Norvège - Italie (Mondial U18, Division 1A)

Troisième journée, et elle commence par une rencontre a priori déséquilibrée entre le favori norvégien et le potentiel relégable italien.
 
L'Italie a perdu ses deux premiers matchs assez nettement et on imagine mal qu'elle puisse se réveiller et enchainer des succès contre les trois "gros poissons" du tournoi. La Norvège constitue un premier test, avant la Biélorussie et la Lettonie...
 
La Norvège va surtout chercher à assurer les choses. Toujours dans le coup pour la montée, les Nordiques auront à coeur de faire le travail aujourd'hui.
 
Une Norvège peu concernée, mais efficace
 
Le match débute sur un faux rythme qui convient bien à l'Italie. Les Azzurri concèdent peu de tirs et tentent même leur chance en attaque, à l'image d'un tir de l'aile signé Maino. Peu après, Ronnild en fait trop en zone offensive. L'attaquant de Brynäs prend deux minutes pour accrocher. Le jeu de puissance reste stérile et ne s'installe même pas.
 

Petit à petit, la Norvège hausse son rythme et met plus d'intensité dans les contacts. Cela pousse Steiner à la faute et la sanction est immédiate. Le palet circule à toute vitesse, revient ligne de fond et la passe de Lindstad à travers l'enclave est convertie en premier but du match par Gran (1-0 à 08'42").
 
Sur l'engagement, l'incursion italienne en attaque expédie Gronstad sur le banc des punis. Les Transalpins s'installent mieux. Lambacher décoche le premier tir du cercle droit, puis la défense norvégienne prend le dessus. Hoff et Lindstad parviennent à conserver le palet et, au retour à cinq, les deux hommes multiplient les passes. Lindstad trouve alors Hoff, oublié au marquage plein axe, pour une volée mi-hauteur au ras du poteau (2-0 à 11'33").
 
La Norvège ne force pas son talent. Elle gagne les duels dans les bandes, à l'image du défenseur Kaasastul qui sort des balustrades avec le disque et repique vers le but. Son slalom aboutit à un bon tir sorti de la botte par Treibenreif, et à une pénalité contre Dantone. Le jeu de puissance reste deux minutes entières dans le camp italien et Treibenreif sort quelques tirs, sans que l'on ait le sentiment d'un danger monstre. Seul un tir de Saateras en fin de supériorité porte le danger sur la mitaine du gardien.
 

Peu de temps après le retour à cinq, Dantone laisse à nouveau ses coéquipiers défendre. Ronnild commet cependant une obstruction et c'est un quatre-contre-quatre qui s'annonce pendant 1'30". La Norvège s'installe. Nystuen effectue un gros travail. Il finit par voler un palet dans une crosse italienne derrière le but, slalome avec en repiquant vers la cage et se retrouve tout seul devant Treibenreif. Son tir entre les jambières ne laisse aucune chance au gardien (3-0 à 19'27"). La Norvège, trop individualiste et indolente au début de match, a fini par se ressaisir.
 
Un match à sens unique
 
Le deuxième tiers débute comme le premier a fini. La Norvège s'installe et pousse Spimpolo à commettre une faute. Le jeu de puissance s'installe et décale Kopperud pour un lancer du cercle droit. Treibenreif s'est déplacé assez vite et sauve l'occasion. Bernard prend deux minutes à son tour et l'Italie doit faire face à 1'30" de double infériorité. Bull lance dans l'axe et cherche les déviations. Linstad et Gran touchent le palet mais les deux changements de direction ne suffisent pas à éviter la botte du gardien. Bjerke, de la bleue, n'a pas plus de réussite.
 
La domination norvégienne se poursuit tranquillement. Une longue présence offensive libère Gran, dont le tir puissant au cercle gauche échappe à Treibenreif. Nystuen a suivi le rebond et creuse l'écart (4-0 à 24'07").
 
Il faut attendre la 28e minute du match pour la première vraie occasion italienne. Lancsar récupère un palet et percute la défense. Il trouve un espace, slalome et se trouve seul devant Gronstrand. Le gardien sauve de la plaque. Nipe, en retard sur l'action, prend deux minutes. Le jeu de puissance ne donne rien du tout. De retour à cinq, la Norvège reprend possession du palet et une petite accélération suffit. Fladeby trouve Knold pour un nouveau but (5-0 à 30'48").
 
Le jeu vers l'avant norvégien passe parfois la limite et Hoff prend deux minutes. La supériorité ne dure guère puisqu'après 50 secondes, les officiels renvoient Spimpolo pour jeu avec la crosse cassée. La Norvège confisque le disque à quatre-contre-quatre, et enchaine avec son jeu de puissance. Cette fois-ci, Treibenreif et sa défense résistent. La fin de tiers se joue principalement dans le camp italien, avec quelques combinaisons norvégiennes.
 
Le score de 5-0 est logique, acquis sans vraiment forcer son talent. La Norvège est très loin au-dessus dans ce match et paraît en garder sous le pied...
 
Marquer tôt et souvent
 
La Norvège continue à soigner ses statistiques. Lindstad gagne un duel au fond et s'offre sa troisième passe du jour en trouvant Hoff devant le but (6-0 à 41'00"). Gran et Nystuen mettent le feu dans la défense peu après et envoient Conci sur le banc. Le jeu de puissance se pose. Bull trouve Kopperud au cercle droit. L'attaquant expédie un tir vers la cage et Gronstad paraît le dévier astucieusement ras glace (7-0 à 43'41"). Le but est finalement attribué à Kopperud.
 
Une minute plus tard, Barnabo sort à son tour et la Norvège continue à presser. Bull joue les meneurs de jeu à la bleue, distillant quelques passes astucieuses. Puis, Lindstad trouve Ronnild ligne de fond, mais Treibenreif reste solide sur sa ligne. March suit Barnabo en prison pour 32 secondes de double supériorité. Gros travail de Trenkwalder et de Luca, mais la ligne suivante est moins performante. Sateraas ène le jeu, trouve Hoff qui sert Gran pour le huitième but (8-0). L'Italie n'a pas du tout le niveau aujourd'hui.
 
Une rare incursion en attaque - arrêt de Gronstrand - vient même les assomer. Nipe mène le contre et initie un deux-contre-un. Sa passe levée est un caviar pour Henriksen (9-0).
 
La Norvège baisse logiquement de pied et concède même quelques occasions. Le duo Barnabo-Dantone combine et ce dernier trouve de Luca devant l'enclave. La déviation échoue et l'action se poursuit, libérant Brighenti en retrait. Le défenseur échoue sur Gronstrand. La Norvège cafouille ses passes et de Luca récupère un palet sans opposition. L'attaquant rate le cadre. Une bonne période qui s'arrête tout de suite puisque Conci prend deux minutes. Lindstad tente de compléter sa fiche, mais Treibenreif sort son tir à quelques secondes de la fin.
 
Victoire 9-0, la Norvège n'a pas vraiment forcé... L'Italie n'avait tout simplement pas les armes pour lutter. Plus lente, moins précise, moins solide physiquement, la Squadra Azzura a coulé, comme l'an dernier.
 
 
Norvège 9-0 Italie (3-0, 2-0, 4-0)
Mercredi 16 avril 2014, 12h30. Patinoire Jean-Bouin de Nice.
Arbitrage de Robin Sir (Rép. Tchèque) assisté de Franco Espinoza (Suisse) et Florian Widmann (Autriche).
Tirs : Norvège 53 (16, 18, 19), Italie 17 (8, 4, 5)
Pénalités : Norvège 10' (6', 4', 0'), Italie 22' (6', 6', 10')
 
 
Récapitulatif du score
1-0 à 08'42" : Gran assisté de Lindstad (sup. num.)
2-0 à 11'33" : Hoff assisét de Lindstad
3-0 à 19'27" : Nystuen assisté de Bull (inf. num.)
4-0 à 24'07" : Nystuen assisté de Nipe et Gran
5-0 à 30'48" : Knold assisté de Fladeby et Bjerke
6-0 à 41'00" : Hoff assisté de Lindstad et Gronstad
7-0 à 43'41" : Kopperud assisté de Bull et Olsen (sup. num.)
8-0 à 46'38" : Gran assisté de Hoff et Sateraas (sup. num.)
9-0 à 48'50" : Henriksen assisté de Nipe et Drillestad
 
 
Norvège
 
Gardien : Fredrik Gronstrand
 
Défenseurs : Christian Kaasastul - Emil Sateraas (C) ; Christian Bull - Andreas Marthinsen ; Jesper Nipe - Sondre Bjerke ; Cato Knutsen.
 
Attaquants : Ludvig Hoff (A) - Martin Ronnild - Vetle Lindstad ; Petter Gronstad - Herman Kopperud (A) - Colin Olsen ; Martin Gran - Magnus Henriksen - Stian Nystuen ; Henrik Knold - Tobias Fladeby - Eirik Lavik ; Oskar Drillestad.
 
Remplaçant : Sander Berg (G)
 
Italie
 
Gardien : Hannes Treibenreif.
 
Défenseurs : Antonio Marcello (A) - Daniel Spimpolo ; Dominic Bernard (-1) - Jonas Steiner ; Gianluca March - Tobias Brighenti ; Markus Trenkwalder.
 
Attaquants : Ivan de Luca - Luca Barnabo (C) - Matteo Dantone ; Maximilian Lancsar - Alex Lambacher (A) - Federico Cordin ; Markus Spinell - Martin Graf - Simon Harrasser ; Davide Conci - Andrea Maino - Matthias Mantinger ; Samuel Moroder.