Lyon - Bordeaux (Division 1, Finale, match 1)

La dernière ligne droite ! On retrouve logiquement en finale les deux meilleures équipes du championnat, Lyon et Bordeaux.

Les Bordelais ont eu besoin des 3 matchs dans les deux tours précédents, pour s'imposer d'abord contre Dunkerque, puis contre Mulhouse, contre qui la place en finale s'est jouée à 1 but. Les Lyonnais se sont quant à eux défait de Cholet en 2 matchs, mais se sont fait accrocher par Neuilly, contre qui ils ont dû jouer le match d'appui, s'imposant largement 8-2 puis 8-3 dans les matchs 2 et 3.
 
Le fameux avantage de la glace dont on parle souvent en Division 1 est enfin un avantage, avec le mieux classé, Lyon, qui reçoit d'abord deux fois son adversaire. Au cours de la saison régulière, Lyon a gagné ses deux confrontations contre Bordeaux, d'abord 4-1 à Mériadeck, puis 7-3 à Charlemagne. Cependant, les compteurs sont remis à zéro en play-offs, et d'autant plus en finale. Les deux formations sont là pour gagner, et pour la place en Magnus, qui avait échappé aux Lyonnais l'an passé en faveur de Brest.

La rencontre débute sur les chapeaux de roue côté lyonnais, et Mickaël Gasnier est déjà sollicité deux fois en moins de 30 secondes. Sur un dégagement bordelais, Aymeric Gillet intercepte le palet, shoote de la bleue, Gasnier laisse un rebond aussitôt exploité par Nicolas Biniek qui met le palet au fond (0'37", 1-0). Les Boxers peinent à sortir de leur zone, alors que les gones, eux, s'installent sans problème et mettent une très grosse pression sur les visiteurs, les poussant à la faute avec une charge contre la bande sifflée contre Francis Desrosiers. Vingt secondes plus tard, Biniek derrière la cage bordelaise, cherche une solution, passe à Julien Lebey qui est idéalement positionné juste devant le but et fait passer le palet au-dessus de l'épaule de Gasnier (2'34", 2-0).

Martin Lacroix demande aussitôt son temps mort, et il trouve visiblement les bons mots, parce que les Bordelais se lancent enfin dans le match. Le jeu est plus physique, les visiteurs plus présents, et Desrosiers se crée une première occasion après s'être défait du défenseur lyonnais, mais il bute sur Matej Kristin qui arrête le palet de la jambière. Puis, sur une grosse mise en échec d'Etienne Brodeur, Radovan Trefny reste au sol dans le coin derrière le but lyonnais. Le jeu est interrompu, et le joueur est finalement évacué sur une civière, sous les applaudissements du public lyonnais (on apprendra à la pause qu'une luxation de l'épaule droite le prive de la fin de cette série). Pour cette charge incorrecte, Etienne Brodeur écope de 2 minutes de pénalité, et on retrouve donc les Lions en power play. Les Bordelais défendent bien et tuent cette pénalité sans réel problème.
 
L'intensité monte, les esprits commencent à s'échauffer, ça brasse devant les buts. Lyon est très présent sur les faceoffs, et profite de palets perdus par les Bordelais pour construire son jeu, sans arriver toutefois à reprendre le portier en défaut. Les deux premières lignes lyonnaises sont très offensives, et la ligne Laberge-Olsson-Kristin se fait remarquer lorsque sur une passe de Miro Kristin, Jonathan Laberge finit sa course à genoux au fond du but bordelais, sans le palet malheureusement pour les Lyonnais. Quelques secondes plus tard, Miro Kristin et Thomas Paradis  vont se calmer deux minutes, et les deux formations évoluent à 4 contre 4. Les Bordelais souffrent et ont du mal à sortir de leur zone défensive, Lyon met une grosse pression sur les visiteurs et sollicite énormément Gasnier, qui doit multiplier les arrêts.
 
Sur une supériorité bordelaise après une crosse haute d'Aymeric Gillet, les Boxers arrivent enfin à s'installer en zone offensive et peuvent travailler autour du but. Matej Kristin contre tous les tirs bordelais qui arrivent jusqu'à lui. La bonne défense lyonnaise permet aux locaux de tuer cette pénalité, et on retrouve les deux formations à 5 contre 5. Les gones reprennent le jeu à leur compte, installés en zone offensive, et Oliver Styf tente sa chance avec un missile de la bleue, capté par Gasnier de la mitaine. L'intensité monte côté bordelais, et les visiteurs peuvent profiter d'une bonne dynamique pour construire un jeu plus dangereux pour les Lyonnais, au point que Matej Kristin en délaisse sa cage pour contrer un tir, obligeant ses défenseurs à se jeter en travers des tirs bordelais pour éviter le but. La fin du tiers voit de belles actions de part et d'autre, mais les gardiens sont impeccables. Gasnier, à part les deux buts encaissés très rapidement et contre lesquels il ne pouvait pas grand chose, fait un très bon match depuis, avec de très beaux arrêts.
 
Lyon a su profiter de sa très bonne entame de match, et des deux buts d'avance pour presser Bordeaux en zone défensive et imposer le rythme dans ce premier tiers.

De retour des vestiaires, les deux formations alternent les actions offensives. Brodeur part en contre tout seul, tire sur Matej Kristin entre les jambières qui dévie, le palet est laissé libre, Zeliska marque, mais après le coup de sifflet de l'arbitre. Paradis se fait accrocher par Lebey dans le coin défensif bordelais et reste au sol, mais l'arbitre ne siffle pas, le palet est remonté par les Lyonnais, To-Landry à gauche remet à Gillet qui trompe Gasnier et aggrave la mise (24'23", 3-0). Martin Lacroix est furieux, considérant qu'il y avait faute sur Paradis, mais l'arbitre signale qu'il n'y avait rien.

Les Boxers durcissent encore le jeu, ça brasse devant la cage bordelaise, et les visiteurs peuvent profiter d'une nouvelle supériorité numérique après une faute de To-Landry. Les visiteurs concrétisent ce power play par Brodeur en échappée à droite, qui centre sur Mariage, qui pousse le palet sous la botte de Matej Kristin (27'14", 3-1).

L'ouverture du score relance Bordeaux, qui profite de cette dynamique pour presser les Lyonnais dans leur zone, toutefois Kristin est très présent et arrête ou dévie tous les palets. Les Bordelais sont de nouveau rapidement en supériorité numérique, ils continuent à presser les Lyonnais dont le gardien est très sollicité, sur un rebond laissé libre, il doit littéralement se jeter sur le palet pour le couvrir. La pénalité est tuée, et quelques minutes plus tard, Brodeur sort 2 minutes pour avoir accroché Gillet, qui lui écope de 2 minutes pour attitude antisportive dans l'incompréhension générale. Moins de 30 secondes plus tard, Jules Breton sort, lui aussi pour accrocher, et les Bordelais se retrouvent de nouveau en supériorité numérique, à 4 contre 3. La défense lyonnaise montre tout son talent, Matej Kristin multiplie les arrêts, de la mitaine, de la botte, du plastron, sous les tirs nourris des Bordelais. Sur un contre dont Matej Kristin est à l'origine, Lebey part tout seul et, cherchant un coéquipier pour passer, il perd du temps et tire finalement sur Gasnier, qui laisse le palet libre, mais personne n'est sur le rebond côté lyonnais. Les Boxers repartent vers le but lyonnais mais ne trouvent pas de solution pour déborder Kristin et sa défense. Même en infériorité numérique après une pénalité sifflée contre Miro Kristin, les Lyonnais restent dangereux et parviennent à prendre de vitesse la défense bordelaise, dans un contre où Brodeur se retrouve seul face à trois Lyonnais et fait la faute. La période se termine à 4 de chaque côté, sans autre modification du score.

Ce tiers a été celui des gardiens, très sollicités d'un côté comme de l'autre. Le jeu s'est considérablement durci, et les deux formations se sont rendu coup pour coup.

Le troisième tiers débute à 4 contre 4, cette situation se transformant en un 4 contre 3 pour les Lyonnais après la faute de François Paquin moins d'une minute dans la période. Cette supériorité numérique est immédiatement concrétisée par les Lions. Le capitaine Millerioux, à la bleue, passe à Gillet qui arme la crosse pour un slap surpuissant qui crucifie Gasnier (41'08", 4-1).

Les Boxers ne sont pas au mieux en ce début de 3e période, subissant le jeu lyonnais. Gasnier est encore très sollicité, notamment par la ligne Biniek – To-Landry – Lebey, mais aussi par Miro Kristin. Gasnier ferme bien les angles lorsque les Lyonnais tournent autour de sa cage, et il est toujours bien placé sur les tirs, les déviant relativement facilement. Une pénalité contre Lebey permet aux Bordelais de souffler un peu et de s'installer en zone offensive, multipliant les tirs. Matej Kristin dévie le premier tir, le suivant finit sur le poteau droit, Paquin lance une nouvelle fois, Kristin dévie le tir, puis de nouveau sur un tir de Horrut. Zemva y va aussi de son lancer, mais il n'arrive pas à tromper le portier lyonnais. Lyon arrive enfin à se dégager et efface la pénalité sans que Bordeaux n'ait pu la concrétiser.
 
Les Lyonnais profitent de toutes les occasions pour partir en contre, mais Gasnier enchaîne de très beaux arrêts. Bordeaux relance et Matej Kristin doit à son tour multiplier les arrêts, finissant en papillon devant son but, la confusion régnant autour de la cage.
 
À l'approche de la fin de match, Vincent Cadren et Tim Franck sortent pour deux minutes. Les deux formations se battent pour le palet, mais aucune des deux ne trouve de solution pour déborder le portier adverse. Jusqu'à la dernière seconde, les Bordelais, par Mariage, et les Lyonnais, par Lebey, tentent de faire évoluer le score, sans succès.

La différence s'est faite dès le début du match, avec une très bonne entame. Au deuxième tiers, le jeu était beaucoup plus équilibré. Le 3e tiers a vu des Lyonnais gérer leur avance, et des Bordelais qui ont peut-être voulu préparer le deuxième match.

Etoiles du match : Nicolas Mariage (Bordeaux), Matej Kristin (Lyon)

 
Lyon – Bordeaux 4-1 (2-0, 1-1, 1-0)
Samedi 29 mars 2014 à 20h à la patinoire Charlemagne, Lyon. 3 389 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion assisté de Jérémy Kahli et Gabriel Pointel.
Pénalités : Lyon 18' (4', 10', 4'), Bordeaux 14' (6', 4', 4')
 
Evolution du score :
1-0 à 00'37" : Biniek assisté de Gillet
2-0 à 02'34" : Lebey assisté de Biniek et Millerioux (sup. num.)
3-0 à 24'23" : Gillet assisté de To-Landry et Millerioux
3-1 à 27'14" : Mariage assisté de Brodeur et Obuch (sup. num.)
4-1 à 41'09" : Gillet assisté de Millerioux et Laberge (sup. num.)
 
Lyon
 
Gardien : Matej Kristin.
 
Défenseurs : Oliver Styf - Radovan Trefny ; Aymeric Gillet - Martin Millerioux (C) ; Jules Breton - Martin Dufek.
 
Attaquants : Alexander Olsson - Jonathan Laberge - Miroslav Kristin ; Julien Lebey - Nicolas Biniek - Vikhaël To-Landry ; Elie Raibon - Timothée Franck - Frédéric Figon-Gage.
 
Remplaçants : Adrien Morel-Hervillard (G), Thomas Lapointe, Mathieu Touveron, Charly Cirgues, Léo Girod, Arnaud Magallon.
 
Bordeaux
 
Gardien : Mickaël Gasnier
 
Défenseurs : Jan Majercak- François Paquin (A) ; Maximilien Tromeur – Cyril Boubé ; Martin Obuch
 
Attaquants : Francis Desrosiers (A) – Lukas Zeliska – Etienne Brodeur ; Thomas Paradis – Vincent Cadren – Nicolas Mariage ; Romain Horrut – Dejan Zemva – Jean-François Savage (C) ; Andrej Zidan, Raphael Larrieu
 
Remplaçants : Antoine Becquet (G), Robin Jaffeux, Antoine Picot. Absents : Sebastien Ylönen (rupture des ligaments de la cheville), Fredrik Dratzen (haut du corps).