Kazakhstan - France (Mondial U20, division IB)

Après la victoire au couteau face à la Hongrie, les Bleuets se retrouvent opposés au favori pour la promotion, le Kazakhstan. Les joueurs d'Asie Centrale ont remporté leurs deux premiers matchs. L'Ukraine (5-1) et le Japon (6-3) n'ont pas résisté à l'attaque menée par Nikita Mikhailis (5 pts), Arkadi Shestakov, Yevgeni Korolinski et Kirill Savitski (4 pt). Les quatre hommes mènent le classement des marqueurs en compagnie du défenseur Stanislav Zinchenko (4 pts).

Côté français, la déconvenue face au Japon (victorieux en fusillade) a eu du mal à être digérée. Brouillons, les Bleuets ont peiné face à l'hôte hongrois. Il a fallu une solide performance de Maurin Bouvet (2 buts) et un but décisif du défenseur Arnaud Faure pour rendre ce duel face au Kazakhstan décisif en vue du podium, voire de la montée.

Un tiers équilibré 

Le match débute majoritairement dans le camp français. Les Kazakhs gagnent les duels dans les bandes mais restent coincés sur les extérieurs. Le premier tir, signé Kinstler, vient d'un débordement à gauche et ne pose aucun problème au gardien français. Il est suivi par une pénalité kazakhe qui permet aux Français de s'installer en zone offensive. Kazarine est tout proche de s'emparer d'un rebond traînant dans l'enclave, mais le disque est dégagé. En fin de supériorité, Maurin Bouvet reprend de volée une passe transversale de Fabien Bourgeois. Le gardien n'a pas traîné sur son déplacement latéral et gagne son duel, pour la première grosse occasion française.

Les Bleuets ont le momentum, pour une trop courte durée. Un cinglage place le Kazakhstan en avantage numérique à son tour. Quelques tirs lointains sollicitent Garnier, qui tient le choc derrière une défense en difficulté. Shestakov manque même une bonne position de tir, seul dans l'enclave. Il tire hors cadre. Les arrières font un bon boulot pour nettoyer les palets qui traînent et le jeu revient à cinq contre cinq. Les joueurs de Lionel Charrier verrouillent bien la neutre, laissant la possession à leur adversaire. Une bonne présence en attaque libère Thiry pour un tir de la bleue à travers la foule, repoussé par le gardien adverse. Le pressing français porte ses fruits, lorsque Romain Chapuis gêne une relance et déborde à gauche, centrant vers Kevin Bozon tout seul devant le gardien. Il contrôle mais ne parvient pas à cadrer son tir après avoir mis le portier sur la glace.

Ce temps fort des Bleuets manque de s'effondrer face à un contre kazakh. Le tour de cage est sauvé par Garnier et le disque est repris. Il longe la ligne et sort. La France part dans l'autre sens et crée la confusion devant le but. Malo Ville est dans le coup et cette partie de billard est finalement dégagée. Peu après, une nouvelle situation chaude dans l'enclave kazakhe s'interrompt pour un court arrêt de jeu, le gardien étant un peu touché dans un contact. Quelques secondes plus tard, le Kazakhstan déborde à droite et attire la défense. L'inévitable Shestakov est servi en retrait, dans l'axe, et ne laisse aucune chance à Garnier (1-0). Un but à une minute de la sirène qui fait mal, après un tiers assez équilibré, durant lequel chaque équipe aura eu ses temps forts.

 

La France déterminée 

Korolinski est le premier en action et le rebond laissé par Garnier est dégagé sans problème. Les Bleuets travaillent fort dans les bandes, à l'image de Lamboley ou Bouvet. Bozon en profite pour slalomer, sans réussite. Une énorme erreur défensive de Maso offre un boulevard à Korolinski, qui se présente seul devant Garnier. Solide, le portier français sauve les meubles. Sous pression, il résiste à une nouvelle occasion à bout portant, puis est sauvé par son poteau un peu plus tard. La tension monte lorsque Malo Ville cherche un rebond dans l'enclave et les joueurs se chauffent un peu.

La France subit de plus en plus mais reste dangereuse en contre, avec une bonne montée de palet de Guillaume Leclerc. Le palet traîne devant le but mais ni Leclerc, ni Bouvet ne parviennent à s'emparer du rebond dans une forêt de jambes. Peu après, Arkadi Shestakov est sanctionné pour obstruction. Le jeu de puissance tourne et s'offre quelques tirs, manquant de force ou de précision, sous les "Allez la France" de quelques supporters.

Malo Ville slalome dans la défense et crée une occasion chaude devant le but. Il ne parvient pas à lancer et Douay non plus, dans la confusion. La France sort de sa boîte et s'expose, offrant un deux-contre-un aux kazakhs. La passe est mal assurée et Garnier gagne son duel de près.

Le jeune portier réalise peu après son plus bel arrêt du match. Suite à une mise au jeu dans le camp kazakh, Mikhailis est lancé en échappée. Garnier sort la mitaine et tient son équipe dans le match. L'échec-avant français finit par payer. Après une bonne montée de Lamboley, qui vole le palet dans le coin, Leclerc reprend de volée hors cadre. Le palet reste en zone et le trio des Bleuets met la défense en difficulté. Lamboley et Leclerc trouvent le palet qui traîne dans l'enclave et le capitaine finit par égaliser en attaquant la cage (1-1).

Les Bleuets sont en confiance et prennent de plus en plus le jeu à leur compte. Douay intercepte et lance de l'aile, sans réussite. Sur l'action, une pénalité est appelée dans la confusion la plus totale, et la France doit défendre. Garnier résiste et sa défense dégage les rebonds. Il est aussi aidé par sa barre... Après cette belle prestation défensive, la France se relâche un temps de trop. Profitant d'un changement de ligne trop lent, le Kazakhstan s'offre un trois-contre-deux et reprend l'avantage à une minute de la sirène, plein axe, d'un maître tir en lucarne d'Alikhan Asetov, sur un service d'Ivan Kinstler (2-1). Il ne restait que 26 secondes. La France rentre au vestiaire avec un but de retard, mais à égalité aux tirs après avoir lancé 19 fois en seconde période (31-31).

 

Le jeu se ferme 

Malo Ville entame avec un bon échec-avant et une passe vers Douay, dont le tir en angle fermé ne passe pas. Peu après, Montenoise est touché dans un contact en défense et rentre péniblement au banc. Après les portes ouvertes des deux premiers tiers, les deux défenses verrouillent la partie. Il n'y a plus guère d'occasions, mais beaucoup de duels et peu d'enchainements de passes. Le rythme élevé des quarante minutes paraît peser dans les jambes.

Au petit jeu des contres favorables, Korolinski manque d'en profiter. Il reçoit le palet entre les deux cercles, oublié au marquage, mais Garnier sauve son camp. En revanche, il s'incline sur un tir soudain de Savitski après une mise au jeu gagnée sur sa droite (3-1).

Il reste huit minutes. Malo Ville sonne la révolte et déborde à droite, repiquant au but, sans réussite. Puis, Guillaume Leclerc tente à son tour de prendre la défense de vitesse. Son coup d'épaule sur le défenseur est sanctionné par les officiels, qui appellent une obstruction, le capitaine français ayant joué le défenseur avant le palet. Garnier se montre intraitable dans ses déplacements latéraux et la pénalité est tuée. Les Bleuets ne lâchent rien et Douay s'infiltre, fixe le gardien et voit le cadre se dérober.

Garnier sort pour un attaquant et la France s'installe. Un dégagement interdit oublié manque de profiter au Kazakhstan et un défenseur français couché sur sa ligne sauve le score. Korolinski manque à son tour le quatrième but, ratant le cadre. Un ultime tir de l'aile signé Kazarine ne donne rien : victoire du Kazakhstan, 3-1.

La France a réalisé un bien meilleur match que contre la Hongrie, mais cela n'a pas suffi. Les occasions étaient là, mais il a manqué un instinct de tueur devant le but et plus de présence au rebond. En face, le Kazakhstan s'est montré efficace aux moments clés, marquant deux fois en fin de tiers en profitant de changements de ligne un peu lent, puis une fois sur une mise au jeu. Le match a été plutôt équilibré et très disputé. Mais la France a perdu toutes ses chances de promotion avec cette défaite. Dommage, car les Bleuets ont travaillé fort et méritaient mieux.

 

Kazakhstan 3-1 France (1-0, 1-1, 1-0)
Mercredi 17 décembre 2014, 13h, à Dunaujvaros (Hongrie).
Arbitrage de Ken Mollard (Suisse) assisté de Remu Aasum (Norvège) et Alexander Sysuev (Russie)
Tirs : Kazakhstan 42 (16, 16, 10), France 39 (12, 19, 8)
Pénalités : Kazakhstan 4' (2', 2', 0'), France 6' (2', 2', 2')

Récapitulatif du score
1-0 à 18'57" : A. Shestakov assisté de K. Savitski
1-1 à 33'29" : G. Leclerc
2-1 à 39'34" : A. Asetov assisté de I. Kinstler
3-1 à 51'36" : K. Savitski assisté de A. Shestakov


Kazakhstan

Gardien : Yuri Volosenko

Défenseurs :
Ilya Gorozhaninov - Stanislav Zinchenko
Madiar Ibraibekov (C) - Ivan Stepanenko (A)
Vladimir Mezhebitski - Vladislav Nenakhov
Stepan Alexandrov - Damir Ryspayev

Attaquants :
Yevgeni Korolinski - Dmitri Grents - Dmitri Presnov
Arkadi Shestakov - Nikita Mikhailis - Kirill Savitski (A)
Alikhan Asetov - Ivan Kinstler - Alexei Kiselyov
Sergei Stukalov - Kirill Yadryshnikov - Nikita Neznamov

Remplaçant : Valeri Sevidov

France

Gardien : Raphaël Garnier

Défenseurs :
Thomas Thiry - Pierre Crinon (A)
Arthur Montenoise-Oudot - Loïc Chapelier
Fabien Bourgeois - Arnaud Faure
Kevin Maso

Attaquants :
Fabien Kazarine - Malo Ville (A) - Floran Douay
Robin Lamboley - Maurin Bouvet - Guillaume Leclerc (C)
Romain Chapuis - Kevin Bozon - Fabien Colotti
Robin Colomban - Loïc Coulaud - Fabien Metais
Benoit Valier

Remplaçant : Victor Goy