KHL (Conférence Ouest, play-offs, demi-finale, matches 5)

Les matches impairs donnent la tendance dans une série de play-offs. Alors quels sens prenent les deux séries de la conférence ouest ?

Avant-hier, SKA St-Pétersbourg avait réalisé un match accompli sur la patinoire du Lokomotiv Yaroslavl, un bastion imprenable jusque-là en play-offs, et égaliser dans la série. Nous pensions légitimement que le SKA avait recouvré de la conviction dans son jeu et qu’il confirmerait ce soir à domicile. Après un premier tiers légèrement dominé par les visiteurs qui sauvaient un désavantage numérique (11’44) et se créaient une chance (2’01) par le duo Musatov-Sprukts (ce dernier vexé d’être aligné en quatrième ligne a été excellent, même avec un temps de jeu réduit), Saint-Pétersbourg ouvrait le score, en power-play, au début du deuxième vingt, par Kevin Dallman, le défenseur canadien de 3 3ans. L’ex-joueur de Boston, St-Louis, et Los Angeles marquait sur une séquence travaillée. Retour sans contrôle d’en haut du slot d’une passe précise de Thoresen, derrière le but, qui attirait tous les regards (1-0 à 22’18). Yaroslavl répondait sur son premier avantage numérique. Ilya Gorokhov, l’arrière et capitaine vétéran (36 ans) du Lokomotiv égalisait monté dans le slot après une passe en retrait (1-1 à 30’04). Moins de cinq minutes après, le SKA se sortait d’une infériorité (35’06) mais les joueurs de Jukka Jalonen, l’ex-sélectionneur pendant six saisons de l’équipe nationale finlandaise, arrivé à la mi-saison dernière, subissaient trop d’assauts de Yaroslavl. Emil Galinov, culoté, enfilait son premier but des play-offs dans un angle impossible au-dessus de l’épaule de Salak (1-2 à 38’39).

St-Pétersbourg réagissait mal et écopait d’une prison à cheval sur la seconde pause. En général, ces infériorités sont assez peu fructueuses mais là le SKA payait cash son indiscipline. Yegor Averin l’ailier du Lokomotiv trouvait la lucarne gauche d’un tir des poignets à mi-distance sensationel (1-3 à 40’32). Face à Yaroslavl, St-Pétersbourg n’a jamais été en mesure de combler un retard de deux buts. Ce soir non plus. Malgré un bombardement en règle du but de Curtis Sanford (24 arrêts dont 8 au 3ème), magistral des jambières devant Ilya Kablukov (50’47) oublié devant le portier du Lokomotiv, qui avait déjà sauvé son équipe, d’un réflexe de la mitaine, au premier tiers, devant Vadim Shipachyov (9’23), et de sa défense (6 tirs contrés au troisième sur un total de 11), le SKA, devant 12443 partisans, ne parviendra à marquer qu’un seul but. Curieusement, il sera inscrit pendant une infériorité locale, par l’ailier norvégien, Patrick Thoresen (5e but) qui réduit le score du haut du cercle droit (2-3 à 57’39). Le remplacement d’Alexander Salak (29 arrêts) par un attaquant supplémentaire ne changera pas le cours du match. À l’image du second but de St-Pétersbourg encaissé en fin de match pendant une de ses supériorités, tout n’a pas été parfait dans le, de nouveau, surprenant Lokomotiv. Mais Yaroslav a toujours de la ressource avec ses deux Sergei, les attaquants Konkov et Plotnikov. Pour le moment, le chassé-croisé entre le SKA St-Pétersbourg et le Lokomtiv Yaroslavl est en faveur de ce dernier qui mène trois succès à deux avec la possibilité d’en finir à la maison au match 6 après demain.

En récupérant trois internationaux tchèques, son capitaine, le joueur de centre, Jiri Novotny, un ailier de devoir, Michal Birner et un meneur à la ligne bleue, le défenseur Martin Sevc, le Lev Prague de l’entraîneur Kari Jalonen, champion de France avec Rouen en 1995, avait meilleure mine. Surtout que Donbass Donetsk était privé de son « Sotchi man », le défenseur letton, Oskars Bartulis. Et ce n’est sûrement pas un hasard si, sur chacun des buts praguois, une ou deux des trois réapparitions sont présentes sur la glace et totalement absentes sur le but ukrainien. Car oui, les Lev l’ont emporté devant 4486 spectateurs, dans la Slovnaft Arena, à Brastislava mise à la disposition des Lev parce que la leur était occupée par un match de play-offs d’Extraliga tchèque.

Le premier tiers a servi à Prague pour bâtir sa victoire. L’ailier, Michal Repik, aidé de Michal Birner y a ouvert le score,d’une lucarne opposée de l’oreille gauche (1-0 à 4’13).  Jiri Novotny y a doublé la marque en déviation et voilage d’un lancer de Patrick Zackrisson (2-0 à 12’36). Ce deuxième but chassera Michael Leighton de devant sa cage. Il fut remplacé par Jan Laco non aligné au départ alors qu’il avait fait des prouesses lors de la dernière rencontre (97,3%). Pendant le vingt médian, Donbass réduit la marque par Dmitry Kagarlitsky qui nichait la rondelle sous le coin croisé du système auditif droit (2-1 à 22’32). Avant que Lev Prague n’excelle en box-play où Donetsk viendra s’y mordre les dents à trois reprises. Dans la dernière période le but du Finlandais, Petri Vehanen (25 arrêts) sera assiégé. Le gardien de Prague subira 10 tirs et sera bien secondé par sa défensive (4 blocages de lancer). Andrei Nazarov, l’entraîneur du Donbass, est obligé de remplacer Jan Laco (18 arrêts) par un attaquant supplémentaire. Mais cela servira la cause des Lev qui concluent la marque en cage vide, par l’intermédiaire de l’attaquant Suédois, Patrik Zackrisson, en cage vide (3-1 à 59’51). Nous verrons après demain, si Donbass Donetsk, comme à chaque fois qu’il a été mené dans cette série par Lev Prague, est capable d’égaliser à trois partout sur "sa" glace de Bratsislava.

Précédemment dans la conférence ouest :

Le SKA St-Pétersbourg a éliminé le CSKA Moscou par quatre victoires à zéro (1-0 ; 5-1 ; 1-2pr ; 4-5pr)

Le Lev Prague s’est qualifié par quatre victoires à zéro aux dépens du Medvescak Zagreb (4-3 ; 5-2 ; 2-5 ; 2-3)

Lokomotiv Yaroslavl intraitable à domicile élimine le Dynamo de Moscou par quatre victoires à trois (3-2pr ; 2-1 ; 2-1 ; 3-2pr ; 1-0pr ; 6-0 ; 1-5)  

Donbass Donetsk élimine le Dinamo Riga quatre victoire à trois (5-2 ; 3-1 ; 7-3 ; 1-4 ; 1-2 ; 2-1 ; 3-1)