KHL (Conférence Ouest, play-offs, quart de finale, matches 3)

Compte tenu que toutes les équipes en déplacement pour le match numéro 3 menaient deux victoires à zéro, quelles sont les tendances favorables et défavorables qui sont nées ce soir ?

À Yaroslavl, les visiteurs venus de Moscou n’ont pas recouvré de réussite en power-play. Dès lors, ils n’ont pas réussi leur premier tiers où ils ont eu six minutes à jouer en avantage numérique. Comme les locaux du Lokomotiv ont ouvert le score par Geoff Platt d’un tir frappé de loin en supériorité (1-0 à 8’26), le Dynamo s’est compliqué la tâche. Les gardiens ont brillé. Curtis Sanford de Yaroslavl (32 arrêts) et surtout Alexander Yeryomenko à Moscou (33 arrêts) sont restés souverains devant la cage pendant un deuxième tiers houleux et dominé par le Lokomotiv. Dans la dernière période, sur un tir de pénalité, Leo Komarov, chambreur, a tout de même égalisé pour le Dynamo (1-1 à 43’26). Mais les Moscovites ne sont pas restés sur le haut de la vague. À quatre contre quatre, après une passe, en petit pont sous Martins Karsums, de l’excellent défenseur norvégien Jonas Holos, Yury Petrov a inscrit le but gagnant devant 9011 fans déchaînés. Les efforts de l’arrière tchèque Filip Novak et de l’offensif Konstantin Gorovikov auront donc été vains pour Moscou. Par contre ceux, rentables, des défenseurs Vitaly Vishnevsky et Staffan Kronwall ainsi que ceux des avants Daniil Apalkov et Sergei Konkov redonnent espoir à Yaroslavl. Le Dynamo Moscou mène deux victoires à une face au Lokomtiv Yaroslavl qui reçoit au prochain match.

À Moscou, devant 5500 spectateurs, le match a été serré et rugueux. Les pénalités ont abondé dans les deux premiers tiers (77 minutes de sanction en 40 de jeu) et le match s’est joué au cours des jeux spéciaux. Le club local du CSKA a ouvert le score, en supériorité, par Igor Grigorenko se saisissant d’un rebond né d’une accélération d’Enver Lisin, qui avait mis la pression sur l’excellent gardien Alexander Salak (43 arrêts) (1-0 à 17’57). St-Pétersbourg a pris du temps pour égaliser avant la mi-match, grâce à un petit  jeu entre le Tchèque Roman Cervenka (le passeur) et le Norvégien Patrick Thoresen (le buteur), toujours en avantage numérique (1-1 à 25’46). Aucun but ne sera marqué dans un dernier tiers sans prison et malgré une occasion de chaque côté. Le CSKA bénéficiera d’un avantage numérique en prolongation qui sera en partie annihilé par une faute offensive de l’attaque à cinq moscovite qui suit. Quarante-quatre secondes après le retournement d’avantage numérique, Roman Cervenka marquait le but gagnant pour le SKA d’un lancer frappé de loin dans un jeu installé. Cette victoire arrachée au CSKA en mort subite accentue l’avance du SKA St-Pétersbourg. Mené trois victoires à zéro le CSKA Moscou n’aura donc plus d’autre choix que de gagner chaque match. Le premier ce sera demain à domicile. Avec son gardien Jeff Glass faisant le boulot comme aujourd’hui derrière les solides Nikita Zaitsev et Andrei Pervyshin, en comptant sur la réussite (à retrouver) pour Alexei Morozov et Ilari Filppula, l’exploit est-il possible pour Moscou ?   

À Zagreb, les locaux et les Praguois ont été sérieux au premier tiers, le seul où Barry Brust, le gardien régional de Medvescak, ait bien travaillé… En deuxième période, les deux clubs ont connu sept minutes de folie avec quatre buts inscrits. Les visiteurs de Prague pensaient avoir fait le plus dur en marquant en infériorité numérique, puis en doublant  leur avantage par Michal Repik (0-2 à 35’29). Mais, persévérants, le Canadien Kane Boyd et Sasa Martinovic (lui en lancer de pénalité) ont égalisé pour les Croates (2-2 à 39’07). Les mouches avaient-elles changé d’âne ? Non. Zagreb n’aura finalement jamais été en mesure de répéter ses efforts.Comme à Prague avant-hier, le Medvescak, devant 6500 partisans, craque dans le dernier vingt en encaissant trois buts sans pouvoir répliquer. Zagreb devra compter beaucoup plus que sur sa première ligne Cheechoo-Murley-Bill et surtout gagner en homogénéité et consistance si elle veut se projeter au-delà d’un quatrième match. Les cauchemars croates ont pour visages, ceux du gardien Petri Vehanen, des arrières Ondrej Nemec et Martin Sevc, ceux encore des attaquants Martin Thornberg (2 buts ce soir), Nika Kapanen et Petr Vrana, entre autres. Lev Prague mène trois victoires à zéro face au Medvescak Zagreb où se jouera le quatrième match.

À Riga devant 8480 personnes, les visiteurs, Donetsk, ont fait preuve d’une curieuse suffisance et d’un grossier manque de conviction. Le Donbass a mené trois fois pendant la première moitié du match (2-3 à 28’13) avant que le Dinamo échange ses gardiens. Très bon coaching d’Artis Abols, car son équipe désormais protégée par le Tchèque Jakub Sedlacek n’encaissera plus de but. Comme son offensive est resté prolixe (Marcel Hossa, Dzerins, Sotnieks et Darzins ont marqué) même lorsque Jan Laco (le second gardien) a remplacé Michael Leighton devant la cage de Donetsk. Le Dinamo letton l’a facilement emporté pour réduire l’écart dans leur série. Donbass Donetsk mène deux victoires à une face au Dinamo Riga qui reçoit au prochain match.