KHL (Finale, coupe Gagarine, match 2)

Après sa défaite à domicile au match 1, le Metallurg Magnitogorsk devait retrouver la victoire face aux Lev (Lions) Prague sous peine de se compliquer la tâche.

On n’était pas inquiet car ce sont quelques faits de jeu, des détails, et Petri Vehanen, le gardien de l’équipe tchèque, qui ont eu raison des favoris de cette finale.

Pourtant, après le premier tiers, le doute devait faire son apparition dans les travées, pas toujours pleines, 6906 spectateurs, de l’Arena Metallurg. En effet, d’une part, Prague s’y est créé des occasions. L’ailier Lukas Cingel ne cadrait pas (6’22) et Justin Azevedo touchait un poteau (12’33). D’autre part, Magnitogorsk ne trouvait toujours pas – quatre-vingt minutes que ça dure – la solution à Petri Vehanen. Ni l’attaquant québécois Francis Paré (8’15), ni l’ailier finlandais Oskar Osala (14’24) et ni le buteur Sergei Mozyakin gaspillant une cage ouverte largement à sa portée, après un superbe jeu du centre tchèque, Jan Kovar (16’04), ne trouvaient les filets sur leurs chances.

Le deuxième vingt débutait avec une action dangereuse de l’ailier suédois de Prague, David Ullström (22’07). Puis, le Metallurg trouvait enfin la faille par Bogdan Potekhin. Démarqué à l’oreille gauche, le jeune attaquant formé au club lançait vivement entre les jambières de Vehanen (1-0 à 23’04).

La machine du Metallurg était en marche. Son capitaine, Sergei Mozyakin, trouvait le petit filet, du revers, à la fin de son échappée (23’40). Ensuite, Petri Vehanen, le gardien finlandais de Prague maintenait son équipe dans le match devant l’ex-international junior russe Yaroslav Kosov (26’14), devant Jan Kovar (29’24) et un autre cadre, Danis Zaripov.

Quand la faute d’Evgeny Timkin était sanctionnée d’un tir de pénalité, le Lev voyait une occasion unique d’égaliser par Michal Repik. Hélas, l’ex joueur des Florida Panthers, qui ne s’y est pas imposé, butera sur Vasily Koshechkin, le gardien local, recrue de l’été, arrivé de Severstal Cherepovets (30’01).

C’était le tournant du match. Un mouvement offensif des joueurs locaux désorganise la défense praguoise. Moziakin trouve Zaripov, planté et démarqué au second poteau, qui double la marque dans une cage ouverte (2-0 à 33’19). Ensuite, dans une attaque à cinq placée, Moziakin casse sa crosse sur un tir frappé à mi-distance, et le palet ainsi cogné  ricoche entre les patins et les crosses de Novotny et Oystrick pour être récupéré derrière eux et envoyé dans une cage ouverte par Jan Kovar (3-0 à 34’54).

Il n’y a plus qu’une équipe sur la glace. Petri Vehanen sauve encore son camp d’une parade spectaculaire de la mitaine sur un tir de Kovar (36’28) puis d’un arrêt devant Paré (36’53). Le Lev est fourbu mais obtient une opportunité par Ondrej Nemec de loin (37’38).

La dernière période débute de manière catastrophique pour les visiteurs. Une action offensive de Magnitogorsk sème la panique dans le bateau tchèque. Martin Sevc perd sa crosse et joue mal le coup. Le slot est libre. Jan Kovar s’y replace en s’y débattant et dévie un tir du défenseur Rinat Ibragimov que Vehanen ne peut stopper complétement.  La rondelle sera finalement poussée dans les filets par Mozyakin dans le dos du gardien (4-0 à 40’44).

Pour l’anecdote, Justin Azevedo sauvera l’honneur des Lev en débordant l’arrière Antipin et enfilant entre les jambières de Koshechkin (4-1 à 56’35).

Le gardien de Magnitogorsk, Vasily Koshechkin (35 arrêts) a fait le boulot, avec devant lui l’arrière canadien Chris Lee omniprésent et un excellent premier trio, Zaripov-Kovar-Mozyakin, virevoltant, la tâche de Prague s’annonce difficile tant il est passé à côté de deux derniers tiers, sans grandes occasions.

Commentaires d'après-match

Mike Keenan (entraîneur du Metallurg Magnitogorsk) : "Le match était plus émotionnel que le premier. On a tout donné à fond, comme en NHL."

Kari Jalonen (entraîneur du Lev Prague) : "Je félicite notre adversaire. J'ai apprécié le match : beaucoup d'émotion, de lutte, d'envie. Leurs joueurs ont concrétisé leurs occasions."