Épinal - Amiens (Coupe de la Ligue, poule B, 3e journée)

Et toujours ce petit "Plch" qui fait la différence !

Non contents d'avoir poussé Rouen dans ses derniers retranchements (4-6), les Gamyo ont enchaîné en infligeant une première défaite aux Ducs d'Angers (4-3 a.p.). Une performance aux allures d'exploit accomplie samedi (avec deux doublés de Plch et Goulet) sur cette petite glace du Haras n'ayant vu les Dauphins s'y imposer qu'une seule fois... ces dix dernières années !

PLCHPhilippe Bozon a donc réussi là où bon nombre de ses prédécesseurs ont échoué. Mais les "Féfé" Marciano et autres Santino Pellegrino disposaient-ils d'un groupe aussi combatif et complet que celui actuellement dirigé par le meilleur joueur de l'histoire du hockey français ?

Rien n'est moins sûr, d'autant que le Boz' reçoit l'entière adhésion de ses boys, respectueux des consignes et d'un système de jeu très exigeant en terme de patinage et d'engagement, qui valorise l'abatage des hommes de l'ombre sans pour autant brider la créativité des meilleures individualités.

N'entendant pas s'arrêter en si bon chemin, les Spinaliens espèrent maintenant faire le plein de points (ce mardi et le prochain) face aux Gothiques d'Amiens. Un adversaire jadis craint et redouté, mais sevré de titres et de trophées depuis dix longues années et n'ayant, aujourd'hui, plus rien de "monstrueux" aux yeux d'un public spinalien habitué à le voir tomber à Poissompré. Des Picards revus et corrigés cet été, qui entendent redorer leur blason, portés par l'ambition d'un Barry Smith disant ne pas être venu pour finir second.

Le technicien américain au passé d'assistant-coach en NHL (il fut l'adjoint de Marc Crawford et Alain Vigneault à Vancouver) n'a d'ailleurs pas manqué de "personnaliser" sa nouvelle équipe, quitte à la "nord-américaniser" et à la rendre plus athlétique. Les Gothiques comptent ainsi huit éléments dépassant le mètre quatre-vingt-cinq et les quatre-vingt-dix kilos, des défenseurs Shawn Stuart, Kevin Dusseau, Jamie VanderVeeken aux attaquants Joël Champagne, Shayne Stockton, Kevin Bruijsten et Marc Bélanger... sans oublier le portier Mitch O'Keefe, venu pallier (avec brio) l'indisponibilité de Ramón Sopko !

Grand artisan des succès ramenés de Briançon (2-1) et Strasbourg (2-1), l'éphémère Grenoblois (laissé pour compte après avoir perdu la confiance de Richard Martel en pré-saison) a levé tous les doutes du mois d'août. Le gardien canadien (qui côtoya autrefois Anže Kuralt et Gašper Sušanj à Jesenice lorsque le club slovène évoluait en Erste Bank Liga) a obtenu uO KEEFEne prolongation de contrat après sa bonne prestation réalisée vendredi face aux Ducs de Dijon. Un match qui aura vu Martin Gascon terrasser ses anciens coéquipiers en prolongation. Des Gothiques très physiques, consistants et plutôt solides défensivement, mais encore trop peu performants offensivement malgré la présence d'attaquants aussi bien référencés que Champagne ou Bélanger (qui feront d'ailleurs parler d'eux lorsque les pénalités spinaliennes commenceront à tomber).

Mais avant de faire parler la poudre en supériorité, les hommes de Barry Smith vont rapidement se retrouver menés. Une crosse haute de Kevin Dusseau (01'09") donne une première opportunité au jeu de puissance vosgien et à son nouveau fer de lance, le "blueliner" Alain Goulet, qui s'essaye d'un premier lancer non cadré (01'19").

Ce rebond, aussitôt dégagé par les visiteurs, contraint les Lorrains à se re-déployer pour remonter le palet, à l'image d'un Maxime Moisand transmettant à Ken Ograjenšek, qui s'enfile côté gauche et temporise pour décaler l'inévitable Alain Goulet. Rien ni personne ne l'empêchant de dégainer, le Canadien (esseulé dans l'axe) tire de loin... et fait mouche, d'un parfait tir du poignet (1-0 à 01'58") !

Touchés mais pas coulés, les Picards redoublent alors d'efforts et d'intensité pour égaliser. Un assaut menant notamment leur capitaine (Marc Bélanger) à se retrouver bien placé devant une cage ouverte, mais avec un angle de tir finalement bouché par Maxime Moisand (02'14"). Ce n'est que partie remise, pense-t-on, pour le "sniper" franco-canadien, réputé pour la qualité et la précision de son tir du poignet, qu'il aime déclencher depuis sa position préférentielle (tout en haut de l'enclave, entre les deux cercles d'engagements). L'incarcération d'Alain Goulet (03'14") apparaît donc comme une excellente opportunité, tant pour lui que pour ses coéquipiers, mais Hočevar repousse chaque tir lointain, du slap de Stuart (04'30)... au tir du poignet tenté par Bélanger (05'29") !

Soumis, une première fois, à l'épreuve du jeu de puissance amiénois, le box-play spinalien s'en est plutôt bien tiré, bien aidé par l'inépuisable énergie d'Aziz Baazzi pour écarter le danger. Mais tuer les pénalités n'est assurément pas la grande spécialité des Gamyo, apparus défaillants dans ce domaine mardi dernier (à RouenMOISAND).

Les unités spéciales défensives (où l'on retrouve notamment Rapenne, Offret, Le Blond ou Kara) reprennent toutefois du service après l'obstruction d'Anže Kuralt (06'53") pour essayer de contrecarrer les plans d'un powerplay "piloté" par un Joël Champagne cherchant essentiellement les lourds lancers de Jamie VanderVeeken et Marc Bélanger. Ce dernier, bien servi devant la cage par Champagne, s'offre d'ailleurs la meilleure occasion... sans parvenir à déjouer la vigilance d'un Hočevar se montrant avare de rebonds (07'18") !

Cette supériorité numérique des Gothiques sera abrégée par une obstruction de David Bastien (08'07"), ce qui permettra aux boys du Boz' de se remontrer pleinement menaçants. Goulet, bien décalé par Baazzi, prend le temps d'ajuster son tir du poignets mais rate la cible (09'10"). Beron, très excentré (comme à son habitude), va lui tirer sur réception (suite à un bon renversement de Petrák) sans parvenir à tromper O'Keefe (09'58"), parvenu à rapidement se replacer. Mais la meilleure occasion sera pour Bastien, échappé en sortie de prison... et tout près d'arriver à ses fins après avoir tenté de dribbler Goulet pour marquer du revers (10'16") !

Un avertissement sans frais pour les Gamyo, qui se projettent plus facilement vers l'avant et se procurent, dans la foulée, un petit temps fort générant une succession de rebonds. Tout part d'un lancer d'Alain Goulet rasant le montant gauche d'un Mitch O'Keefe totalement abandonné par une défense laissant, par deux fois, Ken Ograjenšek reprendre en angle fermé. Le gardien canadien, collé à son poteau, repousse la dernière tentative d'un Slovène remettant aussitôt devant la cage pour Anže Kuralt qui, bien que bousculé, parvient à la mettre au fond (2-0 à 11'01"), sanctionnant des Gothiques apparus totalement figés sur cette action.

Animés des meilleures intentions, les Spinaliens semblent avoir le match en main. Mais les pénalités vont changer la donne et permettre aux visiteurs de grignoter leur retard. Un premier cinglage de Slovák (12'36") débouche sur une réalisation très opportuniste de Champagne, à l'origine et à la conclusion d'une action voyant Hočevar repousser le tir du poignet de Bélanger. Le rebond revient sur VanderVeeken, dont la reprise contraint l'international slovène à lâcher un rebond finalement exploité par l'ancien attaquant du Braehead Clan (2-1 à 13'13").

Joël CHampagneChampagne, centre grand format (1,93 m pour 99 kg) qui fut, l'an passé, le coéquipier d'un certain Mario Larocque au sein du club écossais, ne manque pas d'imposer son gabarit dans les duels le long de la bande. Une présence physique pesant sur la défense spinalienne, surtout que le Québécois voit aussi bien le jeu qu'il sait protéger son palet. Il passe ainsi tout près du doublé sur une action impulsée par Marc Bélanger, parvenu à récupérer le puck en zone neutre avant de le servir en profondeur. Champagne rattrape son temps de réaction en tendant suffisamment sa crosse, puis en s'essayant d'un revers à une main (14'33"). En vain puisqu'Andrej Hočevar veille au grain.

Faute d'y être arrivé en finesse, Champagne choisit la puissance sur le powerplay suivant (consécutif à un faire trébucher d'Ograjenšek, 14'48") en expédiant la rondelle sous la barre d'Hočevar. L'imposant canadien, bien placé dans l'enclave, reprend de volée la passe d'un Shayne Stockton parvenu à contourner la cage (2-2 à 15'36").

Ce tir, aussi précis que puissant, remet les compteurs à zéro. Mais pour très peu de temps : Matthieu Le Blond, pris de vitesse par l'accélération d'Axel Rioux, s'en va presqu'aussitôt (16'16") chauffer le banc des pénalités, exposant ainsi ses coéquipiers à une nouvelle salve de lancers. Des tirs pas seulement venus de Marc Bélanger (en manque flagrant de réussite dans ses lancers à mi-distance), mais également d'un Joël Champagne pivotant pour inquiéter un Andrej Hočevar repoussant cette tentative (16'42") avant que le capitaine amiénois ne rate la cible à bout portant (17'37"). Arrive, enfin, ce slap de VanderVeeken contré par Stockton (bien ancré dans le slot), ce qui surprend Hočevar... et profite à Bruijsten, à l'affût d'un éventuel rebond (2-3 à 18'05") !

Très physiques ces Gothiques !

Petit événement à Poissompré, où les Gothiques d'Amiens sont parvenus, pour la première fois cette saison, à marquer plus de deux buts dans le même match, bien aidés il est vrai par l'efficacité d'un powerplay venant de faire carton plein. Et ce n'est pas totalement immérité tant le style de jeu prôné par Barry Smith, empreint d'intensité et d'agressivité (et donc très énergivore), peut s'avérer déstabilisant pour l'adversaire. Même si celui-ci, dans le cas d'Épinal met tout autant l'accent sur l'échec avant et l'engagement, mais avec plus de vitesse et de fluidité, en cherchant à combiner pour accélérer le jeu.

Adeptes d'un défi physique permanent, les Picards basculent, au retour des vestiaires, dans un jeu beaucoOUIMETup plus rugueux. Un style nord-américain très inhabituel dans nos contrées que l'on serait tenté d'assimiler à un hockey "bûcheron" (certains diront "bourrin") comme sur ce "tampon" de Stuart sur Valier (en toute impunité, alors qu'O'Keefe venait de geler le palet, 20'35") et ces "boîtes" administrées par Champagne et Dusseau, qui auront chargé à tout va et s'en seront donnés à cœur joie avant que l'arbitre ne se décide à sanctionner le dernier nommé (20'57").

Une pénalité qui aurait pu s'avérer lourde de conséquence pour les coéquipiers d'un Alain Goulet loupant totalement son tir du poignet à la bleue (en laissant carrément sur le place le palet). Un raté dont Marius Serer se délecte, sans pour autant parvenir à finaliser son échappée. Andrej Hočevar pousse l'Amiénois à s'enfermer sur son revers (22'05")...

Une reprise tendue de Bélanger, qui aurait sûrement fait but sans le grand écart d'Hočevar (22'57"), suivie d'un rebond capricieux manquant de surprendre O'Keefe (24'05") et d'un revers de Stockton bloqué par Moisand à bout portant (25e), tiennent en haleine le public de Poissompré... qui n'attendra pas longtemps pour exulter ! Anže Kuralt manœuvre habilement sur toute la largeur de la zone offensive (d'un rond d'engagement à l'autre) pour contourner le trafic et faire trembler les filets d'un imparable tir croisé (3-3 à 25'23")...

Qui aurait pu imaginer, à ce moment précis, que l'ambiance serait si vite refroidie ? Personne, et surtout pas Martin Charpentier, mis K-O par Jamie VanderVeeken devant la table de marque (26'05"). Le jeune défenseur spinalien, qui n'a pas vu venir le robuste arrière canadien, s'effondre sur la glace avant d'être sorti sur une civière, puis évacué par les pompiers (il passera la nuit en observation, souffrant d'une commotion). Ce choc épaule contre tête ne vaut, à son instigateur, aucune péCHARPENTIERnalité.

Mais VanderVeeken n'échappera pas à la patrouille en déséquilibrant Kuralt dans sa lutte pour le rebond (29'11"). Une sanction bien malvenue, car doublant, pour une minute, la supériorité numérique d'Épinal. Le palet circule vite et bien dans les palettes vosgiennes et plusieurs positions de tirs sont trouvées, comme sur ce relais d'Aziz Baazzi vers Alain Goulet (reprise détournée par O'Keefe, 30'02") ou ces tentatives (essentiellement) non cadrées du premier nommé.

N'esquivant aucun contact, les Gothiques ne se privent pas de durcir les débats, confortés par l'indifférence de référés plutôt conciliants à leur égard. Le corps arbitral ne relève ni la crosse haute de Stuart sur Hordelalay (34e), ni même ce "plaquage" de Gannon à l'encontre Valier (35e). Le genou "baladeur" de Devin Gannon (pour stopper l'incursion de Kara) s'avère trop flagrant pour ne pas être sanctionné (33'51"). Une pénalité dont les Gamyo ne sauront pourront profiter, surtout qu'une passe mal ajustée en zone offensive se transformera en contre-attaque pour Rémi Thomas, forçant le retour illicite de Grégory Beron (35'24").

En l'absence de Greg Coburn (enfin arrivé, mais pas encore qualifié) et Romain Bault, Jamie VanderVeeken double ses présences en s'associant à Nicolas Leclerc et Fabien Bourgeois. Le défenseur numéro un d'Amiens, solide comme un roc, dispose donc d'un temps de jeu faramineux, mais parfaitement justifié. Ses deux jeunes acolytes ne déméritent pas, mais ce blueliner expérimenté (et au leadership affirmé) s'emploie à couper les lignes de passes tout en armant de bons lancers. 

Force est pourtant de constater que le Canadien n'a pas la gâchette aussi facile que Marc Bélanger, dont la reprise lointaine finit bien au chaud, dans la mitaine d'un Andrej Hočevar (36'35") essuyant comme à son habitude (c'est-à-dire sans trembler) les pluies de lancers. Et sans se faire surprendre par Kevin Bruijsten, qui aura tenté de dévier le rebond d'un tir non cadré au premier poteau (36'56")...

Réduite à un enchaînement de pénalités, cette fin de deuxième tiers contraint les Gothiques d'Amiens à faire front devant leur gardien. Les hommes de Barry Smith, du genre coriaces, sont il est vrai très accrocheurs et profitent à fond de leur impact physique, qui s'avère bien utile dans les duels. Et comme ils ne lésinent pas sur l'échec-avant, les Samariens se veulent contrariants. Aussi sollicitent-ils Hočevar au retour des vestiaires. Mais l'ex-Angevin détourne autant les tentatives de Stuart (41'43" et 43'49") que celles de Bélanger (43'04" et 43'40") avant de voir le danger s'éloigner suite à un faire trébucher de VanderVeeken (45'13"). Une supériorité inexploitée par les Gamyo, qui cherchent la faille sans la trouver.

Puisant dans leurs ressources physiques et morales, les Spinaliens reprennent l'ascendant. Peter Valier, bien lancé, échoue en voulant dribbler Shawn Stuart (47'59"). Anthony Rapenne, lui, frapMARTINpe à la porte de Mitch O'Keefe (49'37"), imité par un Grégory Beron idéalement décalé, mais dont le tir est finalement contré (par Dusseau, 50'07"). Sans parler de ce tour de cage tenté par Ograjenšek... mais avorté par un coup de sifflet sanctionnant une obstruction de Kuralt (51'28") ! Le ciel tombe alors sur la tête des Vosgiens, qui perdent l'engagement en zone offensive et voient le slap de Jamie VanderVeeken repoussé sur la gauche du gardien, en plein sur Kevin Bruijsten... qui s'avère le plus prompt à exploiter ce rebond (3-4 à 51'42") !

L'international néerlandais signe son premier doublé "français"... et passe à une mitaine du triplé (suite à une relance complètement ratée de Petrák, 52'31") ! Mais Bruijsten n'aura pas inscrit le but gagnant de cette soirée. Matthieu Le Blond, en faisant sécher par David Bastien (52'40"), permet très indirectement à Ken Ograjenšek (plein de vivacité et de bonne volonté, mais encore trop brouillon dans la finition) d'installer le powerplay, puis de remiser sur Alain Goulet. Le Canadien, qui n'en finit décidément plus de marquer, tire de loin pour faire trembler les filets, d'un magnifique lancer balayé à mi-hauteur (4-4 à 52'52").

Éreintés par ces assauts répétés, les Gothiques s'en remettent aux seuls arrêts de leur gardien. Mitch O'Keefe, qui frustre Ograjenšek à bout portant (53'48") et se dresse devant Petrák (55'07"), qui s'était échappé en un-contre-un en se jouant habilement du massif Kevin Dusseau (dont on se souvient qu'il fut son ancien coéquipier à Valpellice lors de leur pige respective en Italie au printemps dernier). Nicolas Leclerc va lui se sacrifier (il sortira en se tenant le bras) en se jetant pour contrer le shoot de Grégory Beron en supériorité (56'00")... avant qu'Alain Goulet, d'un de ces maîtres-tirs dont il a le secret, n'expédie la rondelle sur le montant gauche (58'51") !

Après avoir joué les héros au Haras, le grand défenseur franco-ontarien a bien failli récidiver à Poissompré. Mais bien décidés à ne pas laisser les prolongations s'éterniser, les Gamyo vont presser des Gothiques passablement émoussés pour garder le contrôle du palet. En découle une "mini" mort-subite à sens unique que Ján Plch, en embuscade, se fera une joie d'abréger (5-4 à 61'05") ! Tout partant d'un tir aussi lointain qu'excentré d'Alain Goulet, qu'Aziz Baazzi tente de couper au premier poteau. L'ex-Amiénois se transformant, sans le vouloir, en passeur décisif pour le vétéran slovaque, bien placé devant la cage. Un but décisif forgeant un peu plus la légende de Ján Plch, qui aura bien mérité sa statue... une fois l'heure de sa retraite venue !

Cette victoire, très longue à se dessiner, est évidemment dédiée à Martin Charpentier, dont l'absence programmée (pour les trois prochaines semaines) compliquera la tâche de Gamyo éprouvant actuellement les pires difficultés à tuer les pénalités. Les Dragons de Rouen avaient su en profiter mardi dernier. L'histoire se répétera-t-elle samedi à Poissompré ?

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin)

Philippe Bozon (entraîneur d'Épinal) : "J'avais mis en garde mes joueurs, mais je savais que ce match allait être très dur sur le plan physique après nos matchs de la semaine passée contre Rouen et Angers avec en plus les déplacements. On avait pris une bonne avance, mais ensuite on n'a pas joué intelligemment en prenant des pénalités de notre faute. Après tous les événements du match, ce n'était pas facile et on a perdu un peu en lucidité en oubliant certaines bases de notre système de jeu. Ensuite, on a repris nos bases au troisième tiers-temps et cela a été mieux. L'important, c'est que les joueurs ont encore montré beaucoup de caractère pour aller chercher la victoire. On n'a encore pas été très bons en infériorité numérique et il va falloir se pencher là-dessus."

 

Épinal - Amiens 5-4 après prolongation (2-3, 1-0, 1-1, 1-0)
Mardi 23 septembre à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 190 spectateurs.
Arbitrage de Jérémy Rauline assisté de David Courgeon et Jérémy Metais.
Pénalités : Épinal 14' (10', 2', 2', 0') ; Amiens 22' (4', 10', 8', 0').
Tirs : Épinal 30 (7, 9, 12, 2) ; Amiens 34 (18, 7, 9, 0).

Évolution du score :
1-0 à 01'58" : Goulet assisté d'Ograjenšek et Petrák (sup. num.)
2-0 à 11'01" : Kuralt assisté d'Ograjenšek et Goulet
2-1 à 13'13" : Champagne assisté de Bruijsten et VanderVeeken (sup. num.)
2-2 à 15'36" : Champagne assisté de Stockton et VanderVeeken (sup. num.)
2-3 à 18'05" : Bruijsten assisté de Stockton et VanderVeeken (sup. num.)
3-3 à 25'32" : Kuralt assisté d'Ograjenšek et Hordelalay
3-4 à 51'41" : Bruijsten assisté de VanderVeeken et Bélanger (sup. num.)
4-4 à 52'52" : Goulet assisté d'Ograjenšek et Petrák (sup. num.)
5-4 à 61'05" : Plch assisté de Baazzi et Goulet

Épinal

Gardien : Andrej Hočevar.

Défenseurs : Martin Charpentier - Aziz Baazzi ; Maxime Ouimet (C) - Maxime Moisand ; Alain Goulet - Peter Slovák.

Attaquants : Grégory Beron - Michal Petrák - Ján Plch (A) ; Vincent Kara - Matthieu Le Blond - Peter Valier ; Anže Kuralt - Pierre-Charles Hordelalay - Ken Ograjenšek ; Anthony Rapenne - Yannick Offret (A) - Maxime Martin.

Remplaçants : Pierre Mauffrey (G), Nathan Ganz. Absent : Gašper Sušanj (doigt).

Amiens

Gardien : Mitch O'Keefe.

Défenseurs : Jamie VanderVeeken - Nicolas Leclerc [en alternance avec Fabien Bourgeois] ; Shawn Stuart - Kevin Dusseau (A).

Attaquants : Marius Serer - Devin Gannon - Fabien Kazarine ; David Bastien - Joël Champagne - Marc Bélanger (C) ; Kevin Bruijsten (A) - Shayne Stockton - Quentin Fauchon ; Romain Carpentier - Julien Guillaume - Axel Rioux ; Rémi Thomas.

Remplaçants : Guillaume Duquenne (G), Antoine Buriez. Absents : Greg Coburn (en attente de qualification), Romain Bault, Ramón Sopko (épaule).