KHL (Conférence Est, play-offs, demi-finale, matches 4)

Les matches numéro quatre allaient-ils nous donner le premier qualifié pour la finale de conférence ?

Mené trois victoires à zéro, chez lui pour le match 4, Sibir Novosibirsk n’avait plus le choix pour rester en vie face au Metallurg Magnitogorsk, leader et favori de la poule est. Finalement, les arrêts du gardien finlandais Mikko Koskinen, l’abatage de l’arrière Konstantin Alexeyev, les charges et les tirs bloqués du défenseur Alexander Kutuzov, l’activité de Stepan Sannikov, les passes et les mises en jeu gagnées du Finlandais Jori Lehterä, les tirs de son compatriote, l’ailier Jonas Enlund, les buts de l’attaquant Dmitry Monya et ceux du défenseur Ivan Lekomtsev ainsi que le soutien de 7500 supporters ne seront pas venus à bout du Metallurg. Pourquoi ? Surtout parce que Metallurg, un peu plus costaud physiquement, a su prendre les devants grâce à la vitesse du duo Kovar-Zaripov (0-1 à 5’42) et marquer un deuxième but juste avant de rentrer une première fois aux vestiaires. Un breakaway de Mozyakin qui envoie le puck des poignets en lucarne (1-2 à 19’02). Premier coup au moral des Sibériens. Pour contrer Magnitogorsk, Novosibirsk a pu compter sur son power-play. C’est ainsi qu’il a égalisé d’un tir frappé de la pointe, par son défenseur Ivan Lekomtsev, signant son quatrième but personnel (1-1 à 9’16).

Le Sibir a eu un box-play exemplaire en début de deuxième tiers. Mais il a dû avoir trop à défendre, dans cette période, pour espérer revenir dans la partie. Il reste 9 secondes à jouer à quatre contre quatre lorsqu’à la mi-match, Mike Keenan, le coach des visiteurs, sur de lui et de ses hommes, prends tous les risques en sortant son gardien au profit de son capitaine, Sergei Mozyakin, pendant que son attaque à quatre joueurs s’installe en zone offensive. Le palet circule et d’un tir de loin, excentré à gauche, Sergei Mozyakin marque son second but de la soirée, deux secondes après que Novosibirsk ne se soit retrouvé à jouer au complet (1-3 à 29’37). Une belle tactique, bien rodée, exécutée avec sang-froid ! Second coup au moral des joueurs du coach local Dmitry Kvartalnov. Avec l’énergie du désespoir, le Sibir a ensuite mitraillé la cage d’un solide Vasily Koshechkin (30 arrêts) et va retrouver l’espoir, dans le dernier tiers, sur un but de Dmitry Kugryshev, après une sacrée combinaison, grâce à la vista du défenseur Vyacheslav Belov (2-3 à 47’01). Il restait du temps pour égaliser. Novosibirsk aura deux supériorités à jouer dans les quatre dernières minutes, mais le gardien de Magnitogorsk ne flanchira pas. Pas sous la pression d’Alexei Kopeikin (48’39), ni sur un rebond saisi par Igor Ozhiganov (49’34), ni sur une passe-tir entre Dmitry Kugryshev et Jarno Koskiranta (58’05). Le Metallurg Magnitogorsk, premier qualifié pour les finales de conférence, élimine le Sibir Novosibirsk par quatre victoires – d’un seul but – à zéro (3-2pr ; 3-2 ; 1-2pr ; 2-3)

Menant dans la série deux victoires à une, à domicile, Ufa avait un coup d’avance sur Astana. C’est pourquoi, dans le premier tiers, les joueurs locaux de Salavat Yulaev, rapidement privé de Yegor Dubrovsky (6 buts en play-offs), blessé par une charge de la hanche de Nigel Dawes non sanctionnée (2’38), laissaient venir à eux leurs invités du Barys, pour mieux les prendre en contre. Cela tombait bien puisqu’Astana sortait fort. Néanmoins, Andrei Vasilevsky (38 arrêts), le portier régional, gardait sa cage inviolée. Dans le deuxième tiers, Ufa, passée deux infériorités, refusait de subir. Le jeu était plus équilibré. Mais les défensives restaient hermétiques. Celle d’Ufa fut sauvée par son poteau (0-0 à 40’00). Les deux équipes allaient trouver les failles dans la dernière période où le box-play d’Astana fit des merveilles. Le buteur local, Igor Mirnov (6 buts), a ouvert le score en haut du slot (1-0 à 41’56). Le score semblait vouloir en rester là. Puis, dans les six dernières minutes du match tout s’accélérait et devenait fou. D’abord, Astana égalisait par l’attaquant canadien Nigel Dawes en haut de l’enclave (1-1 à 54’34). Ensuite, Ufa reprenait les devants grâce à Dmitry Makarov de près en déviation d’une passe (2-1 à 57’48). Enfin, sans gardien, les Kazakhs parvenaient à dix secondes de la sirène à de nouveau égaliser par Dmitry Upper qui reprenait adroitement un rebond dans la bande (2-2 à 59’50).

La décision se ferait assez rapidement en prolongation. Jusqu’ici le power-play d’Ufa n’avait pas trouvé la clé. L’attaque à cinq locale l’a finalement trouvée au bon moment par son défenseur le plus frais, Kirill Koltsov (3-2 à 65’03). Après un une-deux avec Alexander Stepanov, Koltsov était plus patient que Yeremeyev jeté à plat ventre et l'ajustait facilement (24 arrêts). Ufa n’est plus qu’à 60 minutes d’une qualification en finale de conférence est grâce à son défenseur infatigable, le Letton Arturs Kulda, et tout le boulot des attaquants, le Finlandais Teemu Hartikainen et Dmitry Makarov. Astana a parfois souffert de l’absence d’Alexei Litvinenko, un de ses arrières titulaires (remplacé par Evgeny Blokhin). Mais peut compter sur son duo offensif d’Amérique du Nord, Dustin Boyd – Brandon Bochenski, pour le(s) prochain(s) match(es) désormais décisif(s). Salavat Yulaev Ufa mène trois victoires à une devant Barys Astana avant d’aller à Astana jouer le match cinq.

Précédemment  dans la conférence est :

Metallurg Magnitogorsk s’est qualifié pour les demi-finales en battant Admiral Vladivostok par quatre victoires à une. (3-1 ; 5-3 ; 4-3pr ; 2-3pr ; 4-3pr).

Barys Astana a remporté sa série contre Avtomobilist Yekaterinburg par quatre victoires à zéro (3-2pr ; 5-4pr ; 1-2 ; 1-2).

Sibir Novosibirsk a éliminé Ak Bars Kazan, par quatre victoires à deux (1-3 ; 3-2pr ; 7-1 ; 3-6 ; 0-1 ; 3-2pr).

Salavat Yulaev Ufa a sorti le Torpedo Nizhny Novgorod avec quatre victoires contre trois (1-3 ; 0-1 ; 1-2pr ; 2-4 ; 4-2 ; 6-2 ; 2-1)