KHL (Conférence Ouest, play-offs, quart de finale, matches 4)

Prague et St-Pétersbourg  se sont-ils qualifiés à l’extérieur pour les demi-finales dès le quatrième match de quart finale ? Yaroslavl et Riga ont-ils remis les compteurs à zéro dans leurs séries respectives ?

À Yaroslavl, devant 8957 spectateurs, les locaux du Lokomotiv ont souffert mais ils ont égalisé aux forceps, dans leur série face à Moscou. En effet, par deux fois le Lokomotiv a créé l'égalité en supériorité sur des tirs frappés de loin. C’est au tout début du deuxième over-time, qu’Alexander Yeryomenko, le gardien du Dynamo, a eu une mitaine incertaine. Au rebond, le Letton Mikelis Redlihs, attaquant de Yaroslavl, s’est débattu avec les jambières du portier sous la poussée désespérée du défenseur de Moscou Maxim Solovyov, pour poarvenir à glisser le palet sous Yeryomenko. Les efforts moscovites de l’arrière Dmitry Vishnevsky et de l’attaquant Dmitry Pestushko ne seront peut-être pas aussi vains, après demain à Moscou, pour le cinquième match série, qui s’annonce plus longue que prévue. À cause, ce soir, de Curtis Sanford (33 arrêts), le gardien du Lokomotiv et du duo d’attaquants complémentaires de la deuxième ligne, Geoff Platt et Janis Sprukts, qui ne lâchent rien du côté de Yaroslav. Le Dynamo Moscou et le Lokomotiv Yaroslavl sont à égalité deux victoires partout avant le cinquième match qui aura lieu à Moscou.

À Moscou, il y a encore eu beaucoup de prisons et deux expulsés. Mais si la veille les jeux de puissance ont été muselés, ce soir, devant 5300 personnes, ce fut le contraire. Menés par trois victoires à zéro, les joueurs locaux du CSKA ont fait le break à deux reprises hors supériorité. Le premier, au début du deuxième tiers, par le défenseur monté dans le trafic, Yakov Rylov, du revers se saisissant d’un rebond (2-0 à 21’48). Le second, de l’attaquant Nikolai Prokhorkin dans un filet ouvert, en deux-contre-un, après une passe réalisée avec un excellent timing de la part d'Enver Lisin (4-2 à 45’55). Mais à chaque fois, St-Pétersbourg est revenu au score en grande partie à la faveur de son attaque à cinq, organisée autour de Roman Cervenka. Cependant, pour la parité à quatre partout, si l’attaquant tchèque a mis un point d’honneur à égaliser lui-même (en reprenant dans un filet ouvert un rebond de la bande) avec moins de deux minutes à jouer, c’est aussi parce que le gardien du SKA, Alexander Salak, avait été remplacé par un attaquant supplémentaire de St-Pétersbourg (4-4 à 58’42). Auparavant, le CSKA Moscou avait eu une chance sur un tir de pénalité. Mais le SKA pouvait compter sur un formidable Salak sur le coup. Remonté contre l’arbitre qui l’avait injustement sanctionné, le portier tchèque de St-Pétersbourg paradait du bouclier la feinte de revers du Slovène Jan Mursak (54’25). Le score égal donnera donc lieu à une prolongation à jouer en mort subite. Véritable couperet pour le CSKA Moscou qui y joue son avenir sportif à court terme. Lors d’une offensive à trois-contre-trois, le gardien canadien de Moscou, Jeff Glass se déplaçant, ne complète pas son arrêt papillon sur un tir excentré du capitaine adverse, Ilya Kovalchuk, et  dévie le caoutchouc sous ses jambières. Le palet ralenti par le cerbère heurte lentement, dans son dos, le poteau droit. Il s’ensuit une mêlée couchée entre les moscovites Nikolai Prokhorkin, Andrei Pervyshin et l’attaquant du SKA Alexei Ponikarovsky, d'où ce dernier plus prompt sort en buteur d'un glissé du genou Le SKA St-Pétersbourg élimine  le CSKA Moscou par quatre victoires à zéro (1-0 ; 5-1; 1-2pr ; 4-5pr)

À Zagreb, les joueurs locaux du Medvescak, menés de trois victoires, doivent gagner sous peine de disparaître. Le gardien canadien Barry Brust, à la prestation peu convaincante hier, est remplacé par son compatriote Mark Dekanich. Malheureusement pour les Croates, dans cette dernière partie, ils ne seront jamais en mesure d’inquiéter leurs hôtes de Prague. On ne jouait pas encore depuis six minutes, que Lukas Cingel s’amusait d’un petit centre en aveugle, repris du du revers par Jakub Matai au nez et à la barbe de Mark Popovic, le défenseur local (0-1 à 5’49). Le ton était donné par les Lions (Lev), qui n’ont jamais véritablement tremblé. Ils doublèrent la marque, un peu plus tard, sur un lancer frappé, de loin, en power-play, par le défenseur finlandais Mikko Mäenpää (0-2 à 15’55). Tout se passait bien jusqu’à ce que la star locale, Jonathan Cheechoo, sorte son genou, blessant ainsi l’arrière de devoir Jakub Nakladal, qui avait pris le Canadien à contre-pied (26’34). Une faute violente et gratuite, punie seulement d’une pénalité mineure. La sanction n’étant pas du goût des Praguois, Cheechoo fut un peu plus tard la cible de Niko Kapanen, exclu pour sa charge contre la bande. Le Canadien rentrera au vestiaire blessé à son tour aux jambes (32’53). Au troisième tiers, Alan Letang  marquait un but chanceux. Son dégagement flippé, de la ligne rouge, faisait un faux rebond devant Petri Vehanen et passait au-dessus de la jambière gauche du gardien des Lev (1-2 à 46’25). Du coup, les visiteurs et surtout David Ullstrom s’énervait. Son lancer en entrée de zone des poignets trouvait la lucarne (1-3 à 47’51). Matt Ellison avait beau réduire la marque du cercle droit (2-3 à 55’44), Prague n’était plus inquiété et remportait facilement une quatrième victoire fatale à Zagreb.Lev Prague se qualifie par quatre victoires à zéro au dépend du Medvescak Zagreb (4-3 ; 5-2 ; 2-5 ; 2-3).

À Riga, les gardiens titulaires, celui des joueurs locaux du Dinamo, le Suédois Tellqvist et celui de Donetsk, le Canadien Leighton, ont fait les frais de leur mauvaise moitié de match de la veille. La victoire de Riga, dans le match trois, a consolidé la présence du Tchèque Sedlacek devant son but. Le Slovaque, Jan Laco, était au départ pour les visiteurs de Donbass. Une équipe de Donbass beaucoup plus concernée qu’hier. Cela n’était pas difficile. Les deux équipes ont été très disciplinées. Le meilleur buteur des play-offs, le Finlandais de Donetsk, Teemu Laine, ouvre rapidement le score après un duel avec Sedlacek et comptait son cinquième but (dont deux en cage vide) en quatre matches (0-1 à 3’44). En moins de dix minutes, à cheval sur les deux derniers tiers, Donbass tue le match avec deux buts inscrit dans des contre-attaques explosives (0-3 à 46’54). Riga réduira le score, malgré un Jan Laco efficace (24 arrêts). Mais ce sera anecdotique (1-3 à 52’44) car cette fois, la défensive de Donetsk a été solide avec Piganovich, Bartulis et autour du duo Wilson-Podhradsky. Devant, la ligne finlandaise Kiiskinen-Wirtanen-Laine a bien travaillé, bien secondée par Dadonov et Yakutsenya. À Riga, les satisfactions seront beaucoup plus rare, surtout sur les deux premiers blocs, à l’exception du défenseur Georgijs Pujacs, qui s’en est sorti devant 7490 supporters, presque mille personnes de moins qu’hier. Donbass Donetsk refait  le break et mène dorénavant trois victoires à une avant de recevoir le Dinamo Riga pour un cinquième match.