KHL (Conférence Ouest, play-offs, demi-finale, matches 2)

À St-Pétersbourg, si les joueurs locaux du SKA se sont fait peur hier (victoire 1-0), ce soir, dans le deuxième match de la série face à Yaroslavl, devant 12401 spectateurs, ils ont perdu en menant pourtant au score pendant plus de la moitié du match (35’52 exactement).

Grâce à deux buts du Tchèque Roman Cervenka et deux autres d’Ilya Kablukov, démarqué, lucarne du cercle gauche (2-1 à 21’01) et d’Ilya Kovalchuk, qui en-deux-contre-un choisira de tirer (3-2 à 26’37), St-Pétersbourg avait égalisé à 1-1 et même fait le break à la mi-match (4-2 à 30’20). Mais dans le dernier tiers, les visiteurs du Lokomotiv sont revenus in-extremis chercher la prolongation à la faveur des buts du défenseur suédois Staffan Kronwall monté entre les oreilles (4-3 à 52’17) et du joueur de centre Daniil Apalkov seul devant Salak, entre les jambières, après une superbe passe de derrière le but de Kronwall. Ce dernier filet a été inscrit alors que, déjà en supériorité numérique, le gardien Curtis Sanford (39 arrêts dont un breakaway) était remplacé par un attaquant supplémentaire (4-4 à 59’00). On jouait depuis plus de dix minutes dans la prolongation quand l’attaquant Vladislav Kartayev, de Yaroslavl, se saisissait d’un rebond, et s’y reprenait à deux fois pour marquer son premier but des play-offs et pour offrir la deuxième victoire de la série au Lokomotiv. St-Pétersbourg peut regretter que le poteau ait sauvé Curtis Sanford alors que le SKA menait 4-2 (49’11). Alexander Salak, le gardien  tchèque du SKA, a fait 37 arrêts et a maintenu son équipe dans le match à trois reprises au premier tiers lorsque St-Pétersbourg était mené (0-1 à 1’55). Le défenseur Alexei Semenov, lui, a été d’un soutien permanent. Leurs coéquipiers offensifs, le Suédois Tony Martensson et le Norvégien Patrick Thoresen n’ont pas grand-chose à se reprocher. Du côté des vainqueurs, l’arrière Yegor Yakovlev n’a pas commis d’erreur. Son compère Staffan Kronwall a été impliqué dans les trois derniers buts de son équipe et le buteur de Yaroslav, Sergei Konkov, a réalisé un doublé (tir frappé d’instinct et déviation en powerplay). Le SKA St-Pétersbourg et le Lokomotiv Yaroslavl sont à égalité une victoire partout avant d’aller à Yaroslav jouer les matches 3 et 4.

À Prague, les joueurs locaux des Lev ont eu cette fois de la résistance de la part de leurs visiteurs de Donetsk pourtant assez rapidement privés de leur capitaine Ruslan Fedotenko, exclu sévèrement pour une charge à la tête peu évidente (16’54). À chaque fois qu’une équipe prenait l’avantage, l’autre réussissait à égaliser. La moitié du temps en saisissant les opportunités que leur offraient leurs power-play. Ce qui n’avait pas été le cas dans le match précédent. Jusqu’à la mi-match ce fut un chassé-croisé entre les deux équipes (0-1, 1-1, 2-1, 2-2, puis 3-2 à 34’35). Certains des buteurs (le Russe Evgeny Dadonov, cinquième but en play-offs à Donetsk, et Petr Vrana, quatrième et cinquième but à Prague) des deux équipes étaient présent sdans les statistiques. Notons que le troisième but de Prague, accordé à Lukas Cingel, a été marqué avec le torse !

Ensuite, ce fut plus calme. Prague débutait le dernier tiers en menant toujours d’un but. Il restait moins de six minutes à jouer lorsque Maxim Yakutsenya égalisait, en déviant un tir-passe dans le slot, pour les visiteurs de Donbass (3-3 à 54’10). Les deux équipes se départageraient donc en prolongation.  Le Lev a eu une opportunité en jeu de puissance d’en finir dès la seconde minute jouée en mort subite mais ne l’a pas saisie (63’37). Prague et Donetsk allaient jouer tout un nouveau match (60 minutes) en sur-temps sans but malgré deux occasions pragoises (61’35 & 98’56) ! Puis ils battaient le record de temps joué pour un match de KHL. La précédente performance de 118’48 allait être dépassée de plus de sept minutes. Au bout, tout au bout de la nuit, le palet s’extirpait de la mêlée entre Nakladal et Belukhin à la lutte devant la cage, et passait derrière Petri Vehanen (le gardien finlandais de Lev Prague) après un lancer d’Andrei Konev du Donbass Donetsk (3-4 à 126’14). En plus de deux heures, les gardiens, Petri Vehanen et Michael Leighton (Donbass Donetsk) ont respectivement réalisé 45 et 40 arrêts. L’arrière du club tchèque Ondrej Nemec a joué pendant un peu plus de 45 minutes en 57 shifts ! Pour le groupe ukrainien, étonnamment, c’est un attaquant, le Finlandais Petteri Wirtanen, qui aura eu le plus grand temps de jeu. Soit, 46’30 en 62 présences ! Donbass Donetsk et Lev Prague sont à égalité une victoire partout avant d’aller jouer les matches 3, 4 et 5 à Bratislava, dans la Slovnaft Arena, désignée comme la patinoire de substitution du Donbass Donetsk durant l’instabilité politique ukrainienne et parce que pour le match 5, celle de Lev Prague, la Tipsport Arena est indisponible !

Précédemment dans la conférence ouest :

Le SKA St-Pétersbourg a éliminé le CSKA Moscou par quatre victoires à zéro (1-0 ; 5-1 ; 1-2pr ; 4-5pr)

Le Lev Prague s’est qualifié par quatre victoires à zéro aux dépens du Medvescak Zagreb (4-3 ; 5-2 ; 2-5 ; 2-3)

Lokomotiv Yaroslavl intraitable à domicile élimine le Dynamo de Moscou par quatre victoires à trois (3-2pr ; 2-1 ; 2-1 ; 3-2pr ; 1-0pr ; 6-0 ; 1-5)  

Donbass Donetsk élimine le Dinamo Riga quatre victoire à trois (5-2 ; 3-1 ; 7-3 ; 1-4 ; 1-2 ; 2-1 ; 3-1)