KHL (Conférence Ouest, finale, match 4)

Sur sa glace, Yaroslavl était au bord du gouffre après trois défaites consécutives subies face aux Lev Prague. Il fallait une équipe en mode survie (sportive) car une défaite de plus et la saison du Lokomotiv s’arrêtera là, en finale de conférence.

Le premier tiers-temps a vu deux équipes déterminées partager le palet, martelant de charges le rythme de du jeu. Néanmoins ce sont les locaux qui seront les plus dangereux. Le premier centre Daniil Apalkov (11’19) et l’arrière norvégien Jonas Holos (11’54) butent sur la jambière et le casque de Petri Vehanen (32 arrêts), le portier de Prague.

Le deuxième vingt aura vu se décanter la rencontre. Cela n’allait pas dans le sens des joueurs locaux. Jiri Novotny (cinquième but) ouvrait le score pour les Praguois. Le joueur de centre tchèque, champion du monde 2010, reprenait un rebond. Puis la mêlée de joueurs adverses, affalée sur la glace, voulant le contrer, poussait la rondelle dans son propre but (0-1 à 24’04). Geoff Platt, le joker canado-bélarusse arrivé de Minsk en cours de saison à Yaroslavl, s’en voudra de manquer l’égalisation du revers dans une cage ouverte (29’51). Mais moins de cinq minutes plus tard, le Lokomotiv égalisait en se sortant d’une situation périlleuse, en infériorité, grâce au jeune défenseur, Yegor Yakolev, qui enfilait au terme d’un exploit personnel, sorte de chevauchée débordement, avant d’ajuster, à mi-hauteur, Petri Vehanen, le gardien d’en face (1-1 à 34’25). Mais moins de cinq minutes après, les Lev (Lions) reprenaient les devants en supériorité, d’un tir en haut du slot lors d’une attaque rapide, conclue par l’arrière canadien Nathan Oystrick, qui joue sa seconde saison à Prague après avoir échoué à s’imposer en NHL (1-2 à 38’47).

Mené, Yaroslavl jouait peut-être son dernier tiers de la saison car il ne profitait pas de deux power-play presque consécutifs. Le temps passait, les joueurs de Prague se sacrifiaient sur les tirs de ceux des locaux du Lokomotiv. Jiri Sekac, un ailier de la deuxième ligne des visiteurs, s’échappait mais le Canadien Curis Sanford (37 arrêts) était magistral de la jambière (47’07).

Les esprits s’échauffaient jusqu’à l’égalisation de Sergei Konkov (8e but). Le double vainqueur de la coupe Gagarine avec le Dynamo Moscou en 2012 et 2013 maintenait l’espoir de ses 9071 fans grâce à un tir à mi-distance entre les jambières du Finlandais Petri Vehanen, peut-être un peu coupable (2-2 à 53’45). Ses partisans souffraient encore lorsque Yaroslavl était sanctionné à moins de 3 minutes de la sirène finale. Finalement, la boîte du Lokomotiv sera intraitable jusqu’à l’heure de jeu pour prolonger un plaisir persécuteur dans une prolongation empli de souffrance russe.

Une prolongation que Yaroslavl a joué avec la même implication physique que lors du temps réglementaire, c’est peut-être ce qui l’aura sauvé. À dix-neuf petites secondes de la fin du premier sur-temps, le jeune ailier de la première ligne, Sergei Plotnikov, marque le but gagnant en se jetant sur un rebond (3-2 à 79’41).

Lev Prague mène trois victoires à une face au Lokomotiv Yaroslav avant de recevoir pour le match n°5.

Précédemment dans la conférence ouest :

Lokomotiv Yaroslavl avait éliminé le SKA St-Pétersbourg par quatre victoires à deux (1-0 ; 4-5pr ; 4-1 ; 1-6 ; 2-3 ; 2-0)

Le Lev Prague s’était qualifié en éliminant le Donbass Donetsk par quatre victoires à deux (5-2 ; 3-4pr ; 2-3pr ; 1-3 ; 3-1 ; 0-1).