Épinal - Chamonix (Ligue Magnus, play-offs, 1er tour, match 1)

Sans défense, point de salut !

Les play-offs sont un exercice très particulier, où la logique hiérarchique ne demande qu'à être bafouée. Aussi convient-il d'oublier les hauts, les bas et autres débats des six derniers mois de championnat. Oublier, aussi, les accrocs et les exploits, les peines et les joies, les buts marqués ça et là. Le début des phases finales sonnant comme une totale remise à plat. Tant pour les Dauphins que pour les Chamois, forcément revanchards après leur élimination subie - l'an passé - au stade des quarts.

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Mais est-il utile de rappeler qu'Épinal barra la route aux partenaires de Laurent Gras en mars dernier (après s'être défait des coéquipiers de Kyle Hardy et Vincent Kara, qui battaient pavillon dijonnais au moment des faits) ? Ou faut-il plutôt insister sur la frustration engendrée, côté CHC, par le dénouement des deux duels livrés cette saison (qui tournèrent en faveur des Vosgiens, renversants à l'aller et suffisamment résistants, au retour, pour rentabiliser leur déplacement au pied au Mont-Blanc) ?

Il est en tout cas bien difficile de faire totalement abstraction des précédentes confrontations, qui apportèrent leur lot d'émotions et de frissons. Mais si les Dauphins ont déjà eu deux fois la peau des Chamois, rien ne dit qu'ils réaliseront la passe de trois. L'absence d'Andrej Hočevar, spectateur privilégié du tournoi olympique (aux côtés d'Anže Kuralt), s'étant vue prolongée d'une journée avec la qualification des Slovènes pour les quarts de finale. Un contretemps très contrariant connaissant l'irrégularité de ses suppléants (Nicolas Ravel et Pierre Mauffrey) qui ne sont pas toujours à la hauteur de l'événement.

Pierre Mauffrey, choisi pour débuter cette série, va donc devoir être dans un bon soir pour s'opposer aux velléités d'excellentes individualités. Et notamment les Julien Tremblay et autres Kyle Hardy, que l'on sait capable d'accélérer le jeu avec sa vivacité et ses remontées de palet. Kevin Gadoury, autre élément moteur, est lui consigné sur le banc, visiblement pas totalement remis de ce palet reçu en pleine tête durant l'échauffement...

Réputés difficiles à manœuvrer, les hommes de Stéphane Gros sont également présumés plus solides défensivement que les troupes menées par Nicolas Martin et Raphaël Marciano. Des Dauphins rapidement mis sous pression par des Chamois sur-motivés et décidés à ne pas lésiner sur l'échec-avant. Un effort presque payant sur cette relance dans l'axe de Michal Petrák interceptée par Clément Masson, qui prend ainsi le premier tir de la soirée (00'15"). Un premier avertissement sans frais pour les Vosgiens, inoffensifs, attentistes... et bientôt submergés par des visiteurs autrement plus entreprenants !

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Pierre Mauffrey ne manque donc pas d'occupation en ces premiers instants, tantôt sollicité par Kyle Hardy (parvenu à se hisser aux avant-postes, 01'46"), tantôt alerté par un centre contré de Fabien Veydarier (02'47"). Sans oublier ce tir à mi-distance d'Arthur Cocar (solidement paré du bouclier, 02'50") ou cette tentative excentrée d'Arnaud Hascoët, qu'il stoppe sans laisser de rebond (04'28").

Peu de tirs cadrés viennent en revanche ébranler la relative sérénité d'un Clément Fouquerel pouvant compter sur l'indéfectible soutien de ses coéquipiers, suffisamment bien regroupés pour contrer et bloquer l'essentiel des lancers. Mais la première pénalité de la soirée, sifflée à l'encontre d'Hordelalay (06'00"), vsonne comme un début de remobilisation générale à Épinal. Chacun met (enfin !) du sien pour rendre la défense moins permissive et ainsi gêner le bon déroulement du powerplay. Un léger mieux ressuscitant également un jeu de contre-attaques partiellement retrouvé. Cacciotti s'appuie sur Breault pour mettre Fouquerel à contribution (09'01") avant qu'Hordelalay ne profite d'un tir raté de Veydarier pour lancer Ján Plch, qui parviendra à forcer le passage entre les deux défenseurs pour solliciter l'homme masqué (10'05").

En retenant Damien Torfou, Peter Slovák (11'12") écope d'une pénalité vite annulée par l'incarcération d'Alexandre Audibert, puni d'une obstruction dans sa lutte pour le contrôle du palet (11'20"). Dix-huit secondes (et deux tirs cadrés, signés Gras et Masson) s'écoulent jusqu'à la prochaine intervention de Geoffrey Barcelo, qui ne laisse décidément rien passer aux Dauphins (mais laisse une plus grande latitude aux Chamois). Une "tolérance zéro" expédiant Perna au cachot (11'38") et permettant au quatuor chamoniard d'enfin trouver la faille. Kyle Hardy, depuis l'enclave, décalant Laurent Gras, totalement démarqué sur la gauche de Pierre Mauffrey. Le vétéran, parfaitement servi, n'ayant plus qu'à faire trembler les filets (0-1 à 12'03").

Petrák tente de riposter, d'une incursion mettant la défense sans dessus-dessous (12'27"). Tremblay se voit lancé en break-away, sans pour autant parvenir à glisser la rondelle entre les bottes du gardien (12'34"). Deux actions qui auraient pu changer le cours d'une partie toujours dominée par Chamonix, qui bute désormais sur un solide Mauffrey. Cocar, bien servi par Masson, écrase légèrement sa frappe, ce qui permet au portier spinalien de bien capter son lancer (14'20"). Le slap de Brent Patry est lui plus difficilement contrôlé par Pierre Mauffrey, qui laisse un gros rebond que Clément Masson, trop excentré, ne peut redresser (14'25").

La situation de quatre contre quatre générée par l'emprisonnement simulthardyané de Laurent Gras et Pierre-Charles Hordelalay (14'48") ne stoppe en rien l'hémorragie côté spinalien. Un déboulé rageur de Kyle Hardy est suivi d'un centre destiné à Julien Tremblay (idéalement placé au second poteau), mais involontairement contré par Maxime Ouimet, tout près de surprendre son propre gardien (15'15"). Mais ce qui devait arriver arriva sur une récupération d'Alexandre Audibert en zone offensive, à hauteur du banc spinalien. Le capitaine chamoniard trouve Clément Masson, qui reprend l'enclave et voit son tir rasant filer sous la botte d'un Pierre Mauffrey. Le puck franchissant lentement, mais sûrement la ligne fatidique (0-2 à 16'38").

La responsabilité de Mauffrey est engagée sur ce but mais rien ne sert d'accabler l'ultime rempart des Dauphins, trop souvent livré à lui-même par une défense régulièrement débordée. Les siens peuvent même lui être reconnaissants d'avoir bloqué la tentative de Julien Tremblay, parvenu à s'échapper en récupérant un palet dégagé par Kyle Hardy (17'11").

Éprouvant les pires difficultés à combiner pour accélérer le jeu, les Spinaliens doivent se contenter de lancers à mi-distance sans grand danger pour un Fouquerel n'ayant aucun mal à les repousser. Les Chamois laissent très peu d'espaces à leurs adversaires, qui rentrent aux vestiaires doublement menés, avec un fort goût de déjà-vu. Que de similitudes avec le match aller en championnat, disputé ici-même le 26 octobre dernier...

Un sursaut d'orgueil...

Passés maîtres dans l'art de renverser la vapeur, les Dauphins refont rapidement surface dans ce deuxième tiers, quasiment débuté en supériorité (avec cet "accrocher" sifflé à l'encontre d'Arthur Cocar, 20'14"). Poissompré, qui a retenu son souffle lorsque Yoann Chauvière a dégainé son fameux lancer frappé (20'53"), exulte après la réalisation de Steven Cacciotti, bien servi par un Gašper Sušanj l'ayant vu libre de tout marquage, sur la gauche du gardien (1-2 à 21'21").

L'opération remontée est enclenchée, pour le plus grand bonheur d'un public retrouvant ses protégés animés d'un état d'esprit plus "guerrier" et bien aidés, il est vrai, par l'indiscipline d'un CHC multipliant les pénalités. Vincent Kara (22'24") laisse ses partenaires à la merci d'un jeu de puissance s'en remettant essentiellement à Ján Plch et Michal Petrák pour accélérer la circulation du palet et permettre à Yoann Chauvièrfouquerele d'armer ses lancers. Ce dernier, bien placé dans l'enclave, feinte d'ailleurs le slap pour remettre à la pointe, sur Petrák reprenant directement. Un tir capté en deux temps par Fouquerel, devant une meute de "prétendants" (22'41")...

Force est pourtant de constater que Chauvière manque parfois de discernement dans ses prises de lancers, tirant au risque de se faire contrer, comme sur cette tentative bloquée par un Masson faisant gagner de précieuses secondes à ses coéquipiers, qui auront tout mis en œuvre pour tuer cette pénalité. Mais s'avèreront insuffisamment réactifs pour empêcher Francis Meilleur d'exploiter  un "chaud" rebond né d'une reprise très excentrée de Benjamin Breault (2-2 à 24'31").

Tout est à refaire pour les partenaires d'Alexandre Audibert, au bord de la rupture sur certaines séquences menées par un duo Plch-Petrák ayant clairement changé de braquet. Le Tchèque est d'ailleurs tout près d'un rebond gagnant, consécutivement à une tentative du vétéran (25'37"). Petrák met à nouveau Fouquerel en grande difficulté (25'43") avant ces pénalités simultanément récoltées par Slovák et Terrier (26'18"), qui ouvrent des espaces... et permettent à Kara d'alerter Hardy côté droit. Une ouverture n'ayant rien d'un cadeau pour le "feu follet" canadien, qui se fend d'une belle "pirouette" pour contrôler le palet et l'emmener, histoire d'adresser un centre imparablement coupé, à bout portant, par un Julien Tremblay arrivant lancé (2-3 à 26'35").

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Détournant de la botte une reprise de Vincent Kara (puis le tir lointain de Terrier, 29e), Pierre Mauffrey se voit défié en un contre un par Alexandre Audibert, réceptionnaire d'une longue ouverture d'Arthur Cocar. Une relance freinée par Meilleur en zone neutre, mais arrivant tout de même à son destinataire, lancé plein axe vers un duel singulier... qu'il ne pourra mener à bien ! Le capitaine haut-savoyard finit par s'enfermer sur le côté droit d'un Mauffrey parvenu à boucher tout angle de tir (29'41").

Arrive, ensuite, le premier tournant de la soirée. Pierre-Charles Hordelalay goûtant, le long de la bande, à la médecine d'un Matthias Terrier aussitôt expulsé (pour un coup de genou mal placé, 30'18"). Un coup dur pour les Chamois, forcés d'affronter cinq minutes d'infériorité. Soixante secondes sont néanmoins nécessaires, aux Dauphins, pour s'installer durablement en zone offensive. Un tir non cadré d'Ouimet manque ainsi de profiter à ce filou de Cacciotti, parvenu à s'emparer du rebond pour tenter de marquer, au premier poteau (31'25").Chamonix, qui se défend plutôt bien, voit toutefois leur tâche se compliquer avec l'emprisonnement d'Alexandre Audibert (32'13"), qui procure un double avantage numérique aux Lorrains. Kyle Hardy a beau retarder l'échéance en coupant les lignes de passe, rien ne pourra empêcher l'égalisation des Dauphins. Michal Petrák, sur la droite du gardien, feintant la passe en retrait pour s'essayer d'un tir repoussé sur Ján Plch, trop bien placé pour ne pas en profiter (3-3 à 34'08"). La pénalité d'Audibert est annulée... mais pas celle de Terrier ! Et les quelques instants restants verront le tir de Meilleur heurter la base du montant droit (34'29")... et la reprise de Cacciotti (bien décalé au second poteau par Breault) faire mouche, en angle fermé (4-3 à 34'49") !

Les Dauphins sont euphoriques. Mais cette joie est de courte durée. Cham' profite d'un étonnant flottement, sitôt l'engagement effectué. Un inexplicable relâchement permettatremblaynt à Laurent Gras d'égaliser, de près, sans véritable opposition (4-4 à 35'01"). Et il s'en faut de peu pour qu'Arès n'en remette une couche (35'30") dans les instants précédents le cinquième but spinalien. Clément Masson, sous la pression de Steven Cacciotti, perd le contrôle du palet après avoir contourné sa cage, ce qui permet à Perna de remiser sur Ouimet, suffisamment bien placé dans l'enclave pour nettoyer la lucarne d'un Fouquerel totalement désemparé (5-4 à 37'03").

... en trompe l'œil !

En laissant traîner le genou pour stopper l'accélération d'Hordelalay (39'51"), Hardy écope d'une pénalité permettant à l'ICE d'amorcer le troisième tiers en supériorité. Un avantage numérique voyant Fouquerel sortir sa plus belle mitaine sur une reprise de Meilleur (41'37"). Rien de bien inquiétant, toutefois, pour des Chamois emmenés par un Julien Tremblay de gala. L'ailier québécois (qui s'improvise centre en l'absence de Gadoury) profite d'un boulevard pour se hisser "tranquillement" aux avant-postes. Tremblay, jamais inquiété, parachevant son solo d'un maître-tir en pleine lucarne, côté mitaine d'un Mauffrey totalement délaissé par ses coéquipiers (5-5 à 42'49").

C'est alors le début de la fin pour les Dauphins, qui retombent dans leurs travers du premier tiers et ouvrent leur défense à tous vents. Des largesses permettant à Brent Patry de lancer Arnaud Hascoët en deux contre un. Jérémy Arès, finalement servi, bute néanmoins (47'10") sur un gardien ciblé par Benjamin Rubin, à l'affût d'un rebond mal dégagé (47'58"). Pierre Mauffrey se voyant ensuite "décasqué" par le tir puissant de Julien Tremblay (48'05"). Masson ratant la cible (48'45") avant qu'Audibert ne voit son lancer bien capté par Mauffrey (49'32"). Un "retenir" de Slovák (49'32"), aussitôt suivi d'un faire trébucher d'Ouimet (sur Hardy, 49'41"), achevant des Spinaliens frisant la correctionnelle sur un centre de Masson échappant à Gras (50'31"). Le palet, fuyant à l'ex-international français, revenant sur Brent Patry, qui redonne à un Clément Masson ayant tout loisir de temporiser, sur la droite de Pierre Mauffrey, avant de se décider à loger la rondelle par-dessus la mitaine de l'infortuné portier (5-6 à 50'44").

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Les Chamois ont, sans le savoir, enterré les derniers espoirs de Spinaliens sombrant corps et bien après cette reprise de Patry, qui file sous la botte de Mauffrey (5-7 à 52'51"). Une réalisation vue depuis le banc des pénalités par Benjamin Rubin et Maxime Ouimet, simultanément sanctionnés (52'42").

Ne soutenant plus la comparaison avec un ensemble chamoniard maîtrisant parfaitement son sujet (après avoir laissé passer l'orage du deuxième tiers), les Spinaliens sont à court de munitions. Et paraissent résignés, sans possibilité de se révolter. Cette équipe de caractère vantée pour sa combativité, qui a si souvent fait vibrer Poissompré, est ainsi portée disparue, punie de ses manquements défensifs qui furent ce soir rédhibitoires. patryComment pouvait-elle espérer l'emporter en ne jouant qu'un tiers sur trois... et en concédant autant de lancers ?

Chamonix enfoncera un dernier clou dans le "cercueil" spinalien sur un tir lointain de Laurent Gras, freiné mais pas suffisamment pour le faire dévier de sa trajectoire. Le palet échouant sur la ligne d'une cage désertée, poussé par Vincent Kara, qui passait par là (5-8 à 58'58")...

Les Dauphins n'ont maintenant plus le choix. Pour effacer ce faux pas, il va leur falloir serrer les rangs et, surtout, jouer un match plein du début à la fin. À suivre...

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin) :

Benjamin Breault (attaquant d'Épinal) : "On le dit depuis le début de la saison, ce n'est pas possible de gagner en prenant huit buts par match. On doit resserrer notre défense. Que l'on perde ce match, cela ne change pas grand chose. C'est une série et il faut en gagner trois."

 

Épinal - Chamonix 5-8 (0-2, 5-2, 0-3)
Mardi 18 février à 20h30 à la patinoire de Poissompré. 1 500 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo, assisté d'Anne-Sophie Boniface et David Courgeon.
Pénalités : Épinal 20' (8', 4', 8') ; Chamonix 41' (4', 10' + 20'+5', 4')
Tirs : Épinal 27 (10, 11, 6) ; Chamonix 52 (21, 13, 18)

Évolution du score :
0-1 à 12'03" : Gras assisté d'Hardy et Masson (sup. num.)
0-2 à 16'38" : Masson assisté d'Audibert
1-2 à 21'21" : Cacciotti assisté de Sušanj et Chauvière (sup. num.)
2-2 à 24'31" : Meilleur assiste d'Hordelalay et Breault
2-3 à 26'35" : Tremblay assisté d'Hardy et Kara
3-3 à 34'08" : Plch assisté de Breault et Petrák (double sup. num.)
4-3 à 34'49" : Cacciotti assisté de Breault et Perna (sup. num.)
4-4 à 35'01" : Gras assisté de Masson et Torfou
5-4 à 37'03" : Ouimet assisté de Perna et Cacciotti
5-5 à 42'49" : Tremblay assisté d'Hardy
5-6 à 50'44" : Masson assisté de Patry et Hardy (double sup.num.)
5-7 à 52'51" : Patry assisté de Gras et Hascoët
5-8 à 58'58" : Kara assisté de Gras (cage vide)

Épinal

Gardien : Pierre Mauffrey (sorti de sa cage à la 58e).

Défenseurs : Gašper Sušanj - Martin Charpentier ; Maxime Ouimet (A) - Francis Meilleur ; Peter Slovák - Yoann Chauvière.

Attaquants : Pierre-Charles Hordelalay - Michal Petrák - Ján Plch (A) ; Steven Cacciotti (C) - Benjamin Breault - Dominic Perna ;  Anthony Rapenne [puis Chauvière] - Yannick Offret - Kevin Benchabane.

Remplaçants : Nicolas Ravel (G), Kevin Pernot, Boris Dunand. Absents : Andrej Hočevar et Anže Kuralt (Jeux olympiques), Fabien Leroy (écarté du groupe).

Chamonix

Gardien : Clément Fouquerel.

Défenseurs : Brent Patry - Arthur Cocar ; Fabien Veydarier - Kyle Shearer-Hardy ; Riku Silvennoinen - Damien Torfou.

Attaquants : Alexandre Audibert (C) - Clément Masson (A) - Laurent Gras (A) [puis Patxi Biscard à 31'] ; Benjamin Rubin - Julien Tremblay - Vincent Kara ; Jérémy Arès - Matthias Terrier [puis Gras à 31']- Arnaud Hascoët.

Remplaçants : Victor Goy (G), Kevin Gadoury, Clément Colombin.