Déjà un exclu disciplinaire dans l'équipe russe

Après la débâcle de Sotchi, tout le staff de l'équipe de Russie a été débarqué pour être remplacé par celui du Dynamo de Moscou, deux fois champion national mais éliminé tôt cette année. Le nouveau sélectionneur Oleg Znarok n'est pas vraiment homme à plaisanter, et on se doute qu'il maintiendra une discipline de fer.
 
Le premier avertissement n'a pas tardé. Le matin du départ pour Bratislava, le défenseur Evgeni Ryasensky ne s'est pas présenté au dernier entraînement. Il a été aussitôt exclu de l'équipe, pour signifier qu'aucune violation disciplinaire ne sera plus tolérée. Ryasensky s'est immédiatement excusé publiquement, pensant peut-être obtenir au moins un pardon à défaut d'une place en sélection. Peine perdue. Son club, le SKA Saint-Pétersbourg, en a profité pour mettre fin à son contrat (qui courait jusqu'en 2016) en évoquant dans un communiqué qu'il "attache beaucoup d'importance à la discipline, l'esprit d'équipe et la cohésion". En deux jours, Ryasensky est passé d'international à chômeur...
 
Un autre joueur a bien failli ne pas réussir à entrer en Slovaquie. L'attaquant Sergei Kalinin a débarqué avec un ancien visa qui expirait la veille de son jour d'arrivée... et un nouveau visa qui n'entrait en vigueur que le lendemain ! Il a fallu un peu de diplomatie autour de son statut de hockeyeur pour qu'il passe la douane malgré ce mauvais recoupement administratif.
 
La Russie est venue à 5 lignes, en annonçant que tout le monde jouerait. Elle teste ainsi pour ce premier match le jeune gardien Stanislav Galimov. Comme le sélectionneur est nouveau, tous pensent avoir leur chance et sont motivés. Les places semblent ouvertes en attaque. Le plus célèbre des convoqués, Ilya Kovalchuk, a dû déclarer forfait : il vient d'être opéré en Allemagne de son genou blessé lors du tournoi olympique.
 
Après dix minutes équilibrées, les arbitres slovaques commencent à sanctionner les hockeyeurs russes, qui se plaignent d'un arbitrage un peu trop "maison". Ils considèrent comme péché véniel une charge avec le genou de Mikhaïl Varnakov que M. Baluska sanctionne de 5'+20'. Comme les visiteurs ont commis un surnombre vingt secondes plus tôt, ils sont alors réduits à 3 contre 5... mais sont sauvés par une obstruction sifflée contre Stajnoch. Juste avant que la pénalité majeure s'achève, Medvedev est cependant encore pénalisé, et la Russie doit donc se sortir d'une longue infériorité numérique.
 
Quand la Sbornaïa revient au complet, le défenseur Aleksandr Kutuzov, un des débutants convoqués en équipe nationale, se connecte à l'offensive et ouvre le score. Mais une minute plus tard, une gourmandise d'Enver Lisin entraîne une contre-attaque locale convertie par Adam Lapšanský. 
 
L'action décisive vient d'Anton Glinkin, l'attaquant-miniature des Russes du haut de ses 172 cm. Ce concentré d'énergie pousse des défenseurs bien plus grands que lui et décale Fyodor Malykhin pour le but vainqueur. Ilya Zubov finira le travail en cage vide (1-3).
 
Commentaires d'après-match
 
Miroslav Šatan (capitaine de la Slovaquie) : "Tous les joueurs n'ont pas joué depuis longtemps et cela s'est senti dans nos imprécisions. Nous avons dominé aux tirs, mais nous devons nous améliorer en supériorité numérique. Nous n'avons aucune raison d'être insatisfaits. Je pense que notre performance ne fera que s'améliorer. Nous avons bien joué contre les Russes, il faut juste modifier de petites choses et concrétiser nos jeux de puissance."
 
Ilya Zubov (attaquant de la Russie) : "La longue absence de pratique en match nous a affectés. Certains n'ont pas joué depuis deux semaines, d'autres depuis trois semaines. Le rythme, c'est quand on sent le palet, quand on sent où on veut aller, qu'on ne fait pas de mouvements inutiles qui dépenses des forces. Sans ces sensations, on ne joue pas normalement. [...] Je suis comme les autres joueurs. Tout le monde veut entrer dans l'équipe pour le championnat du monde. J'y aspire."
 
 
 
Slovaquie - Russie 1-3 (0-0, 1-1, 0-2)
Vendredi 11 avril 2014 à 17h00 à la patinoire Ondrej-Nepela de Bratislava. 4829 spectateurs.
Arbitrage de Vladimír Baluška et Jozef Kubuš (SVK) assisté de Rastislav Gajan et Peter Šefčík (SVK).
Pénalités : Slovaquie 8' (2', 2', 4') ; Russie 31' (4', 4'+5'+20', 2').
Tirs cadrés : Slovaquie 32 (9, 15, 8) ; Russie 21 (6, 5, 10)
 
Évolution du score :
0-1 à 31'21" : Kutuzov assisté de Zubov et Medvedev
0-2 à 32'25" : Lapšanský assisté de Švarný
1-2 à 44'22" : Malikhin assisté de Glinkin et Galuzin
1-3 à 58'46" : Zubov assisté de Burmistrov et Shirokov (cage vide)
 
 
Slovaquie
 
Gardien : Jaroslav Janus [sorti de 58'34" à 58'46"].
 
Défenseurs : Karol Sloboda - Marek Ďaloga (-2) ; Ivan Švarný (A, +1) - Martin Štajnoch (2') ; Richard Stehlík - Juraj Valach (-1) ; Jan Brejčák (-1) - Peter Čerešňák (-1, 2').
 
Attaquants : Ladislav Nagy (A, -1) - Juraj Mikúš (-1, 2') - Miroslav Šatan (C, -1) ; Adam Lapšanský (+1) - Rastislav Špirko (+1, 2') - Martin Bartek (-1) ; Peter Zuzin (-1) - Tomáš Bulík (-1) - Michel Miklík (-1) ; Martin Bakoš - Andrej Šťastný (-1) - Marcel Haščák (-1) ; Patrik Lušňák.
 
Remplaçant : Julius Hudáček (G). En réserve : Jan Laco (G), Radoslav Tybor (estomac), Vladimir Mihálik, Mario Lunter, David Skokan.
 
Russie
 
Gardien : Stanislav Galimov.
 
Défenseurs : Evgeni Medvedev (+1, 4') - Aleksandr Kutuzov (+1) ; Denis Denisov (C, +2) - Nikita Zaitsev (+1) ; Mikhaïl Grigoriev (2') - Vassili Tokranov ; Andrei Mironov (-1) - Maksim Chudinov.
 
Attaquants : Sergei Kalinin - Aleksandr Burmistrov (+1) - Mikhaïl Varnakov (-1, 5'+20') ; Nikolaï Prokhorkin (+1) - Ilya Zubov (+2) - Sergei Shirokov (+2) ; Dmitri Kugryshev - Vladimir Galuzin (-1) - Enver Lisin (-1, 2') ; Anton Glinkin (+1) - Fyodor Malikhin (+1) - Maksim Karpov (+1).
 
Remplaçant : Aleksandr Eremenko (G). En réserve : Konstantin Korneev (rhume), Roman Rukavishnikov, Evgeni Dadonov, Vadim Shipachyov, Kirill Petrov.