Roller hockey: Présentation des championnats du monde

Après neuf ans hors de nos frontières, les championnats du monde FIRS sont de retour en France. Après une édition de 2005 à Paris qui est à oublier, le comité national a choisi Toulouse comme ville hôte avec le magnifique Palais des Sports d'une capacité de 3000 places comme écrin principal et le gymnase de la Ramé comme terrain secondaire. Ces championnats du monde marquent aussi le retour de la compétition sur le sol européen après deux éditions en Amérique (Colombie et USA). Un nombre record d'équipes est inscrit cette année. Compte tenu du calendrier, on aura donc droit à des journées bien remplies avec des matchs de 8h à 23h.

 

Féminines : en mode revanchard.

Après une saison 2013 "morte" avec la non-participation de l'équipe de France féminine pour raisons budgétaires, les joueuses dirigées par Eric Perraudin viennent à Toulouse avec l'objectif de monter sur le podium. Dans un groupe compliqué mais à leurs portée avec la Colombie, la République Tchèque et la Grande Bretagne, la France devra essayer d'aller chercher la première place du groupe pour ne pas tomber contre un gros poisson dès les quarts (lesUSA pour ne pas les citer). Cette édition 2014 voit le retour de l'Espagne et de la République Tchèque dans le groupe des favorites avec les USA et le Canada comme épouvantails du tournoi.

Mais la France dispose d'un effectif largement capable d'aller chercher la breloque. On pourra en effet compter sur les cadres habituelles de l'équipe comme Marina Corbeil, Marina Jalinier ou bien Esther Blanc mais aussi d'une toute jeune génération emmenée par Léna Rault et Camile Jabéa. Dans les cages, la paire Manon Violette - Marion Mousseaux sera une belle garantie tant leurs saisons furent remarquables. Autre argument en faveur de cette équipe, c'est que pour beaucoup d'entre elles, ces joueuses jouent régulièrement avec les garçons en championnat national dans les divisions N2, N1 et Élite. Tout ceci apporte de l'expérience en plus pour pouvoir rivaliser avec des Américaines ou des Canadiennes habituées à jouer en glace toute l'année.

Équipe de France féminine:
Gardiennes: Manon Violette (Amiens), Marion Mousseaux (Villard-Bonnot/Ris-Orangis).
Arrières: Monique Hémar (Bordeaux), Marina Jalinier (Anglet), Aurore Gauthier (Ris-Orangis), Marine Delhon-Bugard (Anglet), Sophie Jupillat (Ris-Orangis), Laurine Marie (Rennes).
Avants: Fanny Benoit (Rennes), Esther Blanc (Bordeaux), Camille Jabéa (Bordeaux), Marina Corbeil (Ris-Orangis/Villeneuve), Léna Rault (Ris-Orangis), Marie Ravix (Anglet).

 

Juniors : des promesses et un coup à jouer

C'est sûrement la plus grosse chance de médaille pour la délégation française avec cette équipe junior (catégorie U19). Bernard Séguy a depuis deux ans construit un groupe dans l'optique de Toulouse 2014 avec un seul objectif : monter sur le podium. Si comme pour les filles l'affaire ne sera pas simple, elle sera quand même plus abordable. Si le premier tour ne devrait pas poser trop de problème avec la Belgique, l'Italie et la Colombie (adversaire le plus redoutable de la poule), atteindre le podium et dans une moindre mesure la finale sera plus compliqué mais pas impossible avec là encore les Américains, Canadiens et Tchèques en favoris. La formation de la République Tchèque sera comme toujours le grand favori de la compétition avec des jeunes qui évoluent pour la plupart en élite tchèque U20 et U18 en glace avec notamment Filip Kutak, international U18.

La France pourra compter sur un groupe jeune mais talentueux avec de la technique et de la vitesse. Si les Louis Tran, Cyril Basset et Adrien Sebag ne sont plus là, on comptera beaucoup sur des joueurs tout aussi talentueux comme Alexandre Gaboriau, Clément Bélot ou bien encore avec le duo Lucas Mousset - Clément Radolanirina. Les gardiens Simon Demars rempalçant en Elite à Grenoble et Bastien Chaumet du club de Reims sont aussi des arguments à mettre dans la balance des bleus. Cette équipe a donc un gros potentiel pour aller chercher une médaille, et les derniers matchs amicaux contre la Suisse où les bleuets ont montré de très belles choses ne font que conforter le sentiment qu'il peut se passer quelque chose de grand avec cette équipe. À confirmer dès cette semaine.

Équipe de France Junior:
Gardiens: Simon Demars (Grenoble), Bastien Chaumet (Reims).
Arrières: Alexandre Gaboriau (Angers), Paul Lafage (Anglet), Valentin Blanchet (La Rochelle), Hugo Vitou (Nice), Louis Duchateau (Nice), Clément Radolanirina (Villeneuve).
Avants: Clément Bélot (Nice), Marius Godano (Tours), Thomas Robert (Toulouse), Yves Perrot (Nice), Lucas Mousset (Villeneuve), Valentin Morizet (Epernay).

 

Seniors hommes : opération rachat

Durant cette deuxième semaine, tous les regards seront portés sur les performances de l'équipe de France, performances qui ne sont plus au rendez-vous depuis trois ans déjà. L'édition 2013 aura été de loin la plus décevante avec une élimination prématurée en quart de finale à la fois au Mondial et aux World Games. Si ce n'est pas tant sur le résultat, c'est surtout dans la manière que les bleus ont déçu avec de grosses lacunes à l'offensive et un système de jeu amorphe et facilement contrable pour toute bonne équipe qui se respecte.

Si, bien que critiqué, Bernard Seguy est conservé à son poste, c'est surtout l'état d'esprit du groupe qui devait changer. Chose faite tout au long de l'année avec de plus en plus de concurrence au sein du groupe et une préparation physique plus poussée. Si le premier match amical contre une sélection All-Star du championnat français fut un peu inquiétant, les bleus ont rapidement corrigé le tir en remportant haut la main la Nation Cup en Suisse. La Suisse sera d'ailleurs l'un des trois adversaires du groupe B avec l'italie et le Canada. Groupe ultra-relevé, La France devra être parmi les trois premiers pour atteindre les quarts de finale et éviter la relégation.

L'effectif a connu quelques changements par rapport à l'an passé. Tout d'abord au niveau des gardiens où Bernard Seguy a enfin sélectionné Jerome Salley, ancien gardien des Drakkars de Caen en glace, qui est sans conteste le meilleur gardien de la ligue actuellement. À l'arrière, peu de changements, si ce n'est l'arrivée de Maxime Langlois, le petit prodige du club de Garges en N1, et le retour d'Antoine Rage dans le groupe France après une saison plus que convaincante avec les Hawks d'Angers. C'est la même chose à l'avant où on note l'arrivée d'un espoir du roller avec Baptiste Bouchut et le retour là aussi, mais de la retraite internationale cette fois, de Renaud Crignier, joueur majeur des Écureuils d'Amiens.

Cette équipe de France avec ces quelques changements a donc belle allure. Si on peut bien sûr regretter la non présence de joueurs talentueux comme Romain Masson ou bien Alexandre Naud, ce groupe peut largement espérer d'aller en quarts de finale. Si bien sûr tout le monde espère un titre de champion du monde, la tâche s'annonce plus ardu avec un championnat du monde qui se densifie d'année en année avec de nouveaux prétendants comme la Suède qui pourrait créer une nouvelle fois la surprise après sa quatrième place l'an passé. On surveillera aussi sur la Russie et la Pologne qui disputent leur premier mondial avec des équipes composées essentiellent de joueurs de glace.

Equipe de France seniors:
Gardiens: Terry Lefranc (Rethel), Jérôme Salley (Angers)
Arrières: Benjamin Tijou (Angers), Julien Thomas (Rethel), Maxime Langlois (Garges), Antoine Rage (Angers), Lambert Hamon (Grenoble), Julien Couraud (Nice), Jean-François Ladonne (Anglet).
Avants: Karl Gabillet (Rethel), Renaud Crignier (Amiens), Baptiste Bouchut (Angers), Kevin Béziau (Grenoble), Yoann Jalinier (Anglet), Théo Fontanille (Anglet), Jeremy Lapresa (Grenoble).