KHL (Conférence Ouest, finale, match 3)

Chez lui à Yaroslavl, le Lokomotiv se devait de réagir après deux défaites chez leur adversaire, les Lev Prague, pour conserver de meilleures chances d’accéder pour la première fois de leur histoire à la finale de KHL.

La suspension de son joker, Igor Musatov, un des ailiers du troisième ou quatrième trio, faisait remanier tout son alignement, à l’exception de son premier bloc, à Dave King, le coach canadien de Yaroslavl, arrivé en février en provenance des Coyotes de Phoenix.

Quant aux visiteurs praguois, l’espoir Tomas Kubalik remplaçait le plus expérimenté Jakub Klepis (champion tchèque en 2003 & 2008, à sa sixième saison en KHL avec les gains de deux coupes Gagarine en 2011 & 2012) au poste d’ailier droit de la quatrième ligne de Prague.

Comme au premier match de la série, ce sont les jeux spécifiques qui vont condamner l’indiscipliné Lokomotiv. Martin Thornberg est à la réception d’une passe de derrière le but. D’un petit tir de l’oreille gauche, l’attaquant suédois ouvre le score lors d’un jeu installé (0-1 à 17’44). Pendant que Yaroslavl se heurte à la box-play de Prague.

Si dans le premier tiers le jeu a été équilibré et ouvert, le deuxième vingt sera plus sur le but de Curtis Sanford, ses coéquipiers du Lokomotiv jouant en contre. Le jeu complété de charges de Yaroslav continuera à être mal maîtrisé, sanctionné. De nouveau, Martin Thornberg enfilera un second but peu évident (validé par l’arbitre vidéo). Après un jeu de Jiri Sekac qui fixe deux défenseurs et le goalie en power-play, le Suédois, triple champion de SHL en 2004, 2008 et 2010, champion du monde en 2013, enfile sous la barre, vers une cage ouverte, dans un angle fermé (0-2 à 39’20).

Dans la dernière période,  le Lokomotiv lance un peu plus à la cage tout en continuant de charger. Le jeu s’équilibre mais les arrières de Prague continuent à se sacrifier deux fois plus sur les tirs adverses. L’arrière Nathan Oystrick marque le troisième but des Lev (Lions) d’un tir frappé de loin (0-3 à 43’43). Le Lokomotiv y est encore moins. D’abord pénalisé pour surnombre, puis ne pouvant toujours pas trouver le filet de Petri Vehanen (25 arrêts), malgré deux jeux de puissance et les remplacements de son gardien Curtis Sanford (26 arrêts) par un attaquant supplémentaire dans les quatre dernières minutes du match.

Devant 9067 supporters, dans une Arena 2000 bondée, les locaux de Yaroslavl n’auront réussi ni à contrer les Lev, ni à trouver leurs failles. Avec une attaque blanchie par Petri Vehanen, aidé par le défenseur canadien Nathan Oystrick, qui n’a pas réussi à s’imposer en NHL, et un box play gruyère devant l’attaquant suédois Martin Thornberg, le Lokomotiv s’est condamné à l’exploit. Un de plus.

Le Lokomotiv Yaroslavl s’incline une troisième fois de suite et se trouve mené 0-3 face aux Lev Prague avant de recevoir au match 4.

Précédemment dans la conférence ouest :

Lokomotiv Yaroslavl avait éliminé le SKA St-Pétersbourg par quatre victoires à deux (1-0 ; 4-5pr ; 4-1 ; 1-6 ; 2-3 ; 2-0)

Le Lev Prague s’était qualifié en éliminant le Donbass Donetsk par quatre victoires à deux (5-2 ; 3-4pr ; 2-3pr ; 1-3 ; 3-1 ; 0-1).