Présentation Finale de la Coupe Stanley 2014

La finale de la Coupe Stanley débute ce mercredi (match à 2h heure française dans la nuit de mercredi à jeudi, à suivre en direct sur Canal+) et on retrouvera 2 équipes plus ou moins inattendues au vu de leur saison régulière. Les Los Angeles Kings et les Rangers de New York s’affrontent donc pour décrocher le Saint-Graal. Cette finale devrait ravir de nombreux acteurs du marché en Amérique du Nord puisque ce sont les deux plus grandes villes du pays en terme d’habitants, de belles audiences en perspectives pour NBC (bien que le network aurait sûrement préféré Chicago en finale car il est beaucoup plus présent à l’Est des Etats-Unis) et des villes qui seront entièrement concentrées sur cette finale puisque toutes les équipes de NBA de Los Angeles et New-York sont éliminées et que la saison de baseball ne bat pas encore son plein outre-Atlantique.

 

East Coast Vs West Coast

Les Kings et les Rangers auront connu des séries incroyables jusque là avec des confrontations très indécises pour ces deux équipes. Les Rangers de New York ont débuté ces playoffs 2014 en affrontant tout d’abord les Flyers de Philadelphie, série très serrée et qui s’est finie au 7e match avec une victoire 2-1. Face à des Penguins de Pittsburgh pas au meilleur de leur forme, les Blue Shirts s’impose là aussi lors du match 7 après être revenus de l’arrière alors que les Pens menaient trois victoires à une. Enfin la Finale de conférence face à Montréal où, hormis le match 5, les Rangers ont globalement maîtrisé leur copie. En l’absence de Carey Price, Martin Saint Louis et ses coéquipiers ont su saisir au bon moment les bonnes opportunités et prendre à défaut un Dustin Tokarski certes très bon mais un peu trop inconstant pour une finale de conférence.

Les Kings de Los Angeles auront connu des séries dignes d’un scénario hollywoodien avec chaque victoire conclue lors du match 7 à l’extérieur. Le quart de finale contre les Sharks de San José aura été le plus terrifiant de tous puisque Los Angeles a dû remonter un déficit de 3-0 dans la série pour s’imposer finalement lors du match 7. La demi-finale contre les Ducks d’Anaheim, autre rival de Californie, aura été plus serrée mais toujours à l’avantage de Dustin Brown et des siens, avec une victoire sans appel au dernier match avec un score de 2-6 pour les visiteurs.

Pour beaucoup, cette finale de la conférence Ouest face aux Blackhawks de Chicago aurait pu sans nul doute être la finale de la Coupe Stanley, tant les deux équipes ont proposé un niveau jeu excellentissime tout au long de la série qui s’est soldée par une victoire en prolongation pour Los Angeles grâce à Alec Martinez qui, d’un shoot à la bleue (dévié par un défenseur des Hawks), envoie les siens en finale afin de faire comme les Hawks la saison passée, décrocher un deuxième titre en trois saisons.

Si on regarde de plus près les statistiques par équipes durant ces séries éliminatoires 2014, les Kings ont cette année un attaque du tonnerre avec une moyenne de 3,48 buts par match, tandis que leurs adversaires en sont à 2,70 buts par match. Côté défense, c’est l’inverse avec une défense des Rangers qui semble tenir la route avec 2,25 buts encaissés par match contre 2,86 pour L.A.

Les Rangers n’ont toujours pas trouvé la clé en avantage numérique avec une efficacité de 13,6%, chez les Kings le powerplay est beaucoup plus efficace avec 25,4%. Là aussi la défense des Rangers paraît supérieur en penalty killing avec une réussite de 85,9% contre 81,2% pour le désavantage numérique de Los Angeles. Enfin, notons que Los Angeles fut beaucoup plus pénalisé durant ces séries (272 minutes contre 200 pour NY)

 

Gardiens : Duel au sommet.

Ces deux-là n’auront tout simplement pas droit à l’erreur tant les yeux des médias et supporters seront braqués sur eux. Et c’est bien normal puisque ce sont les deux grandes stars de leurs équipes. Jonathan Quick et Henrik Lundqvist, qui par ailleurs ont un style de jeu similaire (style papillon), seront sans nul doute les variables déterminantes dans la conquête ou non du titre. Si Lundqvist semble encore une fois être au top lors de ces séries, on ne peut pas en dire autant de Jonathan Quick qui lors de la confrontation contre Chicago a subi et plié contre l’offensive de Patrick Kane et sa bande. Le portier américain en est à 2,86 buts encaissés de moyenne contre 2,03 pour son homologue suédois. En terme de pourcentage d’arrêts Lundqvist est encore devant avec une efficacité de 92,8% contre 90,6% pour Quick. Mais la tendance peut très vite s’inverser en finale et Quick est capable de gagner à lui tout seul la coupe.

 

Défense : Dougthy, McDonagh, et les autres….

Ancien choix du Canadien de Montréal, Ryan McDonagh a causé beaucoup de soucis à son ancienne équipe (bien qu’il n’ait jamais effectivement joué pour le CH). avec un temps de jeu de 25 minutes par match en moyenne. McDonagh est le meilleur pointeur du coté des défenseurs chez les Rangers mais il présente un ratio de -6. Les autres défenseurs de la franchise de Manhattan présentent des statistiques correctes, mention spéciale à Kevin Klein, l’homme en forme de ces séries avec un ratio de +7, l’ancien joueur des Predators de Nashville est un défenseur physique et a déjà donné 38 charges durant ces playoffs.

Sur la côte Pacifique, Drew Doughty excelle depuis le début des séries. Meilleur compteur chez les défenseurs toutes équipes confondues avec 16 points (4 buts, 12 assists), le défenseur canadien présente aussi un ratio de +5. Véritable terreur à la bleue et en avantage numérique, il pourrait bien être la clé pour faire sauter le verrou Lundqvist. Pour le reste, Alec Martinez et Jake Muzzin seront à surveiller de très près, ces deux défenseurs se positionnent clairement en tant que 2e et 3e défenseurs chez les Kings, renvoyant Slava Volnov et Willie Mitchell à des tâches plus discrètes.

 

Attaque : Choc de premières lignes… mais aussi d’impact players

La première ligne des Kings  tourne à plein régime depuis le début des séries. Emmenée par le duo Kopitar-Gaborik avec le capitaine Dustin Brown au centre, cette ligne fait des ravages dans toutes les défenses. Composée de joueurs très rapides et bon manieurs de palet, elle est très dangereuse en contre et en entrée de zone. Au niveau du powerplay, Jeff Carter fait lui aussi des dégâts dans le slot en déviant tout ce qui bouge. Joueur imposant, il laisse peu de vue aux gardiens adverses et compte 22 points en 21 matchs de playoffs (deuxième pointeur de l’équipe). Du côté des travailleurs de l’ombre, on relèvera toujours Justin Williams, Dwight King et Jarret Stoll. Ces trois joueurs-là font un travail remarquable en échec avant, de même que les révélations Tyler Toffoli et Tanner Pearson. En revanche, Mike Richard dispose d’un rôle un peu plus limité mais il est toujours utile dans bon nombre de situations (8pts en 21 mj, ratio de -5 et 15'41" de tps de jeu).

À New-York, c’est un vétéran qui affole les compteurs. Martin Saint Louis est train de réaliser des séries remrquables, lui qui a connu de moments difficiles ces derniers temps avec le décès de sa mère (durant la série contre Pittsburgh). Il est en tout cas en tête au classement des pointeurs chez les Rangers avec 13 points en 20 matchs joués à égalité avec Derek Stepan qui a joué avec un mâchoire fracturée à la suite d’un coup de coude très discutable de Brandon Prust lors du match 2. Brad Richards est également au rendez-vous cette année, lui qui avait connu une saison compliquée en 2013, et profite du bon travail des ses compagnons de trio qui sont Martin St-Louis et Carl Hagelin. Mais pour l’instant ceux qui réalise le plus gros du travail sont les fameux “impact players” des Blue Shirts avec notamment Benoit Pouliot qui remonte la pente chez les Rangers après des saisons compliquées à Montréal et à Boston. L’inusable Brian Boyle et le revenant Dominic Moore sont également à mentionner pour leur bon travail, d’ailleurs Moore avait inscrit le seul but du match 6 contre Montréal.

 

Et au final ça va donner quoi ?

On ne s’avancera pas trop mais on peu tout de même miser une petite pièce sur les Kings. Déjà vainqueur de l’édition 2012, la troupe de Darryl Sutter a l'expérience de la finale de la Stanley Cup, tandis que les Rangers n’ont connu que deux finales de conférence (dont une perdue) depuis près de 10 ans, mais lors de leurs dernière grande finale, ils se sont imposés et c’était contre les Canucks de Vancouver. Autre argument à mettre dans la balance de Los Angeles, leur insolente réussite lors du match 7 qui pourrait être déterminante si match 7 il y a. Sauf que cette fois-ci, avec l’avantage de la glace, ce septième match se jouera au Staples Center et on sait bien que les Kings ont du mal à conclure à domicile. Dans tous les cas, cette finale devrait être tout aussi passionnante à suivre que celle de la saison passée.

La cote: Los Angeles 60% - New York Rangers 40%

 

Le programme (heure française):

Match 1: Kings - Rangers, à Los Angeles, mercredi 4 juin (02h)

Match 2: Kings - Rangers à Los Angeles, samedi 7 juin (01h)

Match 3: Rangers - Kings, à New York, lundi 9 juin (02h)

Match 4: Rangers - Kings, à New York,  mercredi 11 juin (02h)

Match 5 (si nécessaire): Kings - Rangers; à Los Angeles, vendredi 13 juin (02h)

Match 6 (si nécessaire): Rangers - Kings, à New York, lundi 16 juin (02h)

Match 7 (si nécessaire): Kings - Rangers; à Los Angeles, mercredi 18 juin (02h)