Épinal - Morzine-Avoriaz-Les Gets (Ligue Magnus, 1re journée)

C'est d'la dynamite !

Dominer l'Étoile noire en Coupe de la Ligue, c'est bien. Enchaîner face aux Pingouins, ce serait encore mieux ! Mais encore faut-il que ces Gamyo version Bozon, apparus souverains mardi face à leurs voisins alsaciens (6-1), poursuivent sur leur lancée et mettant au pas cet outsider morzino-gêtois se présentant sans son gardien titulaire Andrew Hare (blessé à la cheville lors d'un précédent entraînement)...

CHAUVIEREOn imagine la pression pesant sur les épaules de son jeune suppléant Benoît Niclot (sans expérience à ce niveau), pour qui le baptême du feu en Ligue Magnus coïncide avec les grands débuts français d'un attaquant issu des rangs universitaires canadiens. Le HCMAG s'est dernièrement attaché les services de George Lovatsis, très brièvement passé par Bordeaux cet été, afin de pallier l'indisponibilité du centre Dan Radke (touché aux vertèbres en pré-saison).

Bien que cette rencontre paraisse déséquilibrée, c'est un duel à distance que vont se livrer, par équipes interposées, le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (Philippe Bozon) et l'un des plus grands noms du hockey néerlandais. L'ex-Brestois (94-97) et Grenoblois (97-98) Tommie Hartogs, qui entame sa troisième saison dans le Chablais... où l'ancien Dauphin Yoann Chauvière (revenu de sa parenthèse néo-zélandaise) a choisi de poursuivre sa carrière !

Mais s'il espère un retour gagnant, l'attaquant reconverti défenseur durant son intermède vosgien se veut forcément méfiant, trop bien placé pour savoir à quel point les Spinaliens peuvent s'avérer redoutables sur leur grande glace de Poissompré, où tant d'adversaires ont mordu la poussière l'an passé. À commencer par le HCMAG, alors emmené par un Grégory Beron devenu Spinalien cet été.

Ce pur produit des Gothiques d'Amiens, qui termina non seulement top-scoreur morzino-gêtois, mais aussi meilleur compteur français du championnat, n'a d'ailleurs pas tardé à retrouver toute son efficacité au côté de Ján Plch et Michal Petrák. Ces trois-là, unis par une certaine complémentarité, se sont d'ailleurs retrouvés directement impliqués dans quatre des six buts inscrits mardi.

Une longue attente...

Mais voilà, la vérité d'un match n'est pas forcément celle des suivants et les attaquants spinaliens, tous prolifiques qu'ils soient actuellement, l'ont appris à leurs dépens en mettant de longues, très longues minutes à trouver la bonne carburation. Et à forcer le verrou morzino-gêtois pour débloquer une situation compliquée. Ján Plch, à bout portant, rate une bonne occasion mais poursuit son action en transmettant, derrière la cage, à Grégory Beron. Lequel, sitôt servi, tire en pivot pour surprendre Niclot... qui n'aura laissé qu'un tout petit trou de souris au premier poteau (1-0 à 19'40") !

MORGAN et GOULETJeune portier formé à l'ACBB (et revenu en France cet été après plusieurs années passées dans différentes ligues juniors suisses et américaines), Benoît Niclot aura donc longtemps tenu bon, sortant notamment un premier arrêt déterminant face à Grégory Beron, pourtant parfaitement lancé par Michal Petrák. L'ex-Amiénois échouant, du revers, dans sa tentative d'embarquement du gardien chablaisien, relativement petit par la taille (1,76 m)... mais plutôt rapide dans ses déplacements latéraux (03'40") !

Lui aussi tout en vivacité, Mitch Morgan, international belge né et formé à Herentals, ne lésine ni sur le patinage, ni sur l'échec avant. L'infatigable gratteur, petit (1,75 m) et râblé (85 kg), fut d'ailleurs débordant d'énergie et de vivacité tout au long de la soirée. Même au plus fort de la domination vosgienne, qui se sera totalement exercée après un premier tiers équilibré, où les Pingouins auront surtout joué les empêcheurs de tourner en rond.

Cherchant à ne laisser aucun répit au porteur du palet (tout en serrant les rangs défensivement), les Pingouins auront longtemps contrarié les velléités longtemps désordonnées d'un ensemble vosgien ayant trop souvent confondu vitesse et précipitation. Un collectif apparu si bien rodé mardi, mais qui aura longtemps paru grippé, comme gêné par l'abatage de visiteurs combatifs, mais limités (il faut bien l'avouer). Et faute d'avoir pu imposer leur jeu, les Gamyo ne se sont guère montrés dangereux. Tout juste ont-ils failli se faire piéger, comme sur ce puck dégagé récupéré, loin devant, par Mitch Morgan. L'ailier belge s'est arraché pour récupérer le disque, mais sans en profiter : Aziz Baazzi, venu au repli, s'est mis parfaitement en opposition (10'02") pour contrer cette accélération.

Les pressings de "Mitch" (comme floqué sur son maillot) et compagnie, doublés de bons placements en zone neutre et de duels souvent remportés par les solides arrières morzino-gêtois (et notamment l'imposant Michal Dobroň, défenseur massif et très expérimenté), contribuent à la mise en échec du jeu spinalien, incapable d'arriver à ses fins. Même en supériorité, comme sur cette pénalité récoltée par Peter Holečko (un beau "bébé" d' 1,92m et 98 kg) suite à un rebond consécutif au tir excentré de Mitch Morgan (12'21"). Le slap (a priori non cadré) d'Alain Goulet terminant dans la mitaine de Benoît Niclot (13'23") avant qu'une infiltration de Grégory Beron parfaitement enrayée par un très solide Numa Besson (13'32").

Jusqu'alors peu spectaculaire, le match s'emballe subitement. Une très longue ouverture de Jason Gray met Loïc Chabert sur les rails d'un breakaway. Mais voilà, l'ex-Annécien (formé à Dijon) va rater son duel avec Andrej Hočevar, qui repousse de la botte (16'55")... et voit le palet repartir aussitôt dans le sens opposé ! Anže Kuralt se retrouve seul devant Benoît Niclot, sans pour autant parvenir à suffisamment lever une rondelle échouant dans la mitaine de l'ancien junior "servettien", qui veille au grain (17'04")...

HOCEVAR 1Parvenu à ne jamais laisser le danger s'installer, le HCMAG aura donc quasiment tenu un tiers-temps. Mais c'étant sans compter sur ce diable de Grégory Beron, qui aura ôté une belle épine du pied à ses coéquipiers !

Reparti sur les mêmes bases que le premier, l'acte médian voit les défenses prendre à nouveau le pas sur les attaques. Gašper Sušanj, puni d'un accrocher (dans sa lutte avec Arvidsson derrière la cage d'Hočevar, 21'54"), donne pourtant une nouvelle opportunité au jeu de puissance alpin, forcé de s'en remettre au lourd slap de Michal Dobroň (22'03"). Un tir générant un rebond brûlant... puis l'exclusion temporaire de Josselin Besson (22'08") !

... avant le feu d'artifice !

C'est donc privés (pour dix minutes) de leur meilleur attaquant français que les hommes de Tommie Hartogs vont aborder la suite des événements. Et voir leur résistance réduite à néant. Non pas sur ce raté d'Anže Kuralt (qui, bien servi devant la cage, a loupé le palet, 25'27"), ni même sur ce tir du poignet de l'international slovène (insuffisamment appuyé pour tromper Niclot, 26'14"). Mais plutôt après cette obstruction d'Andrew Perrault (26'25") qui favorise l'installation d'un powerplay lorrain faisant de mieux en mieux circuler le palet. Michal Petrák, posté ligne de fond, trouve Peter Valier devant la cage... qui ne se fait pas prier pour envoyer dans le haut du filet (2-0 à 26'50").

C'est le début de la fin pour les Pingouins, ensuite surpris par l'échappée (en infériorité) d'un Vincent Kara parti côté gauche avant de repiquer dans l'axe, se frayant un chemin en forçant le passage entre Jason Gray et Andrew Perrault. L'ailier chamoniard, bien plus rapide que les deux Canadiens, provoque la faute de Gray et obtient un penalty mérité... qu'il transforme sans trembler, en logeant le puck sous le bras gauche de Niclot (3-0 à 27'45").

La doublure d'Andrew Hare a longtemps retardé l'échéance mais les vannes se sont ouvertes. Le HCMAG va bientôt totalement prendre l'eau malgré ce sursaut d'orgueil impulsé, en supériorité, par Cyril Papa, parvenu à prendre l'intervalle pour accélérer le jeu. Le capitaine morzino-gêtois trouve Holečko, bien placé devant le gardien... mais parfaitement repris par l'impeccable Charpentier (31e) ! Une action défensive décisive éloignant durablement le danger pour le ramener devant la cage défendue par un Niclot repoussant, de la jambière, la reprise de Ján Plch (sur un contre de Petrák, 31'55"), puis poke-checkant Petrák, qui avait pris toute la défense de vitesse (32'19").

Penalty PETRAKNuma Besson, intervenu pour stopper l'avancée du Tchèque, est puni d'un accrocher... synonyme de deuxième penalty de la soirée  ! Une opportunité que Michal Petrák ne laisse pas passer. Le "serial pointeur" spinalien, chargé d'exécuter la sentence, remporte son duel singulier en trompant Niclot du revers (4-0 à 32'19").

Assommés, les Pingouins piquent du nez, ce dont manque de profiter un duo Kuralt-Ograjenšek volontaire et entreprenant, mais encore très perfectible dans la conclusion de ses actions. Anže Kuralt notamment, qui n'a visiblement pas encore retrouvé toute son explosivité, ni ce sens du but qui l'a si souvent caractérisé l'an passé. En témoigne cette belle inspiration d'un Ken Ograjenšek lui offrant une belle situation devant la cage, que l'intéressé ne pourra exploiter (32'39"). Ograjenšek (et sa fâcheuse tendance à trop "tricoter") n'est pas plus en réussite dans le dernier geste, comme sur cette occasion le voyant tenter un dribble hautement superflu en angle très fermé (32'59").

Constatant l'étendue des dégâts, Tommie Hartogs prend un temps mort (33'39")... qui restera sans effets concrets ! Les Gamyo, revenus à leur meilleur niveau, se trouvent de plus en plus facilement. Mais au lieu d'enfoncer le clou, les boys du Boz' se font piéger en supériorité, suite à une pénalité concédée par Artyom Valerko (35'58"). La rondelle, dégagée après plusieurs tentatives repoussées par Benoît Niclot, est étonnement récupérée par l'ex-Villardien Kenny Martin, qui ne manque pas de trouver Josselin Besson à l'opposé. Le natif de Sallanches marque dans une certaine confusion (4-1 à 36'49")... sans insinuer le moindre doute sous les casques noirs de Gamyo maîtrisant totalement leur sujet ! Et lavant l'affront sans tarder. Petrák, forcé de temporiser, laissant filer les dernières secondes de supériorité avant de remiser à la pointe, sur un Baazzi prêt à dégainer. L'ex-Amiénois, sitôt servi, décoche un slap surpuissant nettoyant la lucarne de Niclot (5-1 à 38'00").

KURALT 1La succession de Yoann Chauvière semble assurée avec Aziz Baazzi, dont le lancer frappé n'a absolument rien à envier à celui de l'ancien Spinalien, qui vit un retour à Poissompré très compliqué. Surtout qu'Anthony Rapenne, dans la foulée, attaque la cage et voit son palet, contré, s'élever devant la ligne fatidique... et profiter à Maxime Martin, présent à la retombée (6-1 à 39'19") ! Un tour de cage réalisé par Martin Charpentier permet à Peter Valier de corser l'addition dans la foulée. L'ex-ailier dijonnais marque de près, à la toute dernière seconde d'un acte médian ayant vu le HCMAG s'effondrer.... et les buts s'enfiler comme des perles (7-1 à 39'59").

Débuté sur une obstruction d'Anže Kuralt (41'11"), le troisième tiers-temps voit Artyom Valerko retenir illicitement Maxime Ouimet. Bien inspiré, l'arbitre (M. Barbez) laisse pourtant le jeu se dérouler, ce qui permet à Vincent Kara de s'en aller défier Benoît Niclot (41'42"). L'ailier russe est toutefois sanctionné, ce qui n'aura aucune incidence pour ses coéquipiers. Qu'il s'agisse de Yoann Chauvière ou Hugues Cruchandeau, dont la lointaine tentative, bloquée par Anthony Rapenne, se transforme en une cinglante contre-attaque forçant l'ancien Strasbourgeois à piquer un sprint pour rattraper, puis déséquilibrer l'ailier spinalien (43'13"). Aucune pénalité n'étant appelée, les Pingouins reprennent du poil de la bête. Peter Holečko trouve Josselin Besson, bien placé dans le slot, qui tire sur réception pour glisser la rondelle sous les bottes d'Andrej Hočevar (7-2 à 44'20").

Avec l'énergie du désespoir, les Morzino-gêtois se font plus pressants, bien aidés il est vrai par l'incarcération d'Alain Goulet (45'03"). Une accélération de Mitch Morgan, bien relayée par Jason Gray, met Peter Holečko en bonne position. Mais la reprise du Slovaque ne trompe pas la vigilance d'un Hočevar avare de rebonds (46'53"). Contrairement à celle, très légèrement excentrée, d'un Ján Plch parfaitement décalé par un Michal Petrák signant, mine de rien, son cinquième point de la soirée (8-2 à 47'11")...

Encore bien parti pour affoler les compteurs, le centre tchèque s'installe sur le trône de top-scoreur, en même temps qu'Épinal s'assoit dans le fauteuil du leader, fort d'un goal-average ne demandant qu'à être amplifié. Une longue ouverture d'Alain Goulet, qu'Andrew Perrault, en couverture, dévie involontairement dans la course d'Anže Kuralt (48'31"), manque de faire trembler une neuvième fois les filets d'un Benoît Niclot abandonné à son triste sort devant Vincent Kara... qui s'y reprendra à deux fois (9-2 à 49'50") !

KARAIl reste maintenant dix minutes aux Gamyo pour atteindre la dizaine et réaliser ce qu'aucune équipe spinalienne n'a réussi en championnat... depuis le 26 octobre 2004, date à laquelle les Daniel Goneau, Roman Trebaticky et autres Steve Gainey, alors en pleine crise, corrigèrent de bien faibles Gapençais (10-1) ! Un record à ce niveau de compétition, tout près d'être battu... mais qui restera inégalé ! Et ce malgré les efforts déployés par Michal Petrák (qui, bien servi devant la cage, tente de dribbler le gardien du revers pour faire trembler le petit filet extérieur, 53'43") et Alain Goulet (dont le slap heurte le poteau, 54'40")...

Mais personne n'en tiendra rigueur aux hommes de Philippe Bozon, qui ont perpétué (de fort belle manière !) leur invincibilité à Poissompré en s'appuyant, notamment, sur sept buteurs différents. Une diversité offensive d'autant plus appréciable que la ligne des Slovènes, pourtant pétrie de talent, n'a pas encore l'efficacité escomptée. Reste à voir si ce signe extérieur de richesse intérieure leur permettra de confirmer la semaine prochaine devant plus forte adversité, à Rouen puis Angers...

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin)

Philippe Bozon (entraîneur d'Épinal) : "Les événements de jeu ont fait que nous avons pu prendre une bonne avance et à 4-0 cela a été évidemment beaucoup plus facile. Honnêtement, j'ai mieux aimé notre match de mardi contre Strasbourg. Tactiquement, c'était quasi-parfait. Ce soir, quand on est un peu moins en jambe et un peu mois dedans et que l'on met moins en application le système de jeu, on voit que l'on peut avoir des problèmes."

Yoann Chauvière (défenseur du HCMAG) : "On est bien rentrés dans le match en étant bien défensivement. On prend un premier but un peu contre le cours du jeu. Je trouve que les penalties sont très sévères. Cela nous a scié un peu les jambes et on passe au travers. Après on a fini le troisième tiers avec de l'orgueil pour ne pas lâcher. C'est toujours compliqué de perdre 9-2 et il va falloir relever la tête."

 

Épinal - Morzine-Avoriaz-Les Gets 9-2 (1-0, 6-1, 2-1).
Samedi 13 septembre à 18h00 à la patinoire de Poissompré. 1 400 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez assisté d'Anne-Sophie Boniface et Yann Furet.
Pénalités : Épinal 14' (2', 6', 6') : Morzine-Avoriaz-Les Gets 22' (4', 4' + 10', 4').
Tirs : Épinal 33 (10, 16, 7) : Morzine-Avoriaz-Les Gets 21 (6, 8, 7).

Évolution du score :
1-0 à 19'40" : Beron assisté de Petrák et Plch
2-0 à 26'50" : Valier assisté de Petrák et Plch (sup. num.)
3-0 à 27'45" : Kara (tir de pénalité)
4-0 à 32'19" : Petrák (tir de pénalité)
4-1 à 36'49" : J. Besson assisté de K. Martin (inf. num.)
5-1 à 38'00" : Baazzi assisté de Petrák et Kara
6-1 à 39'19" : M. Martin assisté de Rapenne
7-1 à 39'59" : Valier assisté de Charpentier et Kara
7-2 à 44'20" : J. Besson assisté d'Holečko
8-2 à 47'11" : Plch assisté de Petrák et Ouimet
9-2 à 49'50" : Kara assisté de Le Blond

Épinal

Gardien : Andrej Hočevar.

Défenseurs: Maxime Ouimet (C) - Maxime Moisand ; Alain Goulet - Martin Charpentier ; Aziz Baazzi - Gašper Sušanj ; Peter Slovák ; Nathan Ganz [à partir de 50'].

Attaquants: Vincent Kara - Matthieu Le Blond - Peter Valier ; Grégory Beron - Michal Petrák - Ján Plch (A) ; Anže Kuralt - Pierre-Charles Hordelalay - Ken Ograjenšek ; Anthony Rapenne - Yannick Offret (A) - Maxime Martin.

Remplaçant: Pierre Mauffrey (G).

Morzine-Avoriaz-Les Gets

Gardien : Benoît Niclot.

Défenseurs : Hugues Cruchandeau (A) - Yoann Chauvière ; Numa Besson - Michal Dobroň (A) ; Jason Gray - Andrew Perrault.

Attaquants : Loïc Chabert - Cyril Papa (C) - Josselin Besson ; Sebastian Arvidsson - George Lovatsis - Loïc Gaydon ; Artyom Valerko - Peter Holečko - Mitch Morgan ; Kenny Martin ; Hugo Casini.

Remplaçants : Tom Mourin (G), Kevin Maso, Pierre Lathuillière. Absents : Andrew Hare (G, cheville), Dan Radke (vertèbres).