Faux départ pour le Bélarus

Le Bélarus tient évidemment à préparer avec un soin particulier "ses" championnats du monde, le plus grand évènement international qu'il aura à organiser. Le camp de l'équipe nationale était donc prévu pour commencer le 23 mars et durer plus d'un mois et demi. Mais il a été repoussé d'une semaine et n'a débuté que le 31... avec à peine 4 défenseurs et 8 attaquants. Il ne s'agissait donc pas de vraies séances de travail, de l'aveu même de l'entraîneur Glen Hanlon, mais simplement de garder les joueurs en contact avec la glace.
 
La raison de ce contretemps est simple : à défaut de se qualifier en play-offs de KHL, le Dynamo Minsk a eu l'idée saugrenue d'aller jusqu'en finale de la "coupe de l'espoir" réservée aux équipes éliminées. Sa demi-douzaine d'internationaux a donc été retardée.
 
Le Bélarus s'est donc véritablement rassemblé en même temps que les autres équipes nationales. Il a assez de joueurs (et a même envoyé une équipe B affronter la Pologne), mais il lui manque encore les attaquants majeurs comme Grabovsky, Kalyuzhny et les Kostsitsyn. Les centres Stas et Kitarov sont encore en convalescence. L'enjeu le plus difficile pour Hanlon sera de trouver un programme qui convienne à la fois aux joueurs du Dynamo Minsk, dont certains ont joué 80 matches cette saisxon, et à ceux qui n'ont pas joué depuis un mois.
 
Pour la Norvège, le défi est encore plus clair. Aucun des 7 défenseurs vus aux Jeux olympiques, n'est présent : 6 sont encore en play-offs et le vétéran Mats Trygg a eu quelques jours de repos. Or, ce pays développe très peu d'arrières et est très dépendant de quelques-uns. C'est donc le moment ou jamais de tester le grand espoir norvégien Mattias Nørstebø (18 ans), qui apparaît un peu depuis deux ans dans l'équipe d'élite suédoise Brynäs.
 
Ces lignes arrières inexpérimentées se débrouillent bien en fin de compte. Il faut dire que leur équipe domine et que les Biélorusses courbent l'échine. La Norvège connaît par moments de soudaines phases de très forte domination dans le camp adverse. C'est ce qui produit juste avant la mi-match, notamment à la faveur d'une supériorité numérique. Pénalisé pour cinglage, Oleg Goroshko a tout juste le temps de poser le pied sur la glace que Mathis Olimb ouvre le score avec l'aide d'un ricochet sur la crosse du défenseur Sergei Stas en opposition. Cinq minutes plus tard Andrei Stepanov égalise avec un tir d'une grande précision.
 
Les Norvégiens commencent la troisième période à fond, et en voyant que sa première paire défensive Stasenko-Goroshko n'a toujours pas quitté la glace après 84 secondes, Hanlon demande en criant au premier nommé s'il a besoin d'un temps mort. Le hochement de tête lui confirme que oui.
 
Si ce coaching a mis fin à une phase forte des Scandinaves, il ne reste donc plus de temps mort à deux minutes de la fin quand la même paire laisse un espace béant sur son flanc droit. Le buteur de métier Per-Åge Skrøder ne se fait pas prier pour inscrire le but gagnant. Les Biélorusses n'ont pas la bonne réaction. Au contraire, Dmitri Mialeshka prend une pénalité idiote sur une mise au jeu en zone offensive, privant son équipe de tout espoir de revenir.
 
Désignés joueurs du match : Mathis Olimb pour la Norvège et Andrei Stepanov pour le Bélarus.
 
Commentaires d'après-match
 
Glen Hanlon (entraîneur du Bélarus) : "Le succès d'une équipe dépend de trois composantes : la qualité du gardien, la discipline, et l'efficacité en powerplay. Tout allait bien pour la première composante, et presque pour la seconde. Mais en supériorité numérique, il nous reste beaucoup de travail."
 
 
Norvège - Bélarus 2-1 (0-0, 1-1, 1-0)
Mercredi 9 avril 2014 à 19h00 au Kristins Hall de Lillehammer. 561 spectateurs.
Arbitrage de Mikael Sjöqvist (SUE) et Per Gustav Solem (NOR).
Pénalités : Norvège 10' (4', 2', 4'), Bélarus 6' (2', 2', 2').
Tirs : Norvège 30 (9, 9, 12), Bélarus 20 (6, 9, 5).
 
Évolution du score :
1-0 à 28'58" : M. Olimb assisté de K.A. Olimb
1-1 à 33'50" : Stepanov assisté d'Ugarov et Goroshko
2-1 à 57'50" : Skrøder assisté de M. Olimb et K.A. Olimb
 
 
Norvège
 
Gardien : Lars Volden.
 
Défenseurs : Adrian Saxrud Danielsen - Mattias Nørstebø ; Erlend Lesund (+1) - Nicolai Bryhnisveen (+1) ; Emil Frøshaug (2') - Andreas Øksnes (+1, 4').
 
Attaquants : Per-Åge Skrøder (A, +2) - Ken Andre Olimb (+2) - Mathis Olimb (+2) ; Nicklas Roest (-1) - Andreas Stene (-1) - Andreas Martinsen (-1, 2') ; Fredrik Lystad Jacobsen (-1) - Mads Hansen (C) - Kristian Forsberg (A) ; Steffen Thoresen - Jonas Djupvik Løvlie - Mats Frøshaug (2').
 
Remplaçants : Tommy Johansen (G), Aleksander Reichenberg. En réserve : Aleksander Rindal, Robin Dahlstrøm.
 
Bélarus
 
Gardien : Vitali Koval [sorti de 38'58" à 40'00", de 58'35" à 58'38" et de 59'55" à 60'00"].
 
Défenseurs : Nikolaï Stasenko - Oleg Goroshko (-1, 2') ; Vladimir Denisov (A) - Ivan Usenko ; Sergei Stas (-1) - Andrei Antonov (-1) ; Andrei Filichkin - Evgeni Nogachev.
 
Attaquants : Aleksei Ugarov (C, +1) - Evgeni Kovyrshin (+1) - Andrei Stepanov (A, +1) ; Evgeni Solomonov - Nikita Osipov (-1) - Dmitri Mialeshka (2') ; Pavel Musiyenko (-1) - Sergei Drozd (-1) - Aleksei Efimenko (-2) ; Evgeni Dadonov - Artyom Volkov (2') - Anton Eliseenko.
 
Remplaçant : Kevin Lalande (G).