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Los Angeles Kings - New York Rangers (finale de la coupe Stanley, match 2)

Los Angeles peut creuser l'écart avec ce match 2 à domicile.

Victorieux après prolongations en ouverture, les Kings se sont appuyés sur leurs armes traditionnelles pour cette victoire. Un jeu physique (45 mises en échec), une capacité à réagir (victoire après avoir été mené 2-0)... Mais la fatigue avait paru se faire sentir. Daryl Sutter avait du remanier ses lignes au fil du match, cherchant à faire fonctionner Anze Kopitar et ses compères des deux premières lignes. Fort heureusement, la profondeur d'effectif avait fait la différence.

Robyn Regehr, absent depuis plusieurs semaines, n'est finalement pas de retour au jeu, après un ultime test.

Côté Rangers, on peut se satisfaire de ce match accroché, ou la vitesse de l'équipe a causé beaucoup de problèmes à l'adversaire. New York compte bien appuyer dans ce sens là en montant encore le rythme. Le jeu d'Henrik Lundqvist dans les cages a aussi rassuré. Le portier suédois a tenu son équipe dans le match jusqu'au bout. Les erreurs de relances doivent être limitées. L'énorme erreur de Girardi en prolongations va devoir être oubliée. John Moore, suspendu deux matchs pour un mauvais geste sur Dale Weise (Montréal) est de retour au jeu. Il remplace Raphael Diaz dans l'alignement.

Le vainqueur du match 2 remporte la coupe trois fois sur quatre. Et prendre une avance de 2-0 donne la victoire neuf fois sur dix. La mission des Rangers est donc déjà très importante.

Départ canon des Rangers

New York frappe en premier avec un débordement à droite, qui aboutit à un bon tir de Rick Nash sauvé de la plaque. Les visiteurs effectuent un échec-avant agressif, gênant la relance, coupant les passes adverses. Les contacts sont déjà appuyés. McDonagh charge ainsi Carter d'une mise en échec avec la hanche, et le centre peine à rentrer au banc.

À la cinquième minute, Voynov crée la première séquence dangereuse devant Lundqvist d'un lancer de la bleue. Le palet est dégagé dans la confusion, après un arrêt du gardien sur le rebond de Williams. Los Angeles commence à entrer dans le match et Stralman encaisse deux grosses mises en échec. Dans la continuité, Doughty entre en zone, effectue une passe-abandon pour Gaborik qui lance. Kopitar dévie mais Lundqvist a suivi. Les deux gardiens multiplient les arrêts. Quick devant Stepan au cercle, Lundqvist devant Toffoli échappé à gauche...

New York perd alors brièvement Girardi, touché dans un contact. Les occasions pleuvent. Williams s'échappe mais il est trahi par la glace et perd le contrôle du palet, à cause d'un rebond capricieux. De l'autre côté, Quick sort un bel arrêt sur Stralman. Finalement, Gaborik commet une faute et le premier jeu de puissance est appelé. Los Angeles joue très bien le coup et Mike Richards contre, sert Toffoli pour une reprise à travers la foule : poteau ! New York repart à l'assaut et Brad Richards manque de peu l'ouverture du score, juste à la fin de la pénalité.

L'élan est new-yorkais. À la mi-période, Williams perd le palet dans le coin. Dominic Moore remonte le palet et McDonagh lance puissamment au but. Dorsett masque complètement Quick, qui s'incline (0-1). Et encore une fois, Los Angeles doit batailler pour revenir au score.

McDonagh commet alors une faute complètement inutile, assénant un coup de crosse à Dustin Brown qui rentrait au banc sous le nez des officiels. Lundqvist sauve un premier tir de Martinez puis un second une fois la pénalité terminée. Le défenseur s'était avancé sans opposition en tête de cercle et le Suédois contrôle de la mitaine cette deuxième occasion.

Les Rangers sont très concentrés sur le sujet et à 1'14" de la fin, la troisième ligne fait la différence. Suite à une erreur de Matt Greene à la bleue, Zuccarello et Pouliot lancent un contre. Ils installent le jeu en zone offensive avec l'appui de la défense. Le palet revient à la bleue et McDonagh envoie un tir croisé. Zuccarello s'est avancé au deuxième poteau, résistant à Kopitar. Le palet le touche et il le pousse au fond de la crosse (0-2).

Dans les dernières secondes, Toffoli vole la rondelle dans la crosse de McDonagh et s'avance seul devant Lundqvist. L'ancien meilleur joueur OHL rate le cadre et les Kings rentrent au vestiaire avec deux buts de retard. L'opportunisme new-yorkais cache un peu le manque de réalisme des Kings.

Coup pour coup

Los Angeles a l'habitude de devoir revenir au score : à trois reprises, les Californiens ont remonté deux buts face aux Blackhawks. Ils subissent d'abord le pressing adverse et multiplient les dégagements interdits. Leur première action empêche cependant les Rangers de sortir le palet de la zone. Richards se fait voler à sa bleue. Mitchell garde le palet à la ligne, décale King qui lance au but. Williams intercepte et se heurte au gardien, récupère et donne en retrait vers Stoll, qui trompe Lundqvist, hors de position (1-2). Le portier suédois, loin de sa cage, a réussi à freiner le disque mais Klein, qui couvrait dans le but, n'a pas pu bloquer le tir, piégé par la déviation de son gardien.

Sur l'engagement, Dorsett prend de vitesse Greene et repique au but en protégeant bien son palet. Le défenseur le fait tomber : deux minutes. New York pose son jeu et s'appuie sur John Moore pour quelques tirs, exploitant les bris de crosses adverses. Le puni revient au jeu et le bras de fer reprend. Les visiteurs enchaînent bien et le duo Dorsett-Dominic Moore obtient encore deux tirs sur Quick. La pression dépasse la limite peu après et Benoit Pouliot est sanctionné pour une obstruction sur le gardien.

Lundqvist doit s'employer sur un tir de Muzzin, avec écran de Carter. Puis, Brown attaque la cage et Williams se saisit d'un rebond, sans plus de réussite. Girardi bloque ensuite un tir de Voynov. Le défenseur russe échoue ensuite sur la mitaine de Lundqvist, malgré le trafic. À la dernière seconde, Carter est servi au deuxième poteau et ne parvient pas à reprendre. Les deux minutes se terminent dans la douleur pour New York, qui a tenu de justesse.

À la mi-match, les Kings se font piéger sur un changement de ligne. Le surnombre est évident et c'est un nouveau jeu de puissance pour les joueurs d'Alain Vigneault. Les passes arrivent bien pour une entrée en zone rapide pendant un changement de ligne adverse. Kreider, collé à la bleue offensive, attire deux joueurs et trouve Stepan, lancé. Il décale St. Louis, qui reprend de volée en hauteur (1-3).

Le public est inquiet, pas les joueurs. Kopitar percute, tente un tour de cage et provoque une faute de Zuccarello. La première occasion revient à... Hagelin, qui prend de vitesse la défense et sert Dominic Moore pour un tir du revers dégagé de la botte. À cinq secondes de la fin de pénalité, Mitchell et Voynov échangent à la bleue après une entrée en zone de Williams. Mitchell envoie un slap terrible. Lundqvist n'a rien, vu, masqué par King (2-3).

Sur l'engagement, New York envoie au fond, Zuccarello sort vainqueur du duel avec Mitchell et le palet revient sur Brassard qui trompe Quick, hors de position (2-4). Deux buts en quelques secondes à peine !

Quick, assiégé, sauve immédiatement devant Stepan, servi par McDonagh depuis le coin. Les Noirs essaient de réagir mais la défense new-yorkaise lit bien le jeu et coupe bien les passes. La sirène retentit.

Un but controversé relance la partie

Les Rangers n'ont jamais perdu un match en menant à l'orée du dernier tiers (10 victoires). Ils abordent le tiers avec confiance. Mais ce n'est pas n'importe qui en face. Williams et King travaillent fort dans les bandes, tournant le palet, protégeant. Williams finit par remonter et sert à l'opposée Greene, pour un tir terrible. King faisait clairement obstruction sur Lundqvist, planté dans la zone bleue, presque couché sur le gardien suédois. Mais les officiels valident tout de même le but, arguant que le palet était déjà passé avant le contact (3-4). Colère du banc des Rangers...

Le palet ne quitte plus les crosses californiennes. La défense des visiteurs est sous pression et l'entraîneur demande un temps mort à la septième minute.

Cela ne perturbe pas Los Angeles, qui continue à mettre la pression. Muzzin et Kopitar parviennent à garder le palet à la bleue, renvoient au fond où Brown bataille. Le capitaine ressort le palet et Gaborik, devant la cage, conclut en deux temps, profitant d'une série de contres favorables sur trois joueurs adverses (4-4). C'est un cinquième retour de deux buts sur les huit derniers matchs pour les hommes de Daryl Sutter.

L'engagement profite aux Rangers et Quick réalise un arrêt miraculeux sur Richards à bout portant. Le rythme s'accélère encore. Pearson, Toffoli, Muzzin percutent la défense et Lundqvist résiste. Il sauve aussi un tir en hauteur de Clifford. Les dernières minutes s'avèrent assez tendues, personne ne voulant commettre une erreur fatale. Après la prolongation du match 1, les deux équipes remettent cela au deuxième match.

Occasions manquées

La période supplémentaire débute à toute vitesse. Girardi doit déjà bloquer un tir. Pendant qu'il essaie péniblement de rentrer au banc, ces équipiers partent en contre et Stepan obtient le premier tir. De l'autre côté, un lancer croisé de Kopitar frôle le montant droit. Lewis enchaîne avec une action dangereuse. Pas de temps mort, le disque file d'un but à l'autre. La quatrième ligne des Rangers pilonne la première ligne adverse. Dominic Moore et Dorsett, soutenus par Staal, ne parviennent pas à contrôler le palet à deux reprises devant le but. Après cette longue séquence, Daryl Sutter doit utiliser son temps mort.

Les Kings se créent à leur tour une bonne occasion avec un tir de Toffoli dévié ligne de fond par Pearson. Ceci dit, les Rangers dominent globalement en possession de palet. Une nouvelle séquence offensive se termine par un poteau.

Après 70 minutes, Dominic Moore est au duel avec Jeff Carter dans le coin. Il touche le grand pivot au visage et c'est une pénalité. Gaborik place la première banderille en déviant un tir de Muzzin. Doughty, aux avant-postes, dévie lui aussi un tir à bout portant et Lundqvist s'impose. Sur un palet dégagé, Nash reprend Williams et s'écroule. Les arbitres sanctionnent l'attaquant des Kings pour ce contact provoqué. Le quatre-contre-quatre ne donne rien, et le bref jeu de puissance new-yorkais non plus. Juste à la fin de la supériorité, Zuccarello met le feu à la défense avec une séquence technique superbe. Il passe derrière le but, ressort avec Quick au sol et son tir trop haut file hors cadre !

À cinq minutes de la pause, Lundqvist sort jouer un palet à la crosse et prend un cinglage puissant de Carter avec d'être percuté par l'attaquant. La pénalité est logique et le gardien reste en jeu après quelques instants au sol. Les Kings démarrent en contre. Lewis patiente trop alors que Stoll file au but. Son angle est fermé par McDonagh et le gardien bloque facilement le palet. Puis, Brad Richards perd le palet, Mike Richards déborde à gauche et, ligne de fond, surprend la défense en remettant en retrait vers King, tout seul plein axe. Le tir ne trouve pas le cadre ! Dans les dernières secondes de la supériorité, Kreider s'échappe à gauche, se présente seul face au gardien et la plaque de Quick repousse sa tentative.

Les occasions pleuvent dans cette prolongation spectaculaire. À quelques secondes de la fin, Nash percute à droite, lance ras glace et Kreider tente de prendre le rebond. Quick tient bon, la jambière collée au poteau. Sur la sirène, Brassard, échappé à gauche, trouve l'épaule de Quick. Toujours pas de vainqueur après vingt minutes...

Les Kings, rois de l'overtime

New York mène aux points, mais n'a pas égalisé dans la série pour autant. Il y a eu beaucoup d'occasions gaspillées de part et d'autres. La première chance de ce nouveau tiers revient à Gaborik. Patient, le Slovaque fixe Girardi et lance pendant que Brown occupe les autres défenseurs. Lundqvist sauve devant son ancien coéquipier. Les Kings débutent bien, s'installent, avec Doughty à la baguette. Les Rangers réagissent et Quick conserve le suspense en sortant un tir de Nash après une bonne récupération de Kreider, puis un de Stralman sur sa droite, sur un service de Stepan.

La bagarre fait rage dans tous les duels. Les espaces se réduisent, la fatigue se fait sentir. Les Rangers essaient d'appuyer physiquement. Martinez dégage au-dessus du plexiglas, mais les officiels jugent que le palet a touché la vitre - impossible à déterminer avec certitude malgré les ralentis. L'action donne lieu à une petite coupure, puis le jeu reprend. Les Kings gagnent la mise au jeu dans leur camp et remontent le palet. Le disque fait tout le tour de la zone et revient vers Mitchell à la bleue. Son premier tir est contré et Kopitar récupère et lui redonne au point d'appui. La deuxième chance du défenseur trouve un angle. Gaborik est sur le chemin, tout comme Dustin Brown. Au duel avec McDonagh, le capitaine place sa crosse et dévie derrière Lundqvist (5-4).

Los Angeles gagne encore un match bien mal engagé. Encore une fois, l'équipe a su remonter un handicap de deux buts, pour arracher une deuxième victoire à domicile au bout du suspense. C'est la troisième victoire de suite avec un tel handicap. Finalement, cela fait trois victoires de suite sans jamais avoir mené au score !

Commentaires d'après-match

Henrik Lundqvist (gardien de New York) : "Ils marquent un but [le 3-4] et je ne peux même pas bouger. Bien sûr, je suis très déçu de cette décision. S'ils ne sifflent pas cette obstruction-ci contre moi, alors ils ne doivent pas siffler l'autre [une obstruction de Pouliot sur Quick en deuxième période]. Quand on joue cinq tiers-temps les uns contre les autres, la différence entre la victoire et la défaite n'est pas très grande."


Los Angeles Kings 5-4 ap2. New York Rangers (0-2, 2-2, 2-0, 0-0, 1-0)
Samedi 7 juin 2014, 16h30. Staples Center de Los Angeles, Californie. 18532 spectateurs.
Arbitrage de Wes McCauley et Dan O'Halloran assistés de Derek Amell et Brad Kovachik.
Tirs : Los Angeles Kings 44 (9, 11, 12, 6, 6), New York Rangers 38 (10, 12, 7, 8, 1)
Pénalités : Los Angeles Kings 10' (2', 4', 0', 4', 0'), New York Rangers 8' (2', 4', 0', 2', 0')

Récapitulatif du score
0-1 à 10'48" : R. McDonagh assisté de D. Moore
0-2 à 18'46" : M. Zuccarello assisté de R. McDonagh et D. Brassard
1-2 à 21'46" : J. Stoll assisté de J. Williams et D. King
1-3 à 31'24" : M. St. Louis assisté de D. Stepan et C. Kreider (sup. num.)
2-3 à 34'39" : W. Mitchell assisté de S. Voynov et J. Williams (sup. num.)
2-4 à 34'50' : D. Brassard assisté de M. Zuccarello
3-4 à 41'58" : D. King assisté de M. Greene et J. Williams
4-4 à 47'36" : M. Gaborik
5-4 à 90'26" : D. Brown assisté de W. Mitchell et A. Kopitar

 

Los Angeles Kings

Attaquants
Marian Gaborik (+1, 2') - Anze Kopitar (A, +1) - Dustin Brown (C, +1)
Tanner Pearson - Jeff Carter (2') - Tyler Toffoli
Dwight King - Jarrett Stoll (+1) - Justin Williams (2')
Kyle Clifford - Mike Richards (-1) - Trevor Lewis

Défenseurs
Jake Muzzin (+1) - Drew Doughty
Willie Mitchell (+2) - Slava Voynov (+1)
Alec Martinez (-2) - Matt Greene (A, 2')

Gardien : Jonathan Quick

Remplaçant : Martin Jones

Réservistes : Robyn Regehr (D, genou), Colin Fraser (A), Jeff Schultz (D), Andrew Bodnarchuk (D), Brayden McNabb (D), Linden Vey (A), Jean-François Berube (G), Jordan Nolan (A), Andy Andreoff (A).

New York Rangers

Attaquants
Carl Hagelin (-2) - Brad Richards (A, -3) - Martin St. Louis (-3)
Chris Kreider (-1) - Derek Stepan (-1) - Rick Nash (-1)
Benoit Pouliot (+2, 2') - Derick Brassard (+2) - Mats Zuccarello (+2, 2')
Brian Boyle - Dominic Moore (+1, 2') - Derek Dorsett (+1)

Défenseurs
Ryan McDonagh (-1, 2') - Dan Girardi (A, -2)
Marc Staal (A) - Anton Stralman (+1)
John Moore - Kevin Klein

Gardien : Henrik Lundqvist

Remplaçant : David Leneveu (G)
Blessé : Cam Talbot (G)
Suspendu : Daniel Carcillo, John Moore (1 match).
Réservistes: Raphael Diaz, Danny Syvret, Justin Falk, Dylan McIlrath, Tommy Hughes, Conor Allen (D), J.T. Miller, Danny Kristo, Ryan Bourque, Oscar Lindberg, Jesper Fast (A).