 à 48'19"). N'ayant pu se replacer à temps, Hiadlovský va ensuite s'incliner sur une autre action rondement menée. Steven Cacciotti assurant la remontée du palet avant de s'appuyer sur Domenico Perna pour offrir une cage grande ouverte à Benjamin Breault (5-1 à 50'05").

La "bête noire" s'habille de bleu !

La patinoire de Poissompré, encore et toujours surchargée (avec plus de 1 800 spectateurs recensés, soit beaucoup plus que sa capacité officielle de 1 500 places assises), sombre alors dans l'allégresse. Un bonheur à peine écorché par la réalisation d'un Peter Bourgaut peaufinant son entrée en zone d'un joli tir du poignet s'enfilant dans la lucarne gauchface offe de Pierre Mauffrey (5-2 à 50'38"). Mais si un puck égaré manque de profiter à Benjamin Breault (pas parvenu à suffisamment lever son palet, 52'43"), une relance mal assurée de Suchánek va permettre à Hordelalay de lancer Petrák, plein axe, vers un duel singulier. Un break-away étonnement mené par le Tchèque, qui freine son approche puis s'arrête net, contre toute attente. Comme pour mieux jouer au chat et à la souris avec Hiadlovský, qu'il trompe finalement d'un shoot puissant en pleine lucarne... et dans un angle très fermé (6-2 à 54'01") !

Épinal ne réussit donc pas aux hommes de Daniel Bourdages, qui se sont encore fait piéger sur de rapides remontées par un adversaire opportuniste et solidaire excellant tout particulièrement dans le rôle du contre-attaquant. Les Alsaciens savaient pourtant à quoi s'attendre des Vosgiens, qu'ils ne connaissent sur le bout des patins. Mais ce scénario se reproduit invariablement, ce qui n'est pas pour déplaire aux habitués de Poissompré. Une assistance déchaînée, mais surprise de voir le slap lointain de Cody Carlson filer entre les bottes d'un Pierre Mauffrey décmarcosoncentré (6-3 à 57'29"), qui s'incline à nouveau dans la foulée. Ján Pardavý trouvant Sébastien Trudeau, qui lance et fait mouche à mi-distance, du haut de l'enclave (6-4 à 58'14"). L'Étoile noire reprendrait-elle des couleurs ?

Ce sursaut d'orgueil en trompe l'œil n'empêchera pas Benjamin Breault de profiter d'une récupération de Francis Meilleur pour expédier la rondelle dans une cage vidée de son occupant (7-4 à 59'50"). Les dernières secondes de jeu sont savourées avant le début des festivités. À savoir l'habituelle communion des hockeyeurs spinaliens avec leur fidèle public de Poissompré... qui ne les aura vu s'incliner que trois fois ces quatre derniers mois (et encore, face aux "cadors" rouennais et briançonnais) !

Décidément, ils ne cesseront jamais de nous étonner ces Dauphins, capables de battre n'importe qui lorsqu'ils mettent autant de cœur à l'ouvrage. Car ce soir encore, l'union fit la force des Vosgiens, parvenus a repousser leurs limites pour afficher un degré de compétitivité élevé malgré les absences d'éléments clés (Anže Kuralt et Andrej Hočevar).

Deux pièces maîtresses que Pierre-Charles Hordelalay (combatif à souhait) et Pierre Mauffrey ont parfaitement su remplacer, avec une mention toute particulière pour le dernier nommé, numéro deux "bis" dans la hiérarchie des gardiens spinaliens, qui a sorti le grand jeu durant cinquante minutes avant de craquer sur la fin (l'intéressé ayant stoppé trente-six des quarante lancers adressés par les Trudeau, Pardavý, Correia et autres Cibuľa).

Les play-offs, qui trottent dans toutes les têtes, approchent à grand pas. Et il n'est pas exclu qu'Épinal et Strasbourg se retrouvent au premier tour. Tout sera décidé vendredi soir, à l'issue de l'ultime journée qui verra les Dauphins se déplacer à Dijon. Et l'Étoile noire accueillir Briançon...

Réactions d'après-match (dans Vosges-Matin et les Dernières Nouvelles d'Alsace)

Pierre Mauffrey (gardien d'Épinal) : "Ce match à Brest (défaite 4-8), je l'avais un peu en tête et cette victoire l'efface partiellement. Mais il y a toujours des choses à retenir dans les bons comme les mauvais moments. Cela m'a servi. Ce n'était pas facile mais "Féfé" (Marciano) m'a dit de ne pas me mettre trop de pression. J'ai aussi pensé aux conseils qu'Andrej (Hocevar) m'avait donné quand il était blessé".

Hugues Cruchandeau (défenseur de Strasbourg) : "Ils sont sûrement plus patients que nous, ils nous laissent venir jouer dans leur zone pour partir en contre-attaques. On leur donne des trois contre deux, des deux contre un alors qu'ils excellent dans ce jeu. On veut mettre de la pression dans leur zone sans réussir à convertir nos occasions et on se fait contrer. On a donné le bâton pour se faire battre."

 

Épinal - Strasbourg 7-4 (2-0, 1-1, 4-3).
Mardi 11 février à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 800 spectateurs.
Arbitrage de Bruno Colléoni, assisté de Jérémy Metais et Thomas Caillot.
Pénalités : Épinal 12' (2', 8', 2') ; Strasbourg 12' (2', 6', 4').
Tirs : Épinal 30 (10, 7, 13) ; Strasbourg 40 (13, 15, 12).

Évolution du score :
1-0 à 03'16" : Hordelalay assisté de Plch et Petrák
2-0 à 07'20" : Chauvière assisté de Plch et Petrák (sup. num.)
3-0 à 25'39" : Cacciotti assisté de Meilleur et Breault (sup. num.)
3-1 à 33'33" : Pardavý assisté de Suchánek et Lyall (sup. num.)
4-1 à 48'19" : Perna assisté de Breault et Cacciotti
5-1 à 50'05" : Breault assisté de Cacciotti et Perna
5-2 à 50'38" : Bourgaut assisté de Turcotte et Burgert
6-2 à 54'01" : Petrák assisté d'Hordelalay
6-3 à 57'29" : Carlson assisté de Cibuľa et Correia
6-4 à 58'14" : Trudeau assisté de Pardavý et Carlson
7-4 à 59'50" : Breault assisté de Meilleur (cage vide)

Épinal

Gardien : Pierre Mauffrey.

Défenseurs : Martin Charpentier - Maxime Ouimet (A) ; Gašper Sušanj - Francis Meilleur ; Peter Slovák - Yoann Chauvière.

Attaquants : Pierre-Charles Hordelalay - Michal Petrák - Ján Plch (A) ; Steven Cacciotti (C) - Benjamin Breault - Dominic Perna ;  Maxime Martin - Yannick Offret - Kevin Benchabane.

Remplaçants : Nicolas Ravel (G), Romain Mauffrey, Kevin Pernot, Boris Dunand. Absents : Andrej Hočevar et Anže Kuralt (Jeux olympiques), Anthony Rapenne (obligations professionnelles), Fabien Leroy (écarté du groupe).

Strasbourg

Gardien : Vladimír Hiadlovský (sorti de sa cage à 58'53").

Défenseurs : Hugues Cruchandeau (A) - Michal Česnek ; Jakub Suchánek - Cody Carlson ; Yan Turcotte - David Stříž.

Attaquants : Ján Cibuľa (A) - Élie Marcos (C) - Julien Correia ; Sébastien Trudeau - Matt Lyall - Ján Pardavý ; Peter Bourgaut - Valentin Michel - Julien Burgert ; Damien Bourguignon - Yannick Henry - Romain Schmitt.

Remplaçants : Gilles Beck (G), Pierrick Hoehé. Absent : Édouard Dufournet (rupture des ligements croisés, saison terminée).