Italie - Suède (Mondiaux 2014, groupe A)

L'Italie n'a guère le choix : la victoire est impérative pour espérer un maintien improbable. Face à la Suède, les probabilités ne sont pas très élevées...
 
Et il ne faut que 46 secondes à la Suède pour ouvrir le score. Alors que les Transalpins cherchent à attaquer la cage de Joacim Eriksson, Linus Klasen sort le palet et envoie Gustav Nyquist en échappée. Le rapide attaquant des Red Wings distance son défenseur, fixe Daniel Bellissimo et trouve la faille entre les jambières (0-1, photo de droite).
 
La mission italienne débute donc très mal. Les Azzurri mettent cependant du cœur à l'ouvrage et placent quelques tirs sur Eriksson, qui ne laisse aucun rebond.
 
La Suède se contente de gérer et n'attaque pas vraiment. Une rare incursion expédie Joachim Ramoser en prison pour accrocher. L'avantage numérique ne dure pas puisque Oscar Möller le suit à la reprise. À quatre contre quatre, le palet se déplace très vite. Brian Ihnacak se crée une bonne chance, mais la Suède confisque le disque par la suite. Alors que la pénalité contre Möller vit ses dernières secondes, un contre italien fait mouche. Luca Felicetti reçoit le palet dans l'axe et percute la défense. Il ne parvient pas à tirer, mais le palet glisse jusqu'à Markus Gander qui ne rate pas une cage béante (1-1).
 
Après douze minutes, Giulio Scandella et Magnus Nygren finissent tous deux en prison. L'occasion d'une échappée de Nyquist, qui lance hors cadre. Le quatre-contre-quatre n'est pas exploité. La Suède cherche à exploiter sa vitesse peu après et Möller s'infiltre dans la défense. Son revers choue sur la botte de Bellissimo.
 
Thomas Larkin concède deux minutes en fin de tiers et le jeu de puissance s'installe. Mattias Ekholm est servi à la bleue et son tir profite d'un très bon écran de Mattias Sjögren pour tromper Bellissimo (1-2).
 
La Tre Kronor continue et le tir de Niclas Andersén donne un rebond pour Jimmie Ericsson, qui n'évite pas la jambière du gardien. La Suède vire en tête à la pause, même si le public est plus concerné par le score de Lettonie-Biélorussie...
 
Les joueurs de Pär Mårts paraissent gérer leur avance et en garder sous le pied. Ils tournent le palet tranquillement, sans vraiment jouer vers l'avant. L'Italie tente bien de s'approcher du but d'Eriksson. Cependant, les espaces disparaissent dès l'entrée en zone offensive.
 
Du coup, le chronomètre défile sans réelle occasion. Même le tir de Magnus Nygren à la huitième minute est facilement capté de la mitaine par Bellissimo. Puis, Klasen et Järnkrok font passer des frissons dans la défense. Deux tirs puissants bien dégagés par le portier italien commencent à incendier l'enclave transalpine...
 
La Suède poursuit son travail de sape. La domination en possession de puck devient considérable et les attaquants rapides, comme Nyquist ou Klasen, s'en donnent à cœur joie. Dépassée, la défense italienne finie par concéder deux minutes. Bernard puni, l'attaque suédoise déroule un jeu de passe au millimètre. Passe dans le dos de Nygren à la bleue pour Danielsson, qui trouve Klasen au cercle pour une petite passe astucieuse vers Nyquist, cage ouverte (1-3). Une action superbe !
 
Daniel Tudin suit en prison et la menace s'accroît. Klasen mène le jeu et décale Ekholm pour une volée au cercle. Bellissimo laisse un rebond, que Danielsson reprend impitoyablement côté crosse (4-1).
 

Les joueurs de Pär Mårts déroulent. Installés dans la zone italienne, ils accumulent les tirs, de près comme de loin, sur Bellissimo. Vainqueurs des duels le long de la bande, ils ne laissent que des miettes au promu. Le trou est fait à la pause et l'Italie prend la direction de la relégation...
 
Les hommes de Tom Pokel jettent leurs dernières forces dans la bataille. Le début de tiers leur est favorable, malheureusement pour eux les rares situations sont gaspillées. Finalement, à la quatrième minute, Möller accroche un adversaire et le jeu de puissance peut tenter sa chance. Peine perdue : faute d'assurer des passes correctes, l'Italie ne parvient pas à rester en attaque et n'envoie aucun tir sur Eriksson.
 
Les Nordiques gèrent parfaitement leur avantage au score, concédant quelques rares accélérations vite étouffées par un repli défensif propre. Offensivement, un tir de Tim Erixon trouve la crosse de Joel Lundqvist. La déviation du capitaine frappe le montant. Puis, Mikael Backlund perce la défense et sa remise sur Dick Axelsson échoue sur Bellissimo. Le meilleur italien du tournoi gagne peu après un duel contre Järnkrok... Les occasions pleuvent, et la mitaine sort superbement devant Dennis Rasmussen au cercle. Sur l'engagement, Trevor Johnson accroche un joueur dans le slot et le power play tourne le palet. Quelques secondes plus tard, Jimmie Ericsson, planté dans l'enclave, pousse la rondelle au fond des filets, après que Bellissimo eut simplement freiné un tir entre ses jambières signé Magnus Nygren (5-1). La fin de match se joue à un train de sénateur, l'enjeu ayant disparu depuis belle lurette.
 
La Suède fait donc le travail et remporte son dernier match de poule. Il lui faut attendre le match du Canada pour savoir si la première place est acquise ou non.
 
L'Italie, pour sa part, valide officiellement sa descente en division inférieure. La victoire contre la France reste le seul fait d'armes de cette équipe complètement dépassée la plupart du temps et qui n'a accroché ses adversaires que grâce au talent de Daniel Bellissimo dans les cages.
 
Désignés joueurs du match : Joachim Ramoser (Italie) et Linus Klasen (Suède).
 
Commentaires d'après-match :
 
Linus Klasen (attaquant de la Suède) : "L'équipe d'Italie a joué physique, ce n'était pas si facile. Nous avons su exploiter nos occasions, notamment en supériorité, mais il faudra être bien meilleurs en quarts. La France ? Ils ont fait un travail incroyable, c'est une équipe rapide, intelligente, technique. L'un de nos adversaires les plus difficiles depuis le début du tournoi. J'ai été impressionné, je leur souhaite le meilleur pour la suite."
 
Pär Mårts (entraîneur de la Suède) : "Je serai bref en disant : trois points, quatre buts en supériorité, pas de blessés. Pas d'offense à Tom Pokel, mais nous devons battre l'Italie dans tous les cas."
 
Tom Pokel (entraîneur de l'Italie) : "C'est un match et une situation frustrantes. Je pense que le réservoir était vide. L'énergie nécessaire pour sept matchs en dix jours nous a épuisés et c'est difficile d'être compétitif dans ces conditions. Surtout qu'après la défaite contre les Danois, nous devions prendre des points contre les Tchèques, les Canadiens, les Slovaques et les Suédois... Comme d'habitude, une erreur individuelle nous coûte le premier but. Nous n'avons jamais ouvert le score dans ce tournoi. Puis, nous avons pris des pénalités et l'un de nos points forts, le jeu en infériorité, n'a pas fonctionné aujourd'hui face à la qualité suédoise. Nous sommes devenus trop agressifs dans l'espoir de revenir et la Suède a contrôlé. Il n'y a eu aucun match où nous pouvions lever le pied, cela nous a compliqué la tâche."
 
 
 
Italie - Suède 1-5 (1-2, 0-2, 0-1)
Lundi 19 mai 2014 à 20h45 à la Chizhovka Arena de Minsk. 7878 spectateurs.
Arbitrage de Roman Gofman (RUS) et Vladimir Sindler (TCH) assistés de Paul Carnathan (USA) et Stanislav Raming (RUS).
Pénalités : Italie 12' (6', 4', 2'), Suède 6' (4', 0', 2').
Tirs : Italie 11 (10, 1, 0), Suède 40 (12, 15, 13).
 
Évolution du score
0-1 à 00'48" : Nyquist assisté de Klasen
1-1 à 10'07" : Gander assisté de Felicetti et Tudin
1-2 à 16'32" : Ekholm assisté de Klasen (sup. num.)
1-3 à 34'24" : Nyquist assisté de Danielsson et Klasen (sup. num.)
1-4 à 37'53" : Danielsson assisté de Ekholm et Klasen (sup. num.)
1-5 à 55'55" : Ericsson assisté de Nygren et Möller (sup. num.) 
 
 
Italie
 
Attaquants :
David Borrelli - Vincent Rocco - Brian Ihnačák
Giulio Scandella (-1) - Nathan DiCasmirro (A, -1) - Diego Kostner (-1)
Luca Felicetti (+1) - Daniel Tudin (+1, 2') - Markus Gander (+1)
Joachim Ramoser (2') - Anton Bernard (2') - Marco Insam
 
Défenseurs :
Alexander Egger (C, -1, 2') - Davide Nicoletti
Armin Hofer (-1) - Christian Borgatello (A, -1)
Daniel Sullivan - Thomas Larkin (+1, 2')
Alex Trivellato - Trevor Johnson (+1, 2')
 
Gardien :
Daniel Bellissimo
 
Remplaçant : Andreas Bernard (G).
Non alignés : Alex Caffi (G), Patrick Bona, Nicola Fontanive.
 
Suède
 
Attaquants :
Oscar Möller (-1, 4') - Mikael Backlund (A) - Joakim Lindström
Gustav Nyquist (+1) - Calle Järnkrok (+1) - Linus Klasen (+1)
Jimmie Ericsson (A) - Mattias Sjögren (-1) - Simon Hjalmarsson (-1)
Dennis Rasmussen - Joel Lundqvist (C) - Dick Axelsson
Nicklas Danielsson
 
Défenseurs :
Mattias Ekholm - Johan Fransson
Niclas Burström - Niclas Andersén
Tim Erixon - Erik Gustafsson
Magnus Nygren (2')
 
Gardien :
Joacim Eriksson
 
Remplaçant : Linus Ullmark (G).
Non alignés : Anders Nilsson (G), Daniel Rahimi (saignements au rein), Jonas Ahnelöv (épaule).