Lyon - Grenoble (Coupe de la Ligue, poule D, 2e journée)

Premier derby dans l'élite

Lyon se présente ce soir en tant que leader de son groupe de Coupe de la Ligue, étant la seule équipe à avoir gagné un match dans le temps réglementaire, avec la victoire 4-2 contre Briançon. Grenoble en revanche s'était incliné à Pôle Sud face à Gap en fusillade.

Côté championnat, pour le compte de la première journée, les Isérois se sont facilement imposés 4-1 face à Brest, alors que les Lyonnais se sont inclinés à Strasbourg. Le coach lyonnais a d'ailleurs complètement revu ses alignements, n'étant pas satisfait du rendement de ses lignes jusqu'à présent.

LessardLa rencontre démarre tambour battant, avec déjà une première action lyonnaise après 30 secondes de jeu. Couture passe à Laberge qui tape la transversale. Sur le contre, Grenoble tire pour la première fois mais Kristin fige le palet. Moins d'une minute plus tard, Perret tire et Kristin laisse le rebond, qu'aucun Grenoblois ne parvient à exploiter. Grenoble met une grosse pression en zone offensive, le portier lyonnais doit s'employer pour défendre son but, et même pour geler le palet il doit s'y reprendre à plusieurs fois tant les patins et crosses sont nombreux autour de lui.

Les offensives lyonnaises sont assez peu dangereuses car mal coordonnées, et débouchant soit sur des pertes de palet en zone neutre, soit sur des situations de hors-jeu. Lorsque les locaux parviennent à s'installer en zone offensive, les Grenoblois défendent très bien, interceptant les palets, au grand dam des Lyonnais. Le portier isérois est très peu sollicité, aucun palet ou presque n'arrivant jusqu'à lui. Il faut attendre la dixième minute pour voir quelques offensives lyonnaises mieux construites, et Zajkowski doit arrêter les tirs et contrôler les rebonds.

Sur un premier powerplay, les gones tentent de faire la différence, mais Grenoble tient sa zone et une fois encore, les tirs lyonnais échouent sur les patins ou les crosses des visiteurs. Sur un lancer de Laberge, Zajkowski laisse un rebond que Biniek essaie d'exploiter, mais il n'a pas assez d'espace pour contrôler et tirer, et le portier isérois fige le palet. Gadoury tente sa chance à son tour, avec un missile de la bleue qui passe juste au-dessus de la transversale. Cette première pénalité est tuée sans trop de frayeur, et de retour à cinq contre cinq, les Brûleurs de Loups reprennent le chemin du but lyonnais. Pendant près d'une minute, Grenoble campe dans sa zone offensive, faisant bien tourner le palet et multipliant les passes pour trouver un angle de tir, forçant Kristin à multiplier les arrêts.

La situation ne s'arrange pas pour les Lyonnais lorsque Trefny se fait envoyer à son tour au banc des pénalités. En infériorité numérique, la défense est loin d'être hermétique et Kristin doit encore réaliser beaucoup d'arrêts. Côté lyonnais, on retrouve les défauts constatés au début du match contre Briançon en première journée de Coupe de la Ligue : passes mal ajustées qui nécessitent un contrôle avant le tir, nombreuses pertes de palet en zone offensive et sorties de zones laborieuses. Grenoble se crée de nombreuses occasions sur des interceptions, à l'image de Tartari qui s'offre un tir sur un palet intercepté en zone offensive, heureusement pour les Lyonnais, le plastron de Kristin est sur son chemin.

La pénalité suivante est grenobloise, mais l'infériorité numérique n'existe que sur le papier. En effet, Grenoble parvient à retenir Lyon dans sa zone défensive, les gones n'arrivent pas à relancer pour sortir de leur zone, tant Grenoble presse le porteur du palet. Lorsque Lyon arrive enfin à passer la bleue, ce sont à nouveau les crosses et les patins grenoblois qui bloquent le palet sur sa trajectoire.

Le premier tiers se termine sur un score blanc. Ces vingt minutes ont été très laborieuses, avec du déchet des deux côtés.

Grenoble met la pression d'entrée de jeu à la reprise, et Kristin doit réaliser deux arrêts coup sur coup. Lyon part en contre, et Gadoury sur la gauche offre le but à Eriksson idéalement situé sur la droite, qui n'a plus qu'à dévier le palet dans la cage (1-0, 20'51"). Alors que Grenoble évolue en infériorité numérique, les Lions sont bien installés en zone offensive, le palet fait le tour de la cage et Laberge double la mise depuis le bord du cercle d'engagement, à gauche du gardien (2-0, 23'35").

Richard Martel demande son temps mort. La frustration commence à ressortir côté isérois et les arrêts des gardiens sont maintenant suivis de quelques activités physiques annexes. Grenoble bénéficie à nouveau de deux minutes de supériorité numérique suite à une faute de Lebey. Lyon parvient difficilement à dégager le palet, mais le répit est de courte durée. Sivic fait une percée dans la défense et tire. Kristin fait l'arrêt, mais sur l'action suivante, il dévie le tir de Chouinard sur sa droite, Treille prend le rebond et envoie le palet au fond (2-1, 26'24").

Grenoble se relance sur ce but, et Lyon multiplie les fautes. Vitton-Mea est envoyé sur le banc avant d'être rejoint 39 secondes plus tard par Trefny. Grenoble évolue à cinq contre trois pendant 1'21". Le palet circule très vite, et les Lyonnais s'emploient pour empêcher les visiteurs de recoller au score, les joueurs en se jetant sur le palet, et Kristin en réalisant de multiples arrêts.KristinLes deux formations alternent les actions offensives. L'attaque est mieux construite que durant les vingt premières minutes de jeu mais les portiers empêchent l'évolution du score. Kristin s'applique à ne pas laisser trop de rebonds, avec des arrêts en deux temps au milieu des attaquants grenoblois. Une nouvelle faute force les gones à évoluer en infériorité numérique, mais le jeu est désormais plus équilibré, et les locaux parviennent même à se créer des occasions avant de tuer cette pénalité. Le marquage défensif lyonnais est bien meilleur, et ce sont maintenant les crosses et patins des Lions qui interceptent les palets isérois.

En fin de tiers, on commence enfin à voir du trafic devant la cage des visiteurs (Laberge) sans pour autant déboucher sur une modification du score. Cette deuxième période a permis de voir un jeu plus équilibré, cependant les trop nombreuses pénalités lyonnaises ont haché le rythme et ont obligé les gones à beaucoup s'employer pour contenir leurs visiteurs d'un soir.

TreilleLe dernier tiers débute par un tir grenoblois, dévié par Kristin. À nouveau, les formations alternent les phases d'attaque. Les Brûleurs de Loups, menés au score, se montrent les plus incisifs, avec une bonne protection du palet. La bataille pour le palet fait rage en zone neutre, le jeu accélère des deux côtés, et l'absence de fautes permet à Charlemagne d'assister à plus de huit minutes de jeu quasi ininterrompu. Un vrai bonheur.

La première faute est grenobloise, Perret envoie Trefny au sol, loin du palet. Il sort deux minutes pour obstruction, et le powerplay lyonnais se met en place. Meilleur, Millerioux par deux fois puis Lebey sur un rebond tirent à la cage, mais Zajkowski ferme bien la porte. Biniek tire le long de la ligne de but, essayant de rentrer le palet dans le dos du portier polonais, le palet tape son patin, remonte, tape la transversale et ressort de l'autre côté.

Les Lyonnais, qui ont bien préservé leur avance au score jusque là, commettent des fautes évitables, et offrent aux Isérois des occasions de recoller. Biniek d'abord pour une obstruction, puis six secondes après son retour, Lebey pour avoir accroché un visiteur. Autant Lyon a réussi à sauver les meubles sur la première pénalité, autant cette fois-ci, Treille ajuste Kristin, qui semble faire l'arrêt entre les jambières, mais le palet finit sa course derrière la ligne de but (2-2, 54'53"). Les gones accusent le coup, et le coup fatal est porté à moins de trois minutes de la fin du temps réglementaire, par Bouchard qui trouve à son tour la faille (2-3, 57'08").

Les Lyonnais sont assommés et ne parviennent plus à se projeter vers l'avant. Dusseau demande son temps mort à 25 secondes de la fin du troisième tiers et tente le tout pour le tout : Kristin sort, mais malgré un joueur de champ supplémentaire, Zajkowski n'est pas sollicité sur la fin de match.

Les Lyonnais peuvent s'en vouloir d'avoir laissé filer ce match après avoir mené 2-0. Les deux formations ont joué à jeu égal à partir du deuxième tiers temps, mais Grenoble a su remonter un déficit de deux buts et aller chercher le but de la victoire. Lyon a tenu le choc pendant près de 55 minutes, mais a lâché prise en fin de rencontre, ce qui a permis à Grenoble de repartir avec la victoire en poche. Le public lyonnais va devoir s'habituer à voir son équipe batailler pour s'imposer, et à la voir perdre aussi, l'apprentissage de l'élite est à ce prix.

Etoiles du match : Aubin Lamirault (Grenoble), Matej Kristin (Lyon)


Lyon – Grenoble 2-3 (0-0, 2-1, 0-2)
Mardi 16 septembre 2014 à 20h45 à la patinoire Charlemagne, Lyon. 2 490 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo assisté de David Courgeon et Bastien Germaneaud.
Pénalités : Lyon 14' (2', 8', 4'), Briançon 8' (4', 2', 2')
Tirs : Lyon 16 (2, 9, 5), Briançon 38 (11, 16, 11)

Evolution du score :
1-0 à 20'51" : Eriksson assisté de Gadoury et Couture
2-0 à 23'35" : Laberge assisté de Biniek et Millerioux (sup. num.)
2-1 à 26'21" : Treille assisté de Chouinard et Bouchard (sup. num.)
2-2 à 54'53" : Treille assisté de Sivic et Tartari (sup. num.)
2-3 à 57'08" : Bouchard assisté de Chouinard et Treille


Lyon

Gardien : Matej Kristin.

Défenseurs : Ben Parker - Radovan Trefny ; Victor Vitton-Mea – Francis Meilleur ; Martin Millerioux (C) – Jules Breton

Attaquants : Vincent Couture - Jonathan Laberge (A) – Kevin Gadoury ; Dean Ouellet – Jens Eriksson – Julien Correia ; Julien Lebey (A) – Nicolas Biniek – Timothée Franck.

Remplaçants : Landry Macrez (G), Thomas Lapointe, Mathieu Touveron, Léo Girod, Noé Gersanois, Florian Portier, Lukianov.

Absents : Elie Raibon (cuisse), Pasi Hirvonen (licence).

Grenoble

Gardien : Michal Zajkowski

Défenseurs : Pierre-Luc Lessard – Nicolas Favarin ; Pierre-Antoine Simonneau – Jakob Milovanovic ; Quentin Scolari – Sam Roberts.

Attaquants : Felix Petit – Eric Chouinard (C) – Danick Bouchard ; Julien Baylacq – Jordann Perret – Toby Lafrance ; Mitja Sivic – Christophe Tartari (A) – Yorick Treille (A) ; Aubin Lamirault.

Remplaçants : Jimmy Darier (G), Stéphane Gervais, Victor Orset, Romain Chapuis, Arnaud Faure.

Absent : Dominic Jalbert.