France - Italie (Mondial U18, division IA)

Troisième match de la journée et cérémonie d'ouverture, en présence d'un représentant de l'IIHF et de Luc Tardif, président de la fédération française. C'est un invité surprise qui donne le coup d'envoi du match : Tim Bozon, tout juste remis d'une sévère méningite et de quelques semaines de coma. Le public lui offre une ovation méritée.
 
La France entre donc dans son tournoi avec l'ambition de faire mieux que la cinquième place de 2013. Asiago ne restera pas un bon souvenir pour les Bleuets, battus notamment par la Norvège (3-2) et la Biélorussie (6-1). L'Italie n'avait été écartée qu'en fusillade... Plusieurs joueurs sont de retour pour cette nouvelle édition. Quentin Papillon sera le remplaçant de Raphaël Garnier dans les buts. On retrouve en hommes "d'expérience" plusieurs défenseurs, comme Thibaut Colombin, Hugo Gallet et Arthur Montenoise. En attaque, Léo Dutruel, Julien Guillaume et Kévin Marion étaient du voyage. En revanche, Guillaume Leclerc ne sera pas du tournoi niçois.
 
L'Italie, surprenant 3e de son tournoi d'Asiago l'an dernier, tentera de faire aussi bien. Seuls les attaquants Federico Cordin, Alex Lambacher et le défenseur Maximilian Lancsar ont connu ces succès. Lambacher surtout avait signé 1 but et  passes dans le tournoi. Lancsar, très offensif, avait marqué trois fois.
 
Retard à l'allumage
 
MontenoiseLes Bleuets paraissent concentrés dès les premières secondes. Ils obtiennent ainsi une première pénalité contre Harrasser. Mais Barnabo s'échappe à gauche et il faut un arrêt décisif de Garnier pour sauver la France. Le jeu de puissance ne s'installe pas, concédant même un dégagement interdit. Ce début de match devient alors un peu poussif. Les deux équipes se montrent maladroites et n'enchaînent pas les passes. L'Italie en profite le mieux face à une France indolente. Tir de Spinell au cercle droit et le rebond traîne. Du pain béni pour Harrasser (0-1 à 04'26"). Coup de froid sur le public niçois...
 
Et cela ne s'arrange pas : même genre d'action avec un travail derrière la cage, deux tirs sur Garnier qui sauve ce qu'il peut, oublié par sa défense. Il ne peut pas tout faire tout seul et le troisième rebond est au fond, signé Lancsar (0-2 à 05'08"). Temps mort immédiat demandé par Romain Guibet.
 
Une décision qui paie rapidement puisque les Bleuets réduisent le score immédiatement. Arthur Montenoise, monté aux avant-postes, surprend le gardien au dessus de l'épaule, ligne de fond (1-2 à 05'58"). Treibenreif commence à subir la pression des Français, enfin rentrés dans le match. Coulaud et Torres se mettent en valeur en zone offensive, avec l'aide de Colombin. Puis, Delbaere sert Nesa pour un nouvel arrêt du portier italien.
 
L'élan français s'interrompt au quart d'heure de jeu lorsque Torres percute un Italien dans le dos, en zone neutre. Les deux minutes sont logiquement appelées. L'Italie ne se crée pas d'espaces et les Bleuets se dégagent. La situation s'inverse dans la foulée avec un accrochage de Spinell dans la neutre. Un bon tir de Durand est suivi par une action individuelle de Barnabo, encore lui. Garnier s'impose et la France repart à l'offensive. Coulaud et Guillaume combinent, le palet est dégagé de justesse. Partie remise avec un tir lointain de Delbaere et le rebond bonifié à bout portant par Coulaud (2-2).
 

Torres

Après cette mauvaise entame, la France a parfaitement réagi et joue avec autorité, vers l'avant. Le jeu de passe se montre plus précis et créatif. La fin de tiers, passée longuement dans le camp italien, a de quoi offrir de l'optimisme.
 
Des Bleuets autoritaires
 
La France commence le deuxième tiers comme elle a fini le premier : dans le camp italien. La ligne Marion fournit un bon travail et pousse Dominic Bernard à la faute. Le jeu de puissance s'installe vite et trouve Colotti au cercle droit... transversale ! Montenoise parvient ensuite à garder le palet à la bleue mais Barnabo le touche au visage. C'est un 5 contre 3 pendant 1'08" pour les Bleuets, qui poussent. Durand, à la bleue, expédie plusieurs lancers dangereux. Ses coéquipiers se précipitent sur les rebonds mais Treibenreif réalise une série d'arrêts à bout portant.
 
De retour au complet, la France continue à pousser. Pendant une pénalité différée - faute sur Guillaume - Coulaud envoie un nouveau missile, sorti par le gardien. Le powerplay ne dure guère puisque Delbaere est sanctionné pour une charge contre la bande. À quatre contre quatre, Montenoise traverse la défense italienne comme du beurre, passe derrière la cage, remonte le palet pour Colomban qui remise à une touche à travers l'enclave vers Dutruel, cage ouverte (3-2 à 27'02").
 

Coulaud

Il n'y a plus qu'une équipe sur la glace et un seul côté de patinoire... Sauf que l'Italie sait aussi jouer en contre. Profitant d'une montée un peu hasardeuse, Spimpolo se retrouve en un-contre-un, élimine son défenseur et se retrouve seul devant Garnier. Le portier tricolore, en grand écart, sauve son camp. Sur la remontée de palet, Louis Coulaud récupère le disque entre les deux cercles. Complètement oublié au marquage, il expédie un slap surpuissant qui tape le poteau et rentre (4-2 à 30'42"). L'Italie demande immédiatement un temps mort.
 
Une pause qui a le mérite de remettre l'Italie dans le match. La domination française diminue légèrement, mais pas l'échec-avant incessant des joueurs de Romain Guibet. Tout juste Garnier a-t-il un tout petit plus de travail dans sa cage. Et comme souvent, ce léger creux dans le match coûte cher. L'Italie parvient à s'installer et le défenseur Marcello, servi par Spimpolo, trouve une lucarne d'un lancer lointain. Garnier était complètement masqué (4-3 à 35'58").
 
La situation devient difficile pour les Bleuets, car Coulaud concède un accrocher. Garnier se déplace très vite pour sauver son camp, alors qu'un tir dévié revenait sur un attaquant adverse. Guillaume et Josse efectuent un gros travail en infériorité et les secondes défilent, sans autre dommage. Le tiers-temps se termine sur un ultime lancer italien suite à une mise au jeu.
 
La bonne gestion française
 
Le dernier tiers débute avec autant d'intensité que les précédents. Les Bleuets jouent dans le camp italien, gênant considérablement la relance adverse par un échec-avant très agressif. Ceci aboutit à un bon tir de Dutruel, puis c'est Durand qui cherche une déviation depuis la bleue. Guillaume récupère le palet contré mais cela passe au-dessus.
 
Le match devient plus physique. De Luca donne une lourde charge, puis quelques tentatives de contact ratent. Pas celle sur Barnabo, légèrement touché. Il rentre au banc avec quelques paroles peu sportives envers le banc français...
 
L'Italien a l'air de se rétablir vite. Il exploite un changement de ligne un peu lent et lance au but. Garnier laisse un rebond, Barnabo saute dessus et le portier français s'impose. Les minutes défilent avec une belle gestion tricolore. Le banc italien, lui, est puni à mi-période. Un changement de ligne trop lent, encore, lui coûte un retard de jeu. Simple et efficace : mise au jeu gagnée, Montenoise à la bleue et le défenseur exploite les écrans pour son doublé personnel (5-3 à 50'38").
 
GuillaumeUn but qui réveille le public jusque là discret. Le duo Guillaume-Coulaud, dans tous les bons coups, provoque une nouvelle faute contre Spimpolo. Puis, c'est un palet expédié au dessus du plexiglas qui offre 33 secondes de double avantage. Montenoise lance de la bleue. Treibenreif sauve et le rebond est dégagé dans la confusion. Montenoise est intenable sur ce jeu de puissance et tire dans tous les angles possibles.
 
Les pénalités sont tuées et les Bleuets gèrent tranquillement la fin de match, alors qu'une Marseillaise retentit dans les tribunes. L'Italie paraît résignée dans les dernières minutes. Il faut attendre les toutes dernières secondes pour voir de la menace sur le but de Garnier, mais le gardien de Fribourg-Gottéron se montre intraitable, bien aidé par ses défenseurs.
 
Victoire française, donc. Après un début catastrophique, les Bleuets se sont parfaitement repris. Dominateurs en possession de palet, ils se sont montrés rapides, créatifs et beaucoup plus précis dans leur jeu après le temps mort de Romain Guibet. Une réaction idéale, même si Garnier aura eu pas mal de travail au fil de la partie. L'Italie n'a pas vraimentr existé dans le match, hormis quelques contres sporadiques. Seule la première ligne s'est montrée dangereuse.
 
 
France - Italie (2-2, 2-1, 1-0)
Patinoire Jean-Bouin de Nice, dimanche 13 avril 2014, 19h30. 1055 spectateurs.
Arbitres : Marian Rohatsch (ALL) assisté de Franco Espinoza (SUI) et Roman Vyleta (SVK).
Tirs : France 27 (8, 12, 7), Italie 20 (7, 7, 6)
Pénalités : France 6' (2', 4', 0'), Italie 26' (4', 6'+10', 6')
 
Récapitulatif du score
0-1 à 04'26" : Harrasser assisté de Spinell et Graf
0-2 à 05'08" : Lancsar assisté de Lambacher
1-2 à 05'58" : Montenoise-Oudot assisté de Grabherr
2-2 à 16'40" : Coulaud assisté de Delbaere (sup. num.)
3-2 à 27'02" : Dutruel assisté de Colomban et Montenoise-Oudot
4-2 à 30'42" : Coulaud
4-3 à 35'58" : Marcello assisté de Spimpolo
5-3 à 50'38" : Montenoise-Oudot assisté de Delbaere et Guillaume (sup. num.)
 
 
France
 
Gardien : Raphaël Garnier
 
Défenseurs : Loïc Chapelier - Arthur Montenoise-Oudot (A) ; Camil Durand - Hugo Gallet ; Thomas Thiry - Thibaut Colombin (A) ; Maxime Ritz.
 
Attaquants : Loïc Coulaud - Julien Guillaume (C) - Bastien Maia (-1) ; Adrien Josse (-1) - Fabien Colotti (-1) - Rudy Matima (-1) ; Jérémy Delbaere - Vincent Nesa - Kévin Marion ; Léo Dutruel (+1) - Robin Colomban (+1) - Antoine Torres (+1) ; Nathan Grabherr.
 
Remplaçant : Quentin Papillon (G)
 
Italie
 
Gardien : Hannes Treibenreif
 
Défenseurs : Antonio Marcello (A) (+1) - Daniel Spimpolo (+1) ; Dominic Bernard (-1) - Jonas Steiner (-1) ; Gianluca March - Tobias Brighenti ; Markus Trenkwalder.
 
Attaquants : Davide Conci - Luca Barnabo (C) (-1) - Matteo Dantone ; Maximilian Lancsar - Alex Lambacher (A) - Ivan de Luca (+1) ; Markus Spinell (+1) - Martin Graf - Simon Harrasser ; Federico Cordin - Samuel Moroder - Matthias Mantinger ; Andrea Maino.
 
Remplaçant : Tizian Giovanelli (G)