Monsieur Patate comme décoration de masque

Alors qu'il n'a plus été titularisé depuis deux mois avec le Dynamo Minsk, le Canadien naturalisé Kevin Lalande se voit quand même offrir sa chance, lui qui a obtenu son passeport dans la perspective de ce Mondial 2014 de Minsk qui approche. Pour son masque créé pour l'occasion, Lalande a osé un mélange pour le moins détonant : le blason du Bélarus y côtoie... une image de Monsieur Patate !
 
Si le Bélarus a modifié ses lignes par choix, la Norvège a dû le faire par la force des choses : quatre de ses défenseurs sont tombés malades ! Il n'en reste donc que trois, et Roy Johansen, comme il l'a souvent fait en compétition officielle, utilise ses attaquants de métier à l'arrière : les habitués Kristian Forsberg et Mads Hansen, mais aussi le jeune centre Andreas Stene, car il faut bien boucher les trous !
 
Ces défenseurs de fortune doivent se montrer vigilants, car le Bélarus, même dominé, s'avère efficace sur sa première contre-attaque. Lars Volden laisse un rebond sur un tir de Filichkin, et Osipov le transforme. Mais voilà que Monsieur Patate encaisse un but pour le moins farineux ! Le tir de la ligne bleue du "faux défenseur" Andreas Stene n'avait rien d'un missile (1-1)...
 
Ivan Usenko concède la première pénalité de la partie, et le jeu de puissance norvégien met une grosse pression. Le palet de Robin Dahlstrøm heurte la barre transversale et revient sur le patin de Steffen Thoresen. Le 2-1 est mérité car la Norvège a dominé ce premier tiers-temps.
 
Le Bélarus joue beaucoup mieux en deuxième période. Son gardien Kevin Lalande commence à prendre confiance et réussit quelques beaux arrêts. Et c'est au tour de son vis-à-vis Lars Volden de craquer ! Le gardien norvégien relâche un palet du débutant Evgeni Dadonov et le laisse retomber dans les filets (2-2). Les visiteurs perdent un joueur en fin de période : Dmitri Meleshko, récemment opéré du genou, sent la douleur se réveiller après une charge d'Øksnes. Il faut se rendre à l'évidence : il n'est pas encore prêt à revenir au jeu.
 
À dix minutes de la fin, le Bélarus rompt cette "discipline" dont Hanlon avait fait une des clés du succès. Dadonov, Volkov puis Efimenko prennent des pénalités toutes plus stupides les unes que les autres. À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. Nicolai Bryhnisveen lance et Robin Dahlstrøm prend le rebond en pivot dans l'enclave pour marquer le but vainqueur (3-2). À trois secondes de la sirène, Ivan Usenko fait trébucher Mats Rosselli Olsen parti pour filer vers la cage vide, et le Norvégien prend une méconduite en s'énervant de cette faute. Mais il y autre chose de plus gênant : Rosselli Olsen va finalement être opéré de la hanche et met donc un terme à sa saison.
 
Après ces premiers tests, les deux équipes procèdent au premier écrémage. Outre Rosseli Olsen, la Norvège se sépare aussi du jeune Alexander Reichenberg - qui a fait ses débuts internationaux ce soir - et le Bélarus laisse repartir Musienko et Solomonov, en plus du blessé Meleshko. Sept nouveaux attendent déjà à Minsk, dont les frères Kostistyn.
 
Désignés joueurs du match : Evgeni Dadonov pour le Bélarus et Kristian Forsberg pour la Norvège.
 
Commentaires d'après-match
 
Glen Hanlon (entraîneur du Bélarus) : "Ce match a été un des meilleurs, voire le meilleur, de notre saison. On dirait que les gars ont commencé à digérer ce qu'on attend d'eux. C'est-à-dire ne plus se replier sur leur cage, mais essayer de mettre une pression active. Ce n'est que par ce style, un hockey passionné, que l'on peut réussir le championnat du monde. Je serais bien plus déçu des résultats si nous avions emmené une composition plus optimale. Je pense que 11 ou 12 de ces joueurs seront aux Mondiaux. Dans ce contexte, je voudrais mentionner le vétéran Sergei Stas. Je lui avais dit honnêtement qu'il resterait selon sa performance à l'entraînement et contre la Norvège. Il a mérité sa place et je l'inclurai dans les prochaines rencontres face à la Suisse. Je n'ai rien à reprocher à Solomonov et Musienko, ils ont travaillé en bonne foi, mais il fait prendre les décisions aussi vite que possible. Ne serait-ce que pour évier de faire perdre leur temps aux joueurs, un temps qu'ils pourraient passer, par exemple, avec leurs familles."
 
 
 
Norvège - Bélarus 3-2 (2-1, 0-1, 1-0)
Vendredi 11 avril 2014 à 19h00 au Kristins Hall de Lillehammer. 719 spectateurs.
Arbitrage de Mikael Sjöqvist (SUE) et Per Gustav Solem (NOR).
Pénalités : Norvège 16' (0', 2', 4'+10'), Bélarus 14' (4', 0', 10').
Tirs : Norvège 17 (6, 4, 7), Bélarus 17 (3, 7, 7).
 
Évolution du score :
0-1 à 02'27" : Osipov assisté de Filichkin
1-1 à 06'15" : Stene assisté de K.A. Olimb et M. Olimb
2-1 à 14'39" : S. Thoresen assisté de Dahlstrøm (sup. num.)
2-2 à 30'17" : Dadonov
3-2 à 54'19" : Dahlstrøm assisté de Bryhnisveen et S. Thoresen (sup. num.)
 
 
Norvège
 
Gardien : Lars Volden.
 
Défenseurs : Andreas Stene - Mattias Nørstebø (2') ; Nicolai Bryhnisveen - Mads Hansen (C) ; Kristian Forsberg (A, -1) - Andreas Øksnes (-1, 2').
 
Attaquants : Mats Rosselli Olsen (10') - Ken Andre Olimb (2') - Mathis Olimb ; Per-Åge Skrøder (A) - Nicklas Roest - Andreas Stene - Aleksander Reichenberg ; Steffen Thoresen - Mats Frøshaug - Robin Dahlstrøm ; Fredrik Lystad Jacobsen (-1) - Jonas Djupvik Løvlie (-1) - Andreas Martinsen (-1).
 
Remplaçant : Tommy Johansen (G). Malades : Aleksander Rindal, Adrian Saxrud Danielsen, Erlend Lesund, Emil Frøshaug.
 
Bélarus
 
Gardien : Kevin Lalande [sorti de 58'40" à 57'57"].
 
Défenseurs : Nikolaï Stasenko - Oleg Goroshko (-1, 2')  ; Vladimir Denisov (A, +1) - Ivan Usenko (+1, 6') ; Sergei Stas - Andrei Antonov ; Andrei Filichkin (+1) - Evgeni Nogachev.
 
Attaquants : Aleksei Ugarov (C, -1) - Evgeni Kovyrshin (-1) - Andrei Stepanov (A, -1) ; Dmitri Mialeshka - Sergei Drozd - Aleksei Efimenko (2') ; Pavel Musiyenko - Artyom Volkov (2') - Evgeni Solomonov ; Evgeni Dadonov (+2, 2') - Nikita Osipov (+2) - Anton Eliseenko (+2).
 
Remplaçant : Vitali Koval (G).