Dijon - Morzine (Ligue Magnus, quarts de finale, match 2)

Retour à Trimolet pour le deuxième match des play-offs. Les Dijonnais ont parfaitement débuté avec une victoire, mais les Morzinois, dominés d'un seul but, sont loin d'être hors-jeu dans une série qui s'annonce serrée. Et puis, à Dijon, on a l'habitude des déceptions. Le sérieux est donc de mise pour cette nouvelle rencontre.
 
Si les gradins ne sont pas aussi pleins que la veille, l'affluence est correcte pour un match reporté au dernier moment. Toujours présents, les Archiducs entendent bien soutenir leur équipe comme ils ont l'habitude de le faire avec brio, alors que quelques courageux Morzinois ont sorti leurs maillots et tenteront de faire savoir à leurs Pingouins qu'ils sont bien là.
 
Le jeu débute plus calmement qu'il ne s'est terminé la veille. Szabo, qui n'a pas hérité d'une suspension, est là. L'ensemble est équilibré, et il faut attendre une minute et demie de jeu pour voir la première véritable occasion, bien que le centre morzinois ne soit pas exploité. Morzine a d'ailleurs pris les devants, et sans un Buysse de gala, l'ouverture du score aurait bien pu être haut savoyarde.
 
Au tour de Dijon de lancer son attaque, par Andersson devenu incontournable ; Hare est cependant prêt à réceptionner son tir, peu ou prou le même que celui qui avait provoqué le but la veille. Rebelotte avec Andersson, grosse reprise sur un centre d'Ahsberg. Les Suédois semblent montrer qu'on peut compter sur eux en play-offs. La vraie valeur ajoutée que Dijon attendait. C'est pourtant Gauthier qui déflore le score, sur un échange de passe avec Eriksson. Le danger peut survenir des deux côtés de la cage, Hare ne peut se dédoubler (1-0, 6'55'').
 
La première supériorité est morzinoise, Dijon s'offre un contre à la faveur d'un shoot morzinois manqué. La défense dijonnaise fait le taf et concède peu de tirs, l'infériorité est tuée sans trop de dommages. Des deux côtés, on patine et on travaille fort, à l'image du travail défensif de Boudreau. La domination dijonnaise est nettement moins évidente à l'aune du jeu proposé ce soir par les locaux. Ce qui, soit dit au passage, n'en rend le match que plus agréable. 
 
À quelques secondes de la fin du tiers, Decock se voit offrir un break face à Hare, sans succès. Le tout génère du brassage devant la cage, avant que Nabb ne prenne 2' pour retenir. Les Pingouins commenceront donc leur deuxième tiers en infériorité.
 
Dijon installe son jeu, et Ahsberg exploite un palet poussé par Eriksson du bout du bout de la crosse. Le message est clair chez les locaux : une victoire ou rien (2-0, 20'27''). Les Dijonnais en profitent d'ailleurs pour reprendre pleinement le jeu à leur compte, giudé par un Ahsberg on fire. Decock s'illustre par un centre aux petits oignons pour Gauthier, mais Hare ne compte pas céder une troisième fois. Morzine commet quelques erreurs défensives, laissant par exmple Valier libre de shooter.
 
Le palet retourne pourtant en zone dijonnaise, où les locaux écopent d'une pénalité, qui ne les empêche pas d'attaquer sans vergogne. Buysse, quant à lui, ne prend pas de risques et gèle même les palets inoffensifs. Une fois de plus le penalty kill dijonnais démontre son efficacité, alors que Morzine semble ensuite marquer le pas d'une certaine fatigue face à des Dijonnais ultra-fringants. Mais la relâche guette, et les Hauts Savoyards en profitent pour tromper le cerbère local par Ozolins (2-1, 27'41'').
 
La réponse dijonnaise ne se fait cependant pas attendre, et Ahsberg ne laisse pas le temps aux visiteurs de fêter (3-1, 28'33''). Eriksson oublié à la bleue ne peut doubler la mise, alors même que Morzine ne semble pas abattu pour autant. En proposant du jeu plutôt que des crosses, ils semblent avoir compris comment mettre toutes les chances de leur côté. Mais enfin, le diable ne se fait pas ermite, et après que Besson a envoyé dans la cage de Hare un Eriksson qui n'avait même pas approché le portier, Brodin sort son grand jeu. Il écope de 10' de méconduite, le public dijonnais exulte. Le n°10, quant à lui, semble tout fier d'avoir mis ses coéquipiers en infériorité. Allez comprendre... Dijon, en dépit de moult occasions, ne peut creuser l'écart et Morzine s'en tire finalement bien sur cette fin de tiers.
 
Morzine est à l'attaque dès le début du 3e tiers, et Buysse se fait avoir dans un trou de souris au-dessus de son épaule. Il n'en revient pas, alors que Nabb peut se féliciter de la précision de son tir (3-2, 41'03''). Beron tente l'exploit seul, la défense dijonnaise ne se laisse pas faire. Grand bien lui en prenne, car elle encaisse un but quelques secondes plus tard, de nouveau par Ozolins (3-3, 43'36'').
Les locaux sont alors tout près de sombrer dans la maladresse, quand Nicolas Ritz démontre qu'il est un grand capitaine en montrant le chemin à ses coéquipiers. Il inscrit le 4e but dijonnais en plein élan, pratiquement au sol. Trimolet lui accorde bien volontiers les acclamations qu'il mérite (4-3, 46'52'').
 
Morzine est à la peine, en dépit de contres toujours dangereux. La construction n'est plus là. Les Ducs sont malheureux sur une transversale, il reste cinq minutes de jeu, et l'issue reste incertaine bien que le temps joue en faveur des locaux. Hare est prêt à sortir dès la dernière minute de jeu entamée, mais ces diables de Dijonnais récupèrent incessamment le palet, le privant de banc et ramenant le danger dans sa zone. Morzine demande son temps mort sur un engagement, le public pousse derrière son équipe. La sortie d'Hare ne suffira pas à ramener Morzine au score.
 
Dijon l'emporte une 2e fois, se mettant dans la meilleure des situations. Mais la déconvenue grenobloise de 2012 est encore dans toutes les têtes, et le public se refuse à être trop optimiste. À noter enfin, face à des supporters prompts à vouer les arbitres aux gémonies, que le quatuor arbitral du soir a signé un belle prestation, participant inconstestablement à faire de cette soirée une bonne soirée de hockey.
 
 
Dijon - Morzine 4-3 (1-0, 2-1, 1-2)
Dimanche 2 mars 2014 à 19h00 à la patinoire municipale de Trimolet. 785 spectateurs.
Arbitrage de Savice Fabre et Jérémy Rauline assistés de Guillaume Florentin et Gwilherm Margry.
Pénalités : Dijon 4' (2x2'), Morzine 16' (3x2', 1x10').
Tirs : Dijon 36 (9, 13, 14), Morzine 30 (11, 7, 12).
 
Evolution du score :
1-0 à 06'55'' : Gauthier assisté de Eriksson et Decock
2-0 à 20'27'' : Ahsberg assisté de Robichaud et Eriksson
2-1 à 27'41'' : Ozonlins assisté de Mora et Goz
3-1 à 28'33'' : Ahsberg sans assistance
3-2 à 41'03'' : Nabb assisté de Papa et Hudson
3-3 à 43'36'' : Ozolins assisté de Whitelaw et Gaydon
4-3 à 46'52'' : Ritz assisté de Ahsberg et Robichaud